
An Algerian speaker examines how minor street interactions in France, like being asked for a cigarette, can escalate into violence. He traces this to "Hogora," an Algerian concept of gratuitous aggression, and argues that immigrant communities perpetuate violent behaviors when they don't import new cultural frameworks.
Bonsoir tout le monde, voilà, je suis de retour. Aujourd'hui j'aimerais partager avec vous une petite réflexion au sujet d'un certain nombre de faits divers qu'il y a en France. En fait, il s'agit de personnes qui se font tuer ou bien qui se font, comme plus récemment, qui se font arracher un œil ou un autre organe parce qu'ils ont eu mal à partir avec des personnes qui avaient commencé par leur demander une cigarette. Donc voilà, comme je vous ai dit, nous autres Algériens qui ne vivons pas en France, nous sommes un petit peu atterrés par ce qu'il se passe dans votre pays. On se dit, bon les Français, ils se font truander comme des cons, on le dit comme ça, je ne vous cache rien. Et puis, on ne comprend pas pourquoi vous vous laissez faire. Parce qu'on sait que chez nous, on est peut-être intolérant, comme vous le dites, mais je ne crois pas qu'on aurait accepté le 1% de ce que vous acceptez et que vous nous laissez faire. Et pourquoi je viens parler, c'est très important, parce que je peux tout à fait ne pas parler, dire bon, les français c'est des français, ils sont truandés par des gens d'origine algérienne, je n'ai qu'un motaire, je n'ai qu'à soutenir les miens, on va dire. Et puis tant pis pour eux les français. Mais je ne suis pas du tout dans cette réflexion pour une raison très simple, c'est que les voyous quels qu'ils soient, qu'ils soient arabes ou autres, ne font pas partie de ma communauté, ce n'est pas les miens, je ne les considère pas comme les miens. Et puis je trouve aussi qu'il est dans l'intérêt de tout le monde, dans l'intérêt des français comme dans l'intérêt des algériens ou des maghrébins, d'avoir de bonnes relations les uns avec les autres. Et de bonnes relations commencent déjà par un peu d'honnêteté intellectuelle, par du respect mutuel, qui fait qu'on n'arrive pas à de la violence, on n'arrive pas à des extrêmes. Voilà. Donc c'est dans ce cadre-là que je parle, parce qu'autrement, moi je suis algérien, je ne vis pas en France, je ne suis pas français, et puis je peux tout à fait me foutre complètement de ce qui se passe chez vous, vous me l'avez raconté, mais en fait je ne m'en fous pas parce que je sens que mes intérêts à moi en tant qu'algériens sont en jeu dans cette histoire. Et puis, les vôtres aussi. Donc, revenons-en aux cigarettes. Alors, il faut que je vous explique 2-3 trucs culturels. Tout d'abord, demander une cigarette, c'est de la mendicité. On est d'accord, c'est de la mendicité. Maintenant, c'est de la mendicité inversée. Je vous donne un autre exemple pour partager avec vous mon idée. Supposons que je vous demande 2 euros, bien que je vous demande un ticket de métro. supposons que je vous dise bonjour monsieur, j'ai pas de quoi manger, donnez-moi deux oeufs. tu vas peut-être me donner 2€ et puis j'irai acheter des clopes avec, c'est pas important, tu ne contrôles pas, il faut que tu me donnes les 2€, je peux faire ce que je veux avec. Cependant, au moment où je te demande ces 2€, je mets ma dignité en jeu, toi tu es quelqu'un qui sera bon seigneur, qui va me donner 2€ et moi je suis quelqu'un qui n'a même pas 2€ et je l'avoue et je suis prêt à l'avouer et puis je me mets un peu à ta merci en quelque sorte. Et puis je te demande ces 2€ et puis après tu as ma reconnaissance. Ça c'est un cas classique. C'est une mendicité tout à fait traditionnelle, classique, qu'on voit partout. dans le cadre de la cigarette, l'équation est complètement inversée. Pourquoi ? Parce que le gars, il