
A French speaker argues that Europe should grant temporary, conditional asylum contracts that expire when danger ends, rather than permanent status. He shares a 1994 Geneva story and examples of what he sees as system abuse, saying this approach would protect genuinely threatened people while deterring false claims.
Bonsoir tout le monde, je suis venu vous parler du problème posé par les demandeurs d'asile en Suisse, en France et dans de nombreux pays de l'Union Européenne. Avant de commencer, j'aimerais vous rappeler que le français est une langue qui est tombée dans le domaine public il y a très longtemps, donc j'ai le droit de l'utiliser même si je suis aux Etats-Unis. La loi ici est très claire, si cette vidéo ne te convient pas, Tu la fermes et tu vas faire autre chose. Tu fermes la vidéo, bien sûr. T'as le droit de critiquer, tu vois. C'est la loi aussi. Donc, voilà. Tout d'abord, je vais vous parler un petit peu de la problématique et proposer une solution. Une solution qui me semble assez radicale, d'ailleurs. Je tiens en très grande estime ce devoir de protéger et d'accueillir des gens qui sont réellement menacés. Si on se dit civilisé, on ne peut pas aujourd'hui juste fermer nos portes à des personnes qui sont réellement menacées de torture, qui sont menacées souvent de leur vie même, et menacées pour leur croyance religieuse, leur orientation politique ou autre. Ça peut arriver n'importe où. Il ne faut pas vous étonner, ça peut arriver aussi en France. Déjà, énormément de gens en France sont persécutés pour des choses qu'ils auraient dites. Il y a plein de journalistes, par exemple, français ou des blogueurs français qui auraient pu venir demander l'asile aux États-Unis et leur demande aurait été totalement recevable au vu des lois et des pratiques judiciaires de ce pays, qui ressemble vraiment de plus en plus à un pays du Tiers-Monde. Enfin, remplacement de population oblige. Oui, je disais donc, pour ne pas sortir de mon sujet, que le droit d'asile est un droit sacré. Il nous permet de protéger les gens qui sont menacés. Pour éviter que ce droit ne se perde comme il est en train de se passer aujourd'hui, il faut le protéger. Il faut le protéger contre quoi ? Contre les abus. Parce qu'il faut dire la vérité, il y a énormément de gens aujourd'hui qui n'ont aucune forme de dignité et qui n'ont aucun problème à utiliser l'asile comme une méthode passe-partout d'immigration. Et donc, j'ai vu moi-même des gens qui étaient réellement menacés dans leur vie, et des gens même qui sont morts sans avoir voulu demander l'asile parce que c'était un petit peu au-dessus de leur dignité. Moi-même, je vivais en Suisse, je me rappelle, en 94, comme ils disent là-bas, je vivais à Genève, et puis j'avais ma carte de séjour d'étudiant qui allait expirer. Et en fait, à l'époque, on tuait, on massacrait en Algérie. On n'a pas voulu me renouveler ma carte de séjour parce que mes études n'étaient pas totalement conformes aux règles établies à l'époque. Et donc, je me suis retrouvé dans une situation où je devais soit rentrer chez moi, soit demander l'asile. Alors, ce qui se passe, c'est que demander l'asile était au-dessus de mes forces. Je ne pouvais pas aller m'agenouiller dans une administration. Je ne sais pas si ça se passe comme ça, mais c'est à peu près comme ça que je le vois, en tout cas comme je le ressens. Je ne pouvais pas aller m'agenouiller dans une administration et implorer le droit d'asile à des fonctionnaires de l'état de Genève. Ce n'était pas possible. C'était au-dessus de mes moyens. Je ne pouvais pas le faire. Donc j'ai été voir les autorités, j'ai été voir la police des étrangers, et puis j'ai demandé une extension exceptionnelle de ma carte de séjour. Et j'avais besoin de deux mois. parce qu'au bout de deux mois j'avais des examens et c'était important, sinon tout ce que j'avais fait n'aurait pas fait de sens. Et je me souviens le regard un petit peu amusé du fonctionnaire de la police des étrangers quand je lui disais dans deux mois je pars. Et il a fait du mal à me croire parce qu'il se disait c'est un Algérien qui est en train