Spéculations sur l’élection présidentielle de 2022

The speaker (French, March 2022) gives an informal monologue about the upcoming 2022 French presidential election, combining personal asides (new channels, taste for thematic variation) with political analysis. He criticizes French media and political elites for condescension, reviews the 2017 election results (Macron ~24%, Le Pen ~21.3%, Fillon ~20%, Mélenchon ~19.58%) and argues that the national/"far-right" vote is now split between Marine Le Pen and Éric Zemmour, altering the electoral arithmetic for 2022. He emphasizes media influence, social-media algorithm effects on perception, short public attention spans, and doubts that the national camp can reach 30% given the split.
Bon mes amis, bien le bonjour et merci pour votre fidélité à ce canal. A propos de canal, je vais probablement ouvrir d'autres canaux. J'en ai ouvert un d'aviation qui aujourd'hui, je le pense, va atteindre les 10 000 abonnés. 3 200 abonnés juste sur les 28 derniers jours. Je suis vraiment abasourdi. Donc les gens, ça les intéresse, ils viennent, ils sont très contents, ils commandent. Super ! je vais probablement, je l'ai déjà fait en réalité, je vous donnerai le lien dans le descriptif de la vidéo, j'ai ouvert un canal sur l'islam et j'ai ouvert un canal sur l'haiti. Il n'y a aucune vidéo dessus, mais je vous invite à vous abonner parce qu'elle va arriver. Pourquoi ? Parce que tout simplement, moi vous savez, j'aime bien sauter du croc à l'âne, j'aime bien passer d'une chose à l'autre, je lis des fois plusieurs livres à la fois, en lisant quelques pages ici, puis quelques pages là, Néanmoins... Tu vois le problème ? De nos jours, nous vivons dans un monde bruyant. Vous savez, je pense que mon sens le plus sensible au reste de l'humanité, n'est-ce pas ? C'est... C'est mes oreilles. Je vis dans un monde, j'aimerais bien vivre, je disais, je vis dans un monde du silence. J'avais failli sauter sur un roman du commandant Cousteau, Le monde du silence. Et j'aime bien son livre parce que c'est un livre qui se passe sous la mer. Et c'est un monde effectivement silencieux. On entend que le bruit de son détendeur, les bulles comme ça qui remontent à la surface. Et vraiment, c'est le genre de monde idéal pour moi. En tout cas, toujours est-il, cette alarme s'est arrêtée et je voulais vous dire que je saute du coq à l'âne, mais ça ne veut pas dire que les gens qui m'écoutent aiment que je saute du coq à l'âne. Ce que j'ai constaté, c'est que quand je parle, quand je parle d'une thématique pendant plusieurs vidéos, il y a toujours des gens qui se plaignent, qui disent oui, mais Aldo, c'est gentil tout ça. Mais bon, moi, je suis venu pour, par exemple, des vidéos sur l'islam. Donc un autre me dira, écoute, non moi je m'intéresse à tes analyses politiques, l'islam ça ne m'a jamais intéressé. Et ainsi de suite. Donc ce qui fait que j'ai décidé de travailler de manière un peu plus thématique. Voilà. Ceci étant dit, passons au vif de notre sujet d'aujourd'hui. Alors notre sujet d'aujourd'hui c'est l'arithmétique de l'élection présidentielle. Alors, elle dit quoi ? on a une élection qui arrive en France, qui arrive le mois prochain. D'accord. À propos de France, à propos de France, j'ai regardé une vidéo tout à l'heure où on disait dans une chaîne, c'est Cyril Hanouna, je ne sais pas sur quelle chaîne il passe, est-ce que c'est CNews ou TF1 ou autre. J'ai tout perdu du PAF depuis que je ne regarde pas la télé. Mais je voulais vous dire que je voulais vous dire que j'ai été étonné du mépris avec lequel il parlait de la présidence russe. Vous savez quoi ? On a vu des guerres dans le passé, on a vu des guerres chaudes, on a vu des guerres froides, on a vu des conflits, on a vu des escalades. Peut-être qu'ils ne sont pas arrivés jusqu'aux conflits. Rappelez-vous, pour ceux qui étaient là, la crise des missiles