
Vidéo monologue en français réfléchissant à l'hypothèse « si la France était toujours un royaume ». Le narrateur minimise l'impact concret d'une monarchie sur la vie quotidienne (institutions, chefs de gouvernement, appartenance à l'UE), compare avec d'autres monarchies européennes, défend la légitimité des révoltes populaires en rappelant les conditions sociales et la duplicité possible des révolutions, et exprime respect et compréhension envers les royalistes, en soulignant la nostalgie comme explication.
Les amis, bien le bonjour. Juste pour changer de sujet. En réalité, le sujet m'a été suggéré par quelques commentaires que j'ai vus sur les deux dernières vidéos. C'est qu'il y a des gens en France qui tiennent beaucoup à la royauté. Ça veut dire qu'ils auraient voulu... Ils sont... Ils ont vraiment travers de la gorge. J'aimerais vous dire un truc. Moi, j'ai vu des jeunes algériens nés... Des fois en 2002 ou 2003. vivre des fois dans leur chair, quand ils en parlent, la guerre d'Agérie qui a fini en 1962 quand même, ils étaient même pas là. Et je vois aujourd'hui des français flipper vraiment pour un roi qui est mort il y a quand même un petit moment quand même, on était dans les années 1700 quoi. Eh bien c'est vrai que je me dis que Ce qui rapproche les humains est beaucoup plus fort que ce qui les éloigne. Que les humains, malgré leurs différences géographiques, culturelles, leurs différences de langues, de références religieuses et civilisationnelles, malgré tout, quand on les regarde, et on regarde les gens avec amour et bienveillance, On va voir que ce qui les rapproche est souvent beaucoup plus fort que ce qui les éloigne. Juste pour vous dire, regardez la cause palestinienne chez les jeunes musulmans et la cause ukrainienne chez beaucoup d'Occidentaux aujourd'hui. Vous ne trouverez pas qu'il y a des parallèles quand même quelque part. Mais ce n'est pas grave. Ce n'est même pas le but de la vidéo. J'aimerais vous dire quelque chose par rapport au royaume de France. Franchement, si vous pensez que j'ai tort, corrigez-moi, vous me le dites gentiment, sans prise de tête, dans les commentaires. Imaginons que maintenant, aujourd'hui, en 2014, la France était toujours un royaume, qu'il y avait toujours le roi de France, que le roi de France n'avait pas été, voilà, trucidé, comme vous le savez. Imaginons que la France est toujours un royaume. Qu'est-ce qui aurait changé pour toi ? Vraiment, sincèrement, qu'est-ce qui aurait changé pour toi ? Ce qui aurait changé pour toi, c'est que ton permis de conduire à point, quand tu le regardes, tu vas voir le drapeau de l'Union Européenne et tu vas voir le royaume de France. Il n'y a pas de président. Généralement, dans un royaume, il n'y a pas de président, il y a un premier ministre. Donc Macron, au lieu d'être ton président, il aurait été ton premier ministre. Ton précédent premier ministre serait appelé François Hollande. Celui d'avant serait appelé Nicolas Sarkozy. ton pays ferait partie toujours de l'Union Européenne. Tu serais toujours soumis à ces délires sur le climat, ces délires idéologiques, ces éoliennes qui poussent partout, ces affaires, la corruption, tout ça. Ça aurait changé de croix pour toi, vraiment. Regarde, je te donne un exemple. Royaume-Uni. Quand on parle Royaume-Uni, le Danemark, la Suède, l'Espagne. Juste quelques exemples, je suis sûr qu'il y en a d'autres Pays-Bas. C'est quoi ces pays ? C'est des royaumes. T'as l'impression qu'ils se sentirent mieux ? Ou autrement ? Je veux dire, regarde-nous au Royaume-Uni. On avait la reine, je veux dire la sensibilité aujourd'hui au Royaume-Uni. La sensibilité générale, c'est que la reine d'Angleterre, elle incarnait le rôle, on va dire, avec une certaine grâce et intelligence et elle a su durer. On n'a pas l'impression que dans sa descendance, on est des gens de la même qualité. Prince Charles est devenu roi, il a l'air un petit peu dépassé par ses soucis de santé ces derniers temps. L'autre, Harry, s'est marié avec une actrice. Pourtant, on sait, y compris dans la famille royale, combien les actrices américaines peuvent être néfastes pour les monarchies. Il y a une histoire derrière. La famille royale, à un moment donné, a remplacé les Kardashian dans les tabloïds. Je veux dire, si vous aviez une famille royale en France aujourd'hui, leurs frasques seraient étalées dans Closer, Paris Match et des documents de même acabit. Ça aurait changé quoi pour vous ? Je veux dire... Voilà, imaginons l'inverse. Imaginons que, par exemple, la Révolution française n'avait pas eu lieu en France, mais on a eu la Révolution britannique. Et qu'aujourd'hui, on serait la République du Royaume-Uni. Enfin, République du Royaume-Uni, d'accord ? Mais... Et puis... La République d'Angleterre, peu importe, et vous, vous seriez le Royaume de France. Ça aurait changé quoi ? Ben, Richie Sunak serait notre président de la République. Voilà, c'est tout. Et puis chez vous, Macron, au lieu d'être président de la République, il serait Premier ministre. Ça aurait changé quoi ? Sincèrement, ça aurait changé quoi ? Je veux dire, je ne cherche pas à provoquer ou autre, mais... En quoi tes affaires à toi et les affaires de la royauté se croisent ? A quel moment tu sens que dans ta vie à toi et la vie d'un roi qui dirige ton pays, tu sens qu'il y a quand même un destin croisé, il y a quand même des points communs ? Il n'y a pas de points communs entre notre vie et la leur. Je vais te dire mon avis personnel sur ces choses-là. Je pense que les familles royales à travers l'Europe, beaucoup sont toutes cousines les unes des autres. Ils ont tous des relations, tout ça, parce que pour éviter un peu trop la consanguinité, des gens qui ne sont pas très brillants, pas très fut-fut à la base. Si tu regardes, oui, tu sais, nous en Algérie, ce que je te disais en début de vidéo, nous en Algérie, on a des villages, il y a une toute consanguinité élevée, je t'assure, j'aurais souhaité qu'on évite ça, sincèrement, parce que ça fait des dégâts. Quand tu regardes les familles royales européennes, tu regardes les cours, je veux dire, t'as pas mal de... Ouais, t'as pas mal de... T'as pas mal de demeurés pour être gentil. Alors, c'est vrai qu'il les habille bien, il les entoure de soins, il les entoure de conseillers, tout ça. Des gens très brillants, par ailleurs. Mais à la base, à la base, c'est pas des gens très futfuts. Alors, ce que je cherchais à te dire, c'est que certaines de ces boîtes, c'est des firmes, ont su durer, ont su traverser les âges sans se faire chasser à coups de pierre ou à coups de fourche. Les autres ont disparu. C'est juste une question de mérite. Mais le seul mérite, c'est pas que les uns sont meilleurs que les autres, c'est juste certains ont trouvé la politique qui leur a permis d'échapper un petit peu aux fourches. C'est tout. Et les autres, le roi de France, bon, moi je peux vous dire un truc Le roi de France, des gens se sont levés contre lui. C'est vrai que la révolution française, on peut dire plein de choses. Il y a des choses bien, des choses pas bien. On peut en parler. Maintenant, si vous regardez la réalité, il y a toujours une duplicité à l'intérieur des révolutions. Les révolutions sont souvent soit manipulées, soit parfois détournées de leur cours. Donc il y a par exemple le peuple qui sort faire une révolution pour les bonnes raisons. Il croit qu'il va gagner en liberté, qu'il va gagner en autonomie, qu'il va gagner en dignité. Et finalement, c'est le contraire qui va se passer, parce que la révolution est détournée par la suite, prise en charge par des opportunistes, ou bien les deux. Il y en a un qui en parle très bien, peut-être que vous ne l'aimez pas vraiment, mais je vous le conseille, c'est François Mitterrand. Il a un livre qui s'appelle « La révolution permanente », je vous le conseille, où il explique On peut résumer sa thèse en quelques mots. C'est l'ignoble duplicité des révolutions. Il y a une duplicité à l'intérieur des révolutions. Donc ça, c'est clair. Maintenant, il faut savoir une chose, que si les peuples se sont levés, au-delà de la duplicité ou de la démanipulation, au-delà, au-delà, au-delà, c'est que souvent, il y avait des raisons. Souvent, il y avait des raisons valables. Ce n'était pas... Ce n'est pas de tout repos, leur vie. Je veux dire, moi, quand un peuple... Autant je souhaite la concorde partout dans le monde, autant je souhaite que les gens respectent leurs souverains, respectent leur pays, respectent leurs droits, leurs lois et tout ça, autant quand je regarde les histoires... Moi, je n'étais pas là à l'époque des rois de France et tout, donc ceux qui m'ont accusé d'être derrière, je peux vous dire tout de suite que j'ai un alibi. Je veux dire, je n'étais même pas là. Donc voilà, un alibi béton, d'ailleurs. Mais en même temps, est-ce que vraiment et sincèrement, en tant que citoyen, est-ce que je vais en vouloir à ces gens, à ces pauvres gens, ces misérables, à ces gueux de s'être levés et d'avoir voulu