
On his deathbed, Prophet Muhammad asked for writing materials to record guidance that would prevent his followers from going astray. Major hadith collections report the event differently, with some naming Umar ibn al-Khattab as opposing the writing. Sunni and Shia traditions interpret this moment and its significance in starkly different ways.
Bonjour mes amis. Alors voilà, je suis de retour pour une nouvelle vidéo qui m'a pris pas mal de temps dans sa préparation. Il s'agit toujours de la continuité de l'histoire chiite-sunnite. Cet aspect chiisme-sunnisme dans l'islam, il faut absolument le maîtriser parce qu'il justifie énormément de tensions géopolitiques, il justifie énormément de guerres, de violences qui ont lieu dans le passé, qui ont lieu maintenant. et puis qui vont probablement avoir lieu dans le futur également. C'est une histoire qui semble ne pas se terminer. Alors, aujourd'hui, je vais vous parler d'une histoire qui compte beaucoup de ces histoires-là. Il y a un truc absolument extraordinaire que vous constatez, c'est que beaucoup de choses sont racontées de la même façon, ou à peu près de la même façon, chez les chiites et les sunnites. Ça signifie que si vous lisez les livres des uns et des autres, vous allez retrouver la même histoire. La seule différence, c'est comment les uns et les autres la vivent et l'interprètent et la gardent dans leur mémoire. D'accord. Donc aujourd'hui, je vais vous parler des derniers jours de la vie du prophète de l'islam. Alors, juste pour vous situer dans la globalité. Il est mort un lundi, il a été enterré un mercredi de la même semaine. La dernière fois qu'on l'a vu en vie, que les gens l'ont vu en vie, c'était le dimanche juste avant sa mort. Il est mort dans la nuit du dimanche à lundi. Et l'histoire dont je vais vous parler aujourd'hui, c'est une histoire très importante, c'est un jalon très important, qui est arrivé jeudi, jeudi avant sa mort. Ce jeudi-là, il avait quatre jours à vivre. Et cette histoire est très importante et elle est racontée pratiquement dans des dizaines et des dizaines de sources. Par contre, Dans le monde chiite, si vous voulez, il y a un devoir de mémoire qui est fait par rapport à cette histoire. Alors que dans le monde sunnite, tu peux vivre 50 ans, tu ne vas jamais l'entendre. Tu ne verras pas un imam venir à la télé en parler, tu ne verras pourtant la télévision, la télévision dans les pays arabo-musulmans t'allume à n'importe quel moment, tu zappes, il y a toujours un imam en train de parler à la télé. En plus, durant le ramadan et tout, il n'y en a pas un, mais des dizaines. Il y a des chaînes dédiées à cela. On en parle dans les mosquées. Tu vas t'installer dans une salle de cours. Il y a toujours un cours d'éducation islamique. Mais ce qui est drôle, c'est qu'il n'y a personne qui parle de ces histoires-là. Ça signifie que les choses les plus importantes, on n'en parle pas. Alors je vais vous parler de celle-ci. Le jeudi avant sa mort va être un moment clé où on sent le retournement d'un cercle retourné contre lui. Il y a eu des tentatives de se retourner contre lui même quand il était au plus fort on va dire de sa santé. Je vous en parlerai une autre fois mais là il est amoindri, il est affaibli physiquement parlant, il est malade et il fait quoi ? Il va demander aux gens ce que peut-être n'importe quelle personne ferait, il demande aux gens autour de lui qui étaient présents, il leur demande de lui ramener de quoi écrire, il leur demande de lui ramener une planche ou sur quoi ils écrivaient à l'époque, quelque chose, un support, et de quoi écrire, il leur dit je vais vous laisser une oaseya, comme on dit en arabe, une sorte de testament si vous voulez en français, Et puis, je vais vous écrire quelque chose. D'après ses propres termes, qui sont repris exactement de la même façon un peu partout dans tous les livres qu'il les rapporte, il dit je vais vous écrire un testament après lequel vous ne vous égarerez jamais. Je vais vous écrire quelque chose après laquelle vous ne vous égarerez jamais. Donc, c'est des paroles qu'il voulait écrire. Il ne les a jamais écrites et je vais vous dire pourquoi. L'histoire est racontée dans plein de livres, je vais vous prendre les