de me mener en bateau, il demande deux mois d'extension dans sa carte de séjour, on appelle ça le permis B en Suisse, il demande deux mois d'extension, en moyenne en quoi ? Au bout de ces deux mois il s'engage à partir. Wow, partir dans un pays en guerre. Et je m'étais engagé à partir. Et ce qui se passe, c'est qu'il m'a accordé ses deux mois et je suis parti. J'avais juste un contrat de confiance avec lui. Et ce qui s'est passé, c'est que... à deux mois moins une semaine, j'ai réservé mon billet d'avion, et quand les deux mois se sont terminés, que se sont écoulés, j'ai pris un avion, je suis en train d'ingérier, dans un pays où on tuait, on massacrait, on trouvait des têtes le matin et on tirait le soir. Et j'ai failli me faire tuer. Et si je m'étais fait tuer à l'époque, ça aurait été parce que j'avais tenu à cette parole-là et que je n'avais pas voulu m'abaisser à demander l'asile. Et le problème, c'est qu'il y a beaucoup de gens qui réellement aurait mérité de demander l'asile et mérité de rester en vie, mais qui a préféré ne pas le faire. OK, en Suisse, j'ai rencontré tout type de demandeurs d'asile. J'ai rencontré un prix Nobel, j'ai rencontré un ex-président, j'ai rencontré un ex-premier ministre, des gens très intéressants. Mais malheureusement, ce qui se passe aujourd'hui, c'est qu'il y a énormément, il y a des masses de personnes qui arrivent par ce biais de demande d'asile, des gens qui ne sont pas du tout menacés, des gens qui font des demandes d'asile politique alors qu'ils sont incapables de citer la composition du gouvernement actuel de leur pays. C'est des gens qui prétendent qu'ils ont atteint un tel niveau dans la politique qu'ils ont commencé à menacer leur gouvernement ou leur État, peu importe, de telle sorte que leur vie s'en est trouvée menacée. Ça signifie que le seul moyen de se débarrasser d'eux aux yeux de le régime, c'était de les tuer. Alors qu'ils sont incapables d'écrire leur nom correctement. Wow, c'est dingue. Il y a des gens aussi, il y a par exemple un type en particulier en Suisse, ça se passe en Suisse, il avait, il était d'origine kurde ou turc, enfin je crois que c'est un kurde du... C'est un turc du Kurdistan, un truc du genre, pas très fort dans la géographie de ces zones-là. Le mec était venu en Suisse, il avait demandé l'asile, il avait obtenu des papiers en Suisse, et tout. Je crois que ça avait même fini par une nationalité suisse, alors que le mec, il avait égorgé sa sœur en Turquie. En fait, il avait égorgé sa sœur, il avait fait de la prison pour ça. Crime d'honneur, comme ils disent là-bas, n'est-ce pas ? Et en fait, ce qui s'est passé, c'est qu'il avait réussi à fuir de sa prison et puis se retrouver en Suisse et demander l'asile. Et puis, bien sûr, il a raconté la même histoire, sauf qu'il a peut-être été, comment dire, il a peut-être, il ne s'est peut-être pas étalé trop sur le fait qu'il avait tué sa soeur. Il avait juste dit qu'on l'avait persécuté, qu'on l'a arrêté parce qu'il était kurde, etc. Il y a un autre gars, par exemple, celui-là, il était d'Algérie. Il était venu en Suisse demander l'asile, après il a disparu du circuit parce qu'il suivait plus, parce qu'ils ont des officiers traitants, il n'allait plus. Et ce qu'il a fait, il a été commettre un petit peu de la petite criminalité en Suisse, en France et tout ça. Puis un jour il s'est fait chopper par les flics à Genève. Et puis ils l'ont ramené, ils l'ont ramené au centre de demandeur d'asile. Et il a rencontré J'ai rencontré un flic là-bas qui lui a demandé son nom. Et puis il lui a dit un truc, genre en arabe, c'était un genre « va te faire foutre », un truc comme ça. Et le flic a noté ça. Et en fait, le gars finit par obtenir des papiers avec ce nom-là. Pour vous dire avec quelle facilité des gens qui abusaient du système pouvaient obtenir des papiers. Maintenant, même quand la demande d'asile est légitime, il reste un autre problème. Très souvent, les pays qui abusent des droits humains de leurs citoyens ne sont pas des pays qui produisent des lumières. Enfin, je retire ce que j'ai dit. Ce ne sont pas des pays qui vont