Sunnisme / Chiisme: Ashoura, les musulmans fêtent Israël

Monologue YouTube (French) expliquant l’histoire et les pratiques autour de l’Ashoura/Muharram, en insistant sur la mort de Hussein à Karbala, la division durable entre sunnites et chiites, et les usages religieux qui en découlent. Le narrateur relie ces événements aux structures politiques de l’islam (califat, djihad), cite hadiths canoniques (Tirmidhi, Ibn Majah, Bukhari) et compare célébrations sunnites (jeûne d’Achoura, fêtes scolaires) et commémorations chiites (deuil, ziyarat, parfois autoflagellation), tout en évoquant la récupération politique contemporaine (ISIS, califat, violence).
Bonsoir mes amis, donc aujourd'hui on arrive vers une date extrêmement importante de l'islam, dans l'histoire de l'islam, ce qui me permet aujourd'hui de faire un petit récapitulatif et puis aussi vous parler d'un certain nombre d'aspects absolument ahurissants de la religion islamique. Il ne s'agit pas ici, n'est-ce pas, de dénigrer les musulmans ou de secouer leurs croyances ou autres. D'ailleurs, énormément de musulmans quand ils regardent ces vidéos, même si parfois ils se sentent un petit peu prendre les montagnes russes quand ils réfléchissent à leur conviction ou à leur foi ou à ce qu'ils savent. Parfois, ça peut les secouer et très souvent, ça a été l'occasion d'avoir des personnes qui partent sur des recherches spirituelles, des recherches intérieures et parfois finissent peut-être plus apaisés ou plus renforcés ou mieux armés pour lutter contre les forces néfastes qui grindent dans leur propre société. En tout cas, Je vous parle de choses aujourd'hui qui sont documentées, qui sont connues, mais dont on ne parle pas. D'accord ? C'est ça qui tue un petit peu la société musulmane. C'est l'ignorance et parfois l'ignorance de sa propre histoire, de ses propres valeurs. Alors ce qui se passe, c'est que je vous disais que l'islam a deux volets. Un volet religieux et un volet politique revendiqués. Il est très difficile de couper, très difficile de séparer. Pourquoi ? Parce que même si vous cherchez à séparer, vous allez souvent voir que le volet religieux ne fait que servir le volet politique. D'accord ? Vous pouvez même trouver genre un exégète du Coran qui est en train de vous expliquer le Coran, mais finalement l'explication qu'il est en train de faire d'un tel verset, elle est biaisée ou elle est faussée par une intention politique qu'il a du mal à dissimuler, d'accord ? Parce qu'il a traduit le verset ou il a expliqué le verset dans le but de servir la soupe au volet politique ou politique. Donc à ce moment-là, effectivement, il n'est plus possible d'avoir une vision purement spirituelle ou purement sans arrière-pensée si chaque fois on est en train de lorgner, si chaque fois on est en train d'envoyer la perche aux gens de pouvoir. D'accord ? Et malheureusement, l'islam a été pratiquement dès le départ, dès la mort de son prophète, a été prise en charge de manière globale par des hommes politiques, et ça continue jusqu'à maintenant, de sorte qu'ils ont expugné, ils ont essayé d'expurger, à nettoyer pratiquement les partis prophétiques de l'islam pour ne laisser qu'un... qu'un, on va dire, un corpus purement politique. Ce volet politique de l'islam s'exprime comment ? Comment on l'appelle ? L'islam, si vous regardez son histoire, qui ne s'est pas démentie pendant des siècles, n'a pas eu l'habitude d'exprimer son volet politique par des élections ou par des parlements ou par des sénats ou par des trucs comme ça. Non. Il a toujours exprimé son volet politique sous forme de califat. Le volet politique de l'islam, c'est le califat. Si vous regardez, par exemple, le groupe terroriste al-Qaïda, ils ont fondé tout leur business model, tout leur marketing, sur la haine des États-Unis et l'attaque contre les États-Unis. Bien sûr, il y a une collusion entre les États-Unis et Al-Qaïda aussi, parce que ça permet au système américain, ça permet à certains oligarchies américaines de détourner une grande partie de l'argent des contribuables américains vers des dépenses de sécurité qui vont aller enrichir un certain nombre de personnes. En tout cas, Toujours est-il qu'Al-Qaïda s'est renforcée par ce feedback positif. Les Américains attaquent Al-Qaïda, mais ils ne veulent pas l'écraser non plus. Dès qu'Al-Qaïda faiblit, il faut l'aider, il faut leur livrer des armes, de l'argent et tout ça. C'est une sorte de... Il y a un intérêt de deux côtés. Toujours est-il qu'Al-Qaïda n'a pas réussi à décoller au-delà d'un certain nombre d'attentats spectaculaires qui lui ont été attribués à torloiraison. parce qu'ils n'ont pas utilisé les bons mots-clés. Parce que la haine des États-Unis, effectivement, permet de recruter, permet de vendre, mais ce n'est pas quelque chose d'absolument... C'est pas quelque chose de si universel que ça. D'accord ? Les gens sont prêts à mourir pour plein de choses. Pour la haine des États-Unis, certains, oui, d'autres, non. C'est pour ça que... quand le groupe terroriste ISIS ou EI ou Etat Islamique est arrivé, il a utilisé le bon mot-clé. Il a utilisé le mot-clé « califat ». Et à ce moment-là, de partout dans le monde, sont arrivés des musulmans, on parle de 80 nationalités, qui ont reconnu là-dedans un califat islamique, valable, et qui sont venus y participer pour essayer de le fonder. Alors, la manière d'arriver au califat, Il n'y a qu'une seule manière, ça ne s'est jamais démenti pendant des siècles, ça s'appelle le djihad. Le terrorisme en fait partie. Le terrorisme est un des volets que comprend le djihad dans le