
Monologue enregistré en Algérie (octobre 2022) où le locuteur analyse la crise énergétique en Europe, l'usage d'idéologies (climatisme, réchauffisme) pour affaiblir l'industrie européenne, et interprète la guerre Russie–Ukraine comme un catalyseur d'agendas préexistants. Il compare valeurs et continuités culturelles entre l'Europe de l'Ouest, la Russie et le monde arabo‑islamique, décrivant une « rupture civilisationnelle » qui isole l'Europe occidentale. Le ton est personnel, critique et réflexif, mêlant anecdotes locales et analyses géopolitiques.
Mes amis, bien le bonjour. Je me sens un petit peu comme un blogueur algérien. Je suis en Algérie depuis une bonne semaine. Je crois que c'est la première vidéo aldostérone que je fais depuis ce pays. C'est très particulier comme feeling. C'est très particulier comme sensation. Ici, les gens, ils ont de vrais problèmes. Donc ils n'ont pas le luxe et l'oisiveté de l'occidental. Dans ce sens, ils ne vont pas créer des problèmes. Ils ne vont pas créer des problèmes de A à Z, des problèmes sociétaux, des problèmes géostratégiques et tout ça, et puis s'employer d'une manière ou d'une autre à créer des solutions tout aussi pourries les unes que les autres pour régler des problèmes artificiels. Ça semble être un petit peu la tendance en Occident. Donc ici, personne ne m'a parlé de crise énergétique. personne m'a parlé de Russie, d'Ukraine, d'enfants qui cherchent des coiffeurs non binaires ou des trucs comme ça. Ça n'existe pas tout ça. Donc quelque part, je peux vous dire c'est reposant parce que les problèmes qu'on pourrait avoir, par exemple on a eu des On a eu, il y a 4 jours, des cambrioleurs qui ont débarqué dans le quartier. Des jeunes avec des casquettes à l'envers vissées sur leur tête. Et les gars, ils rôdaient depuis quelques temps dans une Renault Super 5. Et ils étaient au moins 4 à l'intérieur. Moi, ce que je n'ai pas compris, c'est quand tu vas cambrioler avec une Super 5 et que tu as déjà 4 ou 5 gars à l'intérieur, tu mets où le butin ? Qu'est-ce que tu vas cambrioler ? En tout cas, il y a des cambrioleurs comme ça qui roulent dans des voitures classiques. Et moi, je dis qu'ils ne peuvent pas être complètement, complètement mauvais. En fait, voilà, on a des histoires, on a des histoires, mais qui sont des histoires réelles et des histoires extrêmement tarataires. Et je peux vous assurer que c'est reposant. Alors je suis un petit peu de loin à l'actu de ce qui se passe en Europe. J'ai vu que les États-Unis ont décidé, manu militari cette fois-ci, de priver l'Allemagne d'énergie. Ils ont utilisé diverses techniques par le passé. Une des techniques qui a été utilisée avec un succès, je dirais, un succès assez inespéré. C'est une technique dite idéologique. Si vous regardez quand on attaque un pays, une des premières choses qui arrivent quand un pays est attaqué, c'est qu'il y a des frappes contre ses infrastructures énergétiques. Parce que l'énergie, finalement, ça résume tout. C'est le sang d'une nation, quelque part. Sans énergie, on ne peut pas travailler, on ne peut pas créer, on ne peut pas se déplacer, on ne peut rien faire. Donc, forcément, frapper l'énergie revient à frapper un domaine vital, un point vital. Donc, si vous regardez, ils ont utilisé le climatisme, le réchauffisme, diverses idéologies qui ont poussé les Occidentaux. Parce que l'Occident, quand je parle de l'Occident, ici je pense plus à l'européen. L'européen est extrêmement idéologisé quelque part, donc il devient extrêmement sensible à tout ce qui est empaqueté sous forme de prêt-à-croire. Il y a le prêt-à-porter et il y a ce qu'on appelle le prêt-à-croire. C'est-à-dire que si quelqu'un, je pense que quelque part, depuis qu'il s'est un peu laïcisé, n'est-ce pas, Il a envie de croire, il y a un manque en lui, il y a peut-être un manque spirituel quelque part, il y a un vide. Et donc il devient extrêmement sensible à la croyance. Donc du