plus forts parce que vous savez quand je cherche dans ces choses-là, je préfère autant que possible m'en tenir aux sources qui sont considérées chez les gens comme les plus solides. Alors là, j'ai pris Sahih Muslim et Sahih Bukhari, je veux dire plus inattaquable que ça, tu ne fais pas. Donc j'ai ce Hadith, il est en anglais, je vais vous le montrer pour arrêter l'image. Mais de toute façon, je vais tout mettre en partage. Dans le descriptif de cette vidéo, vous pouvez cliquer et télécharger les captures d'écran de ce que je suis en train de montrer ici. Alors ici, c'est un Hadith de Bukhari, donc volume 5, livre 59, Hadith 717. selon cette classification-là, parce qu'il y a plusieurs types de classification. Alors, ils disent... Quand il était sur son lit de mort, quand le prophète Dallah était sur son lit de mort, et il y avait des hommes dans la maison, il leur a dit, approchez-vous, je vais vous écrire quelque chose après laquelle vous ne vous perdrez jamais. Certains, entre parenthèses de ses compagnons, ont dit, Le messager d'Allah est malade et sérieusement malade ou très malade. Et vous avez le livre d'Allah, vous avez le Coran qui est suffisant. D'accord. En fait, c'était quoi? Il ne voulait pas le laisser écrire. Alors, l'histoire continue. Les gens de la maison sont entrés dans un différent et ils ont commencé à se disputer. Certains d'eux ont dit, donnez-lui à écrire, donnez-lui du matériel qu'il puisse vous écrire quelque chose après laquelle vous ne vous égarerez jamais. Alors que d'autres ont dit le contraire. Alors, quand les discussions, les différents ont atteint un certain niveau, le messager d'Allah a dit, levez-vous. Et en fait, il les a chassés. Il leur a dit, sortez de chez moi. Parce qu'ils n'ont pas... Ils ont dit, il est malade. Ils ont dit... Alors, il faut savoir que cette histoire est racontée de plusieurs manières. Alors plusieurs manières, la manière est toujours la même. Il a dit, donnez-moi de quoi écrire un testament. Ils ont dit non, on ne donne pas. Ils ne lui ont pas donné. qui il ou bien qui ont et qu'est-ce qui a été dit exactement pour justifier qu'on ne lui donne pas. Là, on va trouver des petites subtilités, des petites différences d'un texte à l'autre, mais on va essayer de comprendre. Ce que je viens de lire là, c'est une des versions qui arrive dans Sahih al-Bukhari, qui raconte plusieurs fois cette histoire en fait. Alors, si vous voulez Je vous montre, pour ceux qui veulent arrêter la vidéo, je vous montre la chose en Sahih al-Bukhari, je vous la montre en arabe, d'accord, je vous la montre en arabe. Et là, c'est le hadith numéro 4169, 4169, enfin 4169. Et ce que j'ai mis entre, dans un petit rectangle, c'est quand il dit Ça signifie qu'il a été, qu'il est littéralement vaincu par la douleur. Donc il est trop mal, il est trop mal et on lui donne pas à écrire. Donc c'est assez intéressant. Alors, ce qui se passe, c'est que, comme souvent dans ces histoires, il faut essayer de comparer, il faut essayer de comparer diverses versions parce que chaque auteur, parce qu'ils avaient quand même peur de la censure, certains étaient un peu orientés, certains. Alors, chacun allait raconter, s'il voulait, une partie de l'histoire, mais peut-être laisser une partie sous silence. Je vous donne un exemple type comment certains auteurs agissaient sous la censure ou sous la peur de la censure. Alors, certains agissaient de cette manière. Certains vont te raconter l'histoire en détail. Ils te la racontent. Par contre, ils vont taire les noms des gens qui étaient là. De sorte que, oui, ils ont raconté une histoire, mais ils n'ont touché personne. Ils ne disent pas de nom. Ça va, ça passera. Ça passera, le bureau de la censure. D'autres vont utiliser une technique différente. Ils vont citer les noms des gens qui étaient là, donc ils osent citer des noms. Mais ce qu'ils vont faire, ils vont essayer d'adoucir l'histoire elle-même. Ça signifie ne pas la raconter en détail, raconter juste les grandes lignes. D'accord ? Ne pas raconter ce qu'il fâche. Mais si tu prends les deux histoires des deux auteurs, là t'arrives à un truc intéressant, parce que non seulement t'as l'énorme, mais t'as le détail, d'accord? C'est pour ça que je