produire des gens qui sont économiquement et socialement aptes à s'intégrer dans la société occidentale. La société occidentale est basée sur le travail, basée sur le savoir, basée sur l'expérience professionnelle. Et ces gens-là, en général, n'ont pas ces facultés. Donc même quand on leur demande d'asile légitime et recevable, très souvent, même si du point de vue moral leur demande a été acceptée, sur le point de vue de l'immigration pure, ce ne sont pas des valeurs ajoutées à la société d'accueil. Ce sont des gens qui ne pourront pas s'intégrer, leur seule option sera donc de recourir à la charité institutionnelle, donc recourir à l'aide sociale, pendant leur vie et puis généralement, ça va de fil en aiguille, ça va impliquer leurs enfants et tout ça. Il y a des gens pendant des générations, ils n'ont pas travaillé, ils ont vécu au dos de la communauté. Maintenant, quand on regarde tout ça, il y a une solution qui s'est dégagée, très simple qui s'est dégagée et je me demande pourquoi on n'y a pas pensé avant. La solution est extrêmement simple en fait. C'est-à-dire qu'on crée un certain nombre de places ou un certain nombre de slots de réfugiés, si vous voulez. C'est vrai que c'est très difficile à contrôler, le nombre n'est pas important, vous allez voir. Le plus important là-dedans, c'est de dire que quand une personne arrive et demande asile et que sa demande a été trouvée recevable, qu'est-ce qui se passe ? Elle reçoit une sorte de contrat de protection. Ce contrat est valide tant que la situation dans son pays présente un risque pour elle. le jour où la situation s'améliore dans son pays, surtout que la violence dans les pays d'entier monde, en Afrique et tout ça, c'est une violence cyclique, qu'est-ce qui se passe ? Elle s'engage à rentrer dans son pays, et si elle ne veut pas, il serait même possible de l'y renvoyer manu militare. Donc, en fait, ça permettrait d'un côté de répondre à son obligation morale, donc de protéger les gens qui sont en danger pendant que ces gens sont en danger, donc réellement de les protéger, Et puis, ça permettrait de fermer la porte à l'immigration par ce moyen-là, donc ça découragerait automatiquement les gens qui ne sont pas menacés. Parce que quand t'es menacé dans ta vie, quand on risque de te tuer, tu t'en fous qu'un pays te propose un arrangement temporaire, te propose un CDD pour te couvrir pendant qu'il y a de la violence dans ton pays. Ça te pose aucun problème, t'es OK pour ça. Tu es prêt à revenir le jour où ça ira mieux. Maintenant, pour les gens qui pensent à l'immigration, ils laisseront peut-être tomber cette voie-là, puis ils trouveront d'autres voies, mais cette voie-là, au moins, elle permettra de voir l'arrivée que de personnes réellement menacées. C'est ça le numéro un. Numéro deux, c'est que le fait de pouvoir faire sortir des gens de ce système-là, quand ça va mieux dans un pays, les gens qui avaient bénéficié de la protection repartent dans leur pays, ce qui permettrait de dégager des places, qui ouvrirait automatiquement déplace notre monde malheureux dans lequel nous vivons. Il y a souvent des guerres à droite à gauche, ça permettrait en fait d'accueillir des gens d'autres nations et puis qu'après ils rentreraient chez eux aussi quand ça ira bien. Donc voilà, c'était juste une idée à laquelle j'ai... J'ai pensé, dans le sens où moi, par exemple, j'ai étudié en Suisse, j'ai passé des années à l'école polytechnique, quand j'ai fini mes études, on m'a dit, oui, tes études sont finies maintenant, tu pars chez toi. Je suis parti chez moi, n'est-ce pas ? Je suis quand même surpris que... que des gens qui viennent demander l'asile, on ne leur propose pas des arrangements temporaires, on ne leur dit pas, bon, voilà, là, t'es temporaire, et puis, bon, maintenant, le problème est réglé chez toi, donc la raison pour laquelle t'étais venu n'existe plus, ben, tu rentres à la maison. Donc, voilà, c'est un petit peu l'idée à laquelle j'avais pensé. Bon, je vous souhaite tout de bon, comme on dit en suisse, et puis, on se verra bientôt. Bye.
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