Secret de Carrière : le Collègue Psychopathe (WhatsApp: +447729000058)

A French first-person YouTube narrative recounting a workplace crisis from over 10 years ago: the speaker worked an early 6:00am shift and was paired with a new African colleague who, traumatized by a brutal civil war, repeatedly made work errors and became the target of intense harassment. The colleague maintained a graphic news site about the war and displayed severe distress, including violent threats. The speaker collected evidence of harassment, helped the colleague file an HR complaint; HR flew in, investigated, and settled with the colleague for £20,000, after which the colleague left. The speaker was socially penalized at work for defending him and eventually left the company. The story focuses on trauma, workplace toxicity, moral dilemma, and consequences of speaking up.
Questions this video answers
More than 10 years ago.
6:00 AM.
£20,000 (20 000 livres sterling).
Mes amis, bien le bonjour. Je vais vous raconter une histoire qui m'est arrivée. Je vais juste cacher quelques détails pour protéger la vie privée des intéressés. Mais vous n'allez pas croire où vous aurez. Cette histoire s'est passée il y a plus de 10 ans. J'étais dans une entreprise où j'ai travaillé très peu de temps, si peu de temps qu'elle n'est même pas dans mon LinkedIn, où j'étais consultant. J'avais un shift qui commençait à 6 heures du matin. Je l'avais choisi exprès parce qu'ils étaient à Londres, donc Je préférais arriver très tôt le matin avant le trafic et je partais vers 14-15h avant aussi le pic de trafic. J'étais seul le matin dans le bureau et puis quand j'arrivais, je prenais le téléphone, j'interagissais avec mes collègues qui étaient à Singapour et dans d'autres endroits en Asie. Ils me disaient un petit peu ce qui s'était passé durant la nuit et puis les autres collègues n'arrivaient pas avant 8-9h du matin. À un moment donné, alors que la compagnie faisait la croissance, ils ont cru bon de recruter quelqu'un qui venait travailler avec moi dans le même shift. Ce gars, c'était un Africain. Je ne dis pas de quel pays il vient. C'est un Africain assez barraqué, genre 1m90, très musclé. Et puis, un petit peu bizarre, il dégageait une énergie très particulière depuis le premier jour. On commençait à travailler ensemble le matin, on n'avait pas beaucoup d'interaction en réalité. Et puis, très rapidement, il a commencé à faire parler de lui de manière défavorable dans la compagnie. C'était quelqu'un qui n'arrivait pas à se concentrer, faisait des erreurs sans arrêt. Quand il touchait un système appartenant à un client, il allait faire planter. Quand il envoyait un message à quelqu'un, Il mettait les données de quelqu'un d'autre. Et régulièrement, il causait des problèmes. Il faisait des erreurs petites ou grandes. Alors au début, ce qui s'est passé, c'est que les gens ont commencé à remarquer cela. Les gens étaient irrités par lui. Tout le monde parlait de lui. Même aux États-Unis, il commençait à devenir célèbre dans nos équipes américaines. Régulièrement, il recevait des appels, des appels qui venaient de l'autre bout du monde. Le temps montait, des collègues lui reprochaient quelque chose. Parfois, certains écrivaient des e-mails assez durs. Il mettait en cesse son manager, ses collègues, son 1 de plus 2, son 1 de plus 3, le maximum de gens qu'il pouvait mettre dans l'e-mail. Il mettait et lui reprochait encore une énième erreur. Le matin, quand j'étais seul avec lui, je cherchais à l'aider, chercher à l'aiguiller, essayer de l'écouter, comprendre ce qu'il a. Et puis, progressivement, il a commencé à sourire à moi, il a commencé à parler. Il venait d'un pays qui était frappé par une guerre civile particulièrement atroce. Il était parti de ce pays-là, mais sans cœur, il y était encore. Alors il me parlait de sa famille, il me parlait de ses amis, puis il me parlait des atrocités qui étaient le quotidien, le lot quotidien de cette population. Alors moi-même, venant d'Afrique, venant d'Algérie, ayant connu une guerre civile, quelque part, ça nous a rapprochés, sans vraiment nous rapprocher, mais je comprenais de quoi il parlait. Il commençait à me montrer un site web, un site web très fréquenté qui documentait cette guerre-là. C'était le site en réalité le plus fréquenté au sujet de cette guerre. Et puis, à un moment donné, il m'a dit que