
Commentary (French) about systemic sexual predation within police forces. The speaker recounts a recent UK case of an elite armed officer alleged to have preyed on victims for ~20 years (12 victims identified so far), places it alongside historical scandals like Jimmy Savile (active ~40 years), and contrasts with the US Daniel Holtzclaw case (investigated ~2014–2015, convicted and given a very long sentence). The piece argues institutions protect predators, describes investigative evidence used (GPS, database searches, DNA), and criticizes police culture and impunity.
Questions this video answers
12 (so far, according to the speaker)
About 20 years (as stated by the speaker)
About 40 years (as recounted in the video)
Around 2014–2015 (as stated in the video)
263 years (as mentioned by the speaker)
Mes amis, bien le bonjour. Le Royaume-Uni se réveille avec ses unes extrêmement choquantes. Cet homme-là est un flic. C'est un flic appartenant à une unité d'élite. Il est, comme on pouvait le voir, il est armé, ce qui n'est pas courant au Royaume-Uni. Ici, les flics ne sont pas armés. Ce sont des citoyens en uniforme, comme on aime bien dire. Ils vivent que par le respect que la population leur accorde. Or, ce respect est très très très endommagé avec cette histoire. Ce flic là est un prédateur sexuel. Il a opéré pendant 20 ans au sein de la police. Il vient d'être arrêté et on n'a même pas fini de dénombrer le nombre de ses victimes. Le Daily Mail pose la bonne question. Ça c'est le premier journal du pays. Il pose la question. Combien d'autres monstres en uniforme C'est-à-dire que malheureusement, l'uniforme et le pouvoir qui va avec attirent des prédateurs qui sont prêts à se joindre à la police justement pour pouvoir s'adonner à leur sport favori. Cet homme-là, ce qu'il disait à ses victimes, il leur disait de toute façon, numéro un, personne ne va vous croire. Deuxièmement, je suis armé, je peux venir, je peux te tuer sans laisser de traces. Personne ne saura. Et en bonne partie, il avait raison parce que les victimes sont venues vers la police. Certaines avaient porté plainte. Elles ont tenté. Mais généralement, elles n'ont pas trouvé que la police les croyait ou était désireuse de les aider. Donc certaines avaient retiré leur plainte et tout ça. Beaucoup de signaux à Vancouver ont été envoyés à la police pendant des années, mais on a fermé les yeux sur lui. Alors maintenant, ça s'étale sur la première page de plein, plein, plein de journaux. Le Daily Mail, il faut savoir une chose, ça, c'est le plus grand journal britannique, le plus grand journal payant britannique. Il y a Il y a une sorte de sagesse dans toutes les administrations et les entreprises britanniques qui dit qu'avant de prendre une décision, si on est entre nous dans un bureau et on veut prendre une décision, et puis quand on pense, est-ce qu'on va le faire ou pas ? Est-ce que cette décision est controversée ou pas ? Il faut penser en termes de une du Daily Mail. Si ce qu'on fait arrive sur la une du Daily Mail, d'accord ? Eh bien, et qu'on soit fier de ça, on peut y aller. Si on a un problème avec cette décision arrivée là, à être publiée ici, c'est qu'il ne faut pas le faire. La police britannique aujourd'hui, et là-dedans, est réellement dans une histoire absolument ignoble. Ceci me permet de vous dire quelque chose. Le gars agit pendant 20 ans, on est en train de dénombrer ses victimes. Pour le moment, on en a trouvé 12, mais probablement, vous savez, dans ce genre de crime, plein de victimes, ne veulent pas, ne veulent pas parler. Elles restent dans leur souffrance. Elles ne tournent pas nécessairement la page, mais elles préfèrent ne pas... Elles peuvent avoir des enfants, avoir un mari, avoir une situation sociale, tout ça, et aller de l'avant et se