
A short French-language YouTube monologue in which the speaker (self-identified Maghrébin) returns with a new season and explains he makes videos out of disappointment. He contrasts expectations of resilient European publics with finding 'depressed, domesticated' populations, then raises skeptical questions about global debt — its astronomical size, who could possibly lend more money than exists on Earth, and whether the debt is largely virtual. He connects debt to geopolitical violence, describes it as a new tax and a shift from an economy of creation to one of spoliation, and ends with a pessimistic outlook.
Bonjour tout le monde, donc voilà, je suis de retour. Nouvelle saison, nouvelle caisse, toujours la même gueule de Maghrébin. Pour ceux qui prennent le train en marche, je suis Maghrébin, CPA comme dirait certains, c'est à dire chance pour l'Angleterre. Et puis je viens vous parler de choses et d'autres. Alors, avant tout, je ne saurais pas vous dire pourquoi je fais des vidéos. Mais peut-être je l'ai fait parce que je suis déçu. Je suis déçu parce que avant de venir vivre en Europe, j'ai passé en fait la moitié de ma vie en Europe et la moitié de ma vie en Algérie. Et avant de venir en Europe, je m'étais beaucoup intéressé à l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Et ce qui se passe, c'est que je m'attendais à trouver des peuples combatifs. Et quand je suis arrivé ici, Je découvre quoi ? Je découvre des peuples déprimés, domestiqués et se faisant truander par le premier venu. Le problème c'est que vous et moi nous sommes quelque part liés. Nous sommes liés maintenant par l'histoire parce que je suis ici et puis votre sort je le partagerai. Ce qui fait que j'ai un problème maintenant avec ça, parce que si vous vous partez dans le tout à l'égout, moi je pars avec vous et j'ai pas envie de partir là-dedans. Donc voilà, c'est pour ça que j'essaye un petit peu de faire des vidéos et puis de partager mon ressentiment avec vous. Alors aujourd'hui le but de la vidéo c'est vous poser quelques questions sur la dette, enfin partager avec vous des questions que je me pose sur la dette. Alors on nous parle de la dette avec un grand D et puis on nous dit qu'on doit tous y passer, qu'on doit tous laisser une grande partie de nos revenus à rembourser cette dette. Alors maintenant Quand je regarde les chiffres de cette dette, c'est des chiffres qui dépassent, si j'additionne la dette du monde occidental, donc la dette des Etats-Unis, Canada, Europe, c'est des chiffres qui dépassent l'entendement, c'est des chiffres qui dépassent toute la somme, tout l'argent imprimé sur Terre, ne suffirait pas aujourd'hui à rembourser la dette. Alors, il y a deux questions qui me viennent tout de suite à l'esprit. Qui, quelle est la partie, Quelle est la personne, quel est l'organisme qui a été capable de nous prêter plus d'argent que ce qu'il y a sur terre ? C'est quand même le problème là, parce que si tu veux 100 euros, tu demandes à un ami. Si tu veux 10 000, tu vas peut-être emprunter de l'argent à la banque. Et maintenant, si tu veux plus d'argent que ce qu'il y a sur Terre, tu le demandes à qui ? Qui est capable de te le prêter ? Alors déjà là, il y a un problème. C'est-à-dire que cette dette a l'air d'être totalement virtuelle. C'est un petit peu comme le réchauffement climatique. Alors ça, c'est la première question que je me pose. La deuxième question, c'est pourquoi ne pas envoyer les P52 ? Oui, mais regardez, on a fait des guerres en Irak, on a fait des guerres en Afghanistan, on a fait des guerres en... plein d'autres pays pour des gains relativement minables par rapport à la dette que nous avons aujourd'hui. Alors, si nous devons faire une guerre pour de l'argent, il n'y a pas mieux que de la faire pour la dette. C'est-à-dire que ce qu'on fait, cette partie-là, cet organisme, ces groupes de personnes qui nous réclament de leur rendre plus d'argent que ce qu'il y a sur terre, pendant qu'elle leur a envoyé les troupes, pendant qu'elle leur a envoyé les B.C. qu'on doit, et puis on les enterre sous des tentes de gravats et puis on n'en parle plus. Et puis on efface la dette et on recommence à zéro. C'est quoi le problème ? Donc, en fait, cette dette-là, c'est encore une nouvelle taxe. J'ai l'impression que c'est juste une nouvelle taxe, comme la taxe carbone, comme l'argent qui est imprimé. c'est en fait le passage, elle vient signer le passage de l'économie occidentale, d'une économie de création, c'est une économie qui crée de la valeur, à une économie de spoliation. Aujourd'hui, nous sommes à la fin d'un système, c'est-à-dire qu'on a vendu les technologies à l'étranger, on a exporté les emplois à l'étranger, et puis, ce qui se passe, il ne reste plus rien ici, il ne reste plus de création. ou bien très peu de création. Donc qu'est-ce qu'il se passe ? Maintenant on passe à la spoliation, c'est-à-dire que tout ce que les gens ont réussi à accumuler sur des générations, il va falloir le leur prendre maintenant et les ramener au même niveau de vie qu'ils le sont manière. Et quand ce sera fait, les gens qui sont à vos têtes, peuples domestiqués, qu'est-ce qu'ils vont faire ? Ils vont prendre leurs jets privés et puis partir sous votre chute. Et vous laisser ici vous entretuer pour une baguette de pain. Voilà, donc aujourd'hui j'essaie de remporter le prix du pessimisme. J'arrête ici cette vidéo et puis je vous dis à la prochaine.
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