but de l'avènement du califat. Alors, si vous voulez savoir ce que c'est qu'un califat, vous avez deux options. Très simple, les deux. La première option, c'est de lire l'histoire détaillée dans les livres mêmes des musulmans, Parce que si vous lisez des livres de non-musulmans, vous pouvez toujours être accusé que ces livres ont peut-être un biais ou une partialité ou autre, mais les musulmans qui racontent leur propre histoire sont souvent avec beaucoup de fierté et ils disent les choses clairement. Donc vous pouvez lire ces livres et ils vous expliquent c'est quoi les fondations, c'est quoi les méthodes, c'est quoi les moyens et les principes du calife. Ça c'est une première méthode. C'est une méthode, qui est facile, mais il faut avoir du temps. Alors, il y a l'autre méthode qui est beaucoup plus simple. Vous regardez ce que fait Isis. Vous regardez ce que fait Isis toujours le jour. Vous regardez les news. Et puis, vous êtes tout aussi bien édifié que si vous lisiez des livres. Pourquoi ? Parce qu'Isis, quand ils commettent des crimes, ils ne vont jamais les inventer de leur tête. Ils vont toujours faire une sorte de reenactment, comme on dit en anglais. Alors, c'est quoi ? Par exemple, une fois, j'ai été voir une reconstitution de la bataille de Waterloo. Les gens étaient habillés, les militaires étaient habillés avec des uniformes authentiques, des copies authentiques de l'époque. Comment authentiques ? Parce que ces uniformes qu'ils portent, ils les ont copiés d'uniformes qui ont été gardés dans les musées, de descriptions d'époque, de textes, de l'armement, la technique de combat, ce qu'ils disaient, ce qu'ils hurlaient les uns aux autres, étaient des choses qu'ils ont prises dans les livres couvrant cette bataille-là. soit vous lisez les livres, soit vous allez voir la reconstitution qui cherche à être la plus fidèle possible. Bon, il y a des fois, par exemple, des choses qu'on peut dire qui sont un peu apocryphes. Genre, par exemple, il faut exploser une voiture, on va dire, Dans un endroit, il n'y a pas, dans les livres, de cas documentés où on faisait exploser des chameaux ou des dromadaires ou des bêtes équivalentes et qu'on pourrait dire que la voiture piégée serait, on va dire, un descendant de ce genre de méthode. Non. Des fois, il y a des éléments nouveaux. Beaucoup de choses ne sont pas nouvelles. Par exemple, on a vu ce pilote qui a été brûlé vivant. Ce n'est pas nouveau. C'est extrêmement documenté. Brûler des gens vivants, ça a été fait par le premier calife. Ça signifie que le premier calife, qu'on appelle Abu Bakr ou bien Atir ibn Abi Khafa, C'était lui qui a, dès le départ, et ça c'est consigné dans tous les livres, je veux dire, c'est pas un secret, qui a commencé à brûler des gens vivants sous ses ordres. Donc effectivement, il a donné le temps et après ça a toujours continué dans cette même direction. Massacres, exactions, tombes collectives, etc. Ce qui s'est passé, c'est que, je vous l'ai déjà raconté, le prophète des musulmans est mort. Il n'a pas été enterré pendant trois jours. Il est mort dans la nuit du dimanche à lundi. Il a été enterré mercredi. Pourquoi ? Parce que pendant des jours, les gens se battaient pour le pouvoir. Ils voulaient prendre son pouvoir, le pouvoir terrestre en fait. C'était parce qu'il avait lancé une sorte d'embryon d'organisation étatique. Et donc, ça, ça intéressait plus les gens que le reste. Donc, voilà. Premier calife arrive, le deuxième, le troisième, le quatrième, et ainsi de suite. Et nous voilà aujourd'hui. Alors, quand le prophète était en vie, il avait une fille qu'il aimait beaucoup, qui s'appelait Fatima Zahra, qui était mariée avec Ali, Ali ibn Abi Talib. Et, ils ont eu deux enfants, Hassan et Hussein. Alors, ces deux enfants, leur grand-père, le prophète des musulmans, leur grand-père les aimait beaucoup. Il les aimait, on va dire, d'un amour de grand-père, mais dans le corpus musulman, il était aussi un prophète. Donc, ce qu'il disait, souvent, ne venait pas de sa tête, mais était inspiré, venait d'une inspiration divine. Donc, il y avait dans la relation qu'il avait avec eux quelque chose de spécial qui est décrit dans les livres. des sunnites et des chiites. Les sunnites ne lisent jamais ça. C'est leur propre livre, mais ils ne veulent pas les lire parce qu'il y a certaines choses qu'ils ne veulent pas entendre. Alors, je vous donne un exemple. Là, j'ai mon imprimante est en train de me lâcher doucement, n'est ce pas? Donc, par exemple, j'ai un hadith que j'ai pris de Thirmidi. Je vous montre la partie en anglais. CHD, vous pouvez arrêter dans ce que vous voulez. Je vous montre la partie aussi en arabe. Je vais vous les lire et vous traduire parce qu'on va arriver à un truc très intéressant. Alors, pour vous situer, Sahih Tirmidhi fait partie des six livres, d'accord, qui sont utilisés par Les sunnites qui forment la base du sunnisme. Vous en connaissez, tout le monde le connaît. Sahih al-Bukhari, tout le monde le connaît. Il y a Sahih muslim qui est après. Et puis après il y a Sunan Abu Dawood, Sunan Abu Manja, Sahih al-Tirmidhi et Sahih al-Nasa'i. six livres qui forment, on va dire, les gros piliers de l'islam. D'ailleurs, ces livres-là, si vous voulez, il y a même des explications, il y a même des gens qui ont écrit des tomes et des tomes pour essayer d'enrichir ces livres, les expliquer, les détailler, ainsi de suite. Donc, à partir de ce cœur-là, le corpus, on va dire, du sunnisme se fonde. Alors, qu'est-ce qu'il dit, donc, al-Tarmiyyi ? Il fait dire aux prophètes, en parlant de son fils