de Cuba. Mais jamais, jamais, même Ben Laden, même Ben Laden n'avait pas été traité de fou. Et ce qui me choque dans la diplomatie française et dans le journalisme français, c'est la condescendance, c'est le mépris. C'est des gens qui ont l'impression que, tellement ils méprisent le reste de l'humanité, pour eux, ils sont les seuls au monde à penser logiquement. à penser correctement, à penser sainement. Et si on n'est pas d'accord avec eux, c'est qu'on n'a pas compris. Ils peuvent nous expliquer, encore une fois, peut-être en des mots plus simples, auxquels nous pourrions plus facilement accéder de par nos limites mentales, ils pourront nous expliquer, encore une fois, ils pourront condescendre à nous parler et ainsi nous allons peut-être accéder à une forme de compréhension de la complexité de leur pensée. C'est irrissant, ce mépris, cette psychiatrisation de l'autre. Si on n'a pas compris, si vraiment il nous explique et on n'a pas compris, c'est qu'on est digne de l'hôpital mental, c'est qu'on est fou, on est dérangé, on est détraqué, on est suicidaire. En fait, ce discours-là, en particulier d'eux, nous, les Français, qui, sur le plan intellectuel, nous sommes littéralement la race aryenne de ce qui peut se passer dans la tête d'un humain. C'est ça, ce que j'entends. aurait pu presque, je disais presque, à la rigueur, se justifier si la France était un pays qui était bien géré, si les rues de Paris ne ressemblaient pas à des poubelles, si la France n'avait pas des milliers de zones d'un endroit, si l'économie française n'était pas dans la pente glissante. Je veux dire, si la France était gérée par des rachamim, si la France était gérée par des prix Nobel, où le moindre planton du moindre ministère, de la moindre administration, de la moindre sous-préfecture, était un prix Nobel, avait un quotient intellectuel qui n'est même pas mesurable, tellement il ferait éclater tous les indicateurs, qu'on a des gens, honnêtement. Je suis désolé, moi je regarde de l'extérieur. Vous avez des hommes politiques, vous avez des femmes politiques. Si la connerie était quelque chose qui devait se mesurer, il servirait vraiment des talents. Ça serait réellement, il faut les attraper, les mettre dans un sous-verre et dire voilà, ça c'est l'absolue connerie, en dessous de ça tu descends pas. Et à partir de là on mesure par rapport à cette échelle. Est-ce que t'es deux fois plus abrité que lui ? Non, tu peux pas, c'est pas possible, mais en pourcent. Voilà, ça c'est le cent. Ça c'est le 100, et puis en mesure de 0 à 100. Zéro Einstein, 100. Prenez un nom qui vous intéresse. Et puis, tout le reste de l'humanité entre les deux. Vous avez ce genre de personnes chez vous ? Et ils pensent que le reste de l'humanité sont des crétins. Bon, je reviens, il faut que j'arrête avec mon esprit africain, je reviens au sujet de ma vidéo. Alors, vous savez, j'aimerais vous ramener en 2017, j'aimerais vous ramener aux élections de 2017. À l'époque, il y avait beaucoup de candidats qui se couraient derrière, qui faisaient, vous savez, qui ne viennent pas voiser, un peu comme des coques, chacun avec son programme. Il n'y en a pas un, et je dis il n'y en a pas un, qui croient en ce qu'ils racontent. Tout simplement, ils se mettent sur des niches électorales. Donc, c'est un peu comme certains, il y a des gens qui vendent je ne sais pas quoi, ils peuvent vendre n'importe quoi, ils peuvent vendre du vin, ils peuvent vendre des stylos, ils peuvent vendre des pantalons. Ça ne veut pas dire qu'ils vont porter ce pantalon ou boire ce vin nécessairement. Il n'y a pas de croyance nécessairement derrière. Moi, j'ai été l'autre jour chez un concessionnaire BMW. Je posais une question sur une voiture. Il m'a dit, les gars, vous savez, moi, je ne m'y connais pas en BMW. La semaine dernière, je travaillais chez Lexus. Là, je viens de commencer ici. Comprenez ? Lui, ça