Santé Mentale : psychiatrisation de la normalité

This is a YouTube video titled "Santé Mentale : psychiatrisation de la normalité" created on February 12, 2020. The content is a monologue in French discussing mental health, criticizing the over-psychiatrization and medicalization of normal human emotions and behaviors. The speaker shares personal views on rejecting chemical treatments for mental health issues, emphasizing personal responsibility and the natural variability of human feelings. The talk also touches on cultural differences in mental health approaches and warns against dependency on psychiatric medications. The video is a reflective and critical commentary rather than a conversation.
Questions this video answers
French
YouTube video (monologue)
February 12, 2020
Bonjour mes amis. Vous savez, ces derniers temps, ces dernières années même, il y a une sorte de tendance à parler de la santé mentale, l'année de la santé mentale, la journée de la santé mentale. Et puis, il y a de plus en plus de célébrités qui arrivent comme ça sur la place publique en disant oui, j'ai des problèmes de santé mentale, tout ça. Et quelque part, je trouve ça, il y a un côté bien là dedans. Effectivement, c'est bien de signaler parce qu'il y a une sorte de stigmatisation. Je pense que c'est un usage propre du mot ici, il y a une sorte de stigma lié à la souffrance ou à la détresse psychologique. Alors c'est important que des gens en parlent. Néanmoins, comme toujours, comme souvent en Occident, la frontière entre parler de la chose d'une manière saine et rentrer dans un fétichisme lié à cette chose-là, parfois la frontière est extrêmement floue. Moi je vais vous dire un truc, je vais vous raconter 2-3 trucs comme ça. Je sais que, je sais pas comment ça se passe en France, mais je sais que vous êtes des grands consommateurs de produits chimiques. Je sais que les médecins prescrivent à qui mieux mieux toutes sortes de produits. Et moi j'ai pas envie de leur apprendre leur métier non plus. Mais je trouve que mon bien-être, personnellement, n'est pas l'affaire de l'État, n'est pas l'affaire du médecin, n'est pas l'affaire de quelqu'un d'autre, c'est ma responsabilité d'abord. Et c'est pour ça que je vous en parle, parce que je trouve qu'il est important que chacun prenne ses responsabilités. Alors je vais vous dire un truc. Je vais parler de moi, j'aime pas trop parler de moi, vous savez, j'ai fait des vidéos tout le temps, mais c'est très rare que je parle de moi, mais je vais vous dire un truc. Je ne prends pas de produits chimiques, je ne prends pas d'antidépresseurs, d'anxiolytiques, de somnifères, ou quel que soit le traitement qui agit sur la tête. Je ne prends pas de drogue, quelle qu'elle soit. Et pour moi, je vais peut-être m'aliéner certains, je vais peut-être ne pas me faire d'amis, mais pour moi, même la buzz ou le shit, ou appelez-le comme vous voulez, C'est dans la même catégorie que des drogues dures. D'accord ? Je suis extrêmement anti ce genre de choses, tout ce qui agit sur la tête. Je touche presque pas, je bois presque pas d'alcool. Ça peut m'arriver socialement, mais c'est rare, c'est même de plus en plus rare. Sachant que j'habite en Angleterre. Les Anglais ont beaucoup de qualité, mais question vin, ils ont un palais un petit peu... De sorte que tous les Européens nous envoient leur vin de chiottes. Tous les vins qui ont un goût de pomme, de citron, une acidité présente comme ça en bouche. C'est ce qui nous envoie. Des trucs que tu utiliserais pour décaper des buffets en France sont vendus ici comme vin. Je peux même vous dire que, allez, les 5-6 dernières bouteilles que j'ai achetées, elles ont toutes fini dans le lavabo. OK ? Genre un verre et puis le lendemain, la bouteille finit dans le lavabo. Ça me... C'est quelque