Rester à l’aide sociale au lieu de travailler ?

Monologue arguing against staying on social welfare instead of working. Speaker responds to a viewer who said social benefits make work not worth it, gives personal anecdotes (including refusing welfare in Germany and residency card pressure), explains economic benefits of work over time (experience increases pay), warns of political cuts and degrading access to welfare, and highlights negative social and intergenerational incentives (young mothers, absent fathers, normalized non-work). Advice: seek employment and professional development to escape dependency.
Mes amis, bien le bonjour. Il y a quelqu'un qui m'a écrit de Suisse, en particulier, n'est-ce pas ? Et il m'a dit que, tu sais, là où je vis, ça ne vaut pas la peine de travailler parce que il vaut mieux être au service social, n'est-ce pas ? Il m'a dit, vu ce que je touche, vu les aides que j'obtiens avec les services sociaux, je ne vois pas vraiment la raison pour laquelle j'irais travailler. Je n'ai pas de motivation, on va dire, extrêmement pointue, extrêmement précise de laisser ce confort, on va aller travailler ailleurs. Alors, qu'est-ce que tu me conseilles ? Voilà un petit peu la teneur de son message. Alors, j'aimerais vous dire un truc. Je comprends, il y a beaucoup de pays où c'est comme ça, il y a beaucoup d'endroits. Même au Royaume-Uni, ça a été comme ça à une époque. Bon, aujourd'hui, ça l'est un petit peu moins. Mais il y a des pays, prenez la France par exemple, c'est un excellent pays où on pratique cela. Même aux États-Unis, dans beaucoup d'endroits, on pratique cela. c'est que tu échoues, d'accord ? Tu échoues sur le plan professionnel, tu échoues sur le plan social, et qu'est-ce qu'on fait ? On va sponsoriser ton échec. Ça signifie juste montre-moi que tu ne travailles pas, et puis on va te donner de l'argent. Vous savez, j'ai vécu en Allemagne une époque, et puis je me rappelle qu'on a refusé, à un moment donné, on a refusé de renouveler ma carte de séjour. Et la responsable, quand j'étais me plaindre, la responsable m'a dit « Ah non, je ne peux pas parce qu'il va falloir que vous alliez aux services sociaux, n'est-ce pas ? Vous obtenez de l'argent de leur part. Quand vous me ramenez un papier comme quoi vous avez obtenu de l'argent, moi ce que je fais, c'est que tout de suite je vais renouveler votre carte de séjour. » Elle me faisait de la pression, du chantage. Et en fait, j'ai refusé. J'ai dit mais je gagne ma vie. J'avais à l'époque une petite boîte, j'étais auto-entrepreneur comme on disait. J'avais des clients, je ne gagnais pas des milles et des cents, je n'étais pas un millionnaire, mais j'arrivais à vivre, j'arrivais à payer mon loyer, mes factures, ma nourriture, sans compter sur qui que ce soit. Je payais des impôts aussi, j'avais même des avis d'imposition, mais elle me disait non, je veux du service social. En fait vous voyez ce que je veux dire, il y a des pressions réelles, il y a des pressions pour faire ça. Et j'ai connu dans des cas le plus terrible, des familles, t'as un enfant qui naît, t'as un bébé franchement, le bébé il a 5 jours, il est sorti à peine de la maternité, ils prennent sous le bras et ils vont faire la queue au bureau du service social. Ils vont le montrer à l'assistante et dire voilà, on a un nouveau membre de la famille, il va falloir l'inscrire. Et puis comme ça, les services sociaux commencent à verser de l'argent pour cet enfant. Vous voyez ce que je veux dire? Donc, c'est réellement du sponsoring, du sponsoring de l'échec. Moi, j'aimerais vous dire, si vous êtes dans cette situation là, il va falloir absolument vous en sortir, même si sur le plan là maintenant, sur le sur le court terme, ça peut vous sembler quelque chose d'extraordinaire que bon voilà, je travaille pas, je regarde la