
French YouTube monologue (May 2021) warning retail investors about IPO risks and using the Luckin Coffee scandal as the main example. The speaker contrasts IPO hype (example: Coinbase April 2021) with allocation mechanics and insider advantages, recounts Luckin's rapid rise (founded ~2017, Nasdaq Apr 2019) and the Muddy Waters-linked field investigation (claims: ~1,500 investigators, ~10,000 receipts, ~11–12k hours of video) that alleged large-scale sales inflation via heavy discounts/free giveaways; describes the subsequent share collapse, SEC enforcement and fines (speaker cites ~$1.8B), Chapter 15/delisting, and concludes by advising small investors to be very cautious when approaching IPOs.
Bonjour mes amis. Le mois dernier, avril 2021, une entreprise qui s'appelle Coinbase s'est introduite en bourse. Cette entreprise-là sort sur un secteur aujourd'hui extrêmement médiatisé, qui intéresse beaucoup de monde, qui sont les crypto-monnaies. Personnellement, je ne suis pas trop dans les crypto-monnaies. Je pense qu'il y a un grand risque régulatoire sur ces monnaies-là. J'en parlerai peut-être à l'occasion. Mais Coinbase, si vous voulez, c'est une compagnie qui a tout pour réussir. Elle est dans le bon secteur au bon moment. Elle s'introduit en bourse en avril. Aujourd'hui, nous sommes en mai. Un mois plus tard, même pas, elle a perdu 25% de sa valeur boursière. Alors ceux qui, au départ, sans passer à l'achat en se disant c'est une opportunité extraordinaire, c'est quelque chose qui arrive une fois dans une vie. 7 compagnies arrivent en bourse, j'achète. Aujourd'hui ont perdu 25% de leur argent. Donc soit ils attendent que ça aille plus bas, soit ils vendent en acceptant les pertes qu'ils ont. Mais voilà le problème très souvent des IPO, des introductions en bourse. C'est-à-dire que tu achètes des titres sur lesquels tu n'as aucun historique. Et puis ces titres-là, tu vas te dire, OK, c'est la première fois qu'ils arrivent en bourse. C'est la première fois qu'ils vont changer de main. En réalité, ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai du tout. C'est ce qu'on veut te faire croire. Mais la réalité, c'est que ces titres, avant que cette compagnie ne soit trahidée en bourse le premier jour, ont été imprimés et distribués à beaucoup de monde. Distribués aux fondateurs depuis des années, distribués aux investisseurs, distribués à des employés, etc. Et même avant que la bourse n'ouvre, même le dernier jour, le jour J, Ces actions sont offertes à des taux préférentiels, en dessous du taux d'introduction, par des faiseurs de marché, donc par des banques qui s'associent, parce que tu ne peux pas juste aller toi-même introduire ta compagnie dans la bourse, tu vas travailler avec des grandes banques. Et donc ces banques-là, qu'est-ce qu'elles vont faire ? Pour assurer la liquidité de tant titre, elles vont le proposer à un prix discount, un prix réduit à des investisseurs privilégiés de la banque. Donc ces gens-là, on va leur dire, écoutez, voilà, bonjour monsieur machin, vous êtes un gestionnaire de fonds ou quelque chose comme ça. On a une IPO demain à 20 euros. On va commencer à trader à 20 euros. On vous la propose à 17 aujourd'hui si vous voulez en prendre. Donc la personne prend à 17, le lendemain, au moment où ça ouvre, à 20, il est en train de vendre, il s'est déjà fait de l'argent. Alors c'est pour ça que souvent, vous avez des IPO et le premier jour, bam, ça part déjà. Ça ouvre à 20, ça finit la journée à 12. Tu comprends ? Ça arrive très souvent, ça. Ok. J'aimerais vous parler d'un cas très particulier. Parce que les entreprises qui s'introduisent en bourse, ce qu'elles veulent, elles veulent se valoriser au maximum. Elles sont accompagnées par des banques, comme je l'ai dit. Elles sont accompagnées par des compagnies d'audit, par des compagnies de comptabilité, par des conseillers. Et le but de ces compagnies, c'est réellement presser le citron. C'est essayer d'obtenir le maximum d'argent possible par titre. Forcément. Moi, aujourd'hui, j'ai une entreprise. Je me logue sur le système. J'ai mes 10 000 actions que je m'attribue. Je ne vais même pas payer d'impôt dessus. Elles valent zéro ces