chose qui m'intéresse. Donc pour vous dire, Le fait que je vive sans camisole chimique, quelle qu'elle soit, fait que des fois, je ne suis pas bien. Des fois, il y a des lundis matins où je n'ai pas envie de me réveiller. Des fois, j'ai envie de parler à personne. Des fois, il peut m'arriver, si le lendemain, j'ai peut-être un rendez-vous important ou j'ai quelque chose de critique demain programmé et que ça me fout la pression, il peut m'arriver de mal dormir. Donc finalement, je ne suis pas meilleur qu'un autre. Mais par contre, je refuse d'être un poulet de batterie. Je refuse d'être ce qu'on appelle en Algérie un poulet d'électricité. Ça signifie c'est des poulets élevés sous de la lumière électrique. Donc, je refuse d'être un humain d'électricité. Je suis un vrai humain. D'accord. Je veux continuer à accéder à cette dignité d'humain. Un humain, ça a des sautes d'humeur, un humain. Des fois il est bien, des fois il n'est pas bien. Des fois il dort, des fois il ne dort pas. Ce n'est pas une horloge suisse le sommeil. Ce n'est pas fait par Rolex. Des fois tu vas au lit et tu n'as pas envie de dormir. Tu fais quoi ? Tu lis un livre, tu écoutes de la musique, tu écris, tu passes une nuit blanche s'il le faut. Mais ce que je cherche à dire, c'est qu'il faut cesser de tout psychiatriser, de psychiatriser la normalité. Parce que, personnellement, ce que je viens de vous raconter, en vous disant que des fois je n'ai pas envie de me réveiller le matin, oui, il m'arrive des fois de ne pas avoir un bon appétit, des fois je n'ai pas envie de manger, il peut m'arriver des fois de me sentir pas bien, il peut m'arriver des fois de me sentir euphorique, d'accord ? Ce que je suis en train de vous raconter, si je le raconte à un clinicien, si je le raconte à un psychiatre, il va me dire que mon pronostic vital est engagé, et que la seule manière de m'en sortir, c'est de prendre une quantité énorme de médicaments. Et je trouve ça, cette attitude qu'il y a chez les occidentaux, moi je suis résolument contre. Quand j'ai immigré de mon pays, je suis venu en Occident, il y a plein de choses très sympas que j'ai voulu prendre chez les Occidentaux, que j'ai apprécié, que j'ai admiré, mais pas celle-là. Tout ce côté fétichisation de la normalité humaine et sa psychiatrisation, et finalement, aller jeter des produits chimiques sur des attitudes normales, ça, ce n'est pas quelque chose que je prends chez les Occidentaux. C'est quelque chose que je rejette complètement, quitte à ne pas être complètement intégré. Vous savez, t'as un examen, ok ? T'as un examen, tu le rates, tu le foires, ça m'est arrivé. Tu foires un examen ou tu foires autre chose. Comment tu te sens ? Tu te sens comment ? Tu te sens mal, d'accord ? Voilà. Et si tu te sens mal, c'est quoi ? C'est normal. C'est une réaction à dire que tu t'en fous pas. C'est une réaction tout à fait normale à quelque chose, d'accord ? Et la vie n'est pas faite... La vie n'est pas faite que d'amusement. La vie n'est pas faite que de rire. La vie n'est pas faite que de moments comme ça où on est là dans la joie, la bonne humeur et on doit rire. Non. La vie est faite de moments sérieux aussi. La vie est faite de moments où ça va pas. La vie est faite aussi de réactions à des choses qui nous arrivent, qu'on soit responsable ou pas. J'ai raté un examen, ben voilà, je me sens mal. Je me sens mal, d'accord, ça arrive. Mais je ne vais pas prendre des produits chimiques. Je n'ai qu'à, la prochaine fois que je fasse un examen, je n'ai qu'à me préparer et je vais le réussir. Mais le fait de prendre des produits chimiques ne fera pas que je vais réussir l'examen la prochaine fois. Je vais juste me transformer en légume et essayer d'éteindre des sentiments tout à fait normaux chez moi. Je parlais l'autre jour à