Quitter son entreprise et devenir FOURNISSEUR DE SERVICE ?

A French-language YouTube monologue advising someone who wants to leave their company to found a service firm and solicit former corporate clients. The speaker warns about legal/ethical limits on using company data, employer perception of unfair competition, and possible individual retaliation by managers. Practical advice includes systematically building external professional contacts (LinkedIn) rather than exporting company email lists, seeking partner guarantees or backup to increase credibility, and understanding why large buyers prefer established, paid vendors (branding, support contracts, liability). Examples span cybersecurity, AWS-like cloud engagements, EDF client contacts, and licensing choices (Red Hat vs free Linux). The talk ends with a book mention and encouragement to develop workplace culture knowledge.
Les amis, bien le bonsoir. Je viens répondre à une question qui est venue sur le WhatsApp. Ce WhatsApp là que je vous montre ici à l'écran et sur lequel vous pouvez me laisser des messages. N'envoyez pas de texto, s'il vous plaît. Je n'ai pas de crédit sur cette puce de toute manière, donc je ne peux pas répondre au texto. Envoyez vraiment des WhatsApp. Alors, la question est la suivante. Quelqu'un me dit je travaille dans une entreprise. Et puis, je pense que je pourrais quitter la boîte, former ma propre boîte et puis fournir du service, fournir du service aux clients de la compagnie et gagner aussi d'autres clients. Qu'est-ce que tu en penses ? Alors, c'est quelque chose d'extrêmement délicat. Ce n'est pas facile à déployer juste comme ça. Il me dit, j'ai des contacts chez les clients, j'ai des contacts solides. Oui, mais avoir un contact solide et avoir un PO, avoir une commande ferme, ce n'est pas la même chose. Autre chose. Dans cette situation, très souvent, l'entreprise va percevoir que ton activité va venir en concurrence avec elle. On peut même voir qu'il y a de la concurrence déloyale parce qu'ils se disent, il était chez nous, il est parti, Il fonde sa propre boîte, il fournit maintenant les services qu'il fournissait contre un salaire, maintenant il les fournit en facturant lui-même, donc il prend la plus grande partie de la valeur, et puis en plus il démarche nos anciens clients. Ça peut être extrêmement mal perçu. Tu peux même te retrouver avec des histoires, n'est-ce pas ? Alors, si je peux te donner un conseil dans cette lancée, Premièrement déjà quand tu, et ça je le donne à tout le monde, pas seulement ceux qui veulent créer une entreprise dans le futur, faites-le, faites-le comme une hygiène de travail constante. Chaque fois vous interagissez avec des clients, vous les rencontrez dans un salon, ils viennent vous rendre visite, vous allez chez eux, faites du consulting pour eux dans le cadre de votre entreprise. Systématiquement développez s'il vous plaît cette habitude. rajoutez-les sur votre LinkedIn. Toujours, je vais te donner mon LinkedIn, on va se rajouter et envoyer leur un petit message. Salut, c'est moi, voilà, super, on est en contact maintenant. Pourquoi ? C'est quoi l'idée ? Je te raconte. Quand tu quittes ton entreprise, tu n'as plus le droit d'utiliser les données de la boîte. Tu n'as plus le droit et tu n'y as plus accès. Tu rends ton ordinateur, il te bloque ton compte e-mail, tout ça. Tu n'as plus accès aux gens. Maintenant, tu peux me dire oui, mais j'ai copié les adresses e-mail. Attention, attention, tu n'es pas censé le faire et si tu le fais, est-ce que tu peux vraiment les utiliser ? Vraiment, sincèrement ? Non, probablement pas. Parce qu'imagine, tu travailles dans une boîte XY et mettons qu'elle fournit du service au groupe EDF. Toi, tu as un contact là-bas avec lequel tu travaillais et tu as son adresse e-mail nom.prenant-edf.fr, un truc comme ça, super. Maintenant, tu te mets tout seul et tu vas le contacter sur cette adresse e-mail depuis une autre e-mail, depuis une autre compagnie qui est à toi maintenant, depuis un autre domaine. Et salut, comment ça va ? Voilà, je travaille seul maintenant, je me suis dit, on peut bosser ensemble et tout. Il peut le prendre bien et te dire oui, génial. On se rappelle dans la semaine. Viens prendre un verre. Ça ne va pas tout le temps arriver. Premièrement. Deuxièmement. Il peut t'ignorer, t'ignorer, voire t'envoyer balader en te disant oui, salut, je suis désolé, je bouge un peu de service. On n'a plus de budget cette année. On se parle une autre fois. Ça peut arriver. Mais je te donne une troisième. La troisième, c'est qu'il peut contacter l'entreprise chez qui tu travaillais et dirait les gars, Je travaille avec vous. Quand je vous confie mes coordonnées, mon numéro de téléphone, mon adresse e-mail, je les confie dans un cadre, dans un cadre professionnel, en espérant que ça reste chez vous. Là, j'ai des gars, des employés qui quittent votre boîte et qui me contacte dans mon e-mail direct, dans mon téléphone direct pour me vendre autre chose. Donc, moi, je ne vous fais plus confiance. Il y a des gens qui le font. Je connais des gens qui ont fait ça. Ils disent le gars n'a pas contacté sur mon e-mail direct une fois qu'il ne travaille plus pour cette boîte. Et là, la boîte peut potentiellement porter plainte contre toi. Peut te dire t'es parti, t'es en train de démarcher nos clients. OK ? Comment faire en sorte que le contact devienne ta propriété ? C'est que tu le mettes sur LinkedIn. Parce que LinkedIn il est à toi. C'est lui qui t'a donné son LinkedIn. C'est lui qui a accepté la connexion sur LinkedIn. Là, si un jour, mettons maintenant t'as pas l'idée de le faire, mais mettons dans 5 ans les circonstances changent et t'as envie de créer ta propre boîte. Tu seras très content d'avoir des milliers de contacts sur LinkedIn et tu peux aller vers eux, pas à travers les e-mails directs que tu avais dans une autre boîte. Tu touches pas à ça. Direct sur LinkedIn, tu as le contact. S'il te répond qu'il veut travailler avec toi, c'est bien. S'il n'a pas envie, c'est pas grave, c'est pas la fin du monde. Mais au moins, tu te retrouves pas en délicatesse. Donc déjà ça. Autre chose. J'ai travaillé dans une boîte de cybersécurité. Avant que j'arrive, je ne l'ai jamais rencontré. Il y avait un gars. J'étais dans un département qui fournissait des services professionnels. Ils font les déploiements, les installations, les machins, formation, plein de choses aux clients. Lui, on avait ras-le-bol, je le comprends. Moi, j'avais un salaire fixe qui ne dépendait pas du nombre d'engagements que j'avais. Le salaire était fixe. Moi, j'étais bien payé, il faut dire. J'avais mon salaire fixe et en même temps, je passais mon temps à voyager, aller chez les clients et tout ça. J'avais des missions, comme on dit. Je n'étais pas payé par mission. Quand il y a une mission ou il n'y en a pas, mon salaire ne va pas augmenter ou diminuer. Lui, à un moment donné, voulait potentialiser son revenu, son savoir, son implication, je le comprends. Il a quitté l'entreprise et il a commencé à faire des services professionnels, du consulting tout seul sur les produits de cette compagnie. Parce qu'il les connaissait