le site était le sien. Il en était le webmaster. Et régulièrement, chaque matin, il recevait un lot de photos, un lot de témoignages qu'il postait. Les photos étaient absolument atroces. C'était des photos pas du tout regardables. Il recevait des vidéos aussi. et il mettait à jour le site depuis l'ordinateur du travail. Et en fait, ceci faisait qu'en réalité, il était extrêmement dissipé par rapport à son travail, parce que son cœur, sa tête, était dans ce site web abominable, mais ô combien réel qu'il était en train de mettre à jour. À un moment donné, l'attention devenait insupportable et il commençait à se fâcher de plus en plus envers ses collègues et eux ne lui rendaient bien. Je lui ai conseillé de partir, de... Pourquoi tu ne te rapproches pas de ta famille ? Il m'a expliqué que sa famille était dans un autre pays. Ils ont pris la fuite, ils sont partis. Il m'a montré des photos, ses parents, sa sœur, son frère. Ils avaient l'air de bien vivre, mais ils avaient quitté leur pays d'origine. Ils étaient quelques milliers de kilomètres de là. Je lui ai dit pourquoi tu ne vas pas chez eux ? Pourquoi tu ne rentres pas avec ta famille ? Tu as besoin d'être entouré, tu as besoin d'être accompagné. Il n'y a rien de bon à rester là-dedans, dans cette entreprise, et te faire engueuler tous les jours. Mais il me dit, oui, j'aimerais bien partir, moi, je ne veux pas rester ici, mais j'ai besoin d'argent, je ne peux pas partir comme ça, les mains dans les poches, j'ai besoin d'avoir un peu d'argent, mais le salaire que je gagne ici, je le comprenais, ne permet pas d'aller loin. Le harcèlement contre lui continuait. Et vous savez, j'étais dans une entreprise assez toxique. Je me rappelle que moi-même, je faisais un travail impeccable. J'avais un bon taux de satisfaction chez les clients, chez les partenaires. Et malgré tout, les e-mails d'assassins, j'en recevais de temps en temps. Alors lui, c'était tous les jours, tout le temps. Il a commencé à flipper. Il a commencé à flipper, vraiment bien flipper. Un matin, il a commencé à me dire certaines choses qui se passaient dans sa tête. Il me disait qu'il voulait se venger de ses collègues. Moi, j'essayais de le calmer, de lui dire, écoute, c'est normal, je suis passé par là aussi, le début, tu sais, c'est très dur. Le lendemain j'arrivais, je suis au téléphone et puis sur son écran de 27 pouces il y avait des images abominables qui étaient en train d'uploader pendant que moi je suis en train de parler à un partenaire et regarder ses horreurs qui étaient à 3 mètres de moi. Et puis un jour, il est monté un peu plus loin dans l'horreur. Il m'a dit écoute, il m'a dit j'en peux plus, je vais les tuer. Je vais ramener un couteau de chasse et puis il y aura des morts. Alors, il a commencé, jour après jour, il a commencé à décrire les atrocités qu'il avait envie de commettre. Il voulait Il suivait ces gens et il décrivait ces atrocités avec moult détails anatomiques d'une précision particulièrement odieuse. Vous savez, j'ai étudié 4 ans de médecine et je peux vous garantir que les détails qu'il donnait étaient corrects, sauf que lui n'a jamais étudié médecine. Moi-même, ma mémoire par rapport à mes cours d'anatomie était en train de doucement de vaciller, mais pas la sienne. J'ai progressivement l'impression que cette guerre civile, il n'a pas fait seulement de la documenter, mais probablement, au moment où elle avait commencé, il était déjà à pied d'œuvre, si je puis dire. Il y avait participer, pas seulement en tant que webmaster. Et quelque part, toutes ces images, toutes ces horreurs, tous ces souvenirs, tous ces traumatismes lui remontaient à la tête. Et cet harcèlement dont il était l'objet au quotidien, il commençait à le vivre quelque part, comme une guerre civile. Et puis ses anciens réflexes revenaient à la surface. J'étais coincé. Je ne savais pas quoi faire. Je ne pouvais pas aller voir le management. J'aurais été chez notre demi-sel de manager. Il l'aurait viré sur le champ, il l'aurait peut-être rappelé la police. La police aurait fait quoi ? La police londonienne, avec leurs moyens, qu'est-ce qu'ils auraient fait ? Il l'aurait interpellé, gardé à vue pendant quelques heures. Il l'aurait relâché sans charge, parce qu'il l'aurait certainement nié. Puis deux jours plus tard, moi qui étais probablement la seule personne qui l'aurait épargnée dans ce