
A French monologue on how Maghrebi citizens often see the state as an all-powerful parent figure responsible for their welfare and their failures alike. The speaker contrasts this with French individualism, traces it to Algeria's post-1962 statist model, and argues it fuels fraud, welfare dependence, and occasional violence against officials.
Bonsoir mes amis, c'est toujours moi, cheveux coupés, différentes lunettes, etc. Aujourd'hui je suis venu vous parler d'un sujet très important, c'est la relation que nous avons avec l'État au Marigrippe. dû à l'éducation, j'utilise éducation si vous voulez dans le sens pratiquement anglo-saxon du terme, ça signifie que je ne parle pas de l'éducation genre bonjour madame, bonjour monsieur, je parle plutôt de l'éducation qui se voit à travers les relations qu'on peut avoir avec son monde, avec sa société, etc. Donc, en fait, les gens au Maghreb, on a l'impression que l'État est une sorte de figure paternaliste, quasi-divine, qui doit gérer toute leur vie, qui doit tout faire pour eux. Je vous donne un exemple, vous regardez par exemple en France, si un type, l'hiver arrive et puis l'eau commence à couler dans sa maison, la toiture n'est pas étanche, et bien, il va Il va, par exemple, s'en plaindre et les gens vont lui dire, écoute, déménage, vends ta maison et puis achète-toi un appart ou une maison plus petite que tu pourras maintenir. Prends, je ne sais pas, prends-toi un prêt bancaire et puis répare ta toiture. Je ne sais pas, les gens font une réparation temporaire, etc. Mais remarquez, tout ce que je viens de vous dire là, tout ce que je viens de citer là, comme élément, comme solution, ce sont des solutions qui s'exercent au niveau individuel. Ou à la rigueur, même si elles sont collectives, ça n'ira pas au-delà du cercle familial, genre, ben, va voir tes parents, va essayer de voir s'ils peuvent te prêter un peu d'argent ou autre pour réparer la toiture. Ça s'arrête là. Au Maghreb, si la toiture commence à couler, les gens, ils vont pleurer devant le monde entier, devant les caméras et tout en disant, regardez, l'État ne fait rien pour nous. D'accord ? C'est la responsabilité de l'État. Alors, d'où ça vient ? C'est très difficile à dire, mais c'est probablement un long processus. Il faut savoir que, par exemple, l'État algérien, depuis la fondation d'Algérie en 1962, le pays a suivi une fois la voie du communisme, n'est-ce pas ? Il a suivi la voie du communisme. Et donc, c'est vrai qu'il y avait un État très fort, un État providentiel, qui contrôlait les moindres faits et gestes des gens, et en même temps voulait leur assurer le plein emploi, leur assurer le logement, leur assurer tout ça. Et l'État algérien, jusqu'à maintenant, fait beaucoup plus pour s'y administrer que ferait un État comme celui de l'Angleterre, ou l'État français, ou autre. Mais n'empêche que le Maghrébin lambda, pense que s'il est malheureux, s'il ne va pas bien, c'est à cause de son État. Il pense que si l'État faisait son travail, si l'État était à la hauteur, si l'État lui donnait plus, il aurait été heureux. Et s'il est malheureux, ça ne tient qu'à une défaillance ou une carence de l'État. Donc en même temps, si vous remarquez bien, l'État va jouer un double rôle. En même temps, c'est la figure paternaliste providentielle Mais en même temps, c'est l'ennemi à abattre, parce qu'en même temps, cette figure ne fait pas assez, cette figure fait mal, cette figure ne fait pas du tout, et que donc en même temps, on est l'ennemi constant de cet état-là, qui est responsable de notre malheur à l'échelle individuelle. Voilà un peu comment ça marche. Donc, ça va faire quoi ? Ça va faire développer une culture d'assistanat. que la personne pense que de toute façon, du moment qu'elle est née, qu'elle est sur Terre, il faut bien que son État ou l'État d'un autre pays s'en occupe. C'est normal que l'État te paye ton loyer, c'est normal que l'État te loge, c'est normal que l'État te soigne, que l'État t'habille, que l'État fasse taire celui qui tient des propos qui ne te conviennent pas. Tu t'en réfères à l'État de toute façon. Maintenant, vu que l'État ne fait pas assez, il ne fera jamais assez de toute façon, Ils ont mis la barre tellement haut à cet état-là qu'ils n'arrivent même pas à la cheville de leurs objectifs. Et donc, tu as le droit de tricher, tu as le droit de voler l'État, parce