suis en train de travailler avec Bukhari et Mousseline par rapport à cette histoire, c'est quelque chose qu'il faut faire assez souvent. Quand je prends Sahih Muslim, n'est-ce pas, qui est quelqu'un qui était... Muslim Ibn Hajar, qui était quelqu'un qui était contemporain de M. Boukhari, donc ils ont vécu à peu près à la même époque, à peu de choses près. Et donc, il raconte la même histoire. Mais il va nous donner, il va nous donner le nom de quelqu'un qui était présent. Alors, quand je lis le hadith de Sahih Muslim 4234, 4234, regardez ce que je souligne en noir. Qu'est-ce qu'il dit? Qu'est-ce qu'il dit? Qui était là? Il y avait Omar ibn Khattab. Je vous montre la partie arabe, un léger décalage entre le texte arabe et français, c'est tout, et anglais, c'est tout. Donc, La même histoire est racontée. Par contre... ils disent que Omar Ibn Al-Khattab, qui allait devenir le deuxième calife, et Omar Ibn Al-Khattab, si vous arrivez dans le débat maintenant, c'est quelqu'un dont il faudra retenir le nom. Parce que, je prétends, j'affirme, et avec beaucoup de preuves, c'est pas le but de cette vidéo aujourd'hui, mais il y a énormément, énormément de preuves. Je vais peut-être vous en montrer juste une, en tant que teaser, ou en tant que... pour juste vous montrer que je n'affirme pas les choses gratuitement. Omar Ibn Al-Khattab, Si vous regardez l'islam wahhabite, il est considéré littéralement comme un prophète à part entière. Enfin, il est entre le prophète et la divinité. C'est quelqu'un de super important. Si vous voulez comprendre l'islam wahhabite, si vous voulez comprendre l'islam, cet islam qui est en train de massacrer des gens dans le monde, cet islam qui est cause de terrorisme, que ce soit par intérêt intellectuel, que ce soit votre métier ou autre, Il faudra vous pencher, il faudra peut-être un petit peu arrêter de faire une fixette sur le prophète de l'islam. Ça ne vous répondra pas à toutes vos questions. Il faudra aller sur le personnage à côté qui est, je vais dire chez eux, pratiquement plus important que lui, bien plus important que lui. Je vous donne juste un exemple sur ce Omar ibn al-Khattab, un exemple tiré d'un livre d'Ibn Taymiyyah. Je n'ai pas écrit le nom du livre, mais il s'appelle Miftah al-Saada. Miftah al-Saada, c'est les clés du bonheur d'Ibn Taymiyyah. Vous pouvez télécharger le PDF en ligne. Je suis à la page 1540. Je vous donnerai la capture d'écran également, descriptif de cette vidéo, juste pour faciliter les choses. Ibn Taymiyyah cite Sahih Haim, ça signifie ici Sahih Bukhari, Sahih Muslim. Si vous cherchez dans Sahih Bukhari, Sahih Muslim, vous allez trouver la justification de ce qu'il raconte. Mais ce que j'aime bien, c'est son interprétation qui va aller. Il est très franc quand il parle de ça. Alors, il dit que le prophète a dit, qu'ils lui font dire, il y avait parmi les nations des gens à qui on parlait. Je vais expliciter ce que c'est. Et s'il y en a dans ma nation, un, Ce sera Omar bin Khattab. C'est qui ces gens à qui on parlait? Ça veut dire quoi cela? Cette citation vient de Sahih Muslim. Je vais vous donner une autre qui vient de Sahih Bukhari, qui est un petit peu plus clair. Vous allez remarquer toujours Sahih Bukhari, Sahih Muslim, il faut toujours travailler ensemble. Des fois, c'est l'un qui est plus clair, des fois l'autre qui est plus clair, mais on généralise complètement les deux. Alors, je vais vous dire quelque chose là aussi, ce qu'il y a dans Sahih Bukhari. il y avait dans les nations avant vous de béni Israël, donc ils parlent des israélites, des hommes à qui on parlait, d'accord, des hommes à qui on parlait, sans qu'ils soient des prophètes. Et s'il y en a un dans ma nation, C'est Omar. Alors ça veut dire quoi? À qui on parlait sans qu'il soit des prophètes? Ça signifie. Il le dit assez. Il le dit assez clairement dans ce livre. Je ne sais pas si c'est dans cette page ou une autre. En fait, tout simplement, je ne l'ai pas dans cette page. Je n'ai pas envie de vous faire attendre en cherchant, mais tout simplement, ce que veut dire Ben Taïmi. Et ce que veut dire ces hadiths, c'est qu'il y a des gens qui parlaient à Dieu directement sans l'intermédiaire d'un prophète. Mais eux-mêmes n'étaient