massacre, et encore, on n'est jamais sûr dans la tête de ces gens, une fois que ça commence, on ne sait jamais où ça se termine. Et puis moi-même, un jour, j'aurais garé ma voiture à 5h30 du matin dans ce parking obscur, et puis à 8h30, le gardien m'aurait retrouvé face en puzzle. Je ne pouvais pas faire ça. J'étais coincé. Il y avait l'autre option. L'autre option, c'était quitter cette boîte maudite. C'était partir. J'aurais pu déposer un congé maladie. J'aurais pu dire je suis malade. Partir pendant une semaine ou deux, puis dans la volée envoyer une démission. J'aurais pu le faire, mais ça aurait été une forme de désertion. Je ne voulais pas partir et le laisser tuer ses fils de pute. Il fallait que je fasse quelque chose. Alors un matin, je lui ai dit écoute, montre moi les e-mails, montre moi les e-mails que tu as, montre moi les pires. Il a pris son outlook, il m'a dit oui, des étoiles dessus, je vais te montrer les pires. Il m'a montré des e-mails. Certains étaient honnêtement assez orduriers. Je n'aurais jamais écrit ça dans un contexte professionnel à un copain ou à un collègue. Combien il aurait fait? la pire, la pire horreur, la pire erreur possible. Jamais j'aurais écrit quelque chose comme ça. Eux, ils l'avaient écrit. Alors, ce que j'ai fait, je lui ai demandé de collectionner ses e-mails et puis les mettre de côté, les enregistrer, les forwarder. Et puis, à un moment donné, je lui ai suggéré de contacter les ressources humaines et se plaindre de discrimination et de harcèlement. Je lui ai dit que vu tout ce que tu as subi, tu as un cas, tu as un dossier pour ça. En fait, un matin, je l'ai aidé. Il a écrit un e-mail à la responsable des ressources humaines. J'ai lu l'e-mail. Il avait bien écrit. Il a écrit à 90% tout seul. J'ai juste aidé un petit peu à souligner certains points. Il a cliqué pour l'envoyer. Il a envoyé vers 7 heures du matin. Je peux vous dire qu'à... en début d'après-midi, la responsable des ressources humaines, qui était dans un autre pays, parce que nous étions à Londres, et elle, elle opérait, elle officiait, je crois, depuis l'Espagne ou je ne sais plus quel pays, parce qu'elle dirigeait les ressources humaines pour plusieurs branches d'entreprises. Eh bien, quand elle a reçu l'email le matin, elle est arrivée au bureau, elle a vu l'email, elle lui a dit « j'arrive », et elle a sauté dans un avion. Elle est arrivée à Heathrow, elle a sauté dans un taxi, puis elle est venue au bureau avec son sac, et son portable, et son air paniqué. À une heure, elle était là. Alors elle a envoyé gentiment à la maison en disant écoute, t'inquiète pas, rentre à la maison, on te paye et tout, on va juste investiguer. Alors elle a commencé à investiguer. Elle nous a réunis en groupe, ses collègues, et puis elle nous a réunis aussi un par un. Elle a commencé à nous poser des questions. Est-ce qu'il était harcelé ? Est-ce qu'il était discriminé ? Par qui ? Qui a fait ça ? Comment ? Elle a commencé à demander des détails. Alors, sa façon de mener l'entretien, j'ai senti qu'elle voulait disculper la compagnie, parce qu'il faut savoir une chose, quand il y a des histoires de harcèlement et de discrimination, les ressources humaines cherchent à protéger d'abord la réputation de l'entreprise, et puis elles cherchent à protéger la hiérarchie, parce que c'est très mal en réalité, parce que ça peut aller devant les médias, ça peut finir dans les réseaux sociaux, ça peut finir devant le tribunal, ça peut donner lieu à des dommages et intérêts, Aussi pour la carrière des managers et tout ça, comment ça se fait que sous vos yeux il y avait du harcèlement, de la discrimination ? Vous étiez en CC dans les e-mails et vous n'avez rien vu, vous n'avez rien fait. Donc c'est vrai que pour tout le monde c'était une situation extrêmement embarrassante. l'ananas des ressources humaines, ce qu'elle voulait faire dans l'idéal, c'était en réalité rejeter sa plainte et le virer. Parce que de toute manière, j'ai cru comprendre qu'il était en bonne voie de se faire virer. Il y avait déjà un dossier qui était en train d'être constitué sur lui. Et puis, de toute manière, il allait être viré incessamment sous peu. Donc, elle, ce qu'elle voulait, elle voulait se débarrasser de la plainte et se débarrasser de lui. Donc elle commençait à nous pousser à dire que c'est pas vrai ce qu'il raconte. Et les collègues ont