se trouve, il roule en Skoda. D'accord ? Les politiques, c'est pareil. Chacun se dit, bon, Il y a un peuple là en face, ce peuple a des préoccupations, alors on peut les écrire sur un mur, le pouvoir d'achat, j'adore le pouvoir d'achat qui sort comme ça régulièrement, le pouvoir d'achat, le chômage, la sécurité, certains l'immigration, d'autres la fracture sociale, d'autres les droits des non-binaires, etc. Il y a une collection, si vous voulez, de préoccupations populaires qui peuvent être les déclencheurs d'un vote. l'homme ou la fin politique n'a pas besoin de croire en ces choses-là. C'est pas quelque chose qui les empêche de dormir, pour la majorité. C'est pas des choses auxquelles même ils croient. Peu ou prou, même pas. C'est tout simplement, ils se disent, on a ces cartes à jouer. Moi, ce que je vais faire, alors moi, je te prendrai bien la carte de l'insécurité. Donne-moi aussi un petit peu, peut-être, allez, un petit soupçon d'anti-européisme, voilà. Qu'est-ce que tu penses du taux de chômage ? Oui, ça peut parler, ok. Donne-moi la carte taux de chômage. Et après, ils vont fabriquer ce qu'on appelle un programme électoral. Ce programme électoral est accompagné d'une campagne électorale qui utilise les mêmes ficelles que le marketing. Le but, c'est qu'un maximum de clients, de votants en fait, viennent voter pour ce programme. Et puis après, la personne et son équipe arrivent au pouvoir, puis ils font ce qu'ils veulent. Après, ils s'en foutent. Après ce programme, tu le déchires littéralement. Le jour où tu gagnes l'élection, tu prends le programme et tu déchires. Tout simplement. Il vaut plus rien. C'est fini. Après bon, le reste, on s'en fout quoi. Puis la prochaine fois, on leur sortira autre chose. Ils ont une mémoire tellement courte. Les gens aujourd'hui, avec les médias sociaux et tout ça, ils voient jusqu'au bout de leur nez, tu peux leur faire la même arnaque trois fois de suite. Tous les matins, tu leur racontes la même connerie, juste tu changes un petit peu les détails. Aujourd'hui, tu leur vends, je ne sais pas moi. Tu l'arnaques en lui rendant une voiture rouge, l'endemain une voiture noire, l'endemain une voiture blanche. Je veux dire, du moment que la couleur n'est pas la même, le gars, il va toujours, il va toujours dire, ah, c'est génial, je te paye. Voilà, il a eu la voiture, on m'a pas livré, on m'a arnaqué. OK, l'endemain, t'arrives, tu changes de casquette. La voiture, veille à ce que ce soit pas la même couleur que la veille. Et le mec, bam, il va tomber dans le panneau. Donc, tu imagines, sur cinq ans, littéralement, tu peux raconter ce que tu veux. Franchement, sur cinq ans, raconte vraiment ce que tu veux. Je ne connais personne aujourd'hui, enfin, illa ma rahima rabbi, comme disent les islamistes, je ne connais personne qui a un attention span, comme on dit en anglais, je ne sais pas comment dire en français ça, qui a une portée d'attention de 5 ans. Les gens aujourd'hui, ils sont là, ils sont sur TikTok, rapidement, ils sont sur Twitter, ils sont sur machin. Après, ils sautent sur Netflix et tout ça. Je veux dire, leur attention, quand le gars ou la nana sont vraiment là, quand ils sont vraiment avec toi, ils ont une portée d'attention de 18 minutes 30, quoi. C'est tout. Donc, je disais, Vous voyez, je fais mon africain aujourd'hui. Je n'arrête pas de sauter. Je réfléchis, je réfléchis. Attention, ne m'attaquez pas sur ça, en poupée russe. D'accord ? C'est un petit peu dépenser les unes dans les autres. Je suis désolé pour l'exemple. Je sais bien qu'il y a plein de gens qui me suivent et il y en a qui vont un petit peu faire la grimace. Ça fait grimacer les poupées russes de nos jours. Faites gaffe. J'ai pris une feuille, j'ai pris une feuille. Alors pourquoi j'ai pris une feuille ? Nous étions en 2017. La dernière fois que j'étais dans mon sujet, nous étions en 2017. Ok. Que