pas prophètes. Parce que comme le prophète a dit, il a bloqué la chose en disant qu'il était le dernier. Donc, les musulmans n'ont pas osé ramener un autre derrière lui. Ils n'ont pas osé dire, Omar est un prophète. Non. Mais qu'est-ce qu'ils ont fait? Ils ont dit, oui, ils parlaient à Dieu sans l'intermédiaire d'un prophète. Quelqu'un qui parle directement à Dieu, mais ce n'est pas un prophète. On n'ose pas utiliser le terme, mais la définition, elle est là. Chez Ibn Taymiyyah et chez les gens qui le suivent, Omar parlait directement à Dieu. D'ailleurs si vous regardez après la mort du prophète, Omar va changer des choses qui sont clairement écrites dans le Coran. Il va aller à l'encontre. Même pas par ignorance. Il dit clairement, c'est écrit dans le Coran, le prophète le faisait et moi je l'interdis. Donc il avait une autorité complète de changer ce qui était dans le ce qui était dans le Coran ou ce que le prophète faisait et les musulmans quand ils ont ce choix quand ils ont cette contradiction entre ce que dit le Coran et ce que disait Omar ils suivent ce qu'a dit Omar Et là, le point fort, mais c'est juste une digression que je suis en train de faire pour vous montrer qui est Omar. C'est le deuxième calife. Chez les musulmans sunnites, en tout cas, il faut plus regarder du côté du calife que du côté du prophète pour savoir un petit peu sur quoi ils fondent leur doctrine. Un des mots qui est extrêmement fort que tu dis Ben Taïmiya dans ce livre, page 1541 sur Omar, je vous le montre. Je ne sais pas si j'ai le focus correct dessus. Je vais vous lire en arabe, après je vous le traduis et c'est extrêmement fort. Et là, c'est extrêmement fort. Ce qui veut dire qu'il parle de la chose, ou il évoque la chose, ou il dit la chose, et la chose est. Ça c'est Omar, d'accord ? Donc, dans toutes les religions, qui dit quelque chose et la chose est ? Par qui la parole se transforme en existence ? Ce n'est pas, est-ce que c'est un imam ? Non. Est-ce que c'est un guide ? Non. Est-ce que c'est un prophète ? Non. Même un prophète ne peut pas dire la chose et elle est. Qui dit la chose et elle est ? Il n'y a qu'un seul en fait, c'est Dieu qui dit la chose et elle est. Et bien sûr, chez les gens qui sont totalement dans le brain et connectés à Ibn Taymiyyah, il y a un deuxième qui dit la chose et c'est Omar bin al-Khattab. C'est une divinité. Il est, si vous voulez, pour être juste, il est, on va dire, moitié prophète, moitié divinité, moitié Dieu. Voilà, et là vous avez cerné un peu le personnage et après quand vous commencez à lire à son sujet dans le texte des Wahhabites et tout ça, ça va ne faire que confirmer et renforcer cette opinion que vous allez concevoir au début. Alors, donc, nous savons aujourd'hui que lors de ce différent, il y avait quelqu'un, parce qu'on ne vous a pas dit qui, il y avait Omar Mulkatab et il y avait un clan qui s'était formé, comme nous le dit Muslim, il nous dit certains étaient d'accord avec ce qu'a dit Omar et d'autres ont dit l'opposé de cela. Je vous montre la partie soulignée en jaune. Un clan disait il faut lui donner à écrire et un autre clan disait non, il est malade. On ne lui donne pas à écrire. Est-ce qu'il dit vraiment qu'il est malade ou il dit plus que ça? Là, c'est intéressant. Maintenant, on sait qu'on a Omar dans l'affaire. On va prendre un autre hadith de sahih muslim. Toujours, je suis inattaquable. Je ne prends pas. Je n'ai pas pris un contenu chiite. Je n'ai pas pris un contenu douteux, genre un livre de quatorzième zone. Non, j'ai pris vraiment que du béton. Je prends le hadith 42-33. 4233. Alors attention, je vais partager tout ça avec vous dans la description de la vidéo. Téléchargez, imprimez, lisez, ce que vous voulez. Alors, cette partie, ce hadith là est un peu raccourci, mais voilà. Étoiles, bon, je vais vous le lire en français. Donc c'est quelqu'un qui raconte, qui pleure en racontant, parce qu'il dit qu'une catastrophe est arrivée chez les chiites, ça s'appelle Rasiyat-ul-Khamis, c'est la catastrophe du jeudi, parce que le fait pour eux que le prophète n'a pas pu écrire un testament, ce testament, on ne sait pas, certains chiites disent, ils voulaient dire que Ali serait le calife. Possible, mais on