Hussain, Hussaynun minni wa ana min hussayn. Ahabba Allaha man ahabba hussayn. Je vous le dis en français. Il dit, Hussayn est de moi. D'accord? Hussayn vient de moi. Et je viens de Hussayn. Hussayn vient de lui. S'il avait dit que ça, on aurait pu comprendre que c'était une relation filiale. D'accord? Hussain est de moi, parce que je suis son grand-père. Hussain est de moi, ma descendance. Mais il dit, et je suis de Hussain. Donc, il y a quelque chose, c'est cette partie-là qui est plus lourde quand on se met dans un contexte prophétique, parce que ça veut dire que le prophète lui-même a quelque chose, donc là on a un renvoi spirituel qui vient de Hussain. Alors, Ça, ça existe dans le livre des sunnites, mais ce n'est jamais lu à un sunnite. Jamais je n'ai entendu ça dans une école, dans une mosquée sunnite. Ça vient de chez eux, mais ils ne vont jamais le citer. Je vous explique pourquoi. Parce qu'on va arriver dans une zone où j'étais étonné quand j'ai étudié tout ça. J'aimerais vous partager avec vous cet étonnement, mais j'arrive progressivement. Je fais la lumière, je ramène la lumière dans ce parking. Ça permet parfois cette pause de réfléchir un petit peu. Alors, donc, je vous ai lu Tirmidhi. Je vous lis un autre hadith qui vient de Sunan Ibn Majah. D'accord? Il y a partie en anglais ici, une partie en arabe. C'est la même tradition. Et qu'est ce qu'il dit là dedans? Il dit Man ahabbal hasana wal husayn faqad ahabbani wa man abghadahuma faqad abghadani. Il dit celui qui aime al hasan et al husayn, donc ce sont ses deux petits-enfants, celui qui aime ses deux petits-enfants même et celui qui les déteste me déteste. Donc voilà, ça c'est juste, j'ai pris Ibn Majah, j'ai pris Tamidi, je peux vous prendre, je peux vous prendre même un autre. Celui-là, ce livre a été écrit par l'imam al-Bukhari, celui qui a écrit Sahih al-Bukhari. Ça, ce n'est pas Sahih al-Bukhari, mais c'est un autre livre qui a été écrit par Sahih al-Bukhari. Et réécrit ici par Mohamed Nasser al-Din al-Albani. L'Albani, c'est un contemporain. Il est mort en 99. C'est un salafiste. Ligne assez dure quand même. Mais il est obligé d'être fidèle au texte original. De Bukhari, même s'il a réécrit, commenté, il est obligé d'être fidèle. Et qu'est-ce qu'il écrit là-dedans ? On est au chapitre 149. C'est des petits chapitres qu'il y a ici. 149. Je vais vous le montrer. C'est en arabe. Vous pouvez voir la partie que j'ai soulignée. En jaune. « Hussaynon minni wa'ana min hussayn. Ahabba Allaha man ahabba hussaynan. » Hussain est de moi et je suis de Hussain. Allah aime celui qui aime Hussain. D'accord? Donc, ça c'est le même texte qu'on avait retrouvé chez Al-Tarmidi. Je n'ai pas étudié exactement s'il est raconté par les mêmes personnes. Il est possible qu'il y ait une légère... qu'il y ait différentes chaînes de transmission chez Al-Tarmidi et chez Bukhari. La chaîne de transmission n'est pas la même, mais c'est exactement la même parole qui est transmise. Je pense que ce point-là, à mon avis, ce que je viens de vous démontrer, cette proximité, est démontré. Je n'ai pas besoin de vous en raconter plus. Il y a énormément de sources qui vont faire que confirmer cette relation très spéciale entre le prophète des musulmans et ses petits-enfants, qui est considéré comme des sortes d'héritiers spirituels ou en tout cas des gens extrêmement... ils se mettaient dans la même balance avec eux. Tu m'aimes, tu les aimes. Tu les aimes pas, tu m'aimes pas. C'était... Il y avait... Je suis... Il vient de moi, je viens d'eux aussi. Il y avait quelque chose comme ça. Donc, je continue. Il y a eu... Il y a eu, donc chez les musulmans, Quand le prophète est mort, il y a eu, je vous le disais, donc Abou Bakr ibn Abi Kouhafa, qui était le premier calife, dont le règne n'a pas duré longtemps, je crois de mémoire deux ans et neuf mois. J'ai lu ailleurs deux ans et six mois. Enfin, vous avez compris, il n'a pas dépassé les trois ans, mais c'était assez intense. Il y a eu après Omar ibn Khattab al-Adawi, le deuxième calife. Après, il y a eu le troisième calife, Othman ibn Affan al-Oumawi. Celui-là, il a été tué par les musulmans eux-mêmes, dont certains qui étaient extrêmement proches du prophète. Je vous avais fait une vidéo spéciale sur lui et sur sa mort et les injustices qui régnaient durant son règne. Alors, il y a eu après Ali, Ali ibn Abi Talib, qui est le père de Hassan ibn Husayn. Et comme par hasard, durant son règne, Ce qu'on appelait le futuhat, ça signifie les conquêtes musulmanes s'arrêtent. Pour une fois, on a quelqu'un qui était réellement proche du prophète et durant 120 de quatre ans, il n'y a plus de conquêtes. Il est assassiné. Et après arrive Muawiyah, Muawiyah ibn Abi Sofyan. Et sa mère, d'ailleurs, on l'appelait le fils de la mangeuse de foie. le fils de la mangeuse de foie. D'accord ? C'est comme ça qu'on le trouve souvent dans la littérature. Et le fils de la mangeuse de foie, parce que sa mère Hind, Hind bint Utbah, avait mangé, avait mangé, n'est-ce pas, le foie, le foie humain, du demi-frère du prophète. Hamza était le demi-frère du prophète. Et ça ne sert à rien de venir commenter, me dire c'était son oncle ou autre. Lisez votre Sira avant de venir commenter. Donc Hamza, le demi-frère du prophète, le frère de... parce qu'ils avaient été chez la même nourrice, donc en islam ils sont considérés comme demi-frères, il a été tué dans une bataille et cette femme a demandé qu'on enlève son foie et qu'on lui ramène et elle l'a mangé. D'ailleurs c'est pour ça qu'une des vidéos qui a mis... qui a mis Poutine, on va