moment qu'on va lui fournir quelque chose, on prête à croire, il va embrasser cela qui a fait que la Belgique a fermé son unique centrale nucléaire, son unique réacteur. L'Allemagne en a fermé plein et elle continue à en fermer. Le dernier, il l'a fermé ce mois-ci. En septembre. Les États-Unis, ils en ont une centaine, 93, aux dernières nouvelles. Ils n'ont pas du tout l'intention d'en fermer le moindre réacteur. Ils ont encore la clim' à fond dans ce pays. Ils n'ont pas la police de la clim' ou la police du chauffage. Ils ont la clim' à fond. Ils ont des voitures énormes. Quand tu vois un 4x4, un méga 4x4, avec des roues épaisses comme ça, et tu dis wow, le Uber te dit, ouais, mais ça, c'était un petit, ça. Ça, c'est pas un grand, il y a plus grand que ça. D'accord ? Les mecs, ils utilisent toujours des pailles en plastique. Tu vois ce que je veux dire ? C'est juste un symbole. Mais pour te dire qu'ils vendent une idéologie, ils la vendent à qui ? Ils la vendent à l'Européen et l'Européen est prêt à croire. Si vous regardez les Allemands, parce que là, il s'agit de frapper les Allemands en particulier, parce qu'une fois que tu frappes, c'est le pays le plus industrialisé en Europe. Donc, une fois que tu frappes l'Allemagne, ça va aller très mal pour le reste. L'Allemagne, tu sais, si tu regardes l'Allemagne, elle va pas te produire, je sais pas moi, je sais pas ce que j'ai dans cette voiture, mais elle va pas te produire des babioles à 50 centimes. L'Allemagne ne produit pas de babioles. Pourquoi ? Pourquoi l'Allemagne ne pourrait pas, avec son industrie, fabriquer plein de saloperies, n'est-ce pas ? Qui ne coûtent rien et puis en inonder le marché. Pourquoi ils ne font pas ça ? Ils ne peuvent pas. Parce que l'Allemagne est un pays avec un niveau de vie élevé, avec une main d'œuvre extrêmement chère. Donc la seule manière pour eux de s'en sortir, c'est fabriquer des choses qui ont une forte valeur ajoutée. C'est la seule manière de tenir pour cette économie-là. Ce n'est pas une économie qu'ils peuvent tenir avec des cuillères en plastique. OK, elle peut tenir avec des BMW, avec des Mercedes, avec des Volkswagen, avec des voitures extrêmement chères. Ils ne vendent pas de la voiture allemande. Typiquement, ce n'est pas, ce n'est pas un Daihatsu 800. D'accord, donc ils vendent des voitures extrêmement chères et ils ont d'autres industries qui sont toujours de pointe. Tu vois le truc. Mais attention, ces industries là ont besoin d'une énergie bon marché, ont besoin d'un apport, d'un flux d'énergie bon marché pour que l'équation se complète. produits chers, main d'œuvre chère, et alors on compense comment ? On compense par une énergie peu chère, par une énergie disponible et bon marché. Alors une fois qu'on détruit l'apport énergétique, on en rêve depuis longtemps, une fois que cet apport énergétique est détruit, on va avoir une énergie rare, excessivement chère, qui va venir rendre les croissants impossibles. D'accord, on parle même que j'ai même entendu qu'il y avait des délocalisations depuis l'Allemagne, il faut vérifier cela, des délocalisations depuis l'Allemagne vers, je vous le donne en mille, vers les Etats-Unis. Parce que c'est plus possible de travailler en Allemagne. C'est plus possible de travailler en France aussi. C'est plus possible de travailler en Angleterre. En fait, il y a une destruction. Moi, je m'en fous au fond, tu sais, je m'en fous au fond du de la guerre en Ukraine et de Russie et tout ça. Je n'y crois pas. D'accord? Je n'y crois pas. C'est une guerre qui sert de catalyseur, qui sert d'accélérateur, qui sert de prétexte à des agendas qui sont là, qui sont en place depuis très longtemps, mais qu'on n'arrivait pas à pousser. Parce que quand on veut pousser un agenda, à un moment donné, il nous faut un perle à rebord quelque part. Il nous faut une sorte de de phénomène et ce phénomène là va servir de catalyseur et puis soudainement permettre de