mordu là-dedans. Alors ils ont commencé à dire oui, c'est vrai, bon, il faisait du travail merdique, nous on n'a rien fait, si c'était lui qu'on critiquait tout le temps, c'est parce que c'était lui qui ramenait tout le temps les pires erreurs sans cesse. Et puis, quand c'est arrivé sur moi pour répondre aux questions de la responsable des HR, que ce soit en privé ou en groupe, je l'ai défendu, lui. J'avais mes raisons pour le défendre. Je l'ai défendu, je dis non. S'il a subi de la discrimination, oui, des fois, il a fait des erreurs, mais parfois, si je regarde la proportion, si je regarde l'agressivité qu'il recevait en retour de ses erreurs, j'ai fait des erreurs similaires, mais lui était recevé des réponses ou des répliques en puissance 10. Et que chaque fois, lui chercher la petite bête, que parfois il y a des erreurs que nous faisons tous, ou des oublis, ou des omissions qui sont monnaie courante dans la compagnie. Mais quand c'est lui qui le fait, eh bien il avait tout le monde sur le dos. Donc j'ai commencé à le défendre. Et elle n'était pas très contente, ni mes collègues, ni la hiérarchie. Parce qu'ils auraient voulu que je les soutienne quelque part. Mais moi je ne voulais surtout pas, surtout pas. Parce que s'ils l'avaient viré, imaginons qu'ils l'avaient viré juste comme ça, en disant les casse-toi, tu racontes n'importe quoi, au revoir. J'avais peur qu'il revienne, qu'il revienne cette fois-ci, nous refaire un remake très réaliste des horreurs qui se passaient dans son pays. Moi, je voulais qu'il... je voulais qu'il parte, mais qu'il parte en bons termes si possible. Finalement. Parce que je ne voulais pas démordre de mon témoignage. Ils ont accepté le fait qu'il a été harcelé et discriminé. Il est parti, rupture de contrat, tout ça, mais ils lui ont donné 20 000 livres. Il a reçu 20 000 livres sterling. C'était beaucoup d'argent en ces temps-là. Il a reçu l'argent sur canapé et puis il est parti. Il est parti, il est rentré chez lui. Il est parti, pas chez lui dans son pays où il y a la guerre, mais il est parti avec sa famille là où ils avaient trouvé refuge. Et puis il a pris cet argent, il était très content de partir. Il a disparu. Je n'ai plus jamais entendu parler de lui. Et le fait d'avoir eu cet argent là, et bien ça lui a permis réellement dans les deux jours de prendre l'avion et disparaître. Et puis nous oublier tous comme nous sommes. Le problème c'est que... On m'a pas beaucoup apprécié dans la compagnie pour avoir fait ce que j'ai fait. Donc... Un peu plus tard, les promotions ont commencé à tomber. Intel, on va lui faire ceci. Intel, on va lui augmenter le salaire. Intel va lui donner un rôle plus glorieux et tout. Et ils ont commencé à distribuer tout ça. Et puis moi, j'ai été laissé en touche. Alors que je leur avais probablement, avec ce que j'ai fait, je leur avais probablement sauvé la vie. Mais j'ai été mis de côté. J'ai compris que je m'étais grillé parce qu'ils me reprochaient mon manque de loyauté à l'entreprise. Et voilà, donc j'ai quitté la boîte parce que je savais que j'étais grillé, que je ne pouvais pas aller loin parce que j'ai soutenu quelqu'un qui avait, qui s'était plein de la hiérarchie. Donc pour moi, c'était game over, c'était échec et mat dans cette boîte là. Voilà, mes amis, je ne sais pas ce que vous auriez fait à ma place. Je vous pose la question. Est-ce que, à votre avis, il y avait une autre réaction possible ? Aujourd'hui, même avec la distance, je ne sais pas ce que j'aurais pu faire d'autre. C'est une situation particulièrement horrible où on se sent seul et on sait qu'il nous reste à convaincre un monde incrédule et que si on fait le faux geste, on va le payer de sa propre vie. Merci d'avoir écouté jusque là. C'était ma pire expérience de travail. N'hésitez pas à me raconter les vôtres dans le téléphone que j'ai donné, le numéro de téléphone que je vous ai laissé, que vous allez trouver dans le descriptif de cette vidéo. Et on se voit à la prochaine. Merci.
More from Aldo

La FIN du Royaume-Uni ? L'Ecosse, l'Irlande du Nord et le Pays de Galles veulent partir !

Analyse Présidentielles 2027 : Marine le Pen remet ENCORE le voile sur la table !

Scandale "60 Millions de Consommateurs" : la France mange des pâtes contaminées au Cadmium !

2 dossiers : Accident d'autogyre en Italie & un pilote sauvé par le parachute du Cirrus