ne peut pas savoir ce qui aurait été écrit dans un testament qui n'a pas été écrit. Tu ne peux pas faire la preuve par quelque chose qui n'a pas existé, on est d'accord. C'est pour ça que les chiites, je ne suis pas d'accord avec eux quand ils cherchent à spéculer. Non, spéculer c'est ok, mais quand ils cherchent à affirmer ce qu'il y aurait eu dans ce testament s'il avait été écrit. Non, le testament, même d'après les chiites, n'a pas été écrit. Donc on n'a pas à dire ce qu'il y aurait eu dedans. Peut-être qu'il voulait écrire des versets qu'il avait reçus avant, mais qui n'ont pas été communiqués avant. Peut-être qu'il voulait écrire un testament, peut-être qu'il voulait écrire un... On ne sait pas. Mais il disait, après ce que je vais écrire, vous ne vous perdrez jamais. D'accord ? Et ça n'a pas été écrit. Alors... Donc, le messager d'Allah, donc je suis en train de lire, Il a dit ramenez-moi de quoi écrire et un pot d'encre ou une tablette et un pot d'encre et je vais vous dicter quelque chose, un document. Est-ce qu'en arabe il dit dicter? Non, en arabe il dit je vous écrirai. Il dit donc je vous écrirai. Un document après lequel vous ne vous perdrez jamais. Ils ont dit, ils ont dit, donc là il dit pas Omar a dit, mais ils ont dit, donc là c'était une version qui est forte, qui va utiliser des mots très forts, mais qui évite de dire les noms. Ils ont dit quoi? Ils ont dit le messager d'Allah est dans un état de délire. Le messager d'Allah est en train de délirer. En arabe, Delirium, vous voyez j'ai souligné ça, d'accord. Et en arabe, la même chose. En arabe, enfin, je vais vous le mettre en téléchargement de toute façon. Donc, al-hujr, al-hujr en arabe, al-hujr, c'est, c'est comme on dit, al-law, c'est comme on dit que quelqu'un dit des mots qui ne sont pas, dit des propos qui ne sont pas à propos, qui ne sont pas dans la logique, dans l'ordre des choses. En français, il délire. Ou bien il dit des propos vulgaires ou des choses comme ça. Ça, c'est la définition du dictionnaire de al-hujr en arabe. Et donc ça a été traduit ici, le traducteur de Sahih Muslim l'a traduit correctement par délire. Et ça donc, c'est un mot qui a énormément gêné les sunnites parce que, c'est un mot extrêmement grave, parce que dire dans l'islam dire que le prophète d'Allah est en train de délirer, raconter n'importe quoi, est quelque chose d'extrêmement grave, d'accord ? Parce que ça remet en cause tout, ça remet en cause toute l'histoire. Et donc, ils ont cherché à la doucir. Une des techniques qu'ils ont utilisées pour la doucir, c'est que certaines... Là, j'ai un sahih boukhari en arabe. Dans certaines histoires, ils vont raconter ça avec une question, d'accord ? Dans certains narratifs, ils vont dire, est-ce qu'il est en train de délirer ? D'accord ? Ils vont me dire, est-ce qu'il est en train de délirer ? Mais, quand on prend toutes les histoires, clairement, il disait, il est en train de délirer. Qui disait qu'il était en train de délirer ? C'est Omar qui disait qu'il était en train de délirer. D'accord. Et donc, à ce moment là, qu'est ce qui se passe? Omar dit il est en train de délirer, mais il dit quoi? Il dit Nous avons le Coran, nous avons le livre d'Allah déjà. Et en fait, là, le prophète se fâche et il est fait sortir. Omar et donc son clan. Qu'est ce qui se passe? Il y a dans cette terminologie, il y a dans cette histoire, il y a une sorte de. Il y a une sorte de chantage caché. Je vous dis lequel? Regardez la stratégie, c'est un jeu d'échecs qui est en train de se passer. Et il dit, il est en train de délirer. Et juste après il dit, nous avons le Coran, nous avons le Coran, nous avons le livre d'Allah, il y a tout ce dont nous avons besoin dedans. D'accord ? C'est-à-dire qu'avec le livre d'Allah, on peut embroubiner les gens facilement. Et ce qu'il va faire d'ailleurs par la suite. Alors, le prophète comment il va percevoir ça ? Il va percevoir que Lui vivant, il n'est pas mort, il n'est pas mort encore, mais il sait qu'il n'en a pas pour longtemps. Lui vivant, sous ses yeux, face à lui, sans aucune gêne ou honte, on commence à mettre en doute ses capacités intellectuelles. On commence à le traiter de fou, de quelqu'un qui délire. Tout en parlant, tout en