bien. Ce n'est pas interdit. Mettons, tu travailles par exemple chez Amazon. Tu fais du cloud chez Amazon. Et un jour, tu quittes Amazon. Et puis tu te dis, tiens, j'étais bon en cloud chez eux, je maîtrisais très bien. Et tu réalises que, par exemple, je dis par exemple, je ne sais pas comment ça fonctionne à l'intérieur chez eux, mais c'est souvent comme ça. Tu réalises que, par exemple, les clients payent trop cher, que les délais pour fournir le service sont très lents, tout ça. Tu te dis, moi, je crée ma boîte. On est plus petit, on est plus agile, on est plus rapide. On peut venir. Tu nous appelles demain matin, on est là, tout ça. Tu crées une boîte. OK, c'est bien. Mais dans le cas où j'étais Certains managers avaient pris en grippe le gars. Alors, la compagnie avec un grand C s'en fichait. Ses ressources humaines, sa direction s'en fichaient complètement. La compagnie était très grande. Quand un gars se lance tout seul et veut fournir des services, qu'il se débrouille, qu'il fasse, ils étaient ni pour ni contre. Ce n'était pas leur problème sur le plan de l'entreprise. Mais certains managers qui travaillaient avec lui l'ont pris en grippe. Ils ont commencé à titre individuel dans une initiative complètement personnelle, qui n'était pas nécessairement ourdie par le top de la compagnie ou encouragée ou autre. Juste, ils ont trouvé qu'il avait commis un crime de lèse-majesté en manquant de fidélité à la compagnie en partant créer sa propre boîte. Je sais pas comment c'est venu dans leur tête. C'est pas la boîte de ton père. Le mec, je veux dire, il a le droit de gagner sa vie, il a le droit de manger sans pain. Je veux dire, pourquoi tu vas l'en empêcher ? Ils ont causé des blocages. Par exemple, s'ils apprenaient que le gars avait lancé, mettant une formation sur le produit à tel endroit, dans une ville, Ils allaient lancer la même dans la même ville. Comme ça. Et on va le plomber. Ah, ah oui, j'ai vu, t'as vu ce qu'il a fait ? Il a lancé... Il le surveillait. Et il faisait tout pour le plomber. Il demandait aux clients de ne pas travailler avec lui. Il disait, ouais, d'accord, nous on te ferons du service, mais on veut pas que tu travailles avec tes clients. Et encore une fois, ça ne venait pas du top de la compagnie. C'était pas une politique compagnie. C'était une vendetta individuelle de certaines personnes qui ont considéré qu'ils n'avaient pas à faire ça. Incroyable, mais malheureusement, tu ne peux pas être à l'abri de jalousie et des choses comme ça. Et troisième point qui est délicat, c'est qu'il y a beaucoup de compagnies qui travaillent avec toi, non pas avec toi en tant que personne, mais avec toi en tant que compagnie. Tu viens d'une grosse boîte, mais tu en regardes. Mettons, je travaille chez AWS et je suis architecte cloud. T'as un problème, tu nous contactes, je viens. D'accord, demain matin, je prends deux gars en live. Je viens, t'es un gros client, tu dépenses un million, on passe deux semaines chez toi, on troubleshoot, on reconfigure, on se débrouille, on règle ton problème. Tu payes très cher. Mettons que ce service professionnel t'a lâché 25 000 euros pour ça. Moi, En tant qu'employé Amazon, je peux dire, il a lâché 25 000 euros quand même le client. Je peux me mettre tout seul. Avec un pote. Et puis, on va démarcher ce genre de client. Et puis, on nous payera. Allez, moi, je prends peut-être 15 000 ou 12 000. Mais c'est déjà beaucoup d'argent par rapport à mon salaire de misère à la fin du mois. Ça ne marche pas toujours comme ça. Parce que le client ne travaille pas avec toi en tant