
A French-language YouTube monologue addressing why some Muslim patients refuse medical treatment during Ramadan despite Quranic dispensations. The speaker cites a Sahih Muslim hadith (travelers drinking while fasting) and critiques the historical rise of rigorist interpretations (Ibn Taymiyyah/Ibn Qayyim, modern salafist currents) and social pressures that prioritize community judgment over scriptural allowances.
Bonjour mes amis, ça fait des années que je n'ai pas fait de vidéo sur l'islam, l'imam Aldosterone est rouillé, mais je vais essayer de reprendre avec quelques thématiques qu'on va essayer d'aborder dans la paix et la sérénité. Alors aujourd'hui, je vais vous parler d'une question qui revient très souvent durant le mois du ramadan. Elle est souvent adressée par des gens qui travaillent dans des hôpitaux. qui me disent voilà c'est le ramadan j'ai un certain nombre de patients de confessions musulmanes qui refusent de prendre leur traitement durant la journée refusent prendre des comprimés, refusent des fois même des perfusions genre face en témoin de Jéhovah vous voyez un petit peu le truc Alors, ce qui est dingue, c'est que normalement, cette question ne devrait même pas se poser. Parce que si on regarde au niveau du Coran, par exemple, le même verset qui dit qu'il faut jeûner durant le Ramadan, dit que si quelqu'un est en voyage ou est malade, qu'il compense ses jours de jeûne à un autre moment. Malgré tout, malgré tout, cette partie du verset est ignorée. C'est parce que nous vivons, si vous voulez, sous un islam qui va prendre que ce qui est difficile et refuser n'importe quelle facilité, même si cette facilité est expressément écrite dans le Coran. Alors parce qu'il y a en réalité, si vous regardez, il y a en réalité deux islams, au moins Il y a un islam en tant que culte, en tant que religion, si vous voulez, mais il y a aussi un islam en tant que pratique sociale, en tant que norme culturelle. Alors, les deux, dans beaucoup de pays musulmans, les deux, les sociétés musulmanes ou les projections de celles-ci à l'étranger, Ces deux concepts sont intimement liés à tel point qu'ils deviennent inséparables. Ça veut dire que très très souvent, si on demande dans un pays musulman à des gens, ce que vous faites là, ce que vous venez de faire là, est-ce que ça fait partie de la religion ou est-ce que ça fait partie de la tradition sociale ou des normes sociales de votre société, votre pays, votre moment ? Beaucoup seraient incapables de répondre. Donc, Si on regarde l'islam en tant que culte, dans le Coran, il est évident que quand quelqu'un est malade ou quelqu'un est en voyage, il peut manger normalement et boire normalement et compenser une autre fois. Il faut savoir que l'islam, l'islam des surzélés, l'islam des carènes littéralement, n'est pas nouveau, ne date pas de notre époque. C'est quelque chose qui était connu depuis les premiers jours de l'islam. Je vous donne un exemple. Si on regarde... J'ai mes documents, comme à l'époque. Si on regarde un hadith, il y a un hadith qui raconte une histoire. Ce hadith est raconté un peu partout. On le trouve dans pratiquement toutes les sources de la Sunna, mais je vais le prendre dans une des sources les plus respectées, qui est Sahih Muslim, mais on le trouve peu ou prou presque avec les mêmes mots dans d'autres livres. Alors, dans le Sahih du Muslim, le Hadith 1114, et en fait, il raconte une histoire où le prophète des musulmans était en voyage avec ses disciples de l'époque, les premiers musulmans, on va dire. Et en fait, ils sont sortis de Médine en allant vers la Mecque. Et ils sont arrêtés dans un endroit, c'était pendant le ramadan, ils sont arrêtés dans un endroit qui s'appelle Kura al-Ramim. Kura al-Ramim, c'est un endroit qui se trouve à une soixantaine de kilomètres. de Médine. Alors en fait, il y a, si vous voulez, il y a sur une carte, grosso modo, vous avez là où vont les pèlerins quand ils partent, ils vont à Jeddah qui est au bord de la mer, au nord et un peu vers l'intérieur d'Éther et à Médine. Et en fait, si vous allez en 45 degrés vers le sud-est, vous arrivez à la Mecque. C'est ce trajet sud-est qu'il faisait. quelque part au milieu de ce désert quasi lunaire. Ils sont durant le mois de Ramadan. Ils n'arrivent plus. Les gens n'arrivent plus à continuer le jeûne. Et voilà ce qui se passe. Donc. Des gens arrivent vers le prophète des musulmans et lui disent je vais vous le dire en arabe et en français après. Les gens n'arrivent plus à maintenir le jaune. C'est des endroits où même à l'époque, bien avant cette histoire de réchauffement climatique, il pouvait faire 45 degrés à l'ombre. Et cette histoire dont je vous parle se passe relativement au milieu de l'après-midi, on va dire. Donc on est assez tard dans la journée. Donc ils veulent voir ce que tu vas faire de ça. Ils disent on ne peut plus, on n'arrive plus et ils demandent ce que tu vas faire de ça. Il a demandé qu'on