télé et puis on me paye. Je vous conseille sincèrement de sortir de là parce qu'il va falloir regarder la situation, pas seulement sur maintenant, mais il faudra la regarder sur 2 ans, 5 ans, 10 ans, je vous raconte. Imagine que maintenant tu trouves un travail. Là, tu dis bon, je laisse tomber les services sociaux, je trouve un travail. Ce travail me paye peut-être 10%, 15% de plus que ce que je touche avec les services sociaux, mais en même temps, Voilà, il me fait travailler, je dois sortir le matin, je bosse cinq jours par semaine, tout ça. OK, moi, je veux bien comprendre que sur le plan purement économique, là, vu à court terme, tu dis mais ça ne vaut pas la peine. Est ce que tout ça, ce que je suis en train de travailler, peut être pour 300 euros, peut être que ça vaut la peine. Je veux dire. Si on se projette dans 5 ans, dans 5 ans, tu as 5 ans d'expérience professionnelle. Ça signifie que dans 5 ans, tu as gagné du galon. Dans 5 ans, tu as peut-être fait de nouvelles formations professionnelles, tu es plus expérimenté, n'est-ce pas ? Donc, que va-t-il se passer ? Dans 5 ans, normalement, ton CV ou ton profil va sur le marché valoir plus. Ça signifie que peut-être, au départ, quand tu as commencé, tu touchais 15 % de plus que ce que te donnait le service social. Mais peut-être dans 5 ans, tu es peut-être à 50% de plus que ce que t'aurais donné le service social. Dans 10 ans, tu as peut-être le double de ce que t'aurais donné le service social. Donc déjà, tu vas faire avancer ta situation et prendre ton indépendance de ce système. Autre chose, il faut savoir. Avec le temps, je te dis, dans 5 ans, tu touches peut-être 50% de plus que le service social, mais c'est peut-être pas complètement vrai. Parce que si tu reviens en arrière et tu vas voir le service social dans 5 ans, si ça se trouve, ils ont baissé. Parce que le problème, c'est qu'aujourd'hui, il y a de grandes pressions sur ces budgets-là. Assez régulièrement, on a des campagnes politiques qui se basent sur le fait que le service social nous coûte trop cher. Tu ne trouveras jamais une campagne politique disant que les banques nous coûtent trop cher, ou que l'armée nous coûte trop cher, ou qu'on dépense trop en armes, ou qu'on dépense trop en éoliennes ou en investissements idéologiques. Ça, ça ne va pas arriver. Par contre, tu vas voir très souvent des gens qui vont faire campagne en disant qu'on distribue trop d'aides sociales. Et alors, ce qui se passe, c'est qu'une fois qu'ils arrivent au pouvoir, ils vont commencer à presser, ils vont commencer à serrer ce budget-là. Que va-t-il se passer pour les gens qui sont dans ces bureaux d'aide ? Ils vont voir que les conditions d'accès vont devenir de plus en plus difficiles, de plus en plus humiliantes, de plus en plus dégradantes, et aussi les sommes auxquelles ils ont accès, les aides auxquelles ils ont accès, ont significativement baissé, tu vois ce que je veux dire. Le problème, c'est qu'au lieu de prendre ton indépendance, et puis utiliser tes compétences, et puis acquérir de nouvelles compétences, de nouvelles expériences sur le marché, ce que tu vas faire, tu vas rester pied et poing lié dans ce système-là, et tu ne sauras pas ce qu'ils vont faire de toi. Potentiellement, ça peut arriver, ils ont fait ça au Royaume-Uni, potentiellement un jour, Tu peux avoir un non-politique qui arrive et qui dit « basta, c'est fini », qui dit « vous êtes valide, n'est-ce pas, allez trouver du travail, si vous n'avez pas de travail, nous c'est fini, on est gentil, on te donne un kilo de riz par semaine et puis voilà, pour le reste tu dors sous le pont ». Est-ce que tu as envie vraiment d'aller là ? C'est vrai qu'il faut réfléchir aussi sous cet angle, c'est que tu n'es pas dans une solution de pérennité, je suis le service social, tu vas dépendre réellement 