qu'individu. Travaille avec toi en tant que Amazon. Là, il paye. Si tu viens tout seul. T'es pas assez crédible à ses yeux. Parce que le client, je te raconte, le client, c'est pas un individu. Le client, c'est un décideur dans une boîte. Ce décideur dans une boîte. Si on va de l'autre côté, regarde, maintenant, je suis moi. On va changer. Je suis plus employé chez AWS. Je suis directeur IT chez un groupe de supermarché. On a un problème de cloud. Ce problème de cloud ralentit les caisses. Ce problème de cloud est en train d'empoisonner la vie. Dans certains magasins, certains clients, il y a des transactions qui ne passent pas. On a des problèmes. On a des plaintes qui remontent. J'ai une pression formidable au-dessus de ma tête pour que le problème se règle. Je suis en train de jouer ma tête, moi. Je peux perdre mon poste à cause de ça. Donc, qu'est-ce que je fais ? J'ai AWS, ceux qui nous fournissent le service, qui disent écoutez, on pense que votre bazar n'est pas bien configuré pour fonctionner avec notre cloud et tout ça, on peut vous envoyer des gars, c'est 25 000 euros. Ils vont venir de Chine. T'as un autre gars qui travaille tout seul avec un pote qui t'appelle et dit écoute, moi c'est 12 000 euros et je viens. Les 25 000 ou les 12 000 euros que tu vas payer en tant que directeur IT ne sortiront pas de ta poche. L'économie que tu fais sur la facture de 25 000, on ne va pas te la virer à la fin du mois sur ton compte en banque. Elle ne servira pas pour acheter ta prochaine voiture. Elle ne servira pas pour emmener tes mômes en vacances. Ce n'est pas toi qui vas l'avoir. Il y a un budget IT de plusieurs millions que tu signes un chèque de 25 000 ou de 13 000 pour toi, ce kif-kif bourrico. Toi, ce que tu veux en tant que directeur IT d'un groupe de supermarché, c'est que ce problème se règle parce qu'il est en train de t'empoisonner la vie. Tu ramènes les plus crédibles. Tu t'en fiches d'économiser 2 000, 3 000 euros, 10 000 euros. Tu ramènes les plus crédibles, tu ramènes AWS parce que soit il règle le problème, ce qui est bien. Tu vas après vers tes boss leur dire c'est bon, on a ramené ces gens, c'est des cals d'or, ils ont passé une semaine ici, ils ont tout réglé. Tu peux. Ou bien AWS va se ramasser, ça peut arriver, ils ont des problèmes et puis que c'est réglé partiellement, mais ça revient de temps en temps. Dans ce cas là, tu vas vers tes responsables, tu leur dis quoi ? Tu leur dis, écoutez les gars, on a ramené AWS. on a ramené les meilleurs, a on ramené notre fournisseur. Et eux-mêmes galèrent. Donc c'est vraiment un problème sérieux. On va probablement essayer de ramener Cisco, on va essayer de ramener Broadcom, on va essayer de ramener d'autres pour essayer de voir. Là, les gens en face, ils vont t'écouter. T'es crédible. En termes d'obligation, de moyens, on peut rien te reprocher. Parce que le premier reproche, contrairement à ce qu'on croit en entreprise, le premier reproche n'est pas nécessairement Le reproche sur le résultat. Le résultat, on est tous des humains et on sait si ça déconne, ça déconne. Je veux dire, ça déconne et il suffit que je fasse. On peut avoir un datacenter qui brûle, on peut avoir un système critique qui tombe en panne, un jour de départ en vacances et tout, ça arrive à tout le monde. Ce qu'on veut, par contre, voir, c'est l'obligation de moyens. Ça signifie que non, c'est carré, carré, carré, carré. Tout a été fait. Le travail était bien fait. C'est faute à pas de chance. Act of God, comme disent les assurances. C'est un acte de Dieu. On ne peut rien. Maintenant, tu ramènes