Sale Secret de Banque : Ils lui refusent un crédit immobilier pour 200 euros !

Monologue vidéo en français dénonçant les pratiques bureaucratiques et cyniques des banques à partir d'un cas concret : un prêt immobilier refusé à cause d'une transaction suspecte de 200 €. Le narrateur explique que, sous la pression de réglementations anti-blanchiment, les banques accumulent des dossiers et exigent des justificatifs poussés, souvent au détriment des particuliers, pour se protéger d'audits et prouver leur « bonne foi ». Le ton est critique et politique, visant à montrer l'asymétrie de pouvoir entre les institutions bancaires et les citoyens.
Mes amis, bien le bonsoir. Aujourd'hui, on va parler d'un des salles secrets des banques. Alors, si nous devions répertorier tous les salles secrets des banques, on remplirait très facilement un annuaire Paris, le banlieue. Aujourd'hui, je vais parler juste d'un point précis. Beaucoup de gens l'ont remarqué, beaucoup de gens en ont souffert. Aujourd'hui, j'ai un ami qui a vu un prêt immobilier refusé par la banque pour une histoire de 200 euros. Oui, 200 euros, vous avez bien entendu. Je vais vous raconter, je vais vous dire pourquoi les banques agissent de cette manière. On connaît tous cette histoire où, par exemple, vous avez la dame qui va au guichet réclamer 1000 euros de son compte, en espèce, et là, elle se retrouve dans un bureau, le directeur est là. On ne peut pas vous donner cet argent. Nous vivons à une époque... Généralement, ils baissent le ton comme ça, ils disent sur le ton, en presse de la confidence, On est dans une époque post-11 septembre, n'est-ce pas ? Comme si aujourd'hui la datation, n'est-ce pas, c'est plus après Jésus-Christ, c'est après le 11 septembre. Il y a le terrorisme, il y a Trakfin, il y a le blanchiment d'argent, n'est-ce pas madame ? Et c'est pour ça que je me vois dans l'obligation de demander, d'exiger un justificatif. Je veux des factures, de vie, quelque chose. Vous devez me prouver à quoi va servir cet argent. Autrement, la banque ne peut pas vous le donner. Oui, mais monsieur, c'est mon argent, oui. C'est votre argent, mais nous veillons sur votre argent. Et en fait, les banques, les institutions financières, se permettent, se considèrent qu'elles ont absolument tous les droits. La police n'a pas autant de droits. Si un flic arrive, me met les menottes et m'arrête et m'emmène au commissariat, j'ai plus de droits que lui, limite. J'ai le droit d'avoir un avocat, un médecin, parler à des magistrats, tout ça. ne peut pas faire ce qu'il veut. Sauf que le dernier gratte-papier des banques a plus de pouvoir que la police, par exemple. Pourquoi ? Parce que nous vivons dans un monde qui est de plus en plus façonné pour le pouvoir illimité de l'institution bancaire. L'institution bancaire est en train de nous asservir collectivement. Elle est en train de fabriquer un monde, de façonner un monde à son image. Voilà tous les droits, nous n'en avons aucun. Regardez, dans l'histoire de cet ami, il a voulu acheter un bien immobilier en France. Donc il a commencé à récolter toutes les pièces du dossier. Vous savez, en France, rien que pour obtenir une carte de piscine municipale, il faut une carte à blé de documents. Il faut, toute ta vie, tu dois la balancer en fiches cartonnées. Extrait de naissance, certificat justificatif, duplicata, photocopie, dégalisation, formulaire, photo, visa, tampon, timbre pour une carte à la piscine municipale. Donc en France, on va dire, il y a cette Et à cette bureaucratie, on y présente. Et la bureaucratie, si tu veux, elle existe. Pourquoi elle existe ? C'est tout simplement des fonctionnaires qui doivent justifier leur existence. Donc plus t'as de fonctionnaires, automatiquement plus t'as de bureaucratie. Si tu doubles le nombre de fonctionnaires dans un pays, automatiquement le nombre de formalités va doubler. C'est simple. Ils sont en train de justifier leur existence. Maintenant. Une fois qu'il a cette carte à blé de documents, je vous le disais, il est content, il se dit c'est fini. C'est bon. Maintenant. Un des fins lignées de la banque a regardé sur toute l'année dernière les transactions et il a trouvé quelque chose. Il a trouvé une transaction qu'il a considérée comme hautement suspecte. 