100% de l'État et ce n'est pas toujours une situation confortable. Enfin, voilà, je voulais juste vous dire cela parce que c'est quand même important et c'est fait de manière tellement brutale. Vous savez, par exemple, au Royaume-Uni, on a ça, mais il y a énormément ça aux États-Unis aussi. On a des incentives. Un incentive en anglais, c'est un encouragement. On a des incentives pour que les pères abandonnent leur famille, pour que les nanas face des bébés, puis elles restent toutes seules avec leurs bébés. Pourquoi ? Parce qu'elles reçoivent plus d'aide. On a aujourd'hui des gamines dans certains quartiers, tu as des gamines des fois de 15, 16 ans, 17 ans, voire même beaucoup moins que cela, qui sont en train de pousser, qui sont en train de marcher dans la rue avec une poussette et un bébé à l'intérieur. Elles sont seules. Tu les vois des fois à l'arrêt de bus, le bébé, elles sont en train de fumer comme ça. Et puis tu te dis, mais quel désastre social cette histoire, quel désastre social. Mais ça a été encouragé. Pourquoi ? Parce que Ces jeunes femmes, souvent elles sont dans des foyers très déficients, donc des foyers où ça va très mal. Alors, ce qui se passe, c'est qu'elles commencent à vouloir sortir de leur foyer. En plus, pense aussi à une chose, peut-être je ne l'ai pas mentionné, mais j'aurais dû. C'est que très souvent, quand le père travaille, Eh bien, les enfants dans ce foyer ont quand même une valeur de travail, ils ont une référence, ils voient leur papa sortir travailler, donc quelque part, ça va créer un cercle virtueux où eux aussi auront envie un jour de pouvoir finir leurs études, de trouver un travail, de devenir indépendants. Alors que lorsqu'ils savent que les assistants sociaux viennent les voir régulièrement et que leurs parents sont humiliés par une assistante sociale qui a 19 ans et demi, qui vient vérifier leur frigo, qui vient vérifier leur maison et piquer leur signe d'échec, Et bien cette humiliation là se transmet de génération en génération et souvent ces enfants n'ont pas envie de devenir millionnaire. Alors j'ai vu des enfants d'assistés sociaux qui sont devenus millionnaires ou qui à la rigueur ont envie de l'être. Mais la plupart du temps, c'est des malédictions qui se communiquent de génération en génération. On a des endroits ici au Royaume-Uni où il y a des Il y a pratiquement des endroits où tu as trois générations de personnes qui n'ont jamais travaillé. Tu as des jeunes enfants et puis tu as leurs parents, tu as des grands-parents et personne n'a travaillé. D'accord ? Personne n'a travaillé de sa vie. D'accord ? On a occupé un emploi. Alors bien sûr, pour qu'on se comprenne, c'est que ici au Royaume-Uni, quand je dis une génération, on est en train de parler de 15-16 ans aussi. On n'est pas en train de parler de... de l'ancien régime où tu avais quand même le grand-père qui avait 80 ans aujourd'hui le grand-père il a le grand-père il a 38 ans n'est ce pas on se comprend donc c'est c'est des tares sociales et malheureusement ces tares sociales elles ont l'heure de se communiquer de génération en génération et malheureusement causer beaucoup de dégâts sur les sur les enfants d'accord donc tu as envie quand même que tes enfants aient un exemple et je vous disais dans ces familles Eh bien, tu as très souvent le papa qui est là en train de jouer avec la Xbox, il passe des nuits blanches à jouer là, il n'a rien d'autre à faire, ou de regarder la télé, ou bien prendre une série Netflix de 50 épisodes et se les taper du premier jusqu'au dernier. La maman, elle fait absolument pareil. Et puis bon, les enfants sont à l'abandon aussi. Personne qui travaille, personne qui fait quelque chose de productif dans la société. Et ceci, bien sûr, va créer une situation où parfois, tu as la gamine de 15 ans qui se dit, tu sais, moi, si