une personne et vous savez, je vais vous dire un truc, il faut que je le dise. En Algérie ou en Afrique en général, on n'est pas très porté sur ce genre de choses, on n'est pas très psychologue, c'est vrai. Finalement, tu regardes en Algérie, la psychologie, on n'en a qu'une. Il y a le fou, il y a le normal. Il y a le fou. Comment définir le fou ? Il faut bien mettre la barre quelque part. Alors, le fou, c'est celui qui fait ses besoins en pleine route, dans la rue, devant tout le monde. Donc, c'est très simple. Pour moi, si tu es en train d'écouter, je vais te dire. Moi, je divise le monde en deux catégories, psychologiquement parlant. Déjà, si t'es pas en train de chier sur les Champs-Elysées, c'est que tu n'es pas malade, c'est que t'es pas fou, d'accord ? Et si tu es en train de prendre des produits chimiques, c'est que tu t'es fait avoir. Tu t'es fait avoir par ton médecin, par Big Pharma, parce que c'est des produits très violents qu'ils donnent, mais ils gagnent beaucoup d'argent dessus, c'est remboursé par la Sécu. Mais le truc, c'est que ça dégrade ta santé et souvent, ça peut t'enlever les ressources humaines nécessaires pour que tu puisses faire face à ta vie. D'accord ? Moi, je ne suis pas... Je n'encourage pas la prise de ces saloperies-là. Pour le reste, pour les gens qui ne font pas leurs besoins sur les Champs-Élysées, tout le monde est plus ou moins... Tout le monde est plus ou moins détraqué. et chacun a un degré différent, en fait. D'accord ? Moi, je suis en train de vous parler comme ça et tout ça. Depuis le début, je ne suis pas du tout en train de dire que je suis un type normal. Loin de là. Je suis en train de parler tout seul, dans une vidéo, dans une voiture, devant une caméra. OK ? Je veux dire, en termes de normalité, je ne suis pas très bien placé pour vous raconter ce que c'est que la normalité. Mais ce que je cherche à dire, ce que je cherche à dire, c'est qu'il faut... il faut arrêter de fétichiser et de psychiatriser des comportements tout à fait normaux. Alors, bien sûr, je ne suis pas en train de mettre tout le monde dans le même panier. Si tu as survécu à un crime abominable, ou si tu as survécu à quelque chose de terrible, ou tu as perdu une jambe à la guerre, ou tu as vu tes collègues crever devant toi à la bouche ouverte, ou tu as subi des trucs abominables, ou tu as été violé dans ton enfance. je peux comprendre que ceci puisse générer une détresse, une détresse forte. Mais même cela, et je peux comprendre que la personne ait besoin d'aide et besoin d'écoute et tout, mais même dans ces cas-là, je ne suis pas absolument convaincu que la chimie soit une réponse appropriée. Voilà, vous voyez le truc. Je pense qu'en Europe, si tu es en France par exemple, Tu te sens mal, parce qu'il y a une merde dans ta vie. Tu te sens mal, c'est un humain. Quand la merde frappe le ventilateur, c'est normal que tu te sentes mal. Et donc, tu vas aller vers l'écoute. Tu vas aller vers l'écoute professionnelle. Tu vas aller vers ton généraliste ou tu vas aller vers un système psy. Et puis, ces gens-là, tu sais, ils ont toute la journée devant eux, mais d'un autre côté, ils ne vont pas passer, ils ne vont pas venir te donner des câlins. Ils ont un quart d'heure pour toi, ils ont 10 minutes, ils ont une demi-heure. Ils sont très limités dans les ressources qu'ils ont. Et leur but, c'est de te normaliser. par les produits qu'ils ont. Donc, ils vont te faire des prescriptions. Et Dieu sait qu'en France, les prescriptions sont assez faciles pour ce genre de produit. En Angleterre, beaucoup de gens prennent des produits, mais la prescription est un peu plus... On va dire que les médecins sont un peu plus lents à aller juste comme ça prescrire. Alors qu'en France, je peux vous dire, parce que je vous ai raconté au début