200 euros. Cette personne a viré 200 euros sur un compte révolute d'une personne de sa famille, étudiante de son état. C'est une étudiante qui étudie en France, Elle lui demande de l'aide, lui l'accourt à son secours et il va lui verser 200€ sur un compte révolu. Vous ne savez pas que ceci allait déclencher, n'est-ce pas, l'histoire que je suis en train de vous raconter. Qu'est-ce qu'elle exige la banque ? La banque déclare que cette transaction de 200€ est bizarre, anormale, suspecte, inhabituelle. C'est le mot qu'ils ont utilisé dans la lettre. Inhabituelle. Alors, ce qu'ils ont dit, c'est qu'ils veulent les informations financières détaillées, totales, de cette personne qui a reçu les 200 euros. Alors attention, cette personne qui a reçu les 200 euros ne fait pas partie de la transaction immobilière. Elle ne va pas acheter ce bien immobilier. C'est une personne qui est complètement étrangère à tout ça. Et on lui demande de fournir des fiches de salaire, les relevés bancaires, le détail de toute sa vie financière. Bien entendu, elle est fondée à dire non. Et elle dit non, bien entendu. Elle dit, écoute, tu m'as dépanné 200 balles, c'est gentil à toi, bon, si ça remonte, si on en est là, bon, moi, je suis prête à te les rendre, n'est-ce pas ? Je te rends tes 200 balles, mais j'ai pas à m'impliquer financièrement ou donner ma paperasse pour ton prêt immobilier, je suis désolé. Et la banque insiste. Non, pour nous, c'est suspect, ces 200 euros. Finalement, la situation coince là. C'est atroce qu'on fasse vivre ce genre de choses à des gens. Maintenant, pourquoi la banque fait ça ? Pourquoi la banque fait ce genre de chose ? Fait ce genre de scène pour 200 euros, pour 49,50 euros, pour des... pour des cents minables ! Pour des cents minables, ils commencent à monter sur le grand chevaux et citer le terrorisme international et le blanchiment d'argent et tout ça. Pourquoi ? Il y a une raison, je vais vous la dire tout de suite. C'est une raison d'un cynisme d'un cynisme atroce, mais c'est un cynisme dont nous avons habitué ce genre d'institution, il n'y a rien de surprenant. Je vous raconte. Les banques effectivement, et ça c'est pas un mensonge, ça c'est une vérité, vivent sous le joug de réglementations extrêmement pesantes. Réglementations qui viennent de la France, qui viennent de l'Union Européenne, qui viennent des États-Unis, qui viennent de divers accords internationaux bancaires et tout ça, qui font que La banque doit faire attention à ce que ses services ne soient pas utilisés pour des blanchiments d'argent, pour des mafias, pour de l'argent sale, pour de la corruption, pour de l'évasion fiscale. J'ai presque envie de dire, alors pourquoi on utiliserait une banque ? Autrement, parce qu'on sait bien que les banques sont au cœur de tout ce que je viens de citer, n'est-ce pas ? Une banque qui refuserait cela, c'est comme un hôpital qui refuserait les malades. Quoique, les hôpitaux refusent aujourd'hui les malades, mais vous me comprenez. Alors, qu'est-ce qu'elles font les banques ? Les banques, elles ont peur de subir un audit, qu'il y ait par exemple une histoire qui remonte, que par exemple quelqu'un arrive avec une mallette d'argent et puis que finalement un jour on remonte à la banque et tout ça, puis que le directeur se retrouve face à la brigade financière, il doit expliquer comment il a accepté cet argent. N'est-ce pas ? Un problème. Alors voilà