
This is a YouTube video titled "Saint Didier : la tragédie oubliée" created on September 11, 2022, featuring a detailed narrative and discussion about the forgotten tragedy of the Saint Didier ship sunk near Antalya during World War II. The content includes a monologue by Speaker A recounting the historical background, the sinking, and a diving exploration of the wreck, along with commentary from Speaker B about the diving equipment and experience. The video combines historical storytelling with a personal diving expedition to the shipwreck site.
Mes amis, bien le bonjour. Aujourd'hui, je viens vous parler d'une tragédie oubliée que j'ai découverte par inadvertance. Lors de mes dernières vacances en Turquie, je discutais avec une instructrice de plongée que j'ai rencontrée au bord d'une piscine et je lui posais des questions sur les sites qui valent la peine dans la région. Et là, elle me dit, il y a un navire qui a été coulé durant les années 40 au large du port d'Antalya. Je lui demande si elle connaît le nom de la chose. Elle me dit, il s'appelle le Saint Didier. Alors comme ça, naturellement, je me dis, ça, c'est certainement des chrétiens qui ont dû se faire couler. Je lui demande s'il est visitable. Et voilà. Et c'est comme ça que va naître un intérêt pour cette chose. Le navire gît par 35 mètres de profondeur. C'est un navire marchand. Et pourquoi je dis une tragédie oubliée ? Parce que j'ai commencé par chercher sur mon téléphone, je suis rentré sur Wikipédia, j'ai cherché Saint Didier, et je ne trouvais rien. Il n'y a pas d'article dessus. Il y a très peu de ressources à son sujet. Je regardais un peu partout, j'ai pu déterrer deux, trois files sur des forums datant du début des années 2000, donnant des fois des informations contradictoires, mais voilà, il n'y a pas grand-chose. Que s'est-il passé ? Alors l'histoire c'est que durant l'été 1941, les armes de la France, dont le Levant, je parle de Syrie et du Liban, étaient dans une situation quasi désespérée. Ils étaient attaqués, les Français étaient attaqués par les New-Zélandais, étaient attaqués par des Indiens qui arrivaient en masse, et aussi harcelés sans arrêt par l'aviation britannique. Les British étaient en train de les bombarder avec des Bristol Blenheim, sans arrêt. Ces Français n'avaient pas peur des Indiens, pouvaient leur clouer les couilles au mur à ces indiens. Sauf qu'il leur fallait du matériel. Ils étaient à mains nues à un moment donné. Il leur fallait du matériel. Un des éléments importants pour renverser un petit peu la balance des forces de cette bataille, c'était d'avoir une défense aérienne digne de ce nom. La France va décider de leur envoyer des batteries de défense anti-aérée. C'était une question, pour ces gens, au levant, c'était une question de vie ou de mort. Ces batteries devaient arriver coûte que coûte. Prennent des troupes, ils prennent des batteries, et puis pour la bonne mesure, ils rajoutent des canons, des jeeps, des camions, tout ça. Ils embarquent. sur un train et puis ils vont les envoyer à travers le nord de la France, l'Allemagne, l'Autriche et ils vont descendre, descendre, descendre, traverser la Grèce et arriver au port de ce qu'on appelle Salonique ou Tessalonique. C'est un port en Grèce. Alors, là, ce que vont faire, ce que va faire l'armée française, donc là on est en train de parler de l'armée française de 1941 aux ordres donc du gouvernement de Vichy, du maréchal Pétain. Donc, ce qu'ils vont faire, c'est qu'ils vont requisitionner deux navires. Alors, il y a deux navires marchands qui étaient là, paraît-il, depuis un peu plus d'un an, qui traînaient dans le port de Thessalonique. Il y a le Wadukiem et Le Saint Didier. C'est un navire qui fait, alors c'est très difficile de trouver des informations spécifiques à son sujet, mais c'est un navire qui fait entre 70 à 100 mètres. C'est ce que j'ai trouvé à peu près. En palmant le lent de ce navire, il a été extrêmement difficile pour moi de juger la distance. Parce que la visibilité dans l'eau étant telle qu'on ne le voit pas dans son intégralité, Et puis, en avançant le long du navire, on met quelques minutes à aller de la proue à la proue. C'est un peu difficile de dire qu'elle taille. Toujours est-il qu'à l'époque, ils ont embarqué dans ces deux navires, le Ouadoukiem et le Saint-Didier. Ils ont embarqué les batteries de DCA, ils ont embarqué les véhicules, les hommes, le matériel et ils ont appareillé vers le Levant. Ces bateaux étaient sous bonne escorte. Étant des bateaux civils, ayant des capitaines civils, ces capitaines-là ne savaient pas où ils allaient. Dans chaque navire, il y avait