retrouver sous le feu des caméras ou aller peut-être même sans le feu des caméras, même quand il n'y a pas les caméras. La majorité des victimes de ce genre de crimes ont du mal à venir s'exprimer. Alors, au Royaume-Uni, ces histoires-là, ont tendance à durer très longtemps. Quand vous regardez par exemple le scandale de Jimmy Savile, Jimmy Savile qui était décoré, qui était très connu, qui est mort respecté, et bien c'est seulement après sa mort que les langues ont commencé à se délier. On a vu que c'était un prédateur qui agit pendant 40 ans. Il agit pendant 40 ans au vu et au su de tout le monde. C'était quelqu'un qui ne se cachait même pas. C'est-à-dire qu'au bout d'un moment, le niveau d'impunité qu'il ressentait était tel, et il avait raison par rapport à l'impunité. Ce n'était pas juste un sentiment d'impunité, mais une véritable impunité. Il avait même les clés des hôpitaux pour enfants. Et certains infirmières, quand elles savaient qu'il allait venir, qu'il allait sévir ce soir-là, Ce qu'elle pouvait faire, le minimum qu'elle pouvait faire, c'était aller soustraire certains enfants qu'elle appréciait plus que les autres. Elle pouvait les soustraire à lui et laisser les autres à sa prédation. 40 ans d'action, pas un an ou deux ou trois mois. Non, 40 ans, mes amis, ouvertement, 40 ans sans cesse. D'accord. Ça vous prouve qu'il y a un système, il y a un système qui couvre cela, il y a un système qui protège cela. D'accord ? Regardez, par exemple, la Maxwell, là, aux États-Unis. Elle a été condamnée pour avoir trafiqué des humains vers qui ? Vers personne ! J'aurais été son avocat, j'aurais pu dire, bon... C'est... D'accord, on a des victimes, mais... Mais victimes de qui ? Victimes de quoi ? De qui parlons-nous, là ? D'accord ? Les noms, même si des noms sont sortis, jamais personne n'a été inquiété, jamais personne n'a été poursuivi. Par contre, celui qui a été inquiété, celui qui a été poursuivi, C'est celui-là, j'ose même pas dire son nom, je regarde même là s'il n'y a personne qui est autour, qui va regarder ce livre et je peux me retrouver menotté. Ce type-là, il a été poursuivi, il a fait de la prise en ferme parce qu'il a ouvert sa gueule, parce qu'il a tenté de dénoncer des criminels. C'est abominable ce que nous sommes en train de vivre dans ce pays. Ces types de crimes sont littéralement institutionnalisés. Ça se passe à niveau institutionnel. On ne peut plus réellement parler de cas isolés, d'égarement, d'un on n'a pas vu, d'un il a pu agir et on ne sait pas comment il a pu couvrir ses traces et tout. Non, non. On a des prédateurs qui agissent ouvertement au grand jour pendant très longtemps, qui laissent derrière eux des bus entiers de victimes Et puis voilà, on met 20 ans pour les arrêter, on met 40 ans, ou bien on découvre après leur mort. Je ne peux pas résister à ce stade de vous parler d'une histoire aux Etats-Unis. Voir quand même, malgré tout ce qu'on peut dire des Etats-Unis sur certaines affaires comme celle de Maxwell, il y a des fois une réactivité qu'on trouve qui est beaucoup plus satisfaisante que ce qu'on a en Europe. Daniel Holtzclaw. L'affaire Daniel Holtzclaw avait éclaté vers les années 2014-2015. Un flic, un gars très baraqué, père américain, mère japonaise, né sur l'île de Goa. Et puis le père était déjà flic, donc lui avait suivi un petit peu le chemin de son paternel. Et ce qu'il faisait, c'est qu'il agressait des femmes dans des banlieues pauvres. Donc après avoir fini son travail, il prenait sa voiture de patrouille, et il allait dans des zones où il n'était pas censé être là, et puis il commençait à regarder des véhicules, observer des gens, et puis quand il trouvait une voiture qu'il trouvait suspecte, qu'il pensait suspecte, il allait sur l'ordinateur, il faisait une recherche sur la