se passait-il ? On avait un des présidents les plus hauts nids de la 5ème République. Je ne parle pas de Macron, je parle d'Hollande. Il n'y avait pas encore Macron. Macron c'était... Tu sais, tu sais que tu descends, tu sais que tu descends. Quand chaque jour est pire que le précédent. Quand chaque situation qui arrive est pire que celle d'avant. Ça signifie que t'es sur une pente glissante. C'est juste une technique pour savoir si ça descend, si ça monte. Alors, je disais que Hollande, sous Hollande, c'était le merdier total. Et je me rappelle, à l'époque, il y avait en particulier des attentats terroristes qui frappaient l'Europe et la France avec une brutalité jamais vue dans l'histoire. du Bataclan, promenade des Anglais, les attentats de Londres, des attentats en Allemagne. Et je ne vous parle que des grands, je ne vous parle pas de ceux qui ont tué 2-3 personnes. Nous nous en étions, mes amis, à peu de choses près, au bilan quotidien. Je veux dire, à un moment donné, ça ne faisait plus bouger les foules. Moi, je me rappelle à une époque, à cette époque, J'avais dit dans une vidéo, les gars, moi, je vais arrêter de faire des vidéos chaque attentat parce que là, ça ne vaut pas la peine. Parce que là, il y en a tellement que ce n'est plus des news. Ça n'intéressait plus personne au bout d'un moment. Donc, on se faisait un bilan, on attend la fin de la semaine, on fait le total et on regarde. On en était là. Il y avait le problème des migrants, il y avait le Daesh, il y avait l'insécurité. Les gens en étaient à bout. D'ailleurs, tellement il était au nid Hollande, que je me souviens que lui-même, il a eu ce moment de lucidité, n'est-ce pas, dans son cerveau français qui fait partie de la... Tu peux pas accéder, tu peux pas, tu peux pas, c'est trop. Mais il a eu ce moment de génie, de génie purement français. Il a eu ce moment-là, et il a fait quoi ? Il a décidé de ne pas se présenter. On a à ce moment là, dans la cour aux coqs, on a des candidats qui montent des programmes, ok ? Ils montent des programmes comme ça, dit, dit, votez pour moi ! D'accord ? C'est comme ça, c'est ça les élections, c'est rien. Ok, donc... À ce moment là, on avait ce que nous appelions à l'époque, je sais plus si c'était le Rassemblement, le Front National, déjà, je sais plus, qui représentait une sorte de voix... anti-système, si je puis dire. Je sais, je mets sans 10, 10, 10, 10, 15 guillemets parce que voilà, on se comprend. Donc, qui était une sorte de voix de protestation ? Qui était ? Marine Le Pen était la seule sur le spectre à dire les choses comme il fallait les dire sur le terrorisme, sur l'islamisme, sur cette menace grandissante où chaque Français, quand il ouvrait sa porte ou sa boîte aux lettres ou marchait sur un truc risquait d'exploser, n'est-ce pas ? Donc, nous étions sur une grande dynamique de vote anti-système. Je vous donne les résultats du premier tour de 2017. Macron. Macron, c'est pour ça qu'on est dans cette merde. 24,01%, 24%. Ok, si je vous donne le quintet dans l'ordre, je vais vous donner le quintet dans l'ordre. Alors, le quintet dans l'ordre, c'est Emmanuel Macron, premier, au top, pole position. On a Benoît Hamon, cinquième position. Et pour les trois autres places, deuxième, troisième et quatrième, il y a Photo. Il y a photos sur Marine Le Pen, François Fillon, Jean-Luc Mélenchon. Ces trois ont eu à peu de choses près 20% chacun. 21,3 pour Marine Le Pen. 20,01 pour François Fillon. Il était, il a talonné de 1%. 