évoquant l'existence du Coran. En fait, il a compris une chose. Il a compris qu'il avait insisté pour écrire quand même quelque chose. On aurait dit qu'on était là, on a assisté et il délirait. Donc ce qu'il a écrit n'a vraiment aucune valeur. D'ailleurs même le Coran, il a eu peur pour ça. Il a senti qu'on le traitait de quelqu'un qui délire, tout en parlant du Coran en même temps, donc il a compris que les gens qui l'entouraient, donc Omar et son clan, étaient absolument prêts à tout. Il a compris qu'ils étaient prêts à dire le prophète était fou et même le Coran, une bonne partie aussi, a pris son origine dans sa folie. D'accord ? Donc, C'est une histoire assez intéressante qui montre un début de retournement. Alors, il y a une autre source, Tabarani, je vous montre Tabarani. C'est quelqu'un qui a énormément écrit vers quel siècle ? Il est mort en 900 et quelques. Il n'a pas vu l'an 1000. Il est mort juste avant l'an 1000. Mais ses livres se trouvent dans toutes les mosquées. C'est quelqu'un de très important. Je suis en train de prendre le volume 5. Et là, on a une autre histoire qui est intéressante. C'est l'histoire numéro 5338. Cette histoire, si vous êtes soumis, pouvez soulever une objection, je vais vous dire à la fin pourquoi. Alors, l'intérêt de cette histoire, c'est qu'elle est racontée d'après Omar bin al-Khattab lui-même. Ça signifie que autant les autres versions que je vous ai citées sont racontées par des témoins, cette histoire est racontée par Omar bin al-Khattab lui-même. Elle a été incluse par Tabarani, mais plein d'autres. Moi, j'ai pris Tabarani. Je suis tombé sur ce PDF, je l'ai pris. Il y a d'autres qui l'ont raconté. Et je vous la montre comme ça. Vous pouvez toujours arrêter pour ceux qui lisent l'arabe. Mais pour les autres, je vais également vous la traduire. Il dit quand le prophète Quand le prophète était malade, il a dit, donnez-moi une sahifa, c'est juste une feuille, et puis un encrier pour que je puisse écrire un livre, un livre, c'est ce qu'on dit en arabe, un livre en fait, pour que je puisse vous écrire un texte, un message que vous voulez, après lequel vous ne vous perdez jamais. Et qu'est-ce qu'il dit, Omar ? Il dit, j'ai haï cela, j'ai détesté cela le plus fort qu'on puisse détester. Il a détesté ses propos, il a haï ses propos. Donc, et là, le prophète a redit encore, donnez-moi de quoi vous écrire, je vais vous écrire quelque chose. Et les femmes du prophète qui étaient là, elles ont dit, vous n'entendez pas ce que dit le prophète? Et puis, qu'est-ce qu'il leur dit ? Qu'est-ce qu'il leur dit Omar avec ça ? Très toast lui, très habituel ce genre de sortie. On les trouve à diverses occasions, très spécialement envers les femmes, c'était... Il était habitué, ça ne me choque pas de dire ça. Il dit, ça signifie, vous êtes comme les femmes de Joseph. Alors, ceux qui ont lu l'histoire de Joseph savent ce que ça veut dire. Et là, le prophète répond, laissez-les, elles sont mieux que vous. D'accord? Ces femmes sont mieux que vous. Et donc, voilà. Cette histoire a été racontée par Tabarani, qui est mort juste avant l'an 1000. Elle est restée pendant dix siècles dans les livres des musulmans sans que personne ne la questionne, où les femmes du prophète sont traitées d'une manière assez puissante. «Sohaihibata Yousuf», je ne vais pas vous le traduire, mais bon, vous comprenez exactement ce que ça veut dire. Il a fallu attendre l'Albani, qui est un sunnite très respecté, très écouté, qui est mort en 1999 et qui a dit que ce hadith-là est faible, tellement ça l'a choqué qu'il n'a pas voulu y croire. C'est pour ça que je vous ai dit, vous pouvez objecter dessus. OK, parce que moi, je ne vous force pas à prendre des choses que votre establishment a rejeté. D'accord ? Donc, si vous reconnaissez l'Albanie, vous reconnaissez le fait qu'il a dit que ça, c'est faible, le hadith faible ne peut pas être utilisé dans une argumentation. Donc, je vous le cite, d'accord ? Juste pour info. Mais, vous pouvez objecter dessus. Mais sachez qu'il est raconté dans plusieurs endroits et on n'est pas sûr sur quelle base l'Albanie va dire que ça, ce n'est pas probable ou ce n'est pas possible. Donc, je continue. Je continue. Certains sunnites... Il