plaque d'immatriculation, s'il trouvait qu'il y a un problème, il arrête la personne, pièce d'identité, regarde dans l'ordinateur, S'il trouve, et très souvent malheureusement c'était le cas parce qu'il allait dans des quartiers extrêmement pourris, où beaucoup de gens étaient recherchés pour diverses histoires, et bien voilà, il faisait du chantage. Il faisait du chantage, je suis flic, je peux maintenant t'arrêter et t'emmener au poste, ou bien voilà, ou bien tu t'étales, tu te couches. Et il a fait ça pendant des mois. Un jour, Parce qu'il a commencé à devenir de plus en plus sûr de lui, il commençait à être, bon, je suis dans l'impunité totale, les victimes n'iront pas porter plainte, de toute façon, qui va les croire, je suis flic, tout ça. À un moment donné, il a commencé à baisser un petit peu la garde. Il tombait sur une femme, elle avait 57 ans. Il a agressé, parce que de toute façon, lui, il s'en foutait, question d'âge, c'est toutes des noires, mais la plus jeune avait 17, la plus vieille avait 57. Il l'agresse. Il s'était trompé, c'est à dire que cette femme n'avait pas de casier, n'était pas recherché et n'a pas eu peur le lendemain à aller tout dire à la police. Alors, au départ, quand on leur a parlé, ils étaient dubitatifs. Mais bon, elle dit un certain nombre de choses. Ils sont obligés d'écouter. Ils vont regarder l'ordinateur. Or, ces véhicules de police et patrouilleurs de police sont équipés d'un GPS, un GPS qui va traquer leurs déplacements. Ce qu'elle donne comme lieu était cohérent avec l'enregistrement du GPS. L'heure et tout était là. En plus, il était censé ne pas travailler. Il avait déjà dit au dispatch qu'il avait terminé. En plus, il n'a pas informé le dispatch de cette arrestation. Or, il y a une règle. C'est que quand ils arrêtent quelqu'un pour un contre l'autre, tous les flics donnent, disent au dispatch ce qu'ils sont en train de faire. disent toujours voilà je vais véhicule machin tout ça je suis à l'endroit lui faisait pas ça et en plus c'était en dehors de son shift et en dehors de sa zone de patrouille donc là on a plusieurs choses qui vont créer la suspicion quand il arrive au poste ce jour là il avait un shift en 16 heures et deux heures du matin il sera pris de côté il sera interrogé il va l'interroger interrogatoire très intéressant je vais vous montrer un passage de cet interrogatoire regardez On peut peut-être faire, je pourrais faire une vidéo dans le futur où je vous montrerai certains de ces aspects. Regardez la technique d'interrogatoire. La femme là, qui l'interroge, va lui dire oui, mais bon, tu lui as pas, c'est pas toi qui lui a demandé de lever, de lever son pull, de retirer son pull. Toi, ce que tu as fait, tu as juste dit, c'est ce qu'il lui a dit au départ, est-ce que tu caches quelque chose ? Donc, elle fait ça, la femme dit non, je cache rien. Et l'interrogatrice fait ce geste. Elle lui a dit, mais par contre, à un moment donné, elle a probablement, elle t'a flashé, t'as exposé à toi et elle commence à le faire sur un temps enjoué. Et elle lui dit Bon, t'as honte de me le dire, c'est tout, mais elle t'a flashé, en fait.
Donc je me suis dit, ok. Elle m'a dit, tu veux que je te le montre ? Et c'était le moment où je me suis dit, non. Non, tu n'as pas besoin de faire ça.
Elle a dit que... Elle a dit, tu veux... Elle a dit qu'elle faisait ça. Quand tu lui as dit, est-ce qu'il y a quelque chose à l'intérieur de la boîte ? Et elle a dit, non, je n'en ai rien. Elle a fait ça ?
Oui, elle a dit, mais je n'ai pas regardé ou rien comme ça. Et puis elle m'a dit, tu veux que je te le montre ? Et je me suis dit, non.
Elle a dit, quand elle a dit, tu veux que je te le montre ? Tu as dit, oui, et elle a.
Fait... Non, je n'ai pas...
Mais est-ce qu'elle aurait pu... T'éteindre ? En fait.