faire avancer l'agenda avec un prétexte en fait. D'accord, c'est juste un prétexte. J'ai aussi écouté hier le discours de Poutine. Bon, mon russe n'est pas aussi bon qu'il était. Vous savez, j'ai eu fait à l'époque des cours de russe à Moscou et tout ça, mais c'est je ne sais pas si je vous l'ai dit, mais bon, de ça, j'arrive à lire. de trois mots de cyrillique sur une plaque ou le titre d'un livre ou un titre de journal, mais je n'arrive pas à aller plus loin que ça. Il faut se rappeler, j'ai eu une époque communiste. C'est comme ça, personne n'est parfait. En fait, ce que je voulais vous dire, c'est que ce discours de Poutine, il y a un truc extraordinaire dedans. C'est que les valeurs qu'il est en train d'exprimer, qu'il exprime à travers ce discours, n'aurait pas choqué en Europe de l'Ouest, n'aurait pas choqué en France ou en Suisse ou en Belgique ou autre, il y a 30 ou 40 ans. Rien dans son discours n'aurait frappé, et d'ailleurs une bonne partie de ce qu'il dit, n'aurait même pas frappé ou choqué les Occidentaux ou les Européens de l'Ouest, il y a 10 ans ou il y a 15 ans. D'accord ? Donc en réalité, ce qu'on constate, c'est que il y a un certain nombre de valeurs occidentales, une sorte de socle de valeurs occidentales desquelles L'Europe de l'Ouest s'est séparée, donc ils ont commencé à déconstruire et à casser ces valeurs-là. Et c'est un travail de SAP qui est méthodique, qui est conscient, qui est bien agendé, bien organisé, et qui arrive avec beaucoup de moyens. Il y a un arsenal financier derrière, même législatif et même répressif. Il y a une véritable volonté. Vous savez, moi je suis ici en Algérie, on a des pères et des mères toujours, d'accord ? Les russes aussi en ont comme la plus grande partie de l'humanité d'ailleurs. Les français veulent tenter de traverser l'histoire avec un parent 1 et un parent 2, ça n'a jamais été tenté avant. Alors peut-être qu'ils ont raison, peut-être qu'ils vont aller vers des formes de sexualité non reproductives, alors qu'il y a des gens qui quand même On ne va pas citer d'exemples, mais il y en a qui travaillent sur quatre femmes à la fois, pendant que dans d'autres contrées, déjà on ne se reproduit pas, mais en plus on est dans une logique de vénération de sexualité non reproductive. Forcément, à qui appartient l'avenir, moi je ne vais pas me prononcer. Même si la réponse est quand même très évidente. Je pense que c'est des questions, il y a plein de questions aujourd'hui que nous vous voyons poser sur la place publique. Mais moi je peux vous dire que c'est des non-questions. Ou c'est des questions extrêmement temporaires. Parce que c'est des questions qui seront posées pour le temps que certains peuples qui les portent existent. Et puis le jour où ils n'existeront plus, les questions s'éteindront avec. D'accord ? Et ça restera juste dans les mémoires. Ça ne vaut peut-être même pas d'être gravé dans les mémoires. Ça restera peut-être dans certains livres qui raconteront comment il y a des peuples dans le passé qui ont eu telle et telle idée. Et puis qu'aujourd'hui, on ne sait plus où ils sont. Aujourd'hui, on n'arrive plus à les trouver pour leur poser la question. D'accord ? Donc je disais que Ce discours de Poutine, et c'est pour ça qu'il y a cette réaction, vous savez, épidermique. L'Occidental aujourd'hui, l'Européen de l'Ouest, est devenu très épidermique. Comme il est dans le prêt-à-croire, il est aussi dans le... Il est constamment choqué, il est constamment scandalisé, il est constamment heurté, il est constamment dans le sentiment. C'est plus quelqu'un qui arrive, avec lequel on arrive à se projeter dans le... dans la discussion, dans la logique, dans l'argumentaire, tout ça. Vous savez, je suis en Algérie, je peux rencontrer des salafistes, je peux rencontrer des salafistes ou des islamistes et aller, sans nécessairement les attaquer autres, aller rentrer dans des discussions sur la religion, parfois