lui ramène un verre d'eau. Il a donc levé le verre. Ça signifie il a montré aux gens, il a pris un verre d'eau, n'est-ce pas? Il a pris un verre d'eau et il a montré aux gens comme ça en disant regardez, vous voyez bien ce que je fais là? Et en fait, c'est un muslim, n'est-ce pas? Et il l'a bu, ok? Et il l'a bu sur la foi qu'il était en voyage et en cohérence complète avec le verset que lui-même avait ramené et donc en disant voilà on peut boire quand on voyage durant le ramadan on lui a dit on lui dit certaines personnes il y a des gens qui continuent quand même à jeûner Et il leur dit, ça dit, c'est désobéissant, c'est désobéissant. Il les traite de désobéissants. Ça signifie qu'ils désobéissent donc à la parole prophétique directement énoncée devant eux et à un exemple qui leur a été donné et ils désobéissent. Les désobéissants, ces désobéissants-là, juste pour vous dire, si vous regardez un petit peu les tars qui ont frappé l'islam au cours des 1400 dernières années, vous aurez du mal à trouver quelque chose qui n'était pas là dès les premiers jours. En fait, il y a des choses qui se sont construites au cours du temps. mais elle se base sur certaines équipes, sur certaines personnes, certaines attitudes, qui étaient là dès le départ, mais qui étaient sur le moment minoritaire, quand ils lui disent « inna ba'danna asqatsa » « quelques personnes enjeunées ». Clairement, on est dans une situation où la majorité en but de l'eau, la majorité en remplit le jeûne sur la fois qu'ils sont en voyage, mais il y a une minorité de désobéissants qui disent non, non, moi je m'en fais, j'en fais qu'à ma tête. Mais aujourd'hui, le problème c'est que l'influence de cette minorité extrême n'a fait que grandir au cours du temps. Ce texte, ce texte qui vient de Sahih Muslim, je l'ai pris dans un site qui s'appelle islam.qa. Donc c'est un site parmi les plus grands de l'islam, des plus grandes sources disponibles en ligne. On ne peut pas égaler ça parce qu'ils ont des moyens colossaux derrière. Et pratiquement, il n'y a pas une question que vous pouvez chercher sur Google sans tomber généralement dans le premier résultat sur ce site-là. Donc il a un référencement organique absolument sans pareil. Donc, il va dire, donc le gars, il y a quelqu'un qui pose cette question au sujet de cette histoire des désobéissants durant le ramadan, on lui répond, ils n'ont pas le choix, ils sont obligés de sortir le le hadith du livre donc de muslims, mais après ils vont dire quoi? Ils vont dire que Ibn Qaym a dit malgré tout. Alors c'est qui Ibn Qaym? Ibn Qaym al-Jawzi, c'est un des disciples du fameux Ibn Taymiyyah, c'est des gens qui sont C'est une équipe qui est arrivée en Syrie en l'an 1300 et quelques. On est au milieu de l'an 1300, sachant que le prophète des musulmans est mort au milieu des années 600. Donc c'est des gens qui arrivent pratiquement 600 ans après le prophète. Ils arrivent en Syrie. Et ce qu'ils vont faire, ceux-là vont créer... Ils vont pas nécessairement créer le salafisme, mais ils vont faire ce qu'il est aujourd'hui. Et Ibn Qayyim al-Jawziyyah et Ibn Taymiyyah sont constamment cités par les salafistes qui créent justement cet islam rigoriste et avec lequel il est impossible de vivre. Voilà ce que dit Ibn Qayyim. Et ce qu'a dit le prophète Oulaika al-Usad quand il traite ces gens de désobéissants. Et là, ce qu'il va dire, il va dire un truc absolument extraordinaire. Il dit ceci est arrivé dans un cas particulier. C'est arrivé dans un cas particulier, un endroit particulier, un moment particulier qui n'y avait aucune intention de le généraliser. Et là, avec cette phrase, ce qui est en fait incroyable, c'est qu'avec cette sortie d'Ibn Qayyim, on peut détruire complètement la Sunna. Parce que cette opposition qu'on peut faire de dire, oui, mais d'accord, c'est écrit dans Sahih Muslim, oui, le prophète a dit, le prophète a fait, oui, mais c'était un cas particulier. c'était en un moment particulier, en parlant à quelqu'un de particulier. Mais cette opposition-là, si on l'acceptait, si on acceptait les propos des Mouqaym, il n'y a plus de Sunna avec ça. Parce que toute la Sunna est basée sur une tradition, sur des témoignages, sur une jurisprudence qui est le plus souvent, dans la quasi-totalité des cas, associée à des histoires particulières, à des incidents particuliers, qu'on a généralisés par la suite. Et là, elle dit non, non, non, il ne faut pas généraliser. Donc en fait, ça vous donne une idée de la mentalité. Ça veut dire qu'il y a une mentalité qui fait que chaque fois Chaque fois que quelque chose va dans le sens de plus de rigueur, de rendre l'islam plus difficile qu'il ne l'est, parce qu'il faut savoir une chose, l'islam est une des religions les plus difficiles au monde. Vraiment. Il n'y a aucune autre religion mainstream, il n'y a aucune autre religion ouverte au grand public, qui demande par exemple de jeûner 30 jours un mois par an ou 28 jours