actions. Ok, c'est sympa, c'est symbolique. Ok, j'ai 10 000 actions aujourd'hui. Est-ce que je suis plus riche ? Non. Faut-il encore que je trouve les gens qui achètent ces 10 000 actions ? Ok. Donc, par contre, si ma entreprise, deux ans plus tard, rentre en bourse et que le premier jour, je vente ces 10 000 actions à 100 euros pièce, voilà un million d'euros sur canapé. Donc, vous voyez toute l'idée. L'idée pour les gens qui sont derrière ces IPO, c'est littéralement imprimer de l'argent, en pratique. Donc, ce qu'ils veulent c'est avoir le maximum. Donc pour avoir le maximum, ils font du foin, un battement de roulement de tambour, les journalistes en parlent, les sites internet en parlent, tout le monde en parle. Ça arrive dans les top 10 des IPO et tout ça. Une fois que l'introduction est là, eux ils commencent à cacher. Ça signifie les gens qui avaient des actions depuis longtemps, commencent à les vendre. Ils prennent le cash que leur donnent les gens qui viennent se dire « waouh, c'est une opportunité géniale ». Après, il faut maintenir le momentum, il faut maintenir le plus longtemps possible. Et c'est là où on va arriver à un scandale financier absolument extraordinaire. C'est le scandale de l'entreprise de café qui s'appelle Lukin. Lukin Coffee est une entreprise qui a été fondée en 2017. Seulement. En avril 2019, elle s'introduit en bourse sur le Nasdaq, à New York. C'est un cheminement foudroyant, absolument extraordinaire pour une entreprise chinoise. Cette entreprise chinoise, qui a ouvert beaucoup de cafés en Chine, dans un pays où les gens prennent 95% de leur caféine sous forme de thé. Les Chinois, en Asie en général, les gens boivent du thé, le café ne fait pas vraiment partie de la culture. Mais cette entreprise voulait devenir le Starbucks chinois. Et avec un twist, c'est-à-dire que quand vous allez chez Lukin Café, il n'y a pas de caisse. On n'achète pas le café sur place. En fait, on en prend en livraison. Donc les gens, ils ont une application qu'ils téléchargent sur leur téléphone. À partir de l'application, ils commandent leur café, ils le payent et ils vont donc en prendre possession. Pour les gens qui sont à Wall Street, c'est très excitant parce que non seulement on vend du café aux gens, mais en plus on capture leurs données. On est dans un pays, en Chine, où la valeur des données ou la protection des données n'est pas... n'est pas donc au même niveau qu'en Occident, quoique même en Occident nous glisserions plutôt vers un modèle chinois quand il s'agit des données. Alors, que se passe-t-il ? La compagnie dit on a les clients et on a leurs données et on peut voir sur une map, sur une carte où ils sont, où ils vont prendre livraison, où ils se concentrent et donc on peut ouvrir, on a un avantage stratégique pour pouvoir ouvrir nos cafés et les positionner là où les clients se concentrent. Génial comme discours. Ils arrivent, en 2019, deux ans après leur création, ils arrivent sur le Nasdaq. Ils se définissent comme étant le Starbucks chinois et qu'ils vont détrôner Starbucks. D'ailleurs, ils le détrônaient en termes de placement, en termes d'endroits où ils vendaient leur café. L'introduction se fait à un tiers de milliards de dollars, 645 millions et des poussières. Et puis, Tout le monde se rue sur le titre parce qu'il faut savoir une chose, quand il y a une introduction en bourse, il n'y a pas d'historique à la base, il y a des fondamentaux. On sait que la compagnie a tant de clients, le client dépense tant en moyenne, on connaît son marché, on connaît tout ça, mais il n'y a pas d'historique sur le titre. Mais l'historique est remplacé par une histoire. Il est remplacé par une histoire qui parle au marché. Alors, les marchés sont excités par cette entreprise chinoise, qui vient donc derrière le mur, qui vient d'un pays, le plus grand pays communiste au monde, et qui arrive où ? Qui arrive à se faire échanger dans littéralement le temple du capitalisme mondial, qui arrive à s'échanger donc à New York. C'est quelque chose qui parle, la symbolique derrière est très forte. OK. La compagnie, le titre de la compagnie va prendre parce que les bonnes nouvelles, une fois que l'introduction est là, les bonnes nouvelles tombent. 