un ou deux commissaires, c'était des commissaires d'État, qui, eux, savaient la vraie destination. mais il distillait les ordres et les instructions au compte-gouttes au capitaine. La seule chose qu'il savait, c'est que il devait aller vers l'Est et s'apprêter à s'aborder leur navire en cas de besoin. Sous bonne escorte ainsi donc, il fonce vers l'Est, vers le Levant. Alors il semblerait, alors là c'est un petit peu difficile, l'histoire se perd un petit peu, mais il semblerait que l'État français était tellement désespéré de voir cet armement au levant, qu'ils ont décidé de maquiller le bateau en bateau hôpital. Donc il semblerait que le nom a été caché, que le nom Saint-Didier a été camouflé, et qu'ils avaient mis société. Donc le nom était société. Alors je pense qu'ils devaient l'appeler société de quelque chose. D'accord ? Parce que le mot société est juste tout seul, ne veut rien dire. Société de quelque chose, bateau, hôpital... Alors, l'histoire, même si elle est racontée de plusieurs sources, me semble, quant à moi, peu crédible parce que la photo que j'ai pu trouver, une des photos que j'ai pu trouver du Saint-Didier, c'est que son nom, il était porté sur le côté, il était sur le... sur le côté du navire, il portait son nom en grand caractère, en caractère du fin du monde. Donc, c'était assez difficile de cacher cela, à moins qu'ils aient décidé de donner un coup de peinture noire ou autre. J'en sais rien. Toujours est-il, il commence à naviguer. Dès qu'il sort du port de Thessalonique, la mèche est vendue. Ça veut dire que les Anglais apprennent que c'est un navire bourré d'armement. probablement il y avait, il y a toujours une activité d'espionnage intense dans les ports et probablement que les anglais ont été informés qu'il y a deux navires marchands que les français sont en train de bourrer d'armes et d'hommes et qui partent vers l'est, donc clairement ils savaient où ils allaient et donc les britishs vont décider de les couler à tout prix. Parce que ce qu'ils ne veulent pas, c'est qu'ils ne veulent pas perdre leur supériorité aérienne. Si les DCA arrivent au levant, les britishs perdent leur supériorité aérienne. Donc, quelque part s'est engagé une sorte de bras de fer en Méditerranée où l'état français et les britanniques, à tout prix, avaient un intérêt extrêmement élevé dans ce navire-là. Les uns voulaient qu'il arrive, les autres voulaient qu'il coule. Assez rapidement, le scindidier est repéré par l'aviation qui commence à le harceler et qui finit même par le toucher. Une fois qu'il est touché, il commence à avancer à une vitesse très faible. On a même dit qu'il avançait à 5 nœuds. Ça signifie, 5 nœuds, c'est 8 km heure. Il était littéralement une sorte de cible qui avançait lentement sur les eaux et donc exposée à toutes les attaques. À ce stade, L'escorte décide de l'abandonner parce que ça devenait trop dangereux à protéger. Il ne pouvait pas se permettre, en pleine Deuxième Guerre mondiale, d'avancer à 8 nœuds en militaire à nez. C'était purement du suicide. Donc à un moment donné, il décide de le laisser derrière. Le capitaine du Saint-Didier va réaliser assez rapidement qu'il ne pourra jamais arriver au Levant. Il va falloir qu'il trouve rapidement un port où il pourra demander l'asile. Ce port, ça sera le port d'Antalya en Turquie. La Turquie, en 1941, était un état neutre, n'était pas encore impliqué, quoique il y avait quelques implications, mais sur le papier, en tout cas, la Turquie était un état neutre. Et donc, le Saint-Didier va demander l'asile aux Turcs. qui vont le lui accorder. Et c'est pour ça qu'il va foncer vers le port d'Antalya. Alors, ce que disent les histoires qu'on peut trouver en ligne, à droite, à gauche, c'est qu'il voulait rentrer dans le port d'Antalya puisqu'il a été coulé avant qu'il ne puisse rentrer. Ça signifie, il était sur le point de rentrer et on l'a coulé. Ce n'est pas complètement vrai. Ça signifie, sur le terrain, on voit que cette version-là ne colle pas avec les éléments matériels, le peu d'éléments matériels que j'ai pu repérer. Bon, une des raisons, c'est que tout simplement, le Saint-Didier est trop grand pour entrer au port d'Antalya. Le port d'Antalya, tel qu'on le voit, est assez petit et ne permettrait jamais l'entrée d'un navire de cette taille-là, de toute manière. Ça, c'est le premier point. Deuxièmement, quand on regarde la disposition des lieux, on va constater que S'il rentrait dans le port d'Antalya, il aurait donc donné son flanc droit, son flanc tribord, à la mer. Et le flanc gauche aurait été protégé par des falaises, parce que le port d'Antalya est près de falaises. La