je tombe enceinte, je vais pouvoir obtenir aussi un logement de la part des services sociaux, comme mes copines ont fait. Parce que voilà, ça se fréquente parmi, n'est-ce pas? Et puis après, ils se disent, moi, ma copine, elle a 16 ans, elle a fait un bébé. Puis pratiquement en neuf mois, c'est très rapide quand même. Là, on est en janvier. La nana peut se dire qu'on est en janvier et bon, tout dépend un petit peu. Il y a un calendrier qui est associé à ces choses-là, donc tu ne peux pas le faire genre sur commande, mais presque, surtout quand tu es jeune, parce que le système fonctionne. Ce n'est pas comme une... C'est pas comme une croix de ras génère qui veut tomber enceinte, c'est une autre histoire. Mais quand la gamine a 16-17 ans et elle veut tomber enceinte, pratiquement, elle le fait sur commande. Et puis à partir de là, elle peut se dire en septembre, j'ai accouché, Noël prochain, je suis en train de le fêter dans ma nouvelle maison. Et c'est exactement ce qui se passe. Ça signifie que les services sociaux créent une incitation, une incité, comme je vous le disais, à ces gamines d'aller d'aller tomber enceinte, faire un bébé, et puis comme ça, elles sont prises en charge. Elles reçoivent de l'argent, elles reçoivent la télé, la maison, tout ça. Et puis, elles sont là et elles continuent, ça va perpétuer ce système-là. Il faut savoir que dans un système aussi dissolu, quand l'enfant va grandir, il ne faut pas attendre que l'enfant, eh bien, il va grandir dans un environnement où il va connaître des références solides et tout ça. Non, il n'a pas de père, il a une mère qui est elle-même une gamine, qui est elle-même immature. Et forcément, voilà quoi, 10-12 ans, il est déjà dans la délinquance et tout, et puis on va retrouver cet art social, encore une fois, qui va en partir de génération en génération. Donc, ça c'est aussi important, parce qu'en te finançant ton échec, on finance aussi l'échec de ta descendance. D'accord ? C'est pour ça qu'on le fait, parce qu'autrement on ne l'aurait pas fait, il faut bien comprendre. Ce système n'est pas ton ami, d'accord ? Il ne te donne pas de l'argent parce qu'il t'aime bien. La seule raison pour laquelle ils donnent de l'argent, c'est qu'ils ne t'aiment pas bien. Dans l'histoire allemande que je t'ai racontée, j'ai refusé l'aide sociale. Et ce qui s'est passé, c'est qu'on a refusé de me renouveler ma carte de séjour, n'est-ce pas ? Et ça a été un bras de fer qui a duré 2-3 mois. Et j'ai fini par déménager et changer de région. Il faut savoir qu'en Allemagne, comme c'est... L'Allemagne est un... d'un état fédéral, les régions sont relativement d'indépendance les unes par rapport aux autres. Et en fait, j'ai été ailleurs, je refais ma demande et on m'a relouvelé ma carte de séjour sans poser de questions. Mais j'ai tenu bon et je n'ai pas été chez les services sociaux. Je peux vous dire un truc. Si j'avais été à l'époque chez les services sociaux, tu veux savoir, j'y serais encore. D'accord, c'est fini. Ce n'est pas des choses dans lesquelles tu t'engages et après tu te dis, oui, bon, je le fais maintenant parce que je fais pendant trois mois, pendant six mois, pendant un an, parce que j'ai une phase difficile, j'en ai besoin. Non, non, non, il faut que tu le fais. C'est foutu. C'est parti. C'est parti pour toujours. Ce n'est pas quelque chose. dans laquelle tu peux t'engager et puis dire bon voilà ma vie a changé maintenant je vais revenir en arrière à moins que tu gagnes à la loterie c'est encore autre chose mais une fois que tu rentres dans ce système et bien il est très fort et il est capable de s'auto-entretenir dans ta vie et ne te laisser aucune porte de sortie voilà mes amis merci d'avoir écouté jusqu'ici et puis on se voit dans une autre vidéo.
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