160% de moins. Donc ça part de manière fulgurante. La compagnie est pourchassée par les investisseurs qui veulent placer leur argent. Il y a d'autres tours de table qui arrivent. Les investisseurs mettent de l'argent parce que c'est prometteur, c'est le grand boom, c'est la lune de miel. Bien sûr, il y avait quelques voix qui disaient qu'il y a des éléments qui ne collent pas. Par exemple, il y a une compagnie d'audit qui a constaté que si on compare le nombre de cafés vendus au nombre de gobelets qui baissent ou qui disparaissent de l'inventaire, il y a comme quelque chose qui ne colle pas. Enfin, un détail, c'est juste un détail de l'histoire. On continue à avancer. Et un jour, on est sept, huit mois après l'introduction. On est en janvier 2020. On est en janvier de l'année dernière. On est juste quelques mois après l'introduction. La compagnie à ce stade est valorisée autour des 12 milliards de dollars. Une compagnie qui n'a été créée que trois ans auparavant. Et là, elle est déjà valorisée à 12 milliards. C'est extraordinaire. Il y a un tweet qui tombe. le 31 janvier 2020, il y a un tweet qui va tomber. Ce tweet est associé, il existe toujours en ligne, je vais le mettre dans le descriptif de la vidéo pour vous cliquer dessus, il est associé à un rapport, un rapport dit anonyme, d'une compagnie qui s'appelle Muddy Waters. Muddy Waters, c'est au trouble. Et cette compagnie, elle en se croit. Cette compagnie dit, nous sommes en short, Nous sommes en short sur le titre de Lukin Coffee. C'est grave. En short, ça veut dire qu'ils le vendent à découvert. Ça veut dire qu'ils misent sur le fait que ce titre va dévisser. Alors que depuis son entrée en bourse, ce titre n'a fait que s'envoler et que les nouvelles qui viennent de la compagnie, les nouvelles financières, les nouvelles stratégiques, les fondamentaux de la compagnie semblent extrêmement solides et prometteurs. Comment ces fous arrivent à dire, nous sommes en short, ils veulent se ruiner. OK, il y a un rapport et là, le rapport est absolument extraordinaire. Il y a une enquête qui a été menée par on ne sait qui, mais c'est une enquête absolument extraordinaire. Et c'est pour ça que je vous raconte cette vidéo. Il y a quelqu'un en Chine qui a recruté 1500 personnes, 1500 personnes. Une centaine de personnes ont été recrutées à long terme. D'autres, 1400 ont été recrutées et payées à l'heure et tout ça. Toujours est-il que ces gens-là ont assiégé, ont été vers les magasins, les points de distribution. De l'ouverture jusqu'à la fermeture. Et ils ont fait quoi ? Ils ont filmé. Ils ont filmé sans arrêt. Tout le long. Ils ont compté les clients. Dans la rue, ils ont parlé aux clients, ils leur ont dit, est-ce que vous me permettez juste de photographier votre reçu ? Est-ce que vous pouvez me montrer votre téléphone ? J'aimerais juste prendre une photo, on fait une étude, on aimerait prendre la photo de votre reçu. 10 000 personnes les ont laissés photographier le reçu sur le téléphone. Et tout a été partagé en ligne, en fait. Une fois que ça a été fait, ça a été partagé en ligne. 10 000 reçus. 12 000 heures, 11 000 heures et quelques de vidéos. Et le résultat qui a été annoncé dans ce rapport est accablant pour la compagnie. La compagnie, en fait, avait de manière volontaire gonflé ses ventes. Gonflé ses ventes en nombre, ça veut dire qu'il disait qu'ils avaient 400 et quelques, 450 presque clients par jour par point de vente. La moyenne faite sur des centaines et des centaines sur 600 et quelques points de vente révélait que la moyenne était de 260 clients par jour, pas de 450. La moyenne du ticket de caisse était beaucoup plus faible que ce qui avait été annoncé. Et en fait, une bonne partie des cafés ont été donnés gratuitement. Ça veut dire qu'en réalité, la compagnie faisait quoi ? Elle offrait des discounts allant jusqu'à 100% de la valeur du café. Ça veut dire qu'en pratique, ils donnaient les cafés gratuitement. Le but, c'était d'attirer du monde. Le but, c'était d'avoir des cafés qui sont vendus pour montrer, n'est-ce pas ? Pour montrer qu'il y a quelque chose qui tourne. Derrière cette compagnie, Ces enquêteurs révèlent qu'il y a un