ce qu'il faut. Dans tout ce qu'on appelle la due diligence, la banque a une obligation de moyens, elle n'a pas une obligation de résultats. Et là je suis sûr que beaucoup ont déjà compris où je veux en venir. Ça veut dire quoi ? Quand on a, mettons, juste pour donner un exemple, mettons qu'on a un représentant d'un moustachu, d'un président à vie d'Afrique ou d'Amérique latine, alors, ce moustachu va envoyer un représentant à un plénier potentiaire, présentement. Donc, il va envoyer le plénier potentiaire avec une mallette plein d'argent. Il prend l'Air France, Business Class, First Class, il débarque le matin à Charles de Gaulle et il va à la banque. Il prend l'argent, n'est-ce pas ? Petite coupure. On met l'argent sur un compte. On lui sert un bon café et un croissant, n'est-ce pas ? Et puis on lui offre une bouteille, deux whisky parce qu'on sait que son patron apprécie ça et puis le patron est très apprécié au sein de la banque. Donc on lui offre un cadeau. Ok. Problème. Mettons que cette histoire, plus tard, s'ébruite, que cette histoire fait des petits, et que la gendarmerie ou la police sont là. Qu'est-ce qu'on fait ? La banque doit prouver qu'en général, elle se donne les moyens d'éviter ce genre de choses, mais que de temps en temps, effectivement, on n'est pas parfait. Malgré tous les dispositifs que nous avons en place, monsieur l'agent, pour éviter ce genre d'incidents, malheureusement, parfois, ils arrivent. Mais en termes de moyens, je peux vous prouver que nous avons déployé les moyens. Alors voici, dossier, Madame Michu, 250 euros, nous l'avons déclaré à Trakfin. Monsieur Machin, il est venu, il a rapporté 800 euros, et bien celui-là, nous l'avons également signalé. Celui-là, il a demandé un prêt bancaire, on avait 200 euros qui n'étaient pas très clairs dans l'histoire, qui étaient inhabituels, nous avons refusé le prêt bancaire. Donc, ce que la banque veut, c'est énormément de documents pour prouver sa bonne foi, pour laisser à l'affaire qu'elle fait. Eh oui, c'est ça l'idée. C'est-à-dire qu'on va avoir des milliers de mini-dossiers, signalements, fiches, tout ça, montrant qu'on est en train de faire des efforts pour éviter le crime financier. Comme ça, quand il y a un souci, on peut prouver sa bonne foi. On dit, regardez, nous, on était carrés, on a fait tout ce qu'on a pu, Celui-là, il n'est pas son clé goutte. Je suis désolé, mais on a la preuve ici, regardez, on a plusieurs signalements que nous faisons par jour, on a plusieurs clients qu'on a refusés, on a fermé des comptes, on a gelé des comptes, on a refusé de donner du cash, on a refusé de prendre du cash, on a refusé plein de choses pour des petites sommes que nous surveillons, nous analysons, tout à la loupe, nous. On a une institution sérieuse, voilà. Maintenant, que voulez-vous ? Les gens, vous savez, le monde est plein de polissants, n'est-ce pas ? Le mec est venu avec sa valise, on a raté, on a raté. Voilà, il est passé sous le radar. On sera plus vigilant la prochaine fois, monsieur l'agent. Voilà, c'est tout. En fait, c'est ça l'idée. Ça signifie qu'on pourrit la vie à plein de gens pour créer des dossiers, tout simplement. Pour créer des dossiers, prouvons sa bonne foi par la suite. C'est tout, y'a pas d'autres... Il n'y a pas d'autre secret derrière celui-là. C'est juste ça. C'est juste qu'on vous embête pour prouver leur bonne foi pour les grosses saloperies qu'ils font. Voilà, mes amis. C'est très cynique. C'est très cynique, malheureusement, mais c'est comme ça. C'est des institutions basées sur le cynisme. Le cynisme, ça fait partie de leur business model, en fait. C'est pas un accident, c'est pas un hasard. C'est fait pour ça. Merci mes amis d'avoir écouté cette vidéo jusqu'ici et on se voit dans une prochaine. A très bientôt.
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