une entreprise. De ces deux gars qui travaillent tout seul. C'est des cadors qui sont très bons, je ne dis pas, ils sont bons, ils sont bons, mais ils n'ont pas le branding. Ils n'ont pas, ils n'ont pas le logo AWS. C'est des gens qui travaillent tout seul. Microentreprise, ils l'ont créé il y a six mois. Tu les ramènes. Ils plantent. Ça ne marche pas. Mettons que ça ne marche pas dans un contexte où même AWS n'aurait pas pu régler le problème. Mais sauf que ce jour-là, ce n'est pas AWS qui est là, c'est ces deux gars. Et ça ne marche pas. Tu n'es pas couvert. Tu n'es pas couvert. Tu te dis, tu vas vers ton boss. Tu es directeur IT. Il y a le grand boss qui t'appelle, qui a dieu ne plaît, ça peut être le PDG de la boîte. Les PDG sont très impliqués. Moi, j'ai été impliqué des fois sur des dossiers super chauds, techniques. Je t'assure, des boîtes énormes, parfois des boîtes de type K40. Et t'as le PDG qui arrive au milieu de l'appel. Tu vois ce que je veux dire ? Ils viennent, ils viennent. Imagine, t'es un compagnon aérien, on est le premier route. Et puis tous les écrans à l'aéroport sont en train d'afficher des codes d'erreur, les cartes de check-in ne passent pas, les machins, la catastrophe. On est en train de travailler avec un cahier et un stylo, des vols retardés annulés. Je te garantis que t'as le PDG. T'as le PDG à l'appel. Il arrive, bonjour, je suis le PDG de la compagnie, Intel, machin. Qu'est-ce qui se passe ? Vous pouvez me faire un topo. Quand est-ce qu'on peut obtenir une résolution ? Tout ça. Voilà. Donc, quant à ces gens-là, de ce niveau, Tu vas leur dire qu'ils sont en train de perdre des millions. Et toi, tu leur dis. Ah, tu sais. Ouais, mais tu dis. Mais pourquoi t'as pas ramené à WS? Je vais essayer qu'ils nous fournissent le service. Pourquoi tu les as pas ramenés? Et toi, tu réponds. Ouais, mais ils m'ont dit 25000 euros. Alors tu vois, ce gars, on a travaillé avec l'année dernière quand il était chez eux. Il est bien. Et puis, lui, il a dit pour 12000. J'interviens tout ça. Puis il est venu. On n'a même pas payé sa déconner. tu as l'air de croire, tu as l'air de croire vraiment. C'est ça qui fait qu'il ne faut pas réfléchir toujours par rapport à l'argent. Je te donne un autre exemple puisqu'on parle, on est là, on parle. Par exemple, il y a plein de gens qui disent mais pourquoi les entreprises Quand tu regardes les systèmes d'opérations qu'il y a dans les entreprises, c'est quoi le système le plus dominant ? C'est Windows, c'est pas Linux, c'est Windows. Il y a des gens qui disent, oui, mais Windows, il est payant, alors qu'on a Linux qui est gratuit. Pourquoi ils n'utilisent pas Linux ? C'est gratuit, ils économisent sur les licences. Il y a d'autres qui vont suivre le raisonnement suivant. Ils pensent, dans tout ce que l'entreprise fait, le problème du prix des licences, c'est le premier problème. En fait, ils s'en foutent du prix des licences. C'est pas ça. Ce qu'on veut, ce qu'on veut. Quand tu es responsable d'un parc Haïti, de plusieurs centaines ou milliers ou dizaines... Moi, j'ai parlé à des responsables Haïti qui avaient cent mille ordinateurs sous la main. Cent mille ordinateurs. Et ces critiques qui sont installées, le gars précis, je ne donne pas plus de détails, mais c'était une administration d'État. Cent mille ordinateurs sous sa responsabilité. Si les ordinateurs plantent, C'est à travers le pays que des problèmes vont surgir, que des choses ne vont pas fonctionner. Donc, ce gars, ce qu'il veut lui, quand il y a un problème, il va pouvoir prendre le téléphone et appeler