dire, qui a réveillé Poutine, c'est la vidéo où il y a quelqu'un de chez ISIS, chez l'état islamique, qui a tué un soldat ou un civil syrien, et il a enlevé son foie et il l'a mangé devant la caméra, en hurlant devant la caméra. Et ça, il y a une rencontre qu'on trouve encore en ligne entre Poutine et Cameron, le premier ministre britannique, où le premier ministre britannique était en train de faire, prendre fait et cause, on va dire, pour ISIS, il voulait armer ISIS. À l'époque, on appelait ça encore des rebelles. Et Poutine, qu'est-ce qu'il a fait ? Il lui a dit, je pense que vous êtes d'accord avec moi que nous ne sommes pas là pour financer des gens qui tuent des humains et qui mangent leurs organes. et il n'était pas là, Cameron, et il n'a pas répondu. Et là, vous sentez qu'il y a un basculement. D'ailleurs, c'est à partir de là que va commencer toute la campagne de presse contre Poutine, parce que, dès le départ, ils ont compris à ce moment-là qu'ils n'allaient pas marcher dans leur plan de financer le terrorisme dans cette région du monde. Alors, je continue. Donc, le quatrième calife s'appelle... Quand Mouaouia arrivait vers la fin de sa vie, il a commencé à préparer. Mouaouia est ce qu'on appelle le premier calife Omeyad. Excusez-moi, juste pour qu'on ait un vrai enchaînement. Mouaouia est le premier calife Omeyad. Quoique j'ai tendance à considérer Othmane Beno Affan, le Omeyoui, comme le premier calife Omeyad en fait, ou si vous voulez le calife zéro. Pourquoi? Parce que si vous regardez, Le troisième calife, Othman ibn Rafan, qu'on appelle le troisième calife bien guidé, n'est-ce pas ? Ce troisième calife-là, c'est lui qui a commencé à mettre sa famille partout. D'ailleurs, c'est ça qui lui a valu sa mort à la fin. Et il a mis, entre autres, Mouawiyah. Et il l'a mis au nord, à Damas. Et donc, à la mort de Othman, qu'est-ce qu'il a fait Mouawiya ? Il n'a jamais reconnu le quatrième calife. Il est devenu directement lui calife et il a décrété qu'il était le calife de tous les musulmans. D'accord ? Mais Mouawiya est la famille de Othman. Donc on peut dire que Othman est déjà quelque part le calife zéro au Mayyad si vous voulez. Alors, Mouawiya avait un rejetant qui s'appelle Yazid. Et ce Yazid, c'était une sorte de, dans les livres, décrit comme quelqu'un, un fêtard qui passait son temps à faire la fête avec des musiciens, jouer avec des singes, faire des beuveries monumentales, etc. Et donc, ce qui se passe, il voulait que ce gars devienne le calife après lui. D'accord ? Chez les musulmans sunnites, ils ont créé un système de transmission de califat qui fait que le calife est légitime si il a été agréé par les musulmans dans un contexte de ce qu'ils appellent shura, ça signifie il y a un groupe de musulmans qui vont l'accepter, qui vont décréter que c'est lui le calife. Deuxièmement, si il se fait assassiner et il y a un remplaçant qui arrive, l'assassin est par définition un calife légitime. Et puis troisièmement, si Lui-même transmet le pouvoir à quelqu'un qu'il choisit, sa famille ou autre. Donc ça, ce sont les trois façons officielles et bien décrites dans les livres de transmettre le Kalife. Au moment où Yazid arrive au pouvoir, il y en a un qui n'en peut plus. Et celui qui n'en peut plus, c'est qui ? C'est le Hussein. Hussein, le petit-fils du prophète. Lui-là, il veut l'arrêter. Il veut arrêter le Niad. Il se dit, ce n'est pas possible. peu de temps après la mort du prophète, dans les années après sa mort, disons qu'on ne connaît plus l'islam, on ne sait plus ce qui est en train de se passer, on est en train de vivre une époque et on ne comprend plus rien du tout. Dès le départ, il voyait déjà la chose partir comme ça. Lui, à ce moment-là, se dit non, je vais arrêter les choses nettes. Qu'est-ce qui se passe ? Il prend un groupe de gens, ils étaient très peu nombreux, quelques dizaines de personnes, et il va marcher vers le nord, il va aller à Damas pour confronter, justement, il va aller en Irak plutôt, pour confronter pour confronter donc le calife. Et qu'est-ce qui se passe ? Quand il arrive à Karbala, il se fait attaquer, il se fait attaquer par des armées qui ont envoyé le calife. Et ce qui se passe, c'est qu'il leur tombe dessus, on dit, alors les chiffres sont très difficiles à estimer, mais plusieurs milliers contre ces quelques dizaines. On parle dans certains chiffres de jusqu'à 30 000 personnes. Et qu'est-ce qui se passe ? Aussi petit fils du prophète qu'il est, aussi protégé par ce genre de déclarations, il est décapité. D'accord ? Il est décapité. Et comme il ressemblait beaucoup à son grand-père, donc au prophète, ils se disent si on coupe sa tête et on l'emmène au calife comme un trophée. Et donc c'est ce qu'ils ont fait. Ils ont emmené sa tête au calife. qui était très heureux de la recevoir, et donc ils ont fait circuler les survivants, sa famille, je vous ai raconté ça une fois, et puis la tête sur un piqué, en disant voilà, certains disaient même on a tué le prophète, d'accord ? Parce qu'il lui ressemblait. Et donc, ce qui se passe, et ça a documenté dans les livres des musulmans sunnites et chiites et tout, je vous raconte pas quelque chose qui sort de livres on va dire, Et ce qui se passe, c'est que ce jour-là, donc le 10 de Muharram, le 10 du premier mois lunaire, le premier mois lunaire que nous sommes en train de vivre, de l'année lunaire, vous connaissez le mois le plus célèbre de l'année lunaire, c'est le Ramadan, vous connaissez, c'est un mois lunaire. Muharram, c'est le premier mois de l'année lunaire musulmane. Donc, le 10 Muharram, il