
A French-language monologue offering practical, experience-based advice for job seekers and interviewees. Key points: CVs should prioritise precise, relevant content over arbitrary length rules ("sniper vs mitraillette"); minor spelling mistakes are not always disqualifying in practice; be alert to unfair or "fake" interviews (e.g., contractor conflicts of interest or token interviews for visa justification) and withdraw politely if you sense a trap (ask for a short break/"a glass of water" then decline). The speaker also explains the recruiter’s viewpoint—limited information, heavy responsibility, panel dynamics and expert interviewers—and urges candidates to reassure interviewers by demonstrating competence.
Bonjour mes amis, donc je vais faire une vidéo et je ne vais pas parler de Covidisme, je ne regarde plus les news, quasiment pas en fait. Et j'aimerais vous parler d'entretien d'embauche, de recherche d'emploi. Et pourquoi je fais ça ? Parce que, signe des temps, je reçois pas mal d'emails de gens posant des questions sur ces sujets. Beaucoup de questions arrivent, réorientation de carrière, recherche de travail, et tout, et tout, et tout. Bon, je me dis que ce serait bien que je fasse peut-être une vidéo ou deux sur cette thématique-là. Alors, moi-même, je ne suis pas un recruteur professionnel. Mais, durant toute ma carrière professionnelle, je suis exposé, je suis exposé, à des moments où il y a un process de recrutement et je suis inclus dedans. Et le recrutement aujourd'hui, comme il se fait, ce n'est plus les années 30, ce n'est plus un patron qui va parler à quelqu'un et décider de le recruter ou pas. C'est une décision collégiale, c'est une décision, c'est un consensus de plusieurs personnes que le candidat va voir. soit individuellement, soit collectivement, durant son parcours, quand il fait face à la campagne. Donc ça, c'est quelque chose de laquelle il faut tenir compte. Dans quel sens ? Le recrutement, aujourd'hui, on va dire qu'il est, quelque part, humain. Quand je dis humain, ça peut avoir les qualités humaines, les qualités du mot humain. Ça peut avoir aussi les défauts du mot humain. Quand je dis humain, ce n'est pas nécessairement positif. Donc, quand je regarde les sites ou les livres ou les conseils pour se faire embaucher, des fois, il y a des choses qui reviennent. des conseils qui reviennent. Alors, ils ne sont pas nécessairement mauvais, mais ils sont souvent formulés de manière robotique, ne tenant pas compte des réalités du terrain. Je donne un exemple. Il y a des sites qui disent que le CV ne doit pas dépasser deux pages. C'est une règle. Je ne sais pas d'où ils la sortent. Il ne doit pas dépasser deux pages. Alors, je vais te dire un truc. La majorité des gens qui recrutent, auxquels je parle, qui signent des contrats de travail, n'ont pas la moindre limite dans leur tête, haute ou basse, par rapport au nombre de pages d'un CV. À la rigueur, ils préfèrent un CV de 4 pages, mais qui leur permet de vraiment comprendre ce que le candidat a fait, que d'avoir un CV d'une page et demie et puis, finalement, ne pas rester nécessairement sur leur fin. Ils n'ont pas nécessairement faim. Le CV est trop court, je ne comprends pas trop le parcours de cette personne et je ne vais pas l'appeler. D'accord ? Tu n'as pas envie de ça. J'ai vu déjà des recruteurs regarder un CV de trois pages et dire « Ouais, mais ça m'embête, il aurait dû écrire un peu plus, je ne comprends pas trop ce qu'il fait, bon, je vais prendre le téléphone et l'appeler. » Peut-être. Ou bien s'il y a trop de candidats, peut-être qu'il ne va pas prendre le téléphone et t'appeler. D'accord ? Donc le CV, ce n'est pas une biographie. D'accord ? Ce n'est pas une biographie. C'est quelque chose qui doit répandre. à l'annonce. Pourquoