Rupture Conventionnelle et retrait d’offre d’emploi

Aldo (speaker) responds to a viewer's story: she asked her current employer for a rupture conventionnelle (RC) to leave but it was refused, so she asked her new employer to delay her start by a month and the new employer reacted poorly. The speaker explains why employers resist using RCs as a substitute for resignations, how recruiters prioritize candidates who can start quickly, and why delaying after accepting an offer can prompt employers to withdraw that offer. He gives practical advice: communicate regularly, be reassuring, and understand the employer's perspective to avoid losing an offer.
Mes amis bien le bonjour alors j'ai reçu un message d'une personne désolé d'ailleurs pour mon pour mon pull avec le frexit et tout ça c'est pas un canal politique mais bon on se comprend donc je disais n'est pas une personne m'a écrit sur le sur le téléphone n'est pas qui est là donc ce whatsapp elle m'a elle m'a envoyé s'il vous plaît m'envoyer pas de lien sur ce whatsapp ou de vidéos pour me demander ce que je pense parce que je vous cache pas Des gens prennent pour ChatGPT. Je vous assure, des gens, des fois, me balancent des PDF de 500 pages, me balancent des vidéos de 2 heures et me disent « Regarde et dis-moi ce que tu en penses ». Peut-être qu'ils ont confondu avec ChatGPT parce que si je dois regarder tout ce qu'on m'envoie, j'en ai pour des années en fait. D'accord ? Donc, s'il vous plaît, envoyez-moi vos questions, tout ça. Parlez-moi comme un humain. Parlez pas comme ChatGPT. Maintenant, la personne m'écrit, voici la question, elle me dit voilà, bonjour Aldo, je lui tends le livre toxique, tout ça. Et puis, voici ma situation. Elle est dans un travail. Et elle a trouvé un autre. Et elle a été vers son employeur pour lui demander une RC, une rupture conventionnelle. Bon, il l'a envoyé balader, comme vous pouvez imaginer. Et puis après, elle a dit à l'autre employeur, j'ai besoin d'un mois parce qu'elle a promis. Elle, elle pensait que la RC allait marcher. Elle pensait qu'elle allait dire à son employeur, je veux une rupture conventionnelle. Elle allait signer, sortir avec de l'argent et puis commencer la semaine prochaine. Cette fois-ci, comme la rupture conventionnelle a été refusée, elle se retrouve dans une situation où elle doit travailler pendant un mois, donc sans préavis, et elle doit rentrer un mois plus tard chez l'employeur, un mois de plus que ce qu'elle a promis. Elle m'a dit que l'autre employeur m'a traité un peu méchamment, le nouvel employeur n'était pas très content, tout ça, tout ça. Elle est un petit peu perdue. Alors, attendez, je cherche à... J'ai le soleil qui tape sur le téléphone. J'ai un papier ici. Je vais le mettre derrière parce que sinon, sinon, sinon, avec le soleil, il risque de s'arrêter. Voilà. Alors, qu'est-ce que je voulais vous dire? Premièrement, je parle souvent à des patrons. Il y a une chose qu'ils ne supportent pas, c'est que les gens veuillent utiliser la rupture conventionnelle à la place d'une démission. Ça signifie si quelqu'un a trouvé un travail ailleurs, le patron ne va pas s'attendre à lui donner de l'argent pour qu'il parte. parce qu'ils me disent, les patrons auxquels je parle, que des fois, ils ont pratiquement 2-3 fois par semaine des gens qui viennent leur demander une RC. Juste comme ça, donne-moi une RC, je vais partir. Et aussi, ils ont des fois des gens qui sont là depuis quelques mois seulement, qui demandent une lecture conventionnelle. Il y a des gens qui sont dans une entreprise depuis trois, quatre mois, qui arrivent, qui disent je veux une lecture conventionnelle. Ça ne marche pas comme ça. Parce qu'il faut réfléchir toujours par rapport à celui d'en face, à l'adversaire, si tu veux, ce n'est pas grave. Mais il faut toujours réfléchir par rapport aux gens qui sont face à vous. Est-ce que tu penses que le patron va créer, va gérer son entreprise en créant une situation où n'importe qui qui veut partir, on le paye pour qu'il parte ? Ça ne marche pas. Sinon, ça se saurait. Et puis, il se retrouverait avec des gens qui viennent passer quelques mois, prennent un gros chèque et partent, viennent passer quelques mois. Puis lui, là, au lieu de prendre des démissions, il est en train de signer. La démission est gratuite pour la compagnie. Elle est gratuite. La RC, elle est payante, donc ils n'ont pas envie de payer dans la mesure du possible. Ils sont comme tout le monde. Tout le monde veut obtenir des choses dans la mesure du possible, gratuitement. Alors, il y a des circonstances où la compagnie souhaite ardemment signer une rupture conventionnelle. Il y a des situations et des circonstances. Quelqu'un, par exemple, travaille à l'hôpital depuis très longtemps ou il a un handicap ou il y a une situation qui fait que Tu ne peux pas le virer juste comme ça. Tu ne peux pas le licencier, mais tu as envie qu'il parte. Et lui aussi, tu sens qu'il a envie de partir. Et là, tu dis, il y a un intérêt convergent. On peut s'asseoir dans un bureau et puis discuter entre gens raisonnables. Et puis, on arrivera à une situation où je te donne de l'argent, tu pars et on appelle ça une RC. Mais la RC ne peut pas, il n'a pas pour vocation à remplacer la démission. Ça, c'est le premier point. Deuxième point. Son autre employeur, n'était pas content quand elle a dit qu'elle allait venir au pouvoir commencer son travail un mois plus tard et il s'est fâché. Et je vais vous dire pourquoi aussi. La raison, c'est que plusieurs choses. Premièrement, quand tu veux recruter, j'ai été longtemps dans le recrutement. Quand tu veux recruter, tu cherches une solution. Tu as de l'argent, tu as de l'argent. Ça signifie l'argent que tu vas utiliser pour payer la personne. L'argent, il n'est pas un problème. L'argent, il est là. T'as un poste, t'as tout, la paperasse qui est toute prête et tout ça. tu as besoin de quelqu'un qui vienne résoudre ton problème. Ce que tu n'as pas envie. Tu n'as pas envie d'avoir des problèmes, d'accord ? Les problèmes, tu as envie de les résoudre, pas de les augmenter. Donc, ce que souhaite un recruteur ou un patron qui recrute, c'est d'avoir quelqu'un qui vienne résoudre ses problèmes, pas en créer de nouveaux. Or, il n'y a rien de plus moche que quelqu'un qui n'a même pas commencé sa première journée dans une entreprise et qui appelle, qui dit oui, j'ai des soucis, j'ai des problèmes et tout ça. Parce que là, tu te dis, oui, ça commence mal. Est-ce qu'on a bien fait de choisir cette personne par rapport à d'autres? OK, ça peut des fois remettre même en perspective le choix à la base, mais encore aussi autre chose dans ce cas particulier. Parfois, ça arrive qu'on ait beaucoup de candidats. En général, on en a toujours beaucoup, c'est même pas parfois, c'est tout le temps. On a plusieurs candidats qui arrivent. on fait des entretiens, on fait des présélections, tout ça, puis finalement, on arrive à 3, 4 candidats et on va choisir. On se dit, bon, allez, on doit dire non aux autres, on doit choisir un. On choisit qui ? Dans le cas de cette personne, il est parfois possible qu'on choisisse, si les candidats arrivent en termes de performance, en termes de promesses, ça signifie qu'ils ont le même niveau d'expérience, ils ont le même CV, ils présentaient tous bien, ils avaient tous le même niveau de motivation. On va choisir sur quoi ? Parfois, le détail qui peut balancer, qui peut peser sur la balance, c'est le fait qu'il y a un candidat qui peut commencer plus tôt. Ça veut dire que cette personne-là, elle peut commencer lundi prochain. Les autres, celui-là, il a peut-être trois mois de préavis. Les trois mois de préavis, c'est très dur, il faut qu'on en parle, mais trois mois de préavis, c'est très pénible de trouver un travail. Et puis, les autres ont un de moins chacun. Si on est dans une situation d'urgence, parce qu'un employé soudainement nous a laissé ou des choses comme ça. Parfois, on va privilégier la personne parce qu'elle peut commencer plus tôt. Elle dit qu'elle peut commencer plus tôt. Alors imagine tu la privilégies, tu privilégies cette personne et tu dis non à d'autres. Parfois même, au fond, parfois tu aurais préféré les autres. Mais il y avait photo, comme on dit en courte chevaux, il y avait photo. Et cette personne-là pouvait commencer un peu plus tôt, donc tu dis allez, je vais la choisir malgré tout. Tu la choisis, tu signes tout ça. Et juste après, tu dis non aux autres. Et après, elle t'envoie un message ou elle te fait un appel. « Oui, je suis désolé, j'ai des problèmes avec mon employeur actuel. Il ne me laisse pas partir. Je peux commencer. Mais passe-moi-ci le mois prochain. » Et là, tu as l'air bête. En tant qu'employeur, tu vois ce que je veux dire ? Tu as l'air vraiment... T'as l'impression de te faire arnaquer quelque part. Et tu commences même à douter de toi-même. Tu commences à te dire... Ouais, parce que vous savez... Il faut toujours réfléchir dans la tête des autres pour comprendre comment ils fonctionnent. Parce qu'un recruteur, c'est juste un employé. Un recruteur, c'est juste un employé. Moi, j'étais recruteur. Ce n'est pas moi qui signais les contrats, mais moi, je donnais mon avis. Je n'étais pas le seul à donner mon avis. Aujourd'hui, vous savez, quand vous faites un entretien, vous passez par 6, 7 étapes. Moi, j'étais l'une de ces étapes-là. Et je disais oui ou je disais non. Mais il y a une chose, quand tu dis non, Tu as mal, tu as toujours un peu... J'avais pas mauvaise conscience quand je disais non parce que c'était toujours sur de bonnes bases. Mais bon, t'as mal pour la personne parce que toi, elle préférait pouvoir dire oui, on est d'accord. T'as pas un plaisir à dire non, d'autant plus que ton travail, c'est recruter, c'est pas le contraire. Donc, t'as intérêt à ramener quelqu'un à un moment donné. Tu peux pas juste dire non, non, non, comme ça. Donc, il faut pas croire que les recruteurs cherchent à vous saquer. C'est pas ça. Au contraire, ils cherchent plutôt à recruter, comme leur nom l'indique. Quand tu dis oui, il y a quand même un degré de nervosité qui vient avec. Pourquoi ? Tu as peur que le candidat te trahisse. Tu as peur de dire oui et d'associer ta parole à une candidature, et puis après que le candidat ne soit pas très bon, ou que le candidat fasse des choses bizarres ou autre, et après toi tu passes. tu sens un petit peu comme si ta parole dans la compagnie a été affectée. Ah oui, à propos, parce qu'il y aura toujours quelqu'un qui va te rencontrer devant une machine à café et te dire, tu sais, là, le gars ou là, tu l'as chaudement recommandé. J'ai une mauvaise nouvelle pour toi. Tu sais, on l'a vu et voilà ce qu'il nous a dit ou il nous a laissé tomber ou ça n'a pas l'air d'être une personne sérieuse. Je ne comprends pas comment tu as pu dire oui. Donc, tu comprends? Donc, des fois, C'est ça un peu qui dérange, c'est pour ça que peut-être le recruteur a été un peu froid ou un peu glacial parce qu'il s'est dit c'est pas possible, j'ai recommandé cette personne, je l'ai choisi, tout ça, maintenant laisse tomber. Ils ont peur parce que les candidats, honnêtement, il y a des candidats que tu recrutes qui vont jamais venir. Ça signifie, ça arrive, des candidats, ils commencent à t'appeler, à dire oui, je ne peux pas commencer maintenant, tout ça. En fait, ils sont en train de faire des entretiens ailleurs, ils ne veulent pas te dire. Il y a ça aussi. C'est pour ça que des fois, en tant qu'employeur, tu t'inquiètes parce que des gens qui cherchent du travail, généralement, ils ne vont pas chercher du travail dans une entreprise. Ils cherchent du travail sur le marché. Donc, ils envoient des CV, des lettres, tout azimut. Et parfois, ils sont en cours d'entretien dans une entreprise, mais ils ont deux, trois autres entretiens qui sont en train de se dérouler les autres jours. Et puis toi, tu leur fais une offre. Ils disent oui, ils signent. Mais en fait, ils sont en train de continuer vers une autre boîte qu'ils préfèrent. Et ils ne sont pas sûrs que cette boîte, ça va aller jusqu'au bout. Donc ils vont jouer le temps. Ils vont dire oui, je ne peux pas commencer cette semaine. Je commence la semaine d'après. Donnez moi un peu de temps. Oui, oui, je vais venir. C'est vrai. Alors qu'ils sont en train de faire des entretiens ailleurs. Et à un moment donné, ils signent ailleurs. dans une entreprise qui les intéresse plus parce qu'elle a peut-être plus de prestige ou elle paye mieux ou le rôle est plus intéressant ou c'est plus proche de chez eux, peu importe. Et donc après, ils te laissent tomber. Et toi, tu te retrouves avec toute ta campagne de recrutement qui est par terre parce que tu as dit non à tout le monde. Et puis, tu as perdu des semaines ou des mois pour recruter. Et finalement, le candidat ou la candidate te laisse tomber et tu te ramènes au Moyen Âge. Donc ça, il faut aussi penser que les gens en face soient nerveux. Une des choses que vous pouvez faire C'est essayer d'être rassurant, essayer d'être rassurant. Ça signifie toujours même quand on vous fait l'offre et vous recevez l'offre et vous la signez et qu'il y a un temps. Essayez de communiquer au moins une fois par semaine ou une fois tous les dix jours. Moi, ce que je faisais en général, ça signifie des fois, je contacte l'entreprise et je dis oui, voilà, je suis très impatient de commencer. Est ce que vous auriez des documents que je pourrais lire avant? Est ce que vous aurez des pdf des trucs que je pourrais commencer un petit peu à explorer? les produits, tout ça, même si je ne vais pas nécessairement le faire. Mais ils vont toujours être gentils, ils vont me donner un accès à un portail. Ils disent oui, tiens, je vais te créer un accès démonstration. Comme ça, tu pourras regarder tout ça. Tu n'es pas obligé de regarder. Mais au moins, tu crées des points de contact réguliers avant le début de ta carrière chez eux pour rassurer, pour montrer que vraiment, tu es toujours motivé. Parce que dès que tu commences à dire oui, je ne suis pas sûr, je vous ai dit la semaine prochaine, mais est-ce que je ne peux pas commencer peut-être dans trois semaines, tout ça, L'inquiétude ou l'arrière pensée qui sera chez l'employeur, c'est qu'ils se disent ou là, il est en train de nous lâcher ou elle est en train de nous lâcher. Et parfois, parfois, et c'est pour ça, je vous dis, c'est pour ça, il est très important de garder le garder la pression parce que ça peut arriver dans certains cas où l'employé retire l'offre. Ça signifie, ça signifie, peuvent dire, peuvent se réunir et dire oui à propos l'ananas qu'on a recruté, qui devait commencer lundi. Elle devait commencer, je ne sais pas moi, mettons le 1er septembre. Et elle vient de nous dire qu'elle peut pas commencer avant le 3 ou le 4 octobre. Ok. La conversation qu'ils vont avoir, je te garantis, ce sera... Tu penses qu'elle est en train de nous laisser tomber ? Il y aura toujours quelqu'un qui va dire, ouais, moi, j'ai des doutes, là. J'ai des doutes sur elle. Là, elle était... Je lui ai posé cinq fois la question. Elle m'a dit qu'elle pouvait commencer lundi prochain. Et là, maintenant, je suis en soudainement de version. Dans un mois, moi, honnêtement, je la vois pas commencer dans un mois. Elle est en train de nous laisser tomber. Elle a peut-être un entretien ailleurs et tout ça. Qu'est-ce qu'on fait, les gars ? Bon, ce qu'on fait, moi, je propose, on retire l'offre. Et puis l'autre candidat là qui était très sympa, vous vous rappelez là, le grand là machin. Celui là était très motivé, il est disponible. Moi à toutes choses et gars, je préfère lui. Elle, on la choisit juste parce qu'elle pouvait commencer plus tôt. Mais moi toujours, mon coeur a été vers ce gars. Donc ce que je recommande, en fait... On fait sauter l'offre pour cette personne, on n'est pas flexible, on va lui dire on est désolé, on était parti sur lundi prochain, si elle ne peut pas, elle ne peut pas, on arrête là, on arrête là. Et puis si c'est pour le mois prochain, moi je préfère appeler tel gars et puis il viendra. Voilà. Vous voyez, ça c'est des conversations qu'ils peuvent avoir derrière votre dos. Et c'est pour ça que ça peut arriver souvent qu'on vous fasse une offre et puis après on vous dit non. Donc voilà mes amis, je vous ai donné un petit peu cette vidéo et j'ai voulu être équilibré. Je suis de votre côté bien sûr, je suis 100% de votre côté, du côté du travailleur, je ne suis pas du côté de l'employeur. Par contre, j'aimerais vous donner un petit peu ce qui se passe derrière, dans les coulisses, pour que vous compreniez comment l'employeur réfléchit, quelles sont les problématiques, quels sont les défis de l'employeur, comme ça, ça ne vous fasse pas des petites blagues par la suite. Merci mes amis, on se voit dans une prochaine vidéo.
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