assez dures. Mais face à moi, je ne trouve pas du sentiment. Je trouve des arguments, je trouve une forme de logique, même si c'est leur logique à eux, même si elles se basent sur leur propre référence, mais quand même, il y a une certaine logique. Alors qu'avec beaucoup d'Occidentaux, de plus en plus, avec de plus en plus d'Occidentaux, mais sur de plus en plus de sujets, il y a purement l'émotion. Il n'y a que de l'émotion qu'ils ressentent. Donc, je disais que le discours de Poutine, pourquoi il choque ? Au-delà du discours de Poutine, pourquoi la Russie choque-t-elle ? C'est tout simplement parce qu'elle n'a pas dévié avec le reste. Ça veut dire qu'il y a 40 ans, il y a 50 ans, il y a 100 ans, l'Europe de l'Ouest et de l'Est avaient les mêmes valeurs et regardaient dans la même direction, malgré leurs différends et autres, ou leurs rivalités, si vous voulez. Mais là, on a une rupture civilisationnelle et c'est un discours qui marque justement cette rupture. Cette rupture fait que ça ne sera plus jamais comme avant. Ce n'est pas une guerre froide et ce n'est pas une guerre chaude. C'est quelque chose de particulier. C'est cette guerre, vous savez, on en a parlé souvent pendant des années, des années, on parlait de la guerre des civilisations et d'ailleurs beaucoup. beaucoup, et en particulier dans le camp de droite, pensez que la guerre de civilisation serait une guerre entre l'Occident et l'Islam. Vous vous rappelez d'il y a 10 ans, il y a 15 ans, on pensait que la guerre de civilisation serait une guerre entre la civilisation islamique, si vous voulez, ou arabe ou musulmane ou autre, et la civilisation occidentale définie en tant qu'oblogue. On réalise aujourd'hui qu'on a eu faux. Si cette pensée, si nous avions entretenu ou donné une certaine crédibilité à ce scénario-là, on constate aujourd'hui que ce n'est pas vrai du tout, que ce n'est pas ça la réalité. La réalité, c'est tout simplement, c'est une guerre civilisationnelle à l'intérieur de l'Occident lui-même. Une partie de l'Occident a décidé de dire, nous c'est bon, on arrête ici, on détruit tout et on avance. on avance selon la sensibilité de l'instant, selon ce que va nous ramener, ce sont les idées qui vont surgir comme ça dans l'air du temps. Et il y a un autre Occident qui veut continuer selon des valeurs qu'ils entretiennent depuis des milliers d'années. Ça veut dire que si on réfléchit en termes de légitimité, si on regarde la société française et la société russe, si on parle en termes de légitimité historique et de continuité historique et de fidélité à des valeurs et de fidélité à une continuité, Ce n'est pas la France qui va sortir gagnante de cette comparaison-là. Donc il y a une rupture aujourd'hui qui va isoler l'Europe de l'Ouest. Si on regarde l'Europe aussi, et ça, ça s'est fait en douce, ça s'est fait en douceur, sans heure excessif. Il y a une rupture civilisationnelle que vous ne voyez pas, parce que pour beaucoup, ce n'est pas une rupture... qui vous importe, qui vous intéresse pour beaucoup. Mais moi, je le vois, c'est une rupture qui me touche quelque part. Mais je la comprends, je la conçois et je la comprends. C'est la rupture entre le monde arabo-islamique et le monde de l'Europe de l'Ouest. Ça, il n'y a pas eu de guerre. D'accord ? Si vous regardez, là, je suis en Algérie, par exemple. Ils vont arrêter d'enseigner le français. Ça va être l'anglais qui sera la langue enseignée aux enfants. Si on regarde ce que les gens regardent dans leur télévision et tout ça, ça fait très longtemps qu'ils ne sont plus branchés sur, par exemple, les chaînes françaises. Je ne dis pas que parce que les gens ne regardent pas TF1 qu'il y a une rupture civilisationnelle, mais je suis en train de vous parler de marqueurs, on prend des petits marqueurs et après on va regarder des phénomènes et puis on va les assembler et ça nous donne quelque chose de plus grand. Parce que si tu parles de rupture