
A French-language YouTube monologue that advises people considering emigration. The speaker, who has long personal experience of immigration, argues that most countries are not open to newcomers and that immigration is a long-term investment (about a 10-year horizon) that often takes years to pay off. He warns against choosing destinations based on simplistic comparisons (e.g., “Texas” or “New Zealand”) because visitors rarely can convert tourist stays into residency, some destinations have restrictive or totalitarian tendencies, and moving to a country on a similar negative political/social trajectory simply delays the problem. A personal anecdote about moving to Zagreb during the pandemic illustrates how a seemingly better country can quickly enact similar restrictions, turning the move into a costly mistake.
Mes amis, bien le bonjour. Je reçois énormément de messages de gens qui me disent, j'en ai ras le bol de là où je vis. Ils vont citer typiquement un pays européen et ils vont me dire, est-ce que ça vaut mieux de partir au Texas ou au Canada ou bien en Nouvelle-Zélande ? Il y a d'autres qui me disent, tu ne penses pas qu'il faudrait vivre en Russie ? Et je reçois tous les jours des messages de cet acabit. Alors j'aimerais vous dire un truc. Si tu te poses la question en ces termes ou de cette manière-là, je peux tout de suite te dire c'est quoi ton expérience d'immigration. Elle est voisine de zéro. Il n'y a pas de tard, il n'y a pas de souci. Ce n'est pas tout le monde qui a une vie qui a été ponctuée par ou placée, on va dire, à la lumière ou à l'obscurité. de l'immigration. L'aventure de l'immigration, ça n'arrive pas à tout le monde. Moi-même, toute ma vie a été définie par ça. Je ne dis pas que c'est bien. Honnêtement, j'aurais préféré naître dans un endroit où je me serais intégré tout de suite, où tout aurait été bien pour moi, et je n'aurais pas eu à gâcher, le mot choisi à dessein, je n'aurais pas eu à gâcher des années de ma vie à tenter de m'insérer à droite à gauche, perdre des années en Suisse, perdre des années en France, perdre des années à droite à gauche, pour essayer juste de s'insérer, de trouver sa place. Notre vie n'est pas infinie, et les années qu'on perd, quand on est jeune en particulier, c'est des années que plus tard vont faire en sorte qu'on va se retrouver avec du retard par rapport à d'autres de sa classe, même si à titre personnel j'ai réussi à rattraper ce retard, mais ça a été au prix de très très très très grands efforts. Maintenant, la question de l'immigration ne se posera pas toujours en CETA. Il y a deux points sur lesquels j'aimerais attirer ton attention. Point numéro un, Les pays du monde ne sont pas ouverts à l'immigration en général. Ils ne sont pas juste là à attendre que tu viennes. D'accord. Donc, très souvent, quand tu fais de l'immigration, quand tu es obligé de partir, tu n'iras pas toujours là où toi tu veux, mais tu iras là où tu peux. D'accord. Il n'y a pas. Il y en a un qui me dit je vais aller au Texas. Tu vas comment au Texas? Tu crois quoi? Tu arrives au Texas et tu fais quoi? C'est quoi la suite? Tu peux toujours y aller en tant que visiteur, tu seras admis en tant que visiteur, le problème c'est qu'une fois que ton séjour de visiteur se terminera, en général il n'y a aucun moyen de convertir cela en un permis qui te permet de résider, de travailler et tout ça. Donc la majorité des pays seront sous cette équation. Il y a des pays, par exemple, comme la Nouvelle-Zélande, c'est des pays, moi, qui me font peur, c'est des pays qui me terrorisent. Je ne les choisirais pas comme une terre de fuite de quoi que ce soit. Des pays comme l'Australie, la Nouvelle-Zélande, c'est des pays qui ont été créés fondamentalement par d'anciens bagnards et probablement dans leur sensibilité, dans leur histoire, ils ont gardé un petit côté carcéral. Ça veut dire que c'est