torpille qu'il a frappée est une torpille qui a laissé littéralement un passage de la taille d'une porte de garage. Je suis passé à travers, c'est assez énorme. Semble-t-il, il y avait des explosions secondaires par la suite. En tout cas, la torpille qui l'a frappée est venue. S'il était dans cette situation en entrant dans le port, elle aurait frappé de la droite. Or, le bateau est frappé de la gauche. L'avion, c'était des petits avions qui transportaient le torpille, n'aurait jamais pu venir de la gauche parce qu'il aurait été, il aurait dû venir au-dessus des falaises et il n'aurait jamais pu frapper l'avion. Et aussi, il y a autre chose. Le bateau est tourné, ça veut dire le bateau, quand on le regarde, il tourne le dos port d'entraîner. Donc, la réalité est la suivante. Je pense qu'il y a dû se passer cette nuit là. Le navire arrive vers le port d'Antalya. Il est entouré d'une nuée d'avions british qui n'arrêtent pas de lui tirer dessus. Les habitants de la ville d'Antalya descendent dans le port et commencent à regarder cette bataille qui montre la Deuxième Guerre mondiale dont ils entendaient parler plus par les news qu'autre chose. Ils voyaient cette scène de Deuxième Guerre mondiale s'inviter littéralement dans leur ville. On est à quelques centaines de mètres de la ville. Il y a une tour à l'entrée du port, et cette tour était équipée de batteries antiaériennes, et elle commence à tirer. Elle commence à tirer sur les avions british, qui étaient en train de violer la souveraineté turque. Les british, ils ont osé une attaque extrêmement déterminée. Ils ont pris des risques formidables, mais ce bateau, il fallait qu'il le coule à tout prix. le navire passe devant l'embouchure du port d'Antalya. À ce moment-là, il y a un des avions qui lui tire dessus, mais il le rate. La torpille rentre à l'intérieur du port, elle tape contre un bateau qui était là, elle va l'exploser, elle va le couler dans le port et elle va tuer deux personnes. Il y a des témoignages de l'époque qui disent que deux personnes sont mortes au port quand une des torpilles a éclaté. Il continue à passer devant l'entrée du port, dans lequel il n'a aucune intention de rentrer. Et il va stationner ou se garer ou mettre en panne près des falaises. Il cherche refuge tout près des falaises. Et en fait, il est à quelques centaines de mètres seulement des falaises quand il s'arrête. À ce moment-là, son flanc droit, son flanc tribord est protégé par les falaises. Le flanc gauche est exposé à la mer. Et là, il y a des avions qui continuent d'arriver. Et si on prend les témoignages de l'époque, ils disent que ces avions ont survolé le territoire turc. Et on peut comprendre pourquoi. Parce que, comme ils arrivent par le large, ils foncent face au territoire turc, face à la terre, face aux falaises. Ils lancent les torpilles. L'une frappe le navire, et la seconde d'après, les avions sont en train de survoler le territoire turc. avec la destillat qui est en train de leur tirer dessus. Et après ils repartent au large. Le navire va couler là. Il va tomber dans 35 mètres d'eau. Et puis, il y a quelques dizaines de morts, d'autres ont été secourus. Ceux qui ont été secourus ont été mis aux arrêts pendant 6 mois en Turquie. Ils ont été mis sur plusieurs sites différents, ils ont été arrêtés. Ils ont été relâchés par la suite, vers la fin de l'année 1941. Donc l'histoire se passe en début juillet 1941. Et vers la fin 1941, vers Noël, c'est des gens qui vont revenir en France, les survivants en tout cas, parce qu'ils ont été libérés par la Turquie. Voilà, donc je vous montre quelques images, quelques photos que j'ai prises dessous. Je vais prendre aussi quelques photos qui m'ont été, je mettrais une petite étoile dessus, c'est des photos qui m'ont été données par le club. Parce que pour prendre beaucoup de photos de l'endroit, il faudrait faire beaucoup de plongées. J'en ai fait qu'une seule. Là, ce que je peux vous dire techniquement, c'est que La température de l'eau était assez chaude. En fait, il y a un isotherme. La température de l'eau change assez brutalement, généralement quand on planche. Au départ, sur les 10, 11 premiers mètres, il fait assez chaud, c'est une eau assez chaude. Et soudainement, vers 11 mètres, il y a un isotherme. Et là, on a cet effet de sentir que, soudainement, on rentre dans une eau beaucoup plus froide. Mais après, il n'y a pas d'autre isotherme jusqu'à... jusqu'à je ne sais pas quelle distance. En tout cas, jusqu'à 30 mètres, il n'y avait aucun autre isotherme. Le bateau, l'avant du bateau, on commence à le voir à peu près à 18, 19 mètres, on commence à voir l'avant