civilisationnelle, tu la définis comment ? Une rupture civilisationnelle. T'es obligé de prendre des éléments, parfois extrêmement petits, menus, et là tu les composes. Moi quand j'étais petit par exemple, en regardé j'étais petit, j'étais ado, ou moins qu'ado je pense, en regardé, je me rappelle, j'ai regardé Christophe Dechavanne, Ciel Montmardi, sur, je sais plus quelle chaîne, c'est TF1 je crois, c'est TF1, potentiellement TF1. avec cette animatrice là, je crois que c'est Sophie Favier, c'est la langue comme ça qui parle avec elle, en éveillant, elle sort comme ça sur la langue. Bon, on avait une connexion. Ma grand-mère, elle avait dans sa chambre, elle avait par exemple une collection de livres de Molière, par exemple. Je me souviens, moi lisant Le Malade imaginaire sans savoir qu'un jour il deviendrait une réalité, moi je croyais que c'était une satire à l'époque. Je ne savais pas que ça avait un potentiel de réalisation. On l'a vu après, ça. Donc, je disais, il y avait une véritable connexion quelque part, une connexion culturelle, entre autres. Elle n'existe plus. Aujourd'hui, tu allumes une télé en Algérie, tu vas trouver des chaînes turques, tu vas trouver des chaînes arabes, c'est-à-dire qu'il y a eu un... Il y a eu réellement un shift, il y a eu réellement une brisure, de sorte qu'on est ici dans des valeurs conservatives, on est dans une sorte de continuité historique et tout, mais il faut que les Occidentaux comprennent, que l'Europe de l'Ouest comprenne, que c'est eux qui sont éloignés du reste de l'humanité. Ce n'est pas le reste de l'humanité qui est devenu fou soudainement. Ce n'est pas l'humanité entière. Il faut arrêter avec le délire de persécution. Ce n'est pas l'humanité entière qui décide de soudainement devenir homophobe, devenir transphobe, devenir machin phobe et développer des phobies. On n'a pas de phobie. On est très bien. On n'a pas besoin de psy ou autre. On n'a aucune phobie. On souhaite du bonheur à tout le monde et on est tranquille. Mais les gens ont des valeurs. Et ce concept de valeur, et ce concept de tradition, ce concept d'identité, se heurte à l'universalisme français. Alors je dis pas que chaque français est universaliste, mais le problème c'est que l'universalisme, qui considère que tous les humains Je n'ai pas envie de dire qu'ils sont égaux, ce n'est pas ça. Ils considèrent que tous les humains sont interchangeables, qu'on peut faire de n'importe quoi, n'importe où et que les gens n'ont pas d'identité, les gens n'ont pas d'attache. Ça, ça n'existe pas. Ça, c'est faux. C'est une vue de l'esprit. Ça, c'est peut-être vrai chez certaines élites parisiennes. Oui, c'est potentiellement vrai qu'ils ne se sentent pas français, qu'ils ne sentent rien du tout. Oui, il n'y a pas de souci. Mais ce n'est pas la réalité de l'humanité. Ce n'est même pas la réalité de la majorité des Français, d'ailleurs. Mais la majorité des Français en subissent là, en subissent là. Et puis, bon, pour beaucoup, il est trop tard pour en revenir. Pour beaucoup, il est trop tard. Ouais, c'est assez ahurissant tout ça. C'est assez ahurissant. Là, je suis. Honnêtement, je me repose. Franchement, je ne dis pas que la vie ici est est rose. D'accord, je ne dis pas que la vie est rose, mais je me repose. Les problèmes qu'ils ont, même s'ils s'en plaignent, juste donnez moi vos problèmes, donnez les moi. J'aimerais bien que ce soit mon quotidien. D'accord. Voilà, mes amis, je vais finir par me faire, par me faire remigrer. Si ça continue comme ça, je vais pratiquer la la remigration à mon encontre. Voilà. Écoutez. On va voir, l'hiver va être long. L'hiver va être long. On va voir comment on va le traverser et ressortir de l'autre côté. Et après, il y en aura d'autres. Ce n'est pas fini. La vie, ce n'est pas un seul hiver. Merci mes amis. Je vous laisse et je reviens une autre fois quand je pourrai. À bientôt.
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