faut comprendre que le sunnisme, comme je vous ai dit, est basé toujours sur la glorification des califes, des rois, des sultans, des walis, des... des gens de pouvoir. C'est une religion qui a été construite par eux et pour eux. Ils ont pris une base d'islam. Et puis le reste, ça a été créé pour glorifier ce genre de personnes de pouvoir, pour qu'elles puissent rester au pouvoir. Et d'ailleurs, vous constatez que dans tous les pays, vous constatez qu'il n'y a pas un seul pays sunnite qui a connu quelque chose qui ressemble à ça, que de très loin. à une démocratie ou un système dans lequel les différences sont respectées, les opinions sont respectées, où on peut s'exprimer, où on peut évoluer. Non, ça n'a jamais existé et ça n'existera jamais parce que c'est un système qui est fait pour les dirigeants et leurs commons, ceux qui bouffent avec eux. Alors, il y a un verset. Quand vous allez voir, même en ligne, parce que je regarde souvent en développant un sujet, je regarde un petit peu en ligne sur les forums et tout ça, ce que les gens pensent, ce que les musulmans de la rue en pensent, ou des fois même des scholars, comme on dit, des imams, des gens qui ont bon savoir, qu'est-ce qu'ils pensent de ce sujet-là. Et un verset, un verset coranique, est très souvent utilisé contre le prophète pour justifier, en fait, pour justifier le positionnement de Omar. Ce verset est le suivant. Tous les musulmans le connaissent. C'est le verset 5.3. Je vous le montre. 5.3, la partie en jaune. Aujourd'hui, j'ai parachevé pour vous votre religion et accompli sur vous mon bienfait et j'ai agréé l'islam comme religion pour vous. Je vous lis la partie arabe. Al yawma akmaltu lakoum dinakoum wa atmamtu alaykoum ni'mati wa raditou lakoum al islama dinan. Dans quel sens est utilisée ce verset ? et utilisé de manière extrêmement perverse. Il y a vraiment... C'est presque amusant ce genre d'argumentaire où le sunnite, d'un côté, il te montre qu'il est prêt à tuer pour soi-disant protéger son prophète, mais par contre, la seule occasion à laquelle il est d'accord pour donner les coups à son prophète, c'est quand il s'agit de défendre un calife. Parce que le prophète, on n'a pas le droit de le toucher à condition que ce soit pour pour remonter ou défendre les califs. Là, vous allez dans la littérature musulmane sunnite et vous êtes absolument choqués de ce qu'il peut vous raconter sur lui, du moment qu'il s'agit de justifier le comportement d'un calife. Alors, ce verset, ils disent quoi? Aujourd'hui, j'ai parachevé pour vous votre religion. J'agréer l'islam comme religion. Parachever la religion, ça veut dire quoi? Eh ben ça signifie, ils le disent pas aussi ouvertement, mais c'est comme ça qu'ils le postent sur les forums et c'est comme ça qu'ils cherchent à le présenter sans être aussi brutal que moi dans le discours. Mais il n'est plus prophète. Il n'est plus prophète. Il a dit ce verset, j'ai pas rachevé la religion. Là, c'était trois mois avant sa mort. Il a pas rachevé la religion. D'accord. Donc. Il n'a plus rien à dire. Pourquoi il veut donner moi un papier, je vous écris un truc et tout ça ? C'est fini, la religion a été parachevée. Il a raconté tout ce qu'il avait à raconter. D'accord ? Vous voyez le truc ? Donc, on explique, on justifie ce qu'Omar ne voulait rien prendre de lui. On a le Coran. On peut dire qu'Omar était le premier coraniste, mais je dis ça avec beaucoup de respect pour les coranistes. Alors, Ce qui se passe, c'est que, bon, c'est un argument complètement oiseux, mais pour vous dire qu'on trouve des arguments de ce type-là quand on rentre dans ce genre de discours, c'est que quand vous demandez aux musulmans, sunnites ou chiites, quel est le dernier verset qui a été révélé ? Quel est le dernier verset qui a été révélé ? Alors, si ce verset là, signifie que la prophétie, que la période de prophétie est terminée, que la religion n'est pas achevée, ce verset aurait été le dernier. Mais non. Les musulmans ont énormément de débats, il y a énormément de versions, je pense que chacun, pratiquement selon son agenda, vont vous dire tel ou tel verset est arrivé en dernier, mais il n'y a pas un seul groupe qui dit que ce verset est arrivé en dernier. Donc, peu