ne te demande pas quelque chose de basique, il ne te demande pas un sandwich ou deux euros ou bien un ticket de métro. Il te demande quelque chose de futile, un luxe, quelque chose de vraiment... Et puis, cette chose-là, C'est presque irrespectueux d'aller demander une cigarette. C'est irrespectueux pour la personne qui reçoit la demande. Mais en fait, c'est quelque part, je te dis, je reste quand même supérieur à toi parce que toi, tu vas aujourd'hui me... venir remplir ce besoin futile que j'ai de cigarettes. Donc ça signifie, je ne suis pas en train de me mendier, même si dans les fêtes, le gars est en train de me mendier. Non, je ne suis pas en train de me mendier, je suis en train de te demander quelque chose de futile. Et donc toi, tu vas à un moment donné, si tu réponds à cette demande-là, donc si tu me donnes les cigarettes, tu deviens finalement mon lacet, tu deviens la personne qui va venir répondre à une demande futile que j'ai. Voilà, donc c'est quelque part inversé. Et puis, le mot qu'on utilise, on ne dit pas « demander une cigarette » ou « exiger une cigarette », on dit « taxer une cigarette ». Donc je lui ai taxé une cigarette, le mot est très important. Alors, à ce moment-là, il se passe quoi ? Donc, supposons que toi tu refuses la cigarette. Alors si tu refuses la cigarette, t'es en train de commettre un acte révolutionnaire. Pourquoi ? Parce que la personne qui te taxe, la personne qui te taxe est par défaut une personne qui a une notoriété sur toi, qui a une supériorité sur toi. Généralement, ce sont les seigneurs qui taxent les gueux. Et le fait de refuser la taxe, de refuser de se faire taxer, d'accord, t'as essayé de ne pas payer tes impôts, tu vois ce qu'il se passe, c'est comme Une rébellion, c'est refuser l'autorité, refuser finalement tout ton statut, refuser le statut de la personne en face. Donc, partons du principe que cette personne qui te demande une cigarette, qui te taxe une cigarette, sachant que toi, tu es à peu près une des personnes les plus taxées sur terre, tu payes des impôts, après c'est d'autres impôts, tu payes d'autres impôts, et finalement quand tu touches ton argent, tu vas encore acheter des trucs avec, et on t'enlève la TVA, et tu payes des cigarettes, et on va taxer encore dessus, avec un argent qui est déjà taxé, et ainsi de suite. Tu es pris au niveau de taxes. Pourquoi, quand le racaille vient te taxer, tu refuses ? Et il te taxe de quoi ? Il ne te taxe que d'une cigarette. Il ne te prend pas les trois quarts de ton salaire. Il te taxe une cigarette. Tu refuses. Donc si tu refuses cette taxation, C'était raciste, en fait. C'était raciste. Voilà. En fait, c'est un enchaînement de... C'est un enchaînement très simple. Il ne faut pas aller très loin. Un programmeur, quelqu'un qui fait du C, qui programme en C et qui le fait bien, peut, en 300 à 500 lignes de code, écrire un programme qui reproduit assez bien. le fonctionnement des racailles. Ce qui les rend très intéressants aussi pour les politiques parce qu'on a une masse intéressante de personnes simples et prévisibles. C'est génial pour ta gestion. Bon, ça c'est un autre sujet. Alors, je continue toujours sur cette histoire. Toujours, je vous l'ai dit dans d'autres vidéos, quand vous importez des immigrés, c'est votre choix, bien sûr, vous êtes dans un pays libre, démocratique, vous avez le droit de vider la Corrèze et puis de louer tous les avions d'Air France, faire un point aérien avec le Mexique, puis importer tous les Mexicains, par exemple. C'est votre droit, personne ne vous empêche de le faire. Maintenant, il est très important de faire une chose. Si vous importez des gens, une catégorie de gens, parce que, comme je vous ai dit, vous avez importé de l'immigration du Maghreb, vous l'avez doublement filtrée, Il faut importer le