de la vidéo, je peux aller faire un tour des médecins. Waouh ! Et... je vais recevoir probablement des ordonnances longues comme des rouleaux de papier peint pour un état qui est finalement normal pour tenter qu'on sache où est la normalité. D'accord, je mets la normalité quand même entre guillemets. Voilà mes amis, donc je suis, je ne sais pas, je n'aime pas cette attitude chez les qui est très nourri en Occident aujourd'hui, qui va promouvoir la faiblesse, qui va promouvoir... Oui, je suis en dépression, je suis en dépression à longue durée. Je prends des médicaments, mais je vais m'arrêter dans quelques années. La dernière fois, quelqu'un m'a dit ça. Oui, je suis en dépression, je prends des médicaments, je vais arrêter dans quelques années. J'ai dit mon cul, tu ne vas pas arrêter dans quelques années. Pourquoi tu vas arrêter dans quelques années ? J'ai dit comme ça à la personne. Vous savez, je ne suis pas le type le plus sympa sur Terre. Je ne vous le cache pas. D'ailleurs, je trouve bizarre que des fois, des gens me rencontrent et disent oui, il est très sympa. Je n'ai pas l'impression d'être le type le plus sympa sur Terre. Je ne suis pas sympa du tout. Par contre, si t'es dans la merde, t'es souvent très content que je sois à côté. Mais en termes de sympa et tout, faudra repasser. Je dis à la personne, écoute, je connais plein de gens qui prennent des produits chimiques. Je connais plein. Treize à la douzaine des personnes qui prennent des produits chimiques. Je ne connais aucun qui a arrêté de les prendre. D'accord ? Donc j'ai dit, au moment que tu me dises que toi, t'as des pouvoirs surnaturels ou t'as un plan absolument extraordinaire pour ta vie pour t'en sortir, moi je ne te crois pas. Tu as commencé à prendre des produits chimiques, tu vas les prendre parce que t'as le mort. D'accord ? Voilà. Il faut dire les réalités aux gens, il ne faut pas mentir. Et il faut le savoir en général avant de les prendre. D'accord ? Parce que ceux qui te les donnent, les médecins et tout, oui, on va faire une petite cure, trois mois d'antidépresseur, puis peut-être un petit oxylytique par-dessus. Le truc, c'est qu'une fois que tu commences à prendre ça, Ça va te donner des produits chimiques qui vont créer indépendance, parfois indépendance physique. Je veux dire physique à tel point que si on te les retire à la brutale, potentiellement, tu peux commencer à baver, à faire dans ton froc, à partir, à faire du convulser, aller au coma et tout. Je veux dire, c'est très sérieux comme business. C'est pour ça qu'on te les donne d'ailleurs, parce qu'on sait qu'une fois qu'on te les donne, on a un client à vie. Tu sais, il y a beaucoup de business qui ont tous envie d'avoir des clients, mais on connaît très peu de business où si le client s'est défréquenté, il va faire dans son froc. C'est la réalité. Ça t'explique pourquoi quand tu regardes ces laboratoires, Big Pharma et tout, tu regardes le cours des actions, tu vas voir qu'ils sont maintenus, ils n'ont pas de décroissance. Ils ne vont pas dire, oui, là, les gens ont arrêté de prendre les antidépresseurs et tout ça parce que... Non, non, ils n'arrêtent pas. Le client que tu arrives à... Une fois que tu lui donnes le comprimé, il l'a à vie. C'est du deal, en fait. C'est le même système. On est ultra proche du business model de la drogue, de ceux qui vendent la drogue. OK ? Mais juste... C'est légal, en fait. C'est légal, l'État prend sa part, il y a de la TVA, il y a des impôts dessus, tout ça. Mais en réalité, c'est de la merde, tout ça. On donne des saloperies, on donne des produits qui sont tout aussi addictifs que de la cocaïne ou de l'héroïne ou autre. Et puis, en termes d'effets secondaires, peut-être qu'on ne va pas faire une overdose et crever dans un escalier, mais ça va détruire