qu'en réalité, ce que tu es en train de faire, quand tu voles l'État, quand tu falsifies des documents, par exemple, pour obtenir des aides ou quand tu n'as pas le droit, ou tu utilises plusieurs identités pour obtenir des allocations chômage ou différents noms, etc. En fait, ce que tu es en train de faire, ils n'ont aucun problème moral avec ça parce qu'ils sont en train de prendre leur dû, en quelque sorte. Ça signifie que normalement, dans un monde normal, si l'État faisait normalement son travail, ce qu'il se passe, cet argent qu'ils sont en train de prendre, normalement, il l'aurait eu de plein droit en premier lieu, sans avoir besoin à faire ce extra mile, comme on dit, à devoir s'abaisser à falsifier et tout ça. Mais en fait, le fait de falsifier, ce n'est pas un problème du tout. On a, par exemple, Vous allez voir dans plusieurs pays occidentaux, si tu veux creuser un puits, tu dois payer une taxe. Aux Etats-Unis, il y a plusieurs Etats où tu dois payer une forte taxe à l'Etat pour pouvoir exploiter, obtenir une autorisation pour exploiter l'eau qui est sous terre. En Angérie, ils leur ont dit, vous creusez un puits, pour vous-même, sur votre propre terre, pour vous, et puis l'Etat vous subventionne, l'Etat vous donnera de l'argent, pour vous aider à couvrir les frais de recherche d'eau, etc. C'est énorme. Tu ne vois pas beaucoup d'états qui font ça pour les gens. Mais qu'est-ce qu'ils ont été capables de faire ? Ils ont été capables de creuser des trous verticaux, les remplir, amener 6 tonnes d'eau, les remplir d'eau, et puis appeler la commission, appeler le fonctionnaire qui s'occupe des subventions et lui dire, viens voir, on a trouvé de l'eau, on a un puits. Ils prenaient l'argent et puis le lendemain, le puits était sec. Ils sont très contents alors que l'Etat les aidait pour qu'ils puissent obtenir de l'eau pendant les deux ou trois prochaines décennies. Et en fait, non, ils veulent juste l'argent, le claquer vite. Cette mentalité-là fait aussi que beaucoup de gens considèrent l'État comme leur ennemi à tel point qu'ils sont prêts à recourir à la violence, par exemple, contre tous les employés de l'État, les agents de l'État, que si jamais il y a des mouvements terroristes ou autres, ou pseudo-révolutionnaires, ou pseudo-n'importe quoi, qu'ils sont prêts à aller en découdre avec la violence et créer l'anarchie, Ils sont très contents parce qu'ils se disent, finalement, mon malheur à moi, il vient de cet état. Ma vie est gâchée à cause de cet état. J'aimerais bien que l'état tombe, que l'anarchie arrive, et puis comme ça, au moins, dans l'anarchie, peut-être que je pourrais me réaliser. Mais ils n'arriveront pas à comprendre qu'il y a une question de responsabilité individuelle, il y a une question de prendre en main sa propre vie, sa propre destinée. Cette question-là, ils ne l'ont jamais abordée, elle n'est jamais fleurie. Et au pire des cas, quand tu leur parles comme ça, tu vas obtenir un discours victimaire. Oui, mais il m'empêche, il me bloque, il ne me laisse pas et tout. Alors que je veux dire, c'est ouvert, c'est devant toi. Si tu as envie de faire les choses, fais-les. Et ça, quand on a une immigration en provenance de ces pays, si les gens sont ramenés et que personne n'aille, par exemple, prendre le mégaphone à l'aéroport et leur dire très fort, écoutez, vous arrivez ici, l'État, n'attendez rien de l'État, débrouillez-vous vous-même, et tout, si personne ne les rend sensibles à cette différence qu'il y a entre leur pays et le nouveau pays où ils arrivent. ils vont juste vouloir chercher le premier bureau d'aide sociale. C'est tout. Ils considèrent qu'il y a au moins un état normal qui fait les choses, qui donne l'aide sociale, qui paie les loyers, qui paie tout, c'est normal. Mais il ne fait pas assez, on va commencer à tricher. Et ainsi de suite. C'est pour ça, ça cause des désastres en fait. Je vous dis ça, je suis très amer en vous disant ça. Ça cause énormément de désastres parce que ça crée Ça crée des pans de la population qui vivent d'assistanat, qui vivent de trafic, qui vivent des choses comme ça. Mais une faible faction arrive à décoller au-dessus de cette condition-là à cause de cette mentalité de voir l'État comme une sorte de divinité qui leur doit tout. Enfin voilà, c'était juste une petite remarque.
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