mode d'emploi avec. Parce que si vous n'importez pas le mode d'emploi avec, vous allez de déception en déception. Et moi, si vous voulez mon but, c'est d'éviter les déceptions. En fait, si vous regardez bien, par exemple ce qui se passe au Mexique, aujourd'hui il y a des zones de non-droit total, il y a des gens qui arrivent dans des bars, ils commencent à mitrailler, tuer 20 personnes, laisser 20 personnes comme ça dans le carreau d'un coup, pour de la drogue et des trucs comme ça. Alors, supposons que vous vidiez la Corrèze, et puis que vous preniez tous ces gens du Mexique, cet état mexicain, et puis que vous le vidiez en France, Trois jours plus tard, vous allez commencer à voir des gens qui rentrent dans un bar et puis qui tirent sur tout ce qu'ils voient et puis qui te laissent un Mexicain par terre. C'est normal. C'est pas parce que ces gens arrivent en France que par le, je sais pas, par le truchement du Saint-Esprit, ils vont tout à coup devenir comme vous, Français. Non, ça marche pas comme ça. Je suis désolé, ça marche pas comme ça. Les gens, ils ont une sorte d'inertie culturelle, ils ont une sorte d'inertie dans leur tête qui va faire qu'ils vont garder les travers de leur pays d'origine, ça c'est clair, ça c'est clair, ils vont pas devenir français parce qu'ils ont posé les pieds chez vous, ça il faut vraiment que vous le mettiez dans la tête. Et donc, si vous, vous ramenez des gens... d'une région qui a mis des millénaires pour atteindre le statut qu'elle a, et puis vous voulez leur adapter des lois de chez vous, que vous avez mis des millénaires à adapter à votre culture, à votre pays, à son fonctionnement. En fait, tout d'un coup, il y a quelque chose qui ne va pas comme. Alors, je vous explique un truc très simple. Chaque culture a ses travers. Je vous ai dit les Mexicains, donc leur histoire de métraille, il est marrant. D'accord. Chaque culture, aucune culture n'est parfaite. Il y a un set de choses dans une culture. En fait, en marge, vous allez trouver des choses un petit peu pas jolies. Ça arrive chez vous, ça arrive chez tout le monde et ça arrive chez nous aussi. On n'est pas supérieurs aux autres. Alors, il y a chez nous un comportement qu'on connaît très bien et que vous ne connaissez pas. Parce que si vous aviez lu le mode d'emploi, vous l'auriez connu. Mais bon, on n'avait pas le mode d'emploi. qu'on appelle l'Hogora. Alors l'Hogora, pourquoi j'utilise un mot en arabe tout d'un coup ? Le phénomène c'est l'Hogora, celui qu'il pratique s'appelle l'Haggar et quand ils sont en groupe s'appelle Haggar. Et alors pourquoi j'utilise ce mot en arabe ? Parce qu'il n'y a pas d'équivalent en français. Ce mot n'existe pas en français. Il n'existe pas en anglais, je vous l'aurai dit. Pourtant en anglais, on dit qu'il y a trois fois plus de mots en anglais qu'en français. Et pourtant même en anglais il n'y a pas. Et il n'y a pas en allemand, il n'y a pas dans d'autres langues que j'ai cherché. Pourquoi ? Ça prouve que c'est quelque chose qui est très culturel, qui est très local. Je suis sûr qu'il y a plein de trucs, il y a plein de plats, je ne sais pas, prenez de l'andouillette, je suis sûr qu'en d'autres langues, en algérien par exemple, on ne trouverait pas de mot pour la désigner. Pourquoi ? Parce que c'est le terroir, c'est local, c'est quelque chose qui est profondément rattaché à une région ou à une culture. Alors, le hougouna c'est quoi ? Le hougouna c'est... C'est une agression gratuite. Quand je dis gratuite, vous me prenez au mot. Je n'ai pas dit agresser pour le plaisir, parce que si c'est pour le plaisir, ce n'est plus gratuit. Il y a une raison. J'agresse pour le plaisir, ça me fait plaisir. Il y a des gens qui sont tués parce que ça leur faisait plaisir. C'est une raison. Je n'ai pas dit une raison valable, mais