se fait tuer. Et ce jour-là devient chez les califs umayyads un jour de fête. D'accord ? Il devient un jour de fête. Alors, jusqu'à aujourd'hui, Quand on regarde ce qui se passe chez les musulmans chiites et sunnites, on va trouver une approche différente, une sensibilité différente par rapport à ce jour-là. Alors, les musulmans sunnites, pour ne pas froisser les califs, ils continuent à faire la fête. Je vous montre ici. J'ai été voir sur les médias sociaux et j'ai trouvé plein d'écoles qui font des fêtes pour enfants, d'accord ? Avec des gâteaux, tout ça. Pour le 10 Muharram, donc ils célèbrent l'occasion de l'assassinat du petit-fils de leur prophète par le calife. Mais le prophète et ses enfants et tout ça, c'est rien à côté du calife. C'est le pot de fer contre le pot de terre. Le calife l'emporte. Je vous lis un petit peu. Il y a eu des amusements, des jeux collectifs, des champs religieux et patriotiques. Et à la fin, on a offert des cadeaux aux enfants pour fêter cette heureuse journée. D'accord ? Donc, ces pauvres enfants, ces pauvres enfants, ils sont en train de fêter la décapitation du petit-fils de leur prophète. D'accord ? Par les califes. Qui vendront des enfants comme ça dans des cages. D'accord ? Il ne faut pas se leurrer. Ils ne savent pas. Ils ne savent pas qu'ils sont en train de fêter ça. Mais, ni leurs parents souvent, l'inculture est dans. Mais ce qu'ils sont en train de faire, ils sont en train de rentrer dans une initiation, sans se rendre compte, ils sont en train de rentrer dans une initiation orchestrée par le Califat. Ils sont en train de mettre le pied dans le plateau du Califat. En fêtant comme il se doit, c'est un acte d'allégeance énorme, en fêtant la mort de Hussein. Hussein c'est le symbole, si vous voulez, de ce qui est contre le Califat. Ce symbole-là, a été tué, a été décapité ce jour. Alors. Je vous montre une autre. Il y en a plein, je ne vais pas vous en montrer 50 non plus. Ça, c'est aussi une organisation caritative qui a fait ça, je crois, dans une entreprise. Et elle parle de de fêtes pour les dans un dans un dans un. Ça signifie dans une atmosphère de joie, n'est-ce pas? De bonheur et de joie. Voilà, ils leur ont donné des bonbons. Voilà, et ils offrent des jouets et tout ça. Donc c'est assez dingue comme histoire. Et en fait, Lorsqu'il a été assassiné, lorsque Hossein a été assassiné, il faut savoir que des gens de Médine se sont levés. Parce qu'il faut savoir que le prophète a vécu à Médine et à la Mecque, c'est les deux villes les plus connues. Et quand la nouvelle est arrivée aux gens de Médine, ils ont été sous le choc. Ils n'ont pas pu accepter que le califat massacre le petit-fils du prophète. À ce moment-là, on peut dire que l'islam a pratiquement été divisé en deux catégories, ceux qui étaient pour le califat et ceux qui étaient contre le califat. Alors, c'est très simple, ceux qui sont pour le califat, on les appelle les sunnites aujourd'hui. D'accord ? Et c'est pour ça que c'est eux qui sont frappés par tous ces groupes terroristes qui mènent le djihad pour l'arrivée du califat. Un jour, parce que ce sont des gens qui ont toujours maintenu leur foi dans le califat, peu importe les crimes qu'il a commis contre eux, contre les descendants de leurs prophètes et tout, ils s'en foutent complètement, ils le soutiennent à corps et à cri. Et d'autres qui en disent non. On arrête. Et là, c'est ces autres, on les appelle les rafidis, ceux qui refusent le califat, ou on les appelle les chiites. J'arrive. Donc. Ce qui se passe, la division chiite sunnite, qui était déjà bien entamée avant cet assassinat, l'a été complètement consommée pour l'éternité. Donc, qu'est-ce qui se passe ? Je vous montre une réaction. Et là, je vous la prends de Sahih al-Bukhari. Sahih al-Bukhari, je vous prends une réaction de... Je vous montre la partie en anglais. Je ne sais pas si vous pouvez la lire, mon imprimante commence à me laisser tomber. Elle est partie en arabe. Mais je vais de toute façon vous expliquer de quoi il s'agit. Quand la nouvelle est arrivée à Médine, les gens de Médine en se sont dit, ils ont eu une sorte de déclic, ils ont eu une sorte de choc. Ils ont dit non, ce califat, c'est quelque chose de satanique. Ils ont eu le même choc qu'avait Poutine en voyant les images d'Isis. Ils se sont dit ce n'est pas possible. Et donc, ils se sont dit, on ne reconnaît plus le califat de Yazid. Et ils ont commencé à s'organiser pour empêcher quiconque représentant ce califat de Yazid de venir gérer leurs affaires, ou leur demander de payer des impôts, ou de leur donner des ordres. Il y a un homme qui se lève contre ça. Il y a un homme qui se lève pour défendre la fidélité aux assassins du petit-fils du prophète. Et on va voir d'où il vient et qui il est. Alors on l'appelle... Où est-ce qu'il est son nom? On l'appelle Abdullah ibn Omar. C'est Abdullah, fils d'Omar. J'arrive même pas à lire ce texte tellement il est mal imprimé. En tout cas, je connais le texte de mémoire, je vous l'explique. Abdullah ibn Omar. C'est quelqu'un qui jouit d'une grande réputation chez les sunnites. On l'appelle celui qui a unifié la nation. Mais unifié autour de quoi ? C'est quoi l'union de la nation ? Alors, Sir Abdullah ibn Umar, il est sorti Il a rassemblé sa famille, il a rassemblé ses employés, il a rassemblé le maximum de gens qu'il a pu, et il leur a dit, nous devons fidélité à Yazid. Et il leur a dit, celui qui refuse, qui prête allégeance à un calife, et qui après le trahit, et qui ne lui reste pas fidèle, il a une place spéciale en enfer. Donc il a