1% et des poussières et de la monnaie. Jean-Luc Mélenchon, 19,58%. Il était à un demi pour cent. de François Fillon. Ça rappelle un petit peu ces courses, ces courses motos ou autres, cyclistes où t'as pratiquement 15 personnes qui se sentent entre la première, entre la seconde et le dixième de seconde plus tard, t'as 15 personnes. D'accord ? Un jour, il va falloir mesurer les arrivées de certains sports en millionième de seconde pour être sûr. Là, tu vois ce que je veux dire ? Là, ce que je cherche à dire, c'est que on a entre Manuel Macron, 24 grosso modo, François Fillon, Jean-Luc Mélenchon, qui ne sont pas nécessairement des anti-systèmes, qui sont le système classique, on a 65% des Français. En anti-système, on a 21,3. En un moment où la situation était tendue comme un slip. Sérieux, sérieux, en 2017, c'était le cauchemar. 21,3%. Je vous raconte un truc pour qu'on se comprenne. Les sites de médias sociaux n'existent pas. Facebook n'existe pas. Twitter n'existe pas. Twitter n'existe pas dans le sens où il se crée au moment où tu te logges dessus. Il te montre quoi ? C'est un algorithme. L'algorithme est là pour te garder le plus longtemps sur le site. Et pour ce faire, il va te montrer par affinité le contenu qui va t'intéresser le plus. Donc, par exemple, si t'es, imagine, t'es un extrémiste écolo-végétarien, parce que tu cliques sur un certain contenu que tu aimeras plus que d'autres, tu passeras plus de temps sur certains groupes que d'autres, etc. Ils connaissent tous tes mouvements, ils connaissent tes clics, le temps que tu mets à lire, ce que tu sauvegardes, les mots-clés qu'ils t'attirent. Ils te connaissent mieux que toi, par certains aspects. tu auras l'impression, quand tu arriveras sur Twitter, que tout le monde est végétarien, que tout le monde est écologique, que tout le monde croit que la terre va bouillir en votre souvenir. Tu croiras ça. Et quand tu lanceras un sondage sur, par exemple, quelle est votre principale préoccupation aujourd'hui, ça sera 99% le climat. Voilà. Pareil, si t'es quelqu'un qui vole en jet privé, qui va dans les plus grands restos du monde et qui a une montre en or et une baignoire où coule l'eau minérale, t'auras l'impression que tout le monde est milliardaire. D'accord ? C'est-à-dire que c'est l'algorithme, c'est pas une vision randomisée, comme dirait Raoult, c'est pas une vision randomisée, aléatoire, c'est une vision dirigée. Donc, si par exemple, t'as des tendances souverainistes, t'as des tendances souverainistes, on va dire droite, t'as des amis extrêmes droite, ils font partie de ton réseau, Tu appartiens à des groupes genre royalistes, genre en dehors de Frexit, machin, tout ça, ça l'algorithme le sait. Et quand tu arrives sur les médias sociaux, il va te présenter qu'un compte, il va te présenter une réalité biaisée pour toi. Ton Facebook et le mien, c'est pas la même chose. Mon Twitter et le tien, c'est pas la même chose. Nous pouvons être un million, nous loguer sur ces plateformes, nous verrons des choses différentes. Nous en tirons une réalité, une perception qui est différente et qui est faussée de la réalité. Donc, je disais que malgré le merdier de 2017, FN 31,3, mettons 21. Admettons que la situation ait évolué depuis, vu l'insatisfaction et tout ça. Elle n'aurait probablement pas évolué jusqu'à 30% quand même. Parce que 30%, c'est un peu beaucoup. Parce que 30%, on serait en train de dire que depuis 2017, on a eu une progression de ce camp-là, du camp national, de l'ordre de 50%. C'est un peu beaucoup. Mettons 25. qu'en cédant même le 30, mettons 30%. Donc, à l'époque, la case dite nationale, il n'y avait que Marine Le Pen dessus. C'était le seul vote national. Aujourd'hui, il y a deux votes nationaux. Il y a Marine Le Pen et Zemmour. Zemmour, par un choix délibéré, qui est un choix qu'on a du mal à comprendre sur le point logique, il s'est mis à la droite de Marine Le Pen. Il s'est mis sur des lignes de Villiers, sur des lignes génération identitaire et tout ça, qui sont des lignes qui ont des choses à dire, qui ont des préoccupations dont on ne peut que reconnaître la validité, mais en même temps c'est des lignes qui, sur le plan électoral, ne valent pas grand-chose. Il faut être sincère. Tu ne peux pas avoir un gaule-niche, un gars très