il y a une raison. Il y a des gens qui agressent pour voler, il y a des gens qui agressent pour n'importe quoi. Mais agresser pour agresser, la personne ne va pas en tirer un plaisir. va rien en tirer, n'agresse pas pour voler, n'agresse pas pour... Elle agresse pour agresser. Elle est prête à sacrifier ta vie pour t'éclater la tienne. Et aucun plaisir derrière ça, aucun gain, ni gain apparent, ni gain perçu, rien du tout. C'est juste gratuit. C'est aussi gratuit que ça peut l'être. Et donc, c'est quelque chose que nous connaissons très marginalement dans notre société, bien sûr. en lui donnant un nom, et généralement c'est quelque chose qui est très vite identifié quand elle arrive chez nous, et puis c'est quelque chose qui reçoit très rapidement une réponse, une réponse très ferme, que ce soit une réponse des autorités, une réponse de la part du public, en général. Parce que chez nous, quelqu'un qui fait le hagga, généralement, ce qu'on dit, celui-là, celui-là, en général, alors le mot qu'on utilise, on dit, sa vie est en train de... sa vie, enfin, à son point de finir, quoi, il cherche son tueur, quoi. C'est-à-dire que quelqu'un qui fait ça, Tu ne peux pas miser Sandina sur sa peau, tant que ça signifie que bientôt il va tomber sur un monstre. Et généralement il tombe sur un monstre. C'est pour ça que ce phénomène reste extrêmement marginal. Mais en France, ce phénomène prend des proportions. Je prends des proportions complètement inusitées. Les haggards généralement ils s'attaquent à des personnes propres. Propres c'est un mot, c'est pas un habit de langage, c'est vraiment le mot qu'on utilise. En arabe c'est le mot qu'on utilise. Ils s'attaquent à quelqu'un de propre. C'est quoi quelqu'un de propre ? C'est quelqu'un qui, dans la perception de l'agresseur, c'est quelqu'un qui a l'air de faire partie de la société. Parce que l'agresseur, lui, ne se sent pas comme faisant partie de cette société-là. Même que ce n'est pas, par exemple, Hagar en Algérie. Il est algérien, il est au milieu d'algériens, il est au milieu d'arabes. Mais quand même, il se sent à l'extérieur de cette société. Donc, à plus forte raison, à plus forte raison qu'en France, il se sentirait encore plus à l'extérieur de cette société. et il perçoit la victime comme étant dans la société. Alors, il suffit d'être propre. Alors, propre, c'est être habillé normalement. Normalement. Avoir un téléphone, avoir une voiture, avoir une nana, ou avoir l'air à l'aise, ou avoir l'air d'être là, ou avoir la peau blanche, ou avoir, je ne sais pas, quelque chose, tout détail qui, dans la perception de l'agresseur, veut dire que cette personne-là appartient à la société et vit dedans. Ça ne veut pas dire, même dans la perception d'agresseur, que cette personne approuve la société. Mais en tout cas, elle est dedans. Elle est intégrée. Et lui, il ne l'est pas. Et donc, il l'attaque un petit peu comme il brûlerait une voiture. Ça signifie qu'il l'attaque en tant que représentant de cette société. Et puis bien sûr lui causer un préjudice extrême à lui, à ses proches, et aussi à la société dans laquelle il vit. Et ça c'est quelque chose de pratiquement conscient. Ce qui donne un petit peu cette sauvagerie, cette disproportion. Entre l'acte qui est le refus d'une cigarette et un oeil arraché ou une vie prise, il y a une disproportion qui doit être perçue comme un message, comme un signal qui est envoyé à la société.
More from Aldo

La FIN du Royaume-Uni ? L'Ecosse, l'Irlande du Nord et le Pays de Galles veulent partir !

Analyse Présidentielles 2027 : Marine le Pen remet ENCORE le voile sur la table !

Scandale "60 Millions de Consommateurs" : la France mange des pâtes contaminées au Cadmium !

2 dossiers : Accident d'autogyre en Italie & un pilote sauvé par le parachute du Cirrus