dit ça signifie à chaque traître comme ça on mettra pratiquement un drapeau le jour de la résurrection et il ira en enfer muni de ce drapeau qui indiquera une infamie particulière pour lui. Alors le hadith si ça vous intéresse c'est le 7111 il y a des références ici je vous les montre pour ceux qui veulent les chercher c'est dans Sahih al-Bukhari, al-Jami al-Sahih de Bukhari et en fait ce gars qu'on appelle souvent Abdullah ibn Omar on évite de dire son nom complet c'est Abdullah ibn Omar bin al-Khattab al-Adawi ça signifie si en fait vous avez reconnu le nom que j'ai déjà utilisé dans cette vidéo vous avez reconnu le nom du deuxième calife et en fait ce qui se passe c'est que c'est le fils du deuxième calife c'est tout ça signifie qu'on voit bien ici les maisons des califs et on voit les maisons prophétiques. Ça signifie que là, on a vraiment une sorte de guerre très nette, très claire. On a deux doctrines, la doctrine des maisons des califs et on a la doctrine des maisons du prophète, ce qu'on appelle Ahl al-Bayt. Je vous avais fait une vidéo qui expliquait qui était Ahl al-Bayt. Ahl al-Bayt, ce sont la famille proche, un cercle très proche du prophète. Il avait utilisé une tradition abrahamique où il avait pris un certain nombre de personnes qu'il a mis sous un drap, ce genre de couverture ou un drap ou une voile, ce que vous voulez. Et il a lu une partie du verset 33 de la sura de l'Ahzab. Je vous avais fait une vidéo spéciale sur ça. Et ces personnes c'était, il y avait lui dessous, sous ce drap là, il y avait Fatima, sa fille, Ali, son mari, Hassan et Hussein. Ils étaient 5 là-dedans. Et si vous voulez vous en rendre compte, si vous êtes musulmans, si ça vous intéresse, allez voir dans Tafsir Tabari. tafsir de la sura, de la ayat, du verset 33-33 et vous allez voir, mais prenez l'édition complète de Tabari, d'accord, l'édition qui est en 27 ou en 28 volumes. Il y a des éditions raccourcies où on a enlevé plein de choses intéressantes dans l'explication de ça et vous allez voir qui sont al-Albaith. Donc, il y a une guerre, si vous voulez, qui est éclatée entre al-Albaith, ça signifie les proches du prophète et les proches et les califs et leurs proches, et elle dure jusqu'à maintenant. Les sunnites, pour ne pas froisser la sensibilité des califs, alors, les enfants, ils font quoi ? Les enfants, ils font la fête, n'est-ce pas ? Ils font la fête, ils fêtent l'assassinat de Hussain, sans le savoir, bien sûr. Je ne suis pas en train de dire, on leur dit voilà, Hussain est mort, fêtez. Non, non, non. C'est une initiation, on les fait rentrer dans ce monde sans qu'ils ne se rendent compte. Le jour où ils se rendent compte, ils seront là-dedans jusqu'au cou. Alors, je vous montre autre chose. Pendant ce temps-là, que font les adultes? Alors les adultes, et là, je pense que beaucoup de gens vont avoir les oreilles qui sifflent. Elles ne vont pas me croire, mais je vous assure que c'est authentique ce que je vais vous dire. Les adultes, jusqu'à maintenant, ils font carême le jour de Ashura, donc du 10 Muharram, pour célébrer quoi? Je vous le donne en mille. Pour célébrer le sauvetage des Juifs, pour célébrer la sortie des Juifs d'Israël, d'Egypte, d'accord ? C'est quand Dieu sauve les Juifs du griffe de Pharaon et qu'ils sortent d'Egypte avec Moïse à destination de la terre d'Israël, ce jour-là est fêté par les musulmans. Alors, autant ils détestent les Juifs, autant ce jour-là, pour ne pas froisser la sensibilité des khalifs, ils sont prêts à se transformer en plus juifs que les juifs et ils vont fêter ce jour-là en faisant carême pour remercier Allah d'avoir sauvé les juifs ce jour-là. D'accord? Textuel, je ne vous rajoute pas un mot. J'ai même fait des sondages. Au départ, je me suis dit, ils font peut-être carême sans savoir de quoi il s'agit. J'ai fait des sondages. J'ai téléphoné à de nombreux musulmans sunnites. La question, c'était toujours la même. Est-ce que tu fais carême sur Ashura? Oui. Est-ce que tu peux me dire pourquoi? Alors j'attendais qu'ils me sortent une explication. Parce que les juifs, ils sont sortis d'Egypte. Vous comprenez? Ça signifie que tout, sauf regarder la réalité musulmane en face. Ils sont prêts à devenir juifs pour une journée. Je vous montre. Il y a un truc très intéressant. Là, je prends un hadith chez Bukhari. Je prends un hadith chez Sahih Bukhari. On le trouve un peu partout. On le trouve au Sahih Muslim. On le trouve dans énormément d'endroits. Et en fait, je vais vous le lire. J'ai ce texte qui est peut-être de meilleure qualité que le texte que j'avais avant dans la main. Alors je vous explique. Ils disent quand le prophète est arrivé à Médine, quand il a fui de l'Amec, il est arrivé à Médine, il a trouvé les juifs, il est arrivé, il n'est pas arrivé un 10 Muharram, il faut être clair, parce que vous regardez le calendrier, il n'est pas arrivé ce jour-là. Mais il a trouvé, ça signifie pendant qu'il séjournait là, à un moment donné, le 10 Muharram est arrivé et les juifs faisaient carême et il leur a demandé pourquoi. Ils ont dit c'est le jour où Moïse, à sauver le peuple d'Israël et il a dit ça d'après Bouhari bien entendu il a dit nous sommes plus proches de Moïse que vous ça signifie pratiquement il est en train de dire nous sommes plus juifs que les juifs d'accord c'est pour ça que tout à l'heure quand j'ai dit l'expression plus juifs que les juifs c'est pas une expression par hasard j'utilise jamais des expressions par hasard c'est toujours quelque chose fondé donc là Il leur dit, il dit aux musulmans, faites carême vous aussi. Voilà, ça