C'est une technique où l'interrogateur, ce qu'il va faire, il va re-circonstancier ce qui s'est passé et le mettre dans un contexte ou une lumière favorable. Il va dire oui, c'est drôle. Soit il va dire c'est drôle. Tu vois, c'est pas toi. C'est pas toi qui lui a dit d'enlever son pull, elle l'a fait. Tu sais, ces gens qui sont drogués ou qui sont sous influence ou des fois ils se fâchent, ils perdent leur nerfs. Tu veux pas savoir ce qu'ils font. Et maintenant, t'as honte de me le dire. Vas-y, dis-le moi, je te comprends. ou bien le tourner à la dérision, ou bien... En fait, créer un contexte où, finalement, le prévenu, quelque chose qu'il pensait, qu'il cherchait à cacher dans sa tête, se dit, tiens, maintenant que c'est vu si favorablement par l'interrogateur, je peux de toute façon la sortir, parce que c'est pas un gros problème, finalement. Juste moi, je pensais que c'était grave, mais finalement, vu sous cet angle, en mettant ma défense sur une perche, je peux... je peux, donc, le dire. Donc... L'interrogatoire dure des heures. À la fin, ils vont le relâcher, mais ils vont lui prendre son arme, tout ça, sa carte de police et tout. Il sera payé. Donc, on lui dira de rester à la maison, mais il sera payé. Pendant ce temps-là, l'enquête va continuer et on va aller voir déjà le déplacement du véhicule. Et on va voir que très souvent, quand on regarde sur le tracé GPS, dès qu'il finissait son shift, il allait ailleurs et il commençait à patrouiller ailleurs. Ça, c'est le premier point. Deuxièmement, vu qu'il cherchait le nom des victimes sur l'ordinateur et que l'ordinateur garde toutes les recherches placées par les agents, ils vont aller voir ces recherches. Ils vont trouver un certain nombre de noms. Ils vont contacter ces personnes. Ils vont leur dire Écoutez, tel jour, vous avez été arrêté par un flic. Comment ça s'est passé ? Est-ce que tout était normal ? Vous n'avez rien à dire. À ce moment-là, il y a un certain nombre de victimes qui vont s'effondrer, qui vont dire oui, voilà, je n'ai pas osé porter plainte parce que j'ai un mandat, parce que j'ai déjà été arrêté plusieurs fois pour des fraudes, des chèques sans provision, des machins, donc recel ou autre. Donc, ma parole ne vaut rien. Beaucoup de victimes se disent mais c'est comme ça qu'il agissait lui. Il était fort de ceci. Cette victime qui a été arrêtée 15 fois dans sa vie, qui a fait de la prison, que vaudra sa parole? si je suis confronté à elle dans un commissariat, je veux dire à rien du tout. Sauf que là, il y a beaucoup de victimes, mais aussi des traces, comme ils ont trouvé de l'ADN, ils ont trouvé des traces GPS, ils ont trouvé des traces dans la base de données. Il y a énormément de choses qui se sont mises en place pour construire justement ce dossier qui était très difficile. Bien sûr, beaucoup de victimes n'ont pas voulu témoigner, n'ont pas voulu parler. Et le gars, juste pour vous la faire, pour vous la faire court, je peux vous la raconter une extension un jour, mais je vous la fais courte. Le gars a pris 263 ans de prise.
Mr. Holtzclaw, if you and your attorneys would come forward.
Mr.
Holtzclaw, this jury finds you guilty of the various counts Il est.
En Oklahoma, il est enfermé dans une prison sous un nom d'emprunt parce qu'un ex-flic, vu le type de crime qu'il commettait, sa durée de vie dans la prison ne serait pas extrêmement longue s'il était logé. Donc là, il s'effondre et puis il est mis en tôle où il restera très certainement jusqu'à la fin de ses jours. Mais ce n'est pas le genre de situation que vous pouvez anticiper dans un pays comme le Royaume-Uni ou bien en Europe en général. Ce flic-là, cette vermine, et il y en a d'autres, il y en a vraiment beaucoup d'autres. Il y a 1000 flics qui sont sous enquête pour ce type de crime. Donc ça veut dire que réellement il y a un problème systémique dans l'institution qui est en train d'attirer des prédateurs et couver des prédateurs et les protéger. Voilà mes amis. Merci d'avoir écouté jusque là et on se voit dans une autre vidéo.
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