à petit feu, ça va détruire à petit feu. Voilà. Je suis désolé d'être porteur de mauvaises nouvelles aujourd'hui, mais en termes de psychologie, je te dis, c'est pour soi juste une seule question. Est-ce que tu fais tes besoins sur les Champs-Elysées ? Si la réponse est non, c'est lève-toi et marche et arrête tes conneries. Tout ce que je peux te dire, tout le reste, c'est de la broderie. Tout le reste, c'est du foutage de gueule. Et va faire un tour ailleurs. Sors, va faire un tour ailleurs. Voyage, va voir des pays, va voir comment les gens vivent. Peut-être un peu de relativisme aussi, ça aide. Je vois des gens, des gens en Europe, ils vivent. Nous, on devait faire des kilomètres pour aller chercher de l'eau. D'accord. Et le gars ou la nana, putain, il te raconte de ces trucs. Oui, je suis en dépression, mais bon, c'est en train de s'améliorer. Non, ça ne s'améliore pas. Il faut que ça s'améliore dans ta tête. D'accord. Et puis, le reste, le reste, si vous voulez. Le reste, on ne peut pas gérer que par la tête, parce que beaucoup de gens, quand ils se disent en dépression, en réalité, ils ne sont pas en dépression. En réalité, ils sont dans une... Comment dirais-je ? Ils sont tout simplement dans une situation karmique. Ça signifie qu'il y a des choix dans leur vie qui ont été faits dans le passé. Ces choix n'ont pas été extrêmement bien éliminés, bien sains. Ça arrive, ça arrive. Moi aussi, j'ai fait de mauvais choix dans ma vie, donc je ne vais pas jeter la pierre. Je ne vais pas jeter la pierre aux gens en disant qu'ils font de mauvais choix. Et moi, je fais les bons. Non, ce n'est pas ça. J'ai fait de très mauvais choix dans ma vie aussi. Mais ce que je cherche à dire, c'est que très souvent, une fois que tu fais des choix, il faut accepter la conséquence karmique par la suite. Tu fais un mauvais choix, tu vas prendre sur la gueule après. Ça, c'est clair. Maintenant, une fois que tu prends sur la gueule, Il faut grandir. Il faut se dire, OK, qu'est-ce que j'ai fait de mauvais ? Comment je peux améliorer ma capacité de décision ? Comment je peux essayer d'aborder la vie autrement ? Parce que, tu sais, j'ai un ami, il s'est fait laisser tomber par une nana, puis par deux, puis par trois. À un moment donné, je lui ai dit, qu'est-ce que tu leur fais ? Je vais dire, c'est de ta faute. Oui, mais c'est des connasses, c'est des sales. Non, non, non, je ne veux pas entendre ce discours. Moi, je veux savoir toi. Pour moi, c'est ta faute. Une fois que tu reproduis les mêmes schémas dans un domaine quelconque, dans le domaine professionnel ou personnel ou autre, ou dans ta vie de manière globale, si tu vois que tu es en train de prendre des décisions de merde, il va falloir l'assumer, il va falloir y faire face. N'accuse pas la planète entière, n'accuse pas les 8 milliards de personnes, n'accuse pas Trump, n'accuse pas l'Union Européenne, n'accuse pas l'euro, n'accuse pas Macron. À un moment donné, il va falloir que tu te regardes dans le miroir, tu dises qu'est-ce que je fais ? Mes amis, le vent, si vous regardez, je ne sais pas, ces courses de voiliers autour du monde, c'est le même vent pour tout le monde. Pourtant, il y a des gens qui arrivent et d'autres qui arrivent une semaine après, avec le même vent. Donc, ça signifie comment on gère la voile. Gérer la voile, c'est quoi ? Gérer la voile, c'est gérer sa capacité de décision. Oui, non, oui, non. Tout le temps. C'est ça la vie. Et le problème, c'est qu'on ne résout pas ces questions-là par des... Si tu réponds à des problèmes dans ta vie, alors tu fais des mauvais choix. Beaucoup de gens font de mauvais choix. Malheureusement, on n'est pas conseillé. Malheureusement, on doit apprendre à la dur de dur. Hélas, hélas. Surtout qu'on vit aujourd'hui dans un monde très politiquement