des pays qui, demain, il y a une crise, ils peuvent très facilement basculait dans des extrémités qui enfrontent des états totalitaires. Donc le totalitarisme sous-jacent de ces pays, moi il m'effraie. Donc je ne les choisirais pas. Les gars qui me disent je vais aller en Russie. La Russie, j'avais lu le témoignage d'un gars qui était marié à une Russe. Il vit à Moscou. Chaque fois pour renouveler sa carte de séjour, il devait quitter la Russie. Il devait partir à l'étranger, payer un voyage très cher, arrêter son travail, subir de la paperasserie, revenir en Russie, partir chez une administration qui se trouvait à 100 km en dehors de Moscou, qui s'ouvre qu'à des heures spéciales, des jours spéciaux. Je vais dire, mes amis, la Russie, c'est cauchemardesque, l'immigration dans ce pays. Je rajoute aussi un truc. Il y a plein de gens qui disent oui, moi, par exemple, chacun veut partir pour des raisons, mais une des raisons, ils se disent moi, par exemple, je vis en France, il y a trop d'immigration, je veux partir un pays vers un pays où il y a moins d'immigration, où il n'y a pas d'immigration. Le problème, c'est quand tu arriveras dans ce pays où il n'y a pas d'immigration, tu comprendras pourquoi il n'y a pas d'immigration, parce que toi même en allant vers ce pays, tu seras un immigré quelque part. Et comme c'est des pays qui sont fermés à l'immigration, c'est pour cette raison qu'il n'y en a pas, tu subiras exactement les mêmes restrictions que subiraient d'autres. Et tu verras que c'est des pays qui ne sont pas ouverts du tout. Ça signifie sur le plan déjà administratif, mais tu verras aussi sur le plan du travail, sur le plan social, tout ça, tu seras complètement ostracisé. Et puis, tu verras qu'il n'y a pas vraiment beaucoup d'options. Donc ça, C'est des éléments déjà à considérer avant même de réfléchir sur des pays. La majorité des pays ne te sont pas ouverts. Ça, c'est le premier point. Autre point important, je déconseille d'immigrer quand la situation est mouvante, c'est-à-dire L'immigration doit se considérer, le retour sur investissement, et vous savez bien que je réfléchis toujours par rapport à ce terme, tous les projets de vie, tous les investissements, tous les projets professionnels, les études, je les place toujours, je les analyse toujours à l'aune du retour sur investissement. Ça signifie, est-ce que ce que je fais vaut la peine ou pas ? C'est ça l'idée. Sinon, ça ne sert à rien de se bouger. L'immigration C'est un investissement qui va apporter, quand il apporte ses bienfaits, on est en train de parler d'un retour sur un horizon de dix ans. On est réaliste. Dix ans, c'est là où tu commences à voir si ça valut la peine d'immigrer ou pas. Maintenant, voici le problème. T'as une situation que tu n'aimes pas, mais t'es en France ou en Belgique ou peu importe. T'as une situation, t'as une société que tu considères qui est en train de dégénérer, t'as un pays où tu considères qu'il est en train de partir dans le mauvais sens, où il y a un déficit démocratique, il y a un écroulement ou un effondrement des services publics, tout ça. Donc tu te dis, je pars ailleurs. Maintenant, attention. Si tu pars dans un autre pays occidental, Qu'est-ce qui te dit que ce pays occidental n'est pas sur la même voie que la France, mais il est seulement quelques années en retard ? Donc, tu pars par exemple, tu quittes la France, tu vas aller, je ne sais pas moi, tu vas aller en Espagne, tu vas aller en Italie, OK ? D'accord, welcome, bienvenue. Combien de temps ? Mais combien de temps ? Ça veut dire que si tu pars sur ces pays, d'accord, je veux dire reste en France, parce que ce qui va se passer, c'est que le temps pour toi de te retourner, il te faudra des années pour t'insérer dans la société, apprendre la langue, construire un nouveau réseau social, construire une stabilité financière et professionnelle et