du bateau qui va surgir. Et en fait, il y a énormément de chaînes dessus. Et après, quand on avance, il y a une cale qui est ouverte. Et il y a un jeep qui est là. Il y a un jeep, difficile à voir, donc il y a un jeep. Et puis il y a un camion. Il y a probablement d'autres jeeps plus à l'intérieur. Il paraît que certaines ont été sorties à un moment donné, durant les années 70. Et on dit, je ne sais pas si c'est vrai ou pas, que certaines ont été restaurées et qu'elles roulaient même dans la ville d'Antalya. Des squelettes aussi ont été retirées durant les années 70, mais potentiellement, il y en a encore. Il y a aussi 500 tonnes d'armement. J'ai trouvé une sorte de fusil, je l'ai reposé là où je l'ai trouvé. La loi turque sur les armes est tellement sévère que tu n'as pas envie de sortir ça de l'eau. Donc il y a à peu près 500 tonnes d'armement, dont probablement beaucoup d'explosifs qui n'ont pas encore sauté Donc ce qui fait qu'il faut faire super gaffe à ne pas toucher les choses. Il y a pas mal de sédiments. Si vous regardez, il y a pas mal de sédiments. Il faut faire super gaffe en palmant pour ne pas soulever des nuages de sédiments puis après réduire la visibilité encore plus qu'elle ne l'est. Les sédiments, il semblerait qu'ils viennent, qu'ils soient poussés ou charriés par les égouts de la ville d'Antalya. Enfin, l'eau est propre là où j'étais, en tout cas en apparence. Vous remarquerez aussi que j'utilise, dans une photo ou deux que je vais vous montrer, j'utilise le détendeur, le premier étage, enfin le deuxième étage, le détendeur que j'ai dans la bouche, j'utilise le jaune. Alors normalement, il y a un noir et un jaune, on utilise le noir. Et le jaune, c'est seulement, on peut le passer à un collègue qui est en difficulté ou si on a une panne avec le noir. Bon, la réalité, je vais vous la dire, c'est que bon, l'équipement généralement des clubs n'est jamais parfait. Et là, ce que j'ai constaté durant la plongée, que malheureusement, dès le début de la plongée, j'étais en train d'aspirer. Chaque fois que j'aspirais de l'air, il y a de l'eau qui venait avec. Donc, j'étais doucement en train de boire la tasse, comme on dit. Donc, à un moment donné, il m'a paru raisonnable d'échanger les détendeurs et j'ai mis le jour. Et à partir de là, ça fonctionnait plus ou moins bien. La plongée s'est faite environ à 28 mètres, le plus souvent, 26-28 mètres de profondeur. Dans l'ordinateur, on voit que le minimum, enfin, le plus profond qui a été atteint était de 30 mètres, mais je n'ai jamais vu 30 mètres moi-même, c'était enregistré qu'en maximum sur l'ordinateur. Je suis rentré trois fois dans le navire. Une fois au niveau de la cale, là où il y a les véhicules. Une autre fois par cette ouverture baillante laissée par la torpille. Et la troisième fois, qui a été la plus dure, c'était rentré par une porte. Ça signifie rentrer par une porte. aller à l'intérieur, et puis ressortir par un autre endroit, par une sorte de baie, on dirait une sorte de baie qui était peut-être vitrée à une époque, qui laisse une ouverture baieante, et je suis ressorti. Et puis voilà, donc j'ai fait cette plongée. Si l'histoire de ce navire vous intéresse, la prochaine fois que je suis en Turquie, je peux prendre avec moi un petit caisson étanche, où je mettrai une caméra valable et tout ça, parce que la caméra du club est complètement pourrie, comme vous pouvez constater. Mais je trouve que c'est triste. Vous savez, moi, je ne suis pas Marat, mais j'ai peut-être un point commun avec eux, cette propension à avouer aux choses mortes le culte qu'elles méritent. Et j'ai trouvé triste que ces gens aient été envoyés au casse-pipe, qu'ils soient morts, qu'ils ont vécu quand même des jours de terreur, où ils ont été bombardés jour et nuit, où on leur tirait dessus, où ils voyaient doucement leurs bateaux sans-décapés, où ils voyaient leurs navires s'éclairent, qu'ils n'allaient pas connaître des jours heureux. Puis finalement, un pays neutre leur offre l'asile, ils arrivent à quelques centaines de mètres du Salut, ils s'arrêtent. Et là, un avion qui qui va avoir une audace folle et venir leur balancer une torpille qui va frapper dans le mille. Le navire explose et il coule. Voilà, je trouvais juste triste que ces gens soient oubliés. J'avais l'impression qu'on les avait un peu abandonné et je voulais un peu en parler. Donc, si l'histoire vous intéresse, la prochaine fois que je suis sur place, je prendrai l'équipement qu'il faut et je vous ferai une petite visite à l'intérieur. Merci en tout cas mes amis d'avoir suivi jusque là et puis je vous laisse avec les images qui vont venir.