par an, et s'abstenir de boire et de manger, peu importe les conditions. Il n'y a pas d'autres religions qui font ça. Il n'y a pas d'autres religions qui demandent de faire cinq prières par jour, par exemple. Alors, il y a d'autres religions plus compliquées que l'islam. Ça existe. Ça existe avec des privations. Il y a des religions en Asie avec des privations de l'ordre de la semaine où des gens ne dorment pas, où les gens doivent faire le tour pieds nus de montagne et être enterrés vivants, je ne sais plus quoi. Mais ce sont des religions ou des sortes de sectes plutôt, qui sont ouvertes à des initiés, qui sont des cultes très particuliers, ouverts à des initiés qui doivent passer une barre ou une étape de sélection extrêmement pointue. Ce n'est pas quelque chose qui est vécu de manière ouverte et communautaire. Le truc c'est que le législateur islamique à la base avait compris cela. Ça veut dire quand on regarde dans l'islam, il y a des dispensations, il y a des exceptions qui sont placées un petit peu partout pour rendre la chose un peu supportable. L'islam rigoriste de Ibn Taymiyyah et ses descendants, ses descendants intellectuels je veux dire, cet islam là va enlever toutes ces dispensations, va enlever toutes ces facilités et va mettre l'accent que sur ce qui est pénible et le renforcer encore. Et ça donne aujourd'hui comme Effectivement, cet islam de Damas, cet islam de Damas qui a été créé, finalement, qui a été... pas créé, parce qu'on voit que même à l'époque du prophète, il y avait des gens portant ces tendances-là. Mais on va dire que cet islam va avoir ses lettres de noblesse, va être écrit, va être théorisé, et va être finalement imposé, et va devenir le courant, en tout cas sur le plan intellectuel, sur le plan de la sensibilité, va être dominant. Voilà. Et donc, on retrouve des prêcheurs, on trouve des sites internet, on trouve des télés, des radios, des livres, tout ça, qui vont dire aux musulmans, oui mais non, t'es malade, n'est-ce pas, t'es malade, mais Il ne faut pas que tu manges, il faut refuser les soins et tout. Et c'est une véritable catastrophe, en fait, pour les gens qui, au détriment de leur santé, vont suivre ces discours-là. Alors qu'en fait, même quand on regarde dans le cœur de l'islam, ils n'ont pas à le faire. Mais, attention, le problème, c'est qu'il y a un peu le poids de la société. Ça veut dire que, par exemple, t'es un malade qui est dans une chambre, tu lui donnes deux comprimés à prendre, un verre d'eau. Le truc, c'est que s'il est entouré de malades d'une confession similaire avec des vues similaires, ne serait-ce que vis-à-vis d'eux, la peur du regard de l'autre, la peur du jugement. Parce que le jugement, c'est le problème dans les sociétés, on va dire, du Maghreb. On n'a plus vraiment besoin de Dieu en réalité. On a le regard de l'autre. et on a la sanction de l'autre, et on a le jugement de l'autre. Et c'est quelque chose qui est immédiat, parce que le jugement divin, lui, c'est une promesse qui est là dans un avenir lointain, slash incertain, slash inconnu, tout ça, alors que le jugement de l'autre, il est là devant nous. Donc, dans la pratique de tous les jours, il y a une pondération qui est faite, une priorisation si vous voulez, un arbitrage qui est fait. Et cet arbitrage va plus favoriser ce que va penser la personne devant nous, la personne en face, que ce qui est écrit dans les textes les plus orthodoxes de l'islam. Et ça c'est malheureusement très dur à gérer. Si vous regardez par exemple, prenons quelque chose, une pratique qui est purement dans le domaine du culte, qui n'est pas tombée dans le sociétal, en tout cas aujourd'hui. Prenons par exemple la prière de nuit. C'est Riyam et l'Aïl. Vous savez qu'il est prévu, c'est possible, c'est pas obligatoire, mais c'est possible pour un musulman de se lever la nuit et puis prendre une partie de la nuit pour prier. Il y a des gens qui le font, il y a toute une soura qui parle de ça. Très peu de gens le font. Je pense que ceux qui le font sont en dessous de 1 sur 1000 en fait. Vu que la société ne s'en est pas emparée, ceux qui le font, le font. Ceux qui ne le font pas, ne le font pas. Personne ne juge personne. Personne ne se demande ce que les autres vont penser de faire ou de ne pas faire. Et ça reste complètement libre. Mais tout ce qui est tombé dans le sociétal, tout ce qui est tombé dans le sociétal, est complètement sorti du côté, complètement sorti de l'orthodoxie, on va dire, et puis il a rejoint, il a rejoint ça, il a rejoint la vision, donc, rigoriste, qui est en fait aussi devenue, par la force des choses, la vision qu'on retrouve dans la société. Voilà. Donc c'était, Juste une vidéo pour expliquer un peu l'origine de cette sensibilité. Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à les poster. Et puis quand j'aurai un moment, je reviendrai. D'accord. À bientôt, mes amis.
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