intelligent, malgré tout, ou un devilier au deuxième tour. Ça n'existe pas. Ça, c'est des camps à 1% ou 2%. Et encore, les bons jours. Donc, mettons qu'on a le camp national à 30%, ce qui est impossible en France. Les gens en France marchent dans les médias, d'accord ? Regarde juste combien... Juste pour t'expliquer, tu comprends, on se comprend, d'accord ? Les gens, ils votent selon ce que leur disent les médias. Les gens s'en parlent. Tu sais, je vais te dire un truc, je vais dire la vérité. Ce n'est pas tout le monde qui regarde quelqu'un qui parle de politique depuis sa voiture. D'accord, ce n'est pas le truc de tout le monde. Les gens regardent DFM TV, regardent TF1, regardent je ne sais pas quoi. OK. Il ne faut pas se leurrer, il ne faut pas qu'on se leurre. Zemmour a fait une erreur grave. C'est qu'au départ, il était journaliste. Quand il a commencé à vouloir présenter des velléités, d'aller aux élections, on l'a décrit comme un polémiste. Il n'aimait pas ça, on l'a décrit comme un polémiste. Par la suite, le polémiste, au fur et à mesure de ces meetings qu'il faisait, il a commencé clairement à définir sa ligne. Et au lieu de définir une ligne qui serait à la gauche de Marine Le Pen, ça signifie qu'il prendrait du Front National, qui n'est pas un parti de forcené, le Front National, qui prendrait au Front National, on va dire le plus grand de ses électeurs, et qui irait quand même chasser sur le terrain des Républicains classiques, sur le terrain des centristes, même s'il le faut, peut-être même prendre quelques gauchistes au passage. Il en avait les moyens, il en avait les outils intellectuels, il en avait la posture. Il pouvait faire ça. Il n'avait pas de passé politique, lui. Donc il arrive, c'est à lui, il avait cette chance qu'on a qu'une fois dans la vie qui est de se placer, de venir dans le spectre et de dire je viens là et pas là. Il aurait pu effectivement prétendre à un score extrêmement honorable. Aujourd'hui, quand on en parle dans les médias français, je disais l'autre jour un article, c'était Le Monde ou Le Canard ou je ne sais plus, on en parle comme le candidat d'extrême droite. Et ce n'est pas, je dois concéder à ces journaux, même je ne suis pas tout le temps d'accord avec eux, je dois concéder que l'étiquette est valide. C'est lui qui l'a choisi. Ses préoccupations, sont clairement, et ces postures, ces positionnements, c'est de la remigration, la reconquista, t'es double national, t'es même pas français, on peut même t'exclure, notre porte est grande, ouverte, si vous êtes double national, un double national c'est un français après tout, si vous n'êtes pas content, notre porte est ouverte, donc même la possibilité d'exclure des nationaux, on est dans une posture extrême droite qui ne voit rien sur le marché électoral français. Quand tu ne viens pas voiser dans cette basse cour, n'utilise pas cette carte, elle ne marche pas. Si elle marchait, cette carte, elle aurait marché pour le père Le Pen, elle aurait marché pour lui, elle aurait marché au début de Marine quand elle était encore sur la lancée de son père, elle aurait marché pour Goldnich, elle aurait marché pour De Villiers, elle aurait marché pour plein, pour des royalistes, pour des machins, on en a vu des partis, des partis pour la France, des mouvements pour la France, des machins. Elle aurait marché pour eux cette carte. Alors, Zemmour veut l'incarner, lui, encore peut-être avec un peu plus de verve ou de verbe. Ça change rien. Donc... Aujourd'hui, on a deux choses. Sur la case qu'occupait Marine Le Pen, la niche écologique qu'occupait Marine Le Pen en 2017, on a quoi maintenant ? On a Marine Le Pen, avec probablement une bonne partie de ces gens, de ce mouvement, qui sont fidèles encore à ce mouvement, dont beaucoup même ne se reconnaissent même pas dans Zemmour parce qu'il leur fait peur, il est trop à droite pour eux. on va