
A first-person French monologue responding to another creator (Davey) about perceived progressive decline of urban neighbourhoods (Brussels-Midi, parts of France) due to immigration. The speaker recounts personal anecdotes (refused pizza delivery and taxi service), argues that local populations have ceded territorial claims through disengagement, and warns of expanding "zones sensibles" and demographic "replacement." The tone is reflective, critical, and resigned.
Bonjour, ceci est une vidéo-réponse à Davey qui m'a fait une vidéo hier. Il me parlait en fait de la décrépitude progressive de la région de Bruxelles-Midi, c'est là où il y a la gare internationale. Et en fait, ce qu'il dit dans sa vidéo, c'est que très rapidement, on va dire en une dizaine d'années de temps, Il y a eu énormément d'immigration de bouches qui a débarqué dans la zone de Bruxelles, dans le centre-ville, en fait. Et progressivement, le centre-ville s'est transformé en coupe-gorge, où les locaux se sentaient en insécurité, où les locaux se sentaient, on va dire, tout simplement, pas les bienvenus. En fait, ils se sentaient exclus. Ils ont été repoussés vers les banlieues. Et puis, ils seront progressivement repoussés de plus en plus. En fait, C'est un phénomène que j'ai constaté un petit peu partout. C'est un phénomène qui existe en France, qui existe en Belgique, qui existe dans une moindre mesure en Suisse, mais qui arrive également. Malheureusement, je vais te dire quelque chose. Le fait de vivre dans un pays depuis des générations, depuis très longtemps, de l'avoir construit, de l'avoir peut-être défendu, de l'avoir arraché par des guerres ou autres. Étonnamment, Ça ne te donne aucun droit. Ça ne donne strictement aucun droit sur ce pays-là. Le seul droit qu'on peut avoir sur un pays, c'est le droit qu'on revendique. Donc, les Français aujourd'hui, par exemple, ou bien les Belges ou autres, ont perdu toute notion d'identité, ont perdu toute notion de nation. La notion de nation elle-même est devenue une notion honteuse, criminelle, à la limite. Donc, ils se disent, on se désengage, on va se désengager de ce pays. Ce pays-là n'est pas à nous, ce pays-là n'est pas plus à nous qu'à autrui. Quelqu'un qui est français depuis 12 générations va te dire qu'il est là par hasard, il est né ici, il aimerait bien qu'il y ait un pays qui est défini par des frontières, mais il aimerait bien qu'on abatte ces frontières, qu'on casse les murs et puis qu'on laisse le pays au faire au tout-venant. Donc, bien sûr, la Terre est peuplée d'humains. et la majorité de ces humains-là sont plus revendicatifs que l'Européen moyen. Donc, si un Européen dans son coin déclare qu'il n'a aucune revendication sur un pays ou sur un territoire donné, bien sûr, tu peux prendre une montre chrono et puis tu vas voir à quelle vitesse vont arriver des gens qui vont déclarer en fait une souveraineté sur ce territoire-là. et avec le temps, ils vont repousser ceux qui étaient là avant, et puis ce territoire va en fait, de fait, leur appartenir. Il y a plein de régions en France, il y en a 750 qui sont officiellement répertoriées par le ministère de l'Intérieur, on les appelle des zones sensibles, mais en réalité ce n'est pas des zones sensibles, ce sont des zones où le français moyen n'a pas le droit d'aller, en fait. Il peut tenter, il pourrait essayer. Mais généralement, ça se termine par des agressions, ça se termine par des brimades. Et en fait, même la police, même les services de l'État ne vont pas. Moi, je me rappelle, j'étais, il y a quelques années, dans le 19e arrondissement. Bon, maintenant, il a été repris un petit peu en main, ça a été un petit peu nettoyé. Ce n'est pas le cas, malheureusement, d'autres zones. et j'étais avec des amis dans un appartement et puis on avait téléphoné, ça fait un peu drôle quand je dis j'étais avec des amis dans un appartement, ça fait en fait le maghrébin qui squatte un appart pour faire des trucs louches. Non, tout simplement j'étais chez un ami qui y a un appartement dans le 10ème arrondissement, c'est aussi simple que cela. Mais c'est vrai que des fois, le poids des mots... Alors, je disais qu'on avait pris une feuille, On était collègues, on fêtait la faillite de l'entreprise où on avait travaillé. Et on avait voulu commander des pizzas. Alors on a sorti un prospectus, on a pris une feuille, on a commencé à prendre des notes. Chacun avait choisi une pizza. Puis on a téléphoné à l'entreprise qui livrait les pizzas ainsi donc. Et ils ont pris la commande et quand on a donné l'adresse, ils ont dit qu'ils étaient désolés mais qu'ils ne venaient pas à cette adresse-là. En tout cas, pas après le coucher du soleil et comme c'était la nuit, on a dû se passer de pizza ce soir-là. Et plus tard, quelques heures plus tard, il était une heure du matin ou minuit, j'avais décidé de rentrer chez moi. Et ce qui se passe, c'est que j'avais téléphoné à un taxi pour qu'il me ramène à la maison et en fait quand j'ai donné l'adresse la compagnie de taxi m'a dit on est désolé mais on vient pas vous pouvez marcher ils m'ont donné une adresse la plus proche de laquelle j'étais ils m'ont dit si vous pouvez marcher jusque là on pourra venir vous chercher mais notre voiture ne viendra pas là où vous êtes Donc voilà, c'est un petit peu... J'habitais en France depuis très peu de temps, à cette époque-là, et c'est vrai que ça m'a fait une découverte un petit peu de ce pays. Et la Belgique et d'autres endroits, c'est pareil. Les locaux qui ne revendiquent rien sont chassés, c'est aussi simple que ça. Je ne sais pas quoi dire de plus. Ça me paraît tellement évident aujourd'hui. Je vois ce remplacement de population. Alors, c'est vrai que le remplacement de population, il n'est pas fait à l'échelle de la nation du jour au lendemain. Bien sûr, on ne remplace pas des populations comme ça. Mais en France, déjà, il y a 750 zones où officiellement la population est remplacée. Il y en a peut-être 1000 autres où la population est réellement remplacée. Ce n'est pas encore dans les statistiques officielles, ça viendra. Et puis un jour, fatalement, ces zones-là, ces zones qu'on dit sensibles, vont commencer à se toucher, vont commencer à former des agglomérats urbains de plus en plus grands. Et puis finalement, il va falloir faire quoi ? Il va falloir faire comme les Palestiniens, mais à un moment donné, il va falloir essayer de trouver des endroits où partir. C'est triste. Je sais pas, c'est ce qui me passe par la tête, parce que... C'est pas que j'ai envie de ça. C'est pas que j'ai envie de ça. Quand même, moi, si j'ai quitté... Si j'ai quitté le Maghreb, j'ai pas envie d'avoir un autre Maghreb en Europe, on se comprend. Je veux dire, si le Maghreb était parfait, j'y serais resté. Donc bon, je vois que vous, vous cherchez vraiment, avec beaucoup d'énergie, beaucoup de force, à créer un autre Maghreb chez vous. Qu'est-ce que je peux vous dire, après tout... Quelque part, vous êtes libre de le faire, mais... Je ne comprends pas le sens de tout ça pour être honnête.
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