faire tomber leur souverain ? C'était quoi son niveau de vie à lui ? C'est quoi leur niveau de vie à eux ? C'est quoi le degré d'injustice à l'époque ? Elle était comment l'imposition ? Est-ce qu'ils mangeaient à leur faim, ces gens-là ? Combien d'heures ils travaillaient par semaine ? C'est quoi la qualité de leur vie ? C'est quoi l'espérance de leur vie ? Ils dormaient où ? Ils dormaient où, lui ? Ils mangeaient quoi, lui ? Ils mangeaient quoi, eux ? Je veux dire, je me pose des questions. Vous voyez ce que je veux dire ? Je vais pas, je vais pas comme ça à distance me sentir comme si j'étais le, je sais pas moi, comme si j'étais le prince héritier et puis commencer à dire oui, c'est vrai que les gens à l'époque, ils ont été injustes envers le roi. Je veux dire, ces gens, c'est peut-être vos ancêtres. C'est peut-être vos ancêtres. Vous n'allez pas cracher dessus. S'ils se sont levés, c'est qu'ils avaient leur raison. C'est tout. C'est comme les nôtres. Vous savez, moi, je ne suis pas mieux qu'un autre. Je viens d'Algérie. Je sais que mes ancêtres sont élevés contre la République française. Voilà, je ne vais pas leur en vouloir. Je trouve ça désolant qu'on en arrive aux mains. Je suis le premier qui souhaite que les choses se résolvent. D'ailleurs, regardez, par rapport à la crise ukrainienne, russe, je n'ai pas arrêté d'appeler à la paix. Je suis un Africain qui appelle aux tables rondes, qui appelle à la médiation, à des couloirs humanitaires, à des cessez-le-feu. Je l'ai fait sur des dizaines de vidéos et des dizaines de textes. avec des pays qui aujourd'hui, avec une rhétorique incendiaire, sont en train de mettre le feu, vouloir réellement en arriver aux mains. Je veux dire, moi, je regarde les gens qui ont mené des combats dans le passé et je ne peux pas les juger à l'emporte-pièce. Je peux comprendre qu'on discute, je peux comprendre qu'on dise oui, ils auraient pu faire autrement, était-ce bien nécessaire ? Est-ce que par la suite, ça a donné quelque chose de positif et tout ça ? Mais on ne peut pas dire si ça a donné quelque chose de positif par la suite ou pas parce qu'on n'a pas la situation, notre situation. Vous voyez ce que je veux dire ? Regarde. C'est-à-dire, on n'a pas la situation où le roi de France a vécu. et la situation où il n'a pas vécu. Et on compare les deux, puis on dit oui, celle où il a vécu était meilleure que celle où il n'a pas vécu. On n'a pas les deux situations, on n'a qu'une seule. On n'a qu'une seule situation avec le roi de France mort. Et voilà. Donc tu n'as pas l'autre situation. Et très souvent, quand tu veux comparer l'histoire, quand tu veux étudier l'histoire sur le plan qualitatif et dire est-ce qu'ils auraient dû ou pas dû, je veux dire sur le moment, eux, ils ont agi comme Ça le rassemblait avec les informations dont il disposait sur le moment et les valeurs de lutte qui étaient leurs sur le moment. D'ailleurs, peut-être qu'on devrait s'inspirer un petit peu de leur esprit combatif de l'époque, je dis ça juste comme ça au passage. Mais on ne peut pas comparer. On n'a pas la possibilité de dire si l'histoire, comment aurait été l'histoire si elle avait été autre. C'est de la spéculation, c'est du sci-fi, c'est de la science-fiction, c'est tout. Voilà, mes amis, je voulais juste vous en parler. Moi, je respecte, vous savez, je respecte les gens qui sont royalistes. Vous savez, moi, t'es royaliste, tu crois quoi ? Je vais payer une taxe parce que toi, t'es royaliste. Je vais dire... T'es royaliste, moi, je respecte. J'ai des amis royalistes, je les comprends. Tout ça, je comprends. Je comprends. Il y a peut-être un coup de nostalgie. Ça me rappelle un peu... J'avais rencontré un Hongrois qui avait une sorte de... Qui avait... Qui avait été en URSS et puis... Il avait un souvenir, il était dans l'armée, il était vieux quand je l'ai rencontré. Il avait plein de breloques, plein de médailles, du grandeur perdu. Je comprends la nostalgie, honnêtement je comprends la nostalgie. Mais au-delà de la nostalgie, au-delà de l'artefact, si le roi de France existait, on aurait vendu sa tête sur des dans des porte-clés, ou un truc comme ça, le nôtre du Varietro, franchement, il y a plein de porte-clés avec sa tête, mis à part ça, ça n'aurait rien changé à ta vie de tous les jours, crois-moi, ça n'aurait rien changé, honnêtement, rien. Merci mes amis d'avoir écouté jusqu'ici, et puis on se voit dans une prochaine vidéo, à très bientôt.
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