Microsoft. Parce qu'à ce niveau-là de licensing, tu as des contacts directs, tu as des gens qui peuvent venir, tu as des gens qui peuvent t'aider. Tu n'as pas envie d'aller installer des logiciels gratuits et quand tu as 65 000 ordinateurs qui décomptent sur 100 000, tu vas sur les forums, tu commences à poster en attendant qu'un gamin veuille bien t'aider en pro bono. D'ailleurs, regarde. Quel est le Linux le plus utilisé en entreprise ? Quel est le Linux qui est le plus utilisé en entreprise ? Tiens-toi bien, c'est Red Hat. Il y a quoi de particulier à Red Hat ? Il est payant. La licence Red Hat est payante. Eh oui. Ça signifie même quand les entreprises vont sur des Linux, elles ne vont pas sur des Linux gratuits, elles vont sur des Linux payants. Il y a une licence à payer, donc il y a une responsabilité. Mais l'avantage, c'est que si jamais on a un bug, on a un problème, on a un souci, on peut les appeler. C'est ce qu'on veut dans le milieu de l'entreprise. On veut avoir une chaîne de responsabilité, on veut avoir une chaîne de ownership, de possession du problème. On ne veut pas se retrouver là. Oui, j'ai déployé une débian, je l'ai foutu partout. Et puis, je ne sais pas ce qui s'est passé. Aujourd'hui, la moitié du parc ne boute pas. J'étais sur un forum, j'ai posté. Il y a quelqu'un qui m'a répondu, qui m'a donné un tuyau. Je suis en train de tester. Ce n'est pas ça une entreprise. Ce n'est pas ça. L'entreprise, c'est justement avoir le maximum de garanties. Or, le problème auquel tu vas faire face quand tu es seul, c'est que tu n'as pas la garantie qui est derrière toi. La garantie, qui tu es, tu vois ? Regarde, dans la boîte où je travaille, JTPS, Service Professionnel. Demain matin, je reprends l'avion pour, par exemple, pour aller voir un client mettant à Munich. Un client m'attend, une compagnie automobile, par exemple, m'attend pour que je vienne passer la semaine chez eux. Mettons que ce soir, j'ai un problème, n'importe lequel. J'ai un problème, je suis malade, je suis malade, je suis cloué au lit. J'ai 40 de fièvre, je n'arrive pas à bouger. J'appelle ma compagnie de management. Qu'est ce qui se passe? Oui, je ne peux pas aller. Je suis désolé. J'ai un cas médical. Je n'arrive pas. Je pourrais jamais y aller. OK, pas de souci. T'inquiète pas. Ils vont rappeler les collègues. et puis ils vont trouver quelqu'un, last minute, écoute, tu veux pas aller demain matin, l'autre il est cloué au lit, moi ça m'est arrivé d'en placer des collègues, ça m'est arrivé, ça m'est arrivé des fois, on m'appelle à... A 21h pour me dire, écoute, je sais que c'est dernière minute, je suis désolé de t'appeler aussi tard. Demain matin, tu voudrais pas prendre avion pour le Danemark ? Quand ? Demain ? Oui, oui, demain, s'il te plaît. On a besoin de quelqu'un, tu sais, ton collègue, machin, il est malade, il est rentré du Japon, il a chopé une grève de malade. Lui et sa femme sont dans le lit, tout ça, il pourra pas y aller. Il vient de nous dire. OK ? D'accord, bah attends, reste sur le téléphone. Oui, je suis en train de regarder les vols. Oui, il y a un vol demain, je vais le booker. C'est un peu cher, book le quand même, je m'en fiche. Tu vois ? dans une entreprise, c'est comme ça que ça marche. Et moi, j'arrive au Danemark, j'arrive. Oui, salut, on a parlé avec votre collègue. Oui, je sais, je sais, mais il y a eu un truc dernière minute. Là, je là, j'interviens moi sur le coup. Ne vous inquiétez pas, ça va fonctionner tout aussi bien. OK, ça, c'est une entreprise. Mais quand tu recrutes un particulier. Qu'il y a une petite boîte