correct. Tout le monde est beau. Tout le monde est gentil. Tout le monde va au paradis. La ligne entre le bien et le mal, en tout cas, dans le discours, est extrêmement floue. Mais dans la réalité, elle est là toujours. Tu vois ce que je veux dire ? Ne confond pas le discours que nous posons sur la réalité et la réalité elle-même. La réalité, elle, n'a pas changé depuis des milliards d'années. Mais le discours, notre perception de la réalité, elle, eux, ont changé. Le problème, c'est que tu vas avec un mauvais discours sur une réalité concrète, tu vas te prendre, tu vas te ramasser sur la gueule. Et c'est exactement ce qui est en train de se passer aujourd'hui. Nous voyons tous les jours des gens se prendent sur la gueule les conséquences karmiques de choix qui ont été faits, parce que c'était des choix pas éclairés du tout, parce que les personnes vivaient dans l'obscurité depuis toujours, par leur éducation, par leur dogme, par leurs limites, par leurs contraintes, ils finissent par se prendre sur la gueule. Alors, quand tu te prends sur la gueule, c'est l'occasion d'apprendre, c'est l'occasion de se dire, surtout quand ça t'arrive plusieurs fois de suite, c'est l'occasion de te dire, bon, j'ai des goûts de chiottes, je fais des choix de chiottes, sur quelle base j'ai travaillé les dernières fois et comment je peux faire pour me sortir de là ? Est-ce que c'est en demandant conseil à des amis ? Est-ce qu'en essayant d'écrire ce que j'ai fait dans ma vie, en essayant de trouver les points qui ont merdé, en essayant de réfléchir, de méditer sur ma vie et voir s'il n'y a pas des schémas récurrents, répétitifs que je suis en train de faire ? Parce que si tu réponds à des mauvais choix et tu réponds à des conséquences karmiques par des antidépresseurs, des anxiolytiques, des benzodiazépines, je ne sais pas quoi, c'est que tu es en train de persister dans tes choix de chiottes. c'est que non seulement tu as fait les mauvais choix dans la vie, mais en plus, une fois que ces mauvais choix se manifestent en termes de conséquences, tu fais quoi ? Tu vas y répondre par des produits chimiques. Ça signifie que tu es encore en train d'aggraver ton cas. Ça signifie que tu es encore incapable de faire face à tes décisions. Et ça, Ça, ça ne fera que confoncer les gens, en fait. D'accord ? Ça ne fait qu'enfoncer les gens, malheureusement. Le médecin, lui, il veut faire quoi ? Je ne lui attribue pas de mauvaise intention. Lui, il est pris dans un système. Il est en rouage d'un système. Il veut aider. Il veut aider parce qu'il a sous la main. Donc, il a une ordonnance. Il se dit, bon, la personne ne dort pas, somnifère. La personne semble anxieuse, anxiolytique. La personne semble avoir des idées noires et tout ça. Bon, on va donner les antidépresseurs et ainsi de suite. Il veut normaliser la personne, c'est tout. Il veut la normaliser, il veut pas la rendre bien, il veut juste que la personne ne perde pas son emploi, il veut pas que la personne perde sa famille, il veut pas que la personne se suicide, il veut pas... Donc il va faire quoi ? Il va lui donner des produits. Mais il risque rien du tout. Il va juste rajouter une couche de problèmes sur une situation qui est déjà pas brillante à la base. Voilà. Donc... Je sais qu'il y a des gens qui souffrent là-dedans. Je ne suis pas du tout en train de minimiser la souffrance. Je ne suis pas en train de dire, ne répondez pas dans les commentaires, oui, mais je souffre. Mais je suis tout à fait d'accord. Je sais bien que les gens souffrent. Je ne suis pas du tout en train de nier la souffrance. Ce que je suis en train de dire, c'est que ne répondez pas à la souffrance par la drogue. C'est tout ce que je suis en train de dire. D'accord, c'est ça ne va pas. La vie est faite de souffrance. Oui, oui, oui, tu