c'est la justification. Et donc, les musulmans, le jour où on a assassiné leur calife, ont assassiné le petit-fils de leur prophète, eux ils sont en train de faire carême pour célébrer donc le sauvetage des juifs. Je pense que de leur part, je vais envoyer une carte à M. Netanyahou, de la part des musulmans sunnites, je vais envoyer une carte à Netanyahou, lui dire que beaucoup de gens que je connais, mes amis, de ma famille, tout le monde sont en train de célébrer donc le sauvetage du peuple d'Israël donc ça serait voilà je vous présente mes compliments à l'occasion de Hachoula je veux dire c'est exactement ça qu'il faut qu'il faut faire mais franchement vous voyez un peu là vous voyez un peu Cette difficulté, je disais au départ, le volet politique, le volet religieux, ils sont inséparables parce que le volet religieux sert le volet politique et les musulmans sunnites en particulier sont mis complètement dans la vénération absolue et totale de leur calife. Ça signifie que même en tant que religieux monothéistes qui voulaient une vénération absolue de Dieu, Finalement, ils ont une vénération absolue totale des califs. D'ailleurs, clairement, il aurait dit, vous savez, si tu n'as pas de califs, tu ne peux pas te sauver. Tu vas en enfer. Parce qu'ils disent dans l'islam, oui, il faut croire en Allah, croire en son prophète, croire au Coran, etc. Mais en fait, non, il y a la clé de tout ça. On trouve ça dans toute la littérature. Je vous montrerai ça à l'occasion. Et ils disent, C'est tu ne peux pas, tu ne peux pas être sauvé si tu n'as pas, si tu n'as pas un calife, si tu n'as pas prêté allégeance à un émir, c'est tout. Donc, en même temps. En même temps, chez les chiites, ce même mois, le mois de Mohamed est considéré comme un mois de deuil. Ils organisent, les mosquées sont décorées en noir, ils organisent un deuil. Et durant ces jours où ils organisent des deuils, il y a beaucoup de prêches et tout ça, ils vont parler, faire un travail de mémoire et raconter par le menu des tailles ce que je suis en train de raconter. Parler de l'assassinat de Hussein, parler des califs, parler de leurs crimes. Et c'est pour ça que les mouvements théoriques sont typiquement sunnites. Pourquoi ? Parce qu'aller recruter un chiite, pour le califat, aller recruter un chiite pour faire du terrorisme, du djihad, pour établir un califat. Mais puisque ce chiite, depuis son enfance, il apprend à maudire les califs, il apprend à mépriser les califs, il apprend à détester les califs. Comment vous allez le recruter pour un groupe terroriste sur ce chemin-là ? Ce n'est pas possible. Et donc, chez certains groupes chiites, ça culmine tout ça par cette séance qu'ils appellent LATAM, ça signifie, et là il y a beaucoup de chiites qui ne sont pas d'accord avec ça, c'est ce coup où il commence à se flageller, l'autoflagellation, l'autoflagellation pour revivre la souffrance de Hussein, pour vivre un peu cette souffrance, mais c'est une expression honnêtement qui est un petit peu trop graphique pour 2015, mais correspond surtout à des pays où L'expression des sentiments revêt des fois des caractères très spectaculaires. Donc bon, voilà, c'est pas vraiment au goût du jour. Et donc, vous les voyez avec ces images où ils ont plein de sang sur eux et tout ça. Mais ça, ce n'est qu'une partie de toutes ces célébrations qui durent durant tout le mois. Tous ces funérailles qui durent tout le mois, qui correspondent surtout à un vrai travail de mémoire avant toute chose. Mais l'expression à elle, ce truc où il se tape. ça pourrait correspondre par exemple à certains pays, on voit ça en Amérique du Sud, où par exemple des gens se clouent sur une croix, des gens se crucifient littéralement pour revivre le supplice de Jésus. Mais même les chrétiens qui croient au supplice de Jésus, qui croient que Dieu a envoyé son fils unique pour quiconque croit en lui connaisse la vie éternelle, ne vont pas nécessairement approuver ou trouver positif cette démonstration d'un sentiment, d'accord ? Aller se clouer du sang, tout ça, bon, c'est pas trop de nos jours. Donc voilà, les deux approches de ces courants-là. On a un assassinat, les deux le reconnaissent pareillement, les deux disent clairement que c'est les califes qui a fait assassiner le petit-fils du prophète et tout ça, mais on a un mouvement qui reconnaît, qui continue à aimer, à vénérer les califes et un autre qui les considère comme les suppôts de Satan littéralement sur Terre. Là où les Là où les sunnites se fâchent très vite, c'est quand les chiites maudissent. les califs, c'est quand ils maudissent leurs complices, c'est quand ils maudissent les assassins. Et ça, et ça, souvent, c'est caché sous un euphémisme. Ça, je vous ferai une vidéo spéciale sur ça. Là, on est à 44 minutes. C'est ce qu'ils appellent. Ils insultent les sahabas, ils insultent les proches du prophète. En fait, ils n'insultent pas les sahabas, les amis du prophète. Ils ne sont pas en train d'insulter, ils sont en train de maudire, numéro un. Et deuxièmement, ils sont en train de maudire, pas les proches du prophète, ils sont en train de maudire des califs. Ils sont en train de maudire des assassins. Ils sont en train de maudire des gens précis. Je vous fais écouter Je vous mettrai les traductions sous-titres, quand j'aurai un petit moment. Ça dure 15 minutes la chose, je ne vais pas vous la faire en extenso, assurez-vous. Je vous montre juste un truc que lisent les chiites à chaque Ashura, justement. Juste quelques secondes et vous montrez les parties qui gênent le plus les sunnites. Écoutez.