Il faut vraiment être motivé pour se réveiller à 7h du matin pendant les vacances pour aller visiter une épave. Donc là je ne suis même pas complètement réveillé, je ne sais pas trop ce que je suis en train de faire. Mais il paraît que c'est seulement maintenant que la visie est bonne. Donc là, il y a un chauffeur qui viendra me prendre pour aller au club de plongée. Un petit briefing. A partir de là, on va y aller. Et je vous expliquerai un petit peu.
Ce qui se passe en cours de route.
Ce que vous voyez là, c'est l'outil principal pour la plongée des bouteilles. Elles contiennent de l'air. Ce n'est pas de l'oxygène, c'est de l'air. Derrière moi, il y a un compresseur. Vous entendez le bruit du compresseur, il prélève de l'air atmosphérique tout simplement il le pousse dans la bouteille. Là on a des bouteilles de diverses tailles, la petite c'est pour les enfants et les autres c'est pour les adultes. Chaque bouteille est accrochée à un gilet, on peut envoyer de l'air dans le gilet ou en retirer pour essayer de gérer un peu sa flottabilité. A la tête de votre bouteille il y a ce qu'on appelle un premier étage, ça. Vous voyez, ça c'est le premier étage. Il va baisser la pression de la bouteille, de la pression nominale qu'elle a au début de plongée de l'ordre de 200 bar. Il va la baisser déjà d'un cran. Et après, il va envoyer de l'air dans les tubes. Vous voyez, les tubes jaunes et noirs. Et puis chaque tube va finir par un détendeur. Le détendeur, c'est le deuxième étage et c'est la pièce qu'on met dans la bouche vraiment pour respirer. Il y en a toujours deux par plongeur. Comme ça, s'il y en a un qui déconne, on peut passer à l'autre. Et puis on peut aussi aider un collègue en difficulté en lui passant un détendeur et respirer à deux sur la même bouteille si nécessaire. Si vous regardez un petit peu là... Au niveau du gilet, vous avez ces boutons qui permettent d'envoyer de l'air dans le gilet. Le rouge permet de gonfler le gilet, l'autre permet de le dégonfler. Et si on fait ça avec précision, on arrive à garder une flottabilité neutre. Et là, on a des ceintures de plan. Moi, j'en mets 10 kilos. Mais chacun, selon sa morphologie, selon l'épaisseur de la tenue qu'il porte et tout, devra utiliser un poids différent. Il y a un peu de soleil.
L'équipement.
Avec les deux mains quand vous.
Entrez dans l'eau Entrez dans l'eau s'il vous plaît Ok, maintenez l'équipement Voilà mes amis, de retour.
À chaud c'est une plongée magnifique on a visité ce navire extraordinaire et c'est terrible quand on se rend compte qu'il était si proche du but il était à quelques centaines de mètres seulement du des côtes des côtes turques il va falloir qu'on décortique tout ça à froid, mais en tout cas à chaud, je peux vous dire que c'était une plongée que j'ai vraiment appréciée. Quelques coups de palme, on était à 18 mètres. C'est là qu'on commence à voir les superstructures du navire. Assez impressionnant de voir cette croûte ressurgir avec des chaînes grosses comme le bras qui courent dessus.
Et puis, on a été à l'intérieur.
On a été trois fois à l'intérieur, selon des passages de plus en plus étroits. Et je vous en dirai plus dans un debriefing un petit peu à froid. À très bientôt.
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