importe quel verset est arrivé en dernier, ce n'est pas celui-là. Donc, ça signifie que Si on croit, si on interprète ce verset comme étant le prophète c'est fini, on ne l'entend plus, on ne l'écoute plus, etc. Ça signifie tous les versets qui sont arrivés après ce verset-là sont donc à annuler, ils sont caduques et puis on les enlève, d'accord ? Donc voilà, c'était la Ziyyat-ul-Khamis ou bien ce qu'on appelle la catastrophe du jeudi. Il y a un truc quand même qui reste étonnant parce que quand vous lisez l'histoire, Il leur demande quoi ? Il leur dit, donnez-moi de quoi écrire, ramenez de quoi écrire. Et je vais vous écrire ou je vais vous dicter. Il veut faire quelque chose. Même dans le Coran, il est dit que quand quelqu'un arrive sur le point de la mort, il doit laisser ou il peut laisser un conseil, une voie CIA, un testament aux gens. C'est ce qu'il veut faire. Il veut écrire ou faire écrire, dicter. La réponse est il est en train de délirer. Alors, c'est étonnant parce que. Si il n'y a rien, en fait, voilà, il n'y a rien dans les mots qu'il vient de dire qui montre que le bonhomme est en train de délirer. D'accord, s'il avait tenu des propos, je ne sais pas, il avait dit je suis en train de voir, je ne sais pas, des éléphants ou un truc comme ça ou un truc complètement hors de propos. Là, on aurait eu ce texte-là avec plein de propos incohérents. Et puis, Omar qui dit, écoutez, il est vaincu par la douleur, ou il dit qu'il est en train de délirer, on aurait presque pu comprendre. D'accord ? Mais ce qui est bizarre, c'est que quand on lit l'histoire, Il n'a rien dit d'offensif, il n'a rien dit d'illogique. Voici quelqu'un de malade, voici quelqu'un qui est en train de vivre ses dernières heures ou ses derniers jours et qui demande qu'on ramène un papier et de quoi écrire. Je veux dire, si t'es sur le lit de l'hôpital d'un vieux, il te dit ramène de quoi écrire, je vais te dire quelque chose. Je veux dire, tu vas vite le faire. Tu dis pas, tu es en train de délirer. Depuis quand quelqu'un qui demande de croire écrire ou de croire dicter est en train de délirer ? Il n'avait même pas dicté encore. Il avait dit, donnez-moi de réécrire. Voilà, d'accord. C'est tout. Donc, on voit bien que, on voit bien que il y a eu dans l'esprit d'Omar et de son clan, probablement, ils ont devinait ce qu'il allait écrire, ils ont probablement deviné, ils savaient que c'est pour ça que les chiites disent que probablement ils voulaient laisser, ils voulaient désigner par écrit Ali, son genre Ali comme comme comme calife et qu'ils ont eu peur de cela. D'accord. Donc ça, c'est possible. Je ne sais pas. Mais on voit bien qu'ils ont eu peur, qu'il y ait une peur bleue de ce texte. Et il dit j'ai haï cela. Je ne voulais pas que ça s'écrive. Et ça n'a pas été écrit à la fin. Parce qu'à la fin, qu'est ce qu'il fait? À la fin, il les chasse. Il leur dit sortez, sortez tous, sortez tous. Je ne veux plus vous voir. Et donc, il les sort. Il reste, il reste seul. Et ce texte là n'a jamais été, n'a jamais été écrit. Voilà. Donc, ce point clé, très important dans l'histoire, dans la différence entre les sunnites et les chiites, parce que les chiites continuent à considérer ce point-là comme une catastrophe de mots, de textes prophétiques qui auraient dû être écrits, qui n'ont pas été écrits, qui n'ont pas été communiqués, qui ont été perdus, donc. Alors que les sunnites, pour eux, c'est no event, quoi. tu ne l'entendras jamais raconté dans une assemblée sunnite alors qu'en fait tous leurs livres le font qu'en parler. Voilà mes amis, je vous laisse et je vais probablement la prochaine fois que je parle de ce sujet là, on va aller plus loin, là on est jeudi, on va essayer d'analyser ce qui s'est passé, peut-être vendredi, samedi, dimanche, je pense que c'est super important Les jours qui vont suivre sont des jours où on voit vraiment le basculement de l'islam. Il va passer d'un islam prophétique, si vous voulez. Il va sortir du girande prophétique pour aller vers le girande politique, pour devenir de l'islam de califat. Et il va probablement jamais, il va probablement jamais s'en remettre. Merci et puis on se voit une prochaine.
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