tout ça. Après, tu vas constater quoi? Constater que ce que tu as laissé en France est en train d'arriver dans le pays que tu as choisi. Je vous donne un exemple. Je vous donne un exemple. Je l'ai vécu en accéléré, mais ça a été une leçon à l'époque du à l'époque de ce qu'on appelait la crise sanitaire. Ici, dans ce pays, ça devenait absolument invivable. C'était le cauchemar. Tous les jours, tous les jours, on était dans une hystérie qui ne semblait pas trouver de fin. Qu'est-ce que j'ai fait à un moment donné pour préserver mon intégrité physique et mentale et préserver ma famille et continuer à accéder à une vie digne d'un humain, d'un humain qui peut sortir, qui peut marcher quand bon lui semble, qui peut juste accéder à des libertés fondamentales de base ? J'ai décidé de prendre ma famille et partir à Zagreb, en Croatie. J'arrive en Croatie, alors effectivement, c'était bien. La vie se déroulait normalement, alors qu'ici, on avait tous les magasins qui étaient fermés, on avait des rayonnages où ils avaient mis des trucs produits non essentiels, interdits, tout ça. En Croatie, la vie était normale. Mais le chauffeur de taxi qui nous a emmenés de l'aéroport, déjà lui, il nous dit, oui, vous savez, nous sommes très fâchés ici en Croatie parce que les autorités ne font pas assez. Et on a parlé avec plusieurs personnes qui nous ont dit la même chose. On a réalisé que la population était demandeuse, que la population voulait des restrictions, que la population regardait les pays et les autres peuples qui avaient perdu leur liberté fondamentale et les enviait et demandait, exigeait de leur état qu'ils en fassent autant. Et là, on a réalisé que franchement, c'est peut-être pas une bonne idée. Quinze jours plus tard, après notre arrivée, les magasins étaient déjà fermés. Trois semaines plus tard, les restaurants étaient fermés. Et puis, progressivement, ils ont fini quand on est parti au bout de trois mois. Quelques jours plus tard, ils ont fini même avec les masques dans la rue obligatoire. D'accord. Donc, ce que je cherche à dire là, c'est en accélérer. Ça a été une leçon de vie. C'est une leçon qui m'a coûté cher, mais là, je la partage avec toi. Comme ça, toi, tu en profites gratuitement en regardant cette vidéo qui est gratuite aussi. Donc, l'idée, c'est que quand tu émigres quelque part, parce qu'il y a une insatisfaction que tu as chez toi, où il y a des choses qui ne vont pas et tu veux les éviter, fais gaffe à ne pas aller dans un pays qui est sur la même voie, qui va rejoindre le pays que tu as quitté dans 5 ans, 6 ans, 8 ans, d'accord ? Parce que le temps pour toi de t'insérer et faire cet effort d'immigration et que tu sois bien dans la société d'accueil, elle a déjà rejoint la société que tu as quitté. Et là, tu te demandes si tu avais bien fait de partir. Si toutes ces années de ta vie, tous ces sacrifices, ces dépenses, ces machins ont valu la peine. C'est comme moi quand j'étais à Zagreb et que je voyais qu'on avait rejoint le Royaume-Uni. Les mêmes problèmes que j'ai laissés au Royaume-Uni étaient déjà présents. dans la société des agrèbes ou croates, ils étaient en train de s'intensifier, j'avais une bouffe dégueulasse, des gens pas particulièrement ouverts ou sympathiques ou autres, et je me disais mais qu'est-ce que je fous ici finalement ? Rajoute par cela les tremblements de terre sans arrêt parce que là tu quittes un pays que tu connais mais tu arrives dans un pays que tu ne connais pas donc il y a de nouveaux dangers qui vont te guetter. À ce moment-là, je me suis dit bon, il va falloir peut-être que je rentre chez moi. Je suis rentré au Royaume-Uni. Mais ça m'a coûté trois mois. Mais fais gaffe, ça peut te coûter dix ans aussi. Merci mes amis en tout cas d'avoir écouté cette vidéo jusqu'ici et on se voit dans la prochaine. À très bientôt.
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