La curse d'Allah sur l'Ummah qui a construit le fondement de la dureté et de l'injustice pour vous, les membres de la maison. La curse d'Allah sur l'Ummah qui vous a séparés de votre position et qui vous a éliminés de vos ordonnances auxquelles vous avez été ordonnés par Allah. La curse d'Allah sur l'Ummah qui vous a tués En.
Fait, là c'est une séquence où la personne qui est en train de lire est en train de maudire les gens qui ont assassiné, qui ont combattu, qui ont assassiné les proches du prophète Mohamed et il maudit les gens qui leur ont permis de le faire et les gens qui les ont aidés à le faire et ce maudissement là il gêne les sunnites les sunnites tu peux pas maudire les assassins alors que maudire c'est quoi ? c'est juste Alors que maudire, c'est juste le contraire. C'est le contraire de bénir. Ça signifie, c'est tout simplement demander à Dieu de sortir de sa bénédiction un certain nombre de personnes. D'accord ? C'est une prière faite à Dieu. C'est Dieu qui maudit en fait. On ne dit pas je maudis. Ça n'existe pas. Je maudis, ça n'existe pas en islam. Ils disent qu'Allah maudisse. Ça signifie qu'Allah fasse sortir. C'est une prière à la base. Je vous montre la séquence qui va arriver dans quelques secondes. où il va maudire des gens précisément, par leur nom, ça signifie qu'elle la maudit. Et il va citer, c'est en arabe ça veut dire les proches, la famille, le clan. Quand je dis c'est la famille et les proches de Ziyad. C'est ce qu'ont lancé les abbassides. qui n'ont pas été mieux que les Omeyad. A la Omeyad, c'est Bani Omeyad. Bani Omeyad, c'est les Omeyad. C'est les Omeyad qui ont attaqué jusqu'en France. Charles Martel s'est battu contre qui ? Contre eux. Remarquez que les chiites maudissent Bani Omeyad. Comme il dit, d'après son expression, Bani Omeyad, ça signifie Bani Omeyad en intégralité, alors que les sunnites les bénissent. Vous comprenez avec qui vous êtes en guerre. Je vous montre encore 45 secondes et je crois qu'on arrête là.
Et à vous d'eux, et de leurs éléments, et de leurs followers, et de leurs alliés, oh père d'Abdallah, que je sois paixful pour ceux qui m'ont aidé, et guerre pour ceux qui m'ont combattu. Alors.
Voilà. Donc, Chez les chiites, ils apprennent dès l'enfance à travers, par exemple, ce genre de prière. Cette prière-là, on l'appelle Ziyarat Ashura. On la trouve en intégralité en ligne. Elle fait 15 minutes à peu près. Ils apprennent à se dissocier donc de ces assassins, de ces anciens Hitler, de ces anciens Moussoulini, de ces anciens pinochets de la nation musulmane, d'accord ? En les maudissant clairement par leur nom. Donc là, on a Al-Aziyyad, on a Ziyad, le clan de Ziyad, le clan de Marwan, on a tous les Omeyad. On a Omar Abna Saad, Omar Abna Saad bin Abi Waqas, je vous parlerai de lui, de son rôle. guider un des groupements armés qui a assassiné Hussein. On parle ici de Chimran Deljaouchen, on parle d'Ibn Marjana. Ce sont des gens qui ont joué un rôle, d'accord ? Et on pourra en parler avec plus de détails plus tard. Donc voilà, j'espère que cette vidéo a été correctement organisée. Je n'ai pas de plan ou autre, je vous parle de tête, de choses que j'étudie. J'espère que ça vous Ça vous a permis de sentir, peut-être avec un peu plus de profondeur, la différence, les guerres et les violences qu'il y a entre les chiites et les sunnites, n'est-ce pas ? Donc, comme je vous ai dit, ça arrive chaque semaine, des mosquées chiites, quelqu'un rentre, un terroriste commence à tirer au hasard sur les gens. Pourtant ces gens, ils vénèrent le même dieu que lui, le même prophète que lui, le même livre saint que lui. Donc normalement, on peut s'imaginer, on peut s'imaginer, n'est-ce pas, que même s'ils n'ont pas le même point de vue sur les califs, ça peut s'arrêter là, c'est des califs après tout, c'est quoi, c'est pas des dieux. Mais en fait, non. Ces califs, c'est des divinités vivantes, et le fait de ne pas les vénérer, d'accord, le fait de les maudire, comme le font les chiites, ils les maudisent pour leur crime, ils ne les maudisent pas pour le plaisir, Malgré tout, ça mérite la mort pour lui. Donc, je m'en fiche que tu crois en Allah. Je m'en fiche que tu crois au prophète Mohamed. Je m'en fiche que tu crois au Coran. Si tu ne crois pas au calife, je te tue. Voilà, c'est un petit peu ça la logique. Et ça nous ramène au plus profond, ça nous ramène même vers des histoires d'Abel et Kaan. 51 minutes, je pense que je dois arrêter ici. Je pourrais partir pour la nuit, mais il va falloir s'arrêter ici. Si vous avez des questions, posez-les. J'espère que ça a été clair, c'est tout. Et puis, on se voit dans quelques jours.
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