qui est seule, OK, avec un copain. depuis que ça déconne, tu fais quoi en tant que donneur d'ordre ? Tu fais quoi ? Toi, tu es directeur IT dans une compagnie et tu as signé avec lui parce que tu as économisé 3000 euros. Puis soudainement, il t'appelle, il ne peut pas venir, il y a un problème. Sa femme, sa femme étant enceinte, il accouche aujourd'hui. Tu n'es pas un monstre, tu ne vas pas lui dire non, viens, il ne va pas venir. Ma femme, elle a neuf mois ou elle a huit mois et on ne s'attendait pas que le bébé sorte aujourd'hui. Il sort aujourd'hui, si tu veux que je le fasse. Tu fais quoi ? Tu vois le truc ? Travailler avec une entreprise, c'est pas grave. Si le gars, il est à la maternité avec sa nana qui est en train d'accoucher, c'est pas grave. Ils vont t'envoyer quelqu'un d'autre, t'inquiète pas. C'est ça le truc, c'est ça le problème quand on veut aller seul. J'ai cité beaucoup de problèmes. On peut on peut créer un livre sur la question, mais tu vois que c'est une question très, très difficile et il faut que toi, tu essaies de trouver un moyen d'être crédible. C'est ça qui est dur. C'est un moyen d'être crédible. C'est ça le plus. Tu sais, une époque, ça n'a rien à voir. J'ai travaillé dans l'électricité. Tu sais, j'ai fait électricien sauvage d'une époque. C'est une époque de galère. J'ai eu une époque où je faisais du pari porte à porte et je travaillais un peu. Je faisais n'importe quoi, n'importe comment. Et en fait, j'ai trouvé un chantier d'électricité pas énorme. C'était pas pour installer du 300 kilovolts. C'était juste un truc. Voilà. Et puis, j'avais peur. J'ai peur de foirer. J'avais un pote qui travaille chez EDF. J'ai appelé. Je dis écoute, je suis en galère, tu le sais. Il y a un client qui me propose un contrat comme ça, payé, on prend. Je veux prendre le contrat. Par contre, j'ai peur. Est ce que si jamais ça déconne, tu viens me donner un coup de main? Ce qui m'a dit, il m'a dit oui, vas-y, tu fonces. Si ça déconne, je viens. J'ai foncé, j'avais tellement l'assurance de ce pote qu'au final, tu sais quoi? Tu fais un excellent travail. Le client était très content. Il m'a payé rubis sur angle. J'ai eu zéro incident, zéro problème, zéro rien du tout. Mais parce que j'avais cette garantie derrière aussi. Donc toujours essayez de trouver une garantie et ça c'est le plus dur, je dirais. Merci mes amis d'avoir écouté cette vidéo jusqu'ici. Je vous invite à lire mon livre toxique qui est quelque part là. Alors non, je n'arrive pas à le trouver. Je ne sais pas, j'avais une copie ici, je l'ai donnée. Les gens montent avec moi en voiture, ils parlent de problèmes de travail, ils ouvrent la boîte à gants. Regarde le livre toxique, prends-le. Donc voilà, ce n'est pas grave. Je voudrais un autre exemplaire, sinon je vais en commander. Vous allez trouver le lien dans les commentaires. Merci d'avoir écouté cette vidéo jusqu'ici. Je suis désolé d'avoir été un peu plus lent, mais je voulais vraiment répondre à la question de manière détaillée. Et bien entendu, au-delà de la question du gars, c'est donner à certains, surtout les plus jeunes et tout ça, leur donner un peu de culture d'entreprise. Comme ça, quand vous allez dans un entretien, quand vous allez quelque part parler pour obtenir un travail, Vous avez un petit peu ce recul, vous avez un peu cette connaissance, cette culture. Vous pouvez utiliser ces anecdotes pour vous. Tout ça, ce n'est pas un problème. Je ne vais pas m'en formaliser. Merci, mes amis. Et puis, on se voit dans une prochaine vidéo.
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