avoir les gens qui sont peut-être en partie à la droite du Front National, qui ont toujours trouvé que le Front National est peut-être un peu trop mou sur l'immigration, trop mou sur l'islam, trop mou sur ça, sur les frontières, sur la souveraineté. Bam ! Ceux-là vont aller vers un bon. Il va attirer des jeunes, des primo-votants, souvent qui n'ont pas peut-être l'expérience des dernières élections qui n'avaient pas, qui peut-être les dernières élections n'ont pas vraiment suivi, ils étaient trop jeunes, ils ne réalisent pas que la valeur de cette offre n'est pas très porteuse. Donc, je dirais qu'aujourd'hui nous sommes un peu plus d'un mois ou un mois avant les élections. Selon la logique, on va avoir Emmanuel Macron, qui va profiter de, vous savez, un président sortant, même si c'est le pire président de la Terre. Juste par le fait qu'il est là, juste par le fait qu'il a une exposition médiatique, juste par le fait que les gens le voient depuis cinq ans, il peut être le pire monstre que tu puisses imaginer. Il aura 20, 25% sans presque rien faire. C'est juste comme ça. D'accord ? Derrière, on va avoir le camp national qui le talonnera. Mais cette fois-ci, le camp national est divisé en deux. Donc si on imagine 30 %, imaginons, je ne sais pas moi, 15 pour, si on coupe la poire en deux, 15 pour Marine, 15 pour Zemmour, voilà. Ça nous fait, bon, 15-15 chacun, c'est bien. Après voilà, après les républicains, il y a des gens qui votent de père en fils républicains. Même tu leur présentes la Pécresse, ils votent en dessus. Ils s'en foutent. Elle peut faire 16, elle. Elle peut faire 16, elle peut faire 16 et demi. Elle est au deuxième tour, là, là, là. D'accord ? Jean-Luc Mélenchon, il a fait 19, 58 la dernière fois. Presque 20. Il peut refaire la même prouesse ce coup-ci. Il peut se retrouver face à Macron. D'accord ? C'est ça le truc. C'est ça. Et je trouve terrible. Je trouve terrible le positionnement de Zemmour, qui pour moi est un positionnement qui va briser le camp national, les voix du camp national. Déjà, le camp national n'arrivait pas à un plébiscite extraordinaire, même quand il était seul. Regardez. Marine Le Pen, 21,3. Elle ne faisait pas 40, elle ne faisait pas 45 ou 50 au premier tour, non. 21,3. Les Républicains derrière elle, 20, un parti mort. Et Jean-Luc Mélenchon, un parti socialiste littéralement, presque 20% aussi. Je veux dire, il n'y a pas grand chose. L'insatisfaction d'années de terrorisme a pu donner à Marine Le Pen 1% d'avance sur les autres, c'est tout. Il ne faut pas croire que cette fois-ci, là, on va avoir le camp national qui va se multiplier soudainement et puis donner 30 ou 40% à un candidat national au premier tour. Ça n'existe pas, ça. Ça n'existe que dans les médias sociaux. Enfin, je crois que j'ai beaucoup parlé aujourd'hui. J'ai la parlotte, je ne sais pas pourquoi. Voilà, mes amis. Merci de m'avoir suivi jusque-là. Je vous remercie de l'attention que vous portez toujours à mes vidéos. Et puis je vous mettrai dans les liens, dans le descriptif, les liens vers mes autres pages. Elles sont vides, bien sûr, il n'y a rien. Il y a une page sur l'informatique où je parlerai de sujets informatiques, carrière informatique et tout ça. Il y a une page où je vais reprendre des vidéos sur l'islam. Mais là, les gens ne m'en voudront pas si je fais 50 vidéos d'un coup sur l'islam. Ils ne me diront pas oui, mais Aldo, tu me casses les pieds. Parle-moi de politique, parle-moi d'élections, parle-moi, je ne sais pas quoi. D'accord. Puis bien sûr, je serai toujours actif ici, bien entendu, bien entendu, qui restera ma chaîne plus généraliste, vous voulez pas thématique, mais je crée des chaînes thématiques. Merci, mes amis, d'avoir écouté jusqu'ici, d'avoir eu la patience de tenir avec moi jusqu'ici. Et puis. Je vous revois dans une autre vidéo.
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