grattes. Je prends n'importe quelle personne. Je suis dans un parking. Il y a une personne qui passe là. Je vais aller gratter. J'ai posé 2, 3 questions. Je peux vous dire qu'elle peut se mettre à pleurer. Les gens souffrent. Les gens souffrent. Il y a des drames dans la vie. Il y a des drames dans la vie. Il y a des gens, malheureusement, ils ont des drames. Ils ont 8 ans. Ils ont déjà un drame dans leur vie. Ils ont 15 ans. Ils ont un drame dans leur vie. Ça arrive malheureusement. Mais il y a des gens qui sont touchés par le drame à 40, à 50, à 60 ans. Mais plus tu vis, la probabilité justement, c'est ça, c'est une question de probabilité. Plus longtemps tu vis, plus tu cours, plus la probabilité de te prendre quelque chose au sérieux sur la gueule augmente. Donc voilà, on va rarement trouver quelqu'un qui a vécu quelques décennies sur cette planète, ou bien qui a réussi à finir toute cette incarnation sans avoir pris quelque chose de sérieux sur la gueule. C'est normal, donc la souffrance fait partie de la vie malheureusement. Oui, malheureusement, ça fait partie de la vie. La vie n'est pas du rire. La vie n'est pas... Elle n'est pas faite de calembours, de blagues, de... Je vais consommer un truc, oui, c'est sympa et tout. Non, la vie n'est pas faite de ça. Elle est faite de moments noirs aussi, elle est faite d'insomnies, elle est faite de pleurs, elle est faite de... Mais c'est ça qui la rend... On est des humains, on est capables, on est... C'est... Si tu... Imagine un piano, un piano, il est grand comme ça, il a beaucoup d'octaves, il y a des notes graves, des notes aigües, et c'est tout ça qui fait la mélodie, c'est tout ça qui fait la vie. Donner des produits chimiques à un humain pour essayer de bloquer le gamut de ses feelings, de ses sentiments, c'est comme si je te prends un piano et je vais te mettre de la colle sur la moitié des touches de gauche, la moitié des touches de droite, juste pour te laisser au milieu quelques touches qui marchent. Ça serait pas un piano, ça. Aucun musicien n'en voudrait. C'est comme si je te coupais les cordes d'une guitare, je te laissais qu'une. Ça n'a pas de sens. Tu comprends ? Donc oui, quand on vit un truc merdique, on se sent mal et on pleure et on est triste. Et c'est normal. Ce n'est pas une pathologie. Ce n'est pas une maladie, la tristesse. D'accord ? C'est quelque chose qui est en train de te signaler quelque chose dans ta vie qui s'est mal passé, qui n'est pas joyeux et qui te fait souffrir. Et puis, ça va appeler des solutions. Qu'est-ce que je fais pour me sentir mieux ? Comment je peux élargir mon horizon ? Comment je peux rencontrer des gens qui m'inspirent ? Comment je peux trouver des sources, des sources d'énergie ? Voilà, des sources d'inspiration, des choses que je fais, je me sens mieux. D'accord ? Mais... vouloir résoudre par la chimie, ça n'a aucun sens. Strictement aucun sens. Je n'ai pas dit arrêtez vos traitements. Si vous êtes déjà dedans, continuez. Je ne suis pas en train de faire d'un avis médical ici, mais je suis juste en train de vous dire qu'il faut arrêter les conneries, parce qu'à un moment donné, c'est... À un moment donné, c'est... Ça va nulle part. Voilà. Donc, après cette séance de thérapie, je vais rentrer chez moi. Je suis désolé si j'ai peut-être secoué quelques personnes. Sur les milliers de personnes qui regardent, ce discours peut secouer certains. Moi, je veux surtout secouer ceux qui n'ont pas touché encore à ces saloperies pour leur dire de ne pas le faire. Parce qu'une fois que tu le fais, c'est comme si tu mettais ta main ou ton bras dans la gueule du requin. Très difficile de s'en sortir après. Donc, vraiment, veille à ne pas te laisser embobiner. À bientôt, mes amis.
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