des cadres, un des fondateurs de la compagnie qui a pris 18 mois de prison, plus tôt, quelques années plus tôt, quelques années auparavant, pour une arnaque à une compagnie qu'il a fondée. Et voilà. Et puis les dollars se sont volatilisés et puis des gens ont perdu de l'argent là-dedans. Un autre s'était impliqué dans une compagnie de location de voitures en Chine. Et pareil, à un moment donné, il avait des sorties avec 1,6 milliard de dollars et laissant la compagnie s'écrouler et des gens qui avaient investi perdent leur argent. Alors, bien sûr, quand le tweet arrive, un scandale commence, la compagnie au départ dément, dément toutes les allégations, critique la méthodologie, nie tout en bloc et quelques jours plus tard, oui, Il semblerait qu'un certain nombre de ventes ont été gonflées. Gonflées jusqu'à 400% en fait. Gonflées sur le nombre, gonflées sur la valeur moyenne. Et en fait, tout ce montage n'avait qu'une raison d'être, c'était attirer les investisseurs dans un gouffre, dans un modèle financier, dans un modèle économique ou business model qui était défaillants, qui étaient voués à l'échec parce qu'ils avaient une clientèle qui n'était pas fidèle, une clientèle qui venait que parce que on nourrissait gratos, on donnait gratos. Et donc, il n'y avait rien derrière. C'était gonflé avec du vent. Le titre qui s'est changé entre 40 et 50 dollars en janvier de l'année dernière, en janvier 2020, va dévisser très rapidement. qu'une partie des titres étaient échangés contre de la dette. Ça signifie que 25% des titres flottants qui étaient dans le marché étaient détenus en fait par des institutions qui les avaient reçus en échange de dette. Ça signifie que la compagnie faisait quoi ? Elle donnait des actions en garantie de dette. C'est généralement très mauvais marqueur. Pourquoi ? Parce que quand le créancier Il prend peur parce que soit le titre baisse et à ce moment-là les titres qu'il a tombent en dessous de l'argent qu'il a prêté parce qu'il prête 10 millions. On lui donne 10 millions en actions. Mais si plus tard les actions valent 8 millions, il n'est plus couvert lui. D'accord ? Parce que la préoccupation constante de chaque prêteur, chaque investisseur, c'est d'être couvert, c'est de rester couvert sur ses positions. Or, s'il prête, s'il sort 10 millions et on lui donne 10 millions d'actions, c'est sympa, mais c'est plus tard, la valeur de l'action tombe à 8 millions. Il fait quoi, lui ? Il n'a plus de garantie. Ou bien si, par exemple, la compagnie rate des paiements, ou bien la compagnie a de mauvaises nouvelles à son sujet, donc le rating de la compagnie, parce que quand il prête à des compagnistes, quand il prête à des individus, il y a des gens qui arrivent à aller à la banque, à sortir un prêt à 3%, il y a d'autres qui vont à la banque, ils sortent un prêt à 25%. Pourquoi ? C'est parce que tout simplement, je donne des chiffres ici par rapport au Royaume-Uni où il n'y a pas de taux d'usure, il y a des prêts à 2500% ici au Royaume-Uni. Donc, si vous voulez, l'histoire, c'est que quand la position de la compagnie glisse dans un terrain négatif, que vont faire les investisseurs qui détiennent des actions en collatéral, en garantie ? Ils vont les vendre. Tout simplement, ils vont aller les foutre sur le marché. Ils vont les dumper complètement. Et c'est ce qui s'est passé en fait. Résultat net. L'année dernière, il y a un an, en mai 2020, le cours de l'action était 1,39$. D'accord ? 1,39$. Ça veut dire que Les gens qui n'ont pas pu sortir à temps ne sortiront jamais. Parce qu'en fait, le mec qui a investi, je ne sais pas moi, 10 000 euros, 50 000 euros, le mec qui a mis son argent là-dessus, il est fini, c'est terminé. Il peut récupérer des miettes en fait. Il peut récupérer 800 euros ou 750 s'il veut, mais c'est tout. Donc, là, il y a la justice qui leur tombe dessus, il y a la SEC, qui est le gendarme de la bourse aux États-Unis, qui leur tombe dessus. Ils leur font payer une amende de 1,8 milliard, c'est une amende énorme. Il y a des règlements qui sont changés par rapport aux entreprises étrangères qui se positionnent sur les bourses américaines et tout ça, mais le mal est fait, le mal est fait. À ce stade, aujourd'hui, la branche américaine de Lucky Coffee a été dissoute. Elle s'est mise en Chapter 15. C'était une des méthodes de faire faillite, en fait. Et puis, elle a été délistée. Elle est sortie de la bourse. Ça signifie que maintenant, c'est fini. Elle a été délistée. Et donc, j'aimerais vous dire que... Regardez ce qu'il a fallu pour démasquer ces gens. Il a fallu recruter 1 500 personnes. Est-ce que vous, vous avez sous la main, aujourd'hui, si vous voulez investir sur une IPO, vous voulez surfer sur une IPO, est-ce que vous avez 1 500 personnes à recruter pour qu'ils aillent faire un travail de proximité et enquêter sur les compagnies sur lesquelles vous voulez investir ? Parce qu'il faut savoir que là, j'ai pris un cas extrême. Là, c'était de la fraude avérée. Maintenant, sans tomber dans la fraude, il y a plein de schémas, il y a plein de choses qui se font. qui sont en deçà de la fraude, parce que la fraude a une définition légale quand même, qui sont en deçà de la fraude. Mais ce n'est pas vraiment de la fraude. Mais techniquement, c'est extrêmement compliqué. Parce qu'à moins que vous soyez expert en comptabilité d'entreprise, en audits et que vous ayez accès à des documents internes de la compagnie et que vous avez le temps, que vous avez toute votre vie pour analyser tout ça, vous ne pouvez pas savoir si là où vous mettez les pieds, c'est quelque chose de valable ou non. Donc, c'est du spiel. C'est comme le casino. Le casino, il y a des gens qui se font de l'argent, mais la majorité perdent. C'est pareil avec la bourse. La majorité des gens qui vont en bourse, en particulier les petits porteurs, en particulier les gens qui boursicotent, les gens qui mettent des petites économies, qui mettent 2 000 €, qui mettent 500 €, qui mettent 3 000 €, 10 000 €, ces gens-là, pour la majorité, pour la grande partie, vend juste au casse-pipe. D'accord ? C'est pour ça que j'insiste. C'est très important pour que vous fassiez gaffe à cet environnement de requin. Parce que ces gens-là, ils ont besoin de cash. C'est un marché qui est très... Il a une addiction au cash frais. Donc, par tous les moyens, ils veulent que les gens injectent leur cash. Mais une fois que vous le faites, voilà, c'est fini. Ok, merci d'avoir suivi jusque là, j'aurais aimé vous donner des nouvelles plus positives, j'aurais aimé vous dire oui, c'est génial, il y a des techniques et tout ça, mais en fait non, non, ça ne vaut pas la peine. Pourquoi aussi ça ne vaut pas la peine ? Je vais vous dire un truc, c'est très simple. Si vous avez 10 000 euros et que vous voulez les investir, imaginons que votre but c'est de sortir, je ne sais pas moi, 10% par an en prenant une sorte d'équilibre sur les risques et tout ça, 10% par an. 10% par an, ça vous fait combien ? 1000 euros de bénéfice par an. 1000 euros par an de bénéfice. On est en dessous de 100 euros par mois. Mais si vous voyez le temps qu'il faut dépenser en recherche, en investigation, en expertise, pour pouvoir investir correctement ces 10 000 euros sur plusieurs entreprises, diversifier sans panier, l'effort qu'il faut n'est pas de ce monde. Alors les grands fonds, les fonds, genre fonds de retraite, banque, tout ça, qui investissent? Elles n'investissent pas 10.000 euros. Elles investissent des millions, si ce n'est pas des milliards. Donc, elles peuvent se permettre de recruter à plein temps des experts capables de fouiller les comptes, des experts capables de dédier tout leur temps sur un seul titre pour le comprendre. Comprenez? et donc investir correctement. C'est pour ça qu'ils se font de l'argent. Et ça vaut la peine pour eux. Parce qu'ils investissent des milliards et ça fait 10% par an, c'est génial, c'est tout bénef. Ils payent les salaires de ces experts, de ces gens, et puis le reste c'est du bénef. Mais vous, vous allez faire comment avec 10 000€ ? Avec un rendement potentiel de 1 000€ ? Sachant qu'il faudra probablement des milliers et des milliards d'heures de travail pour assurer ces 10%-là. Vous comprenez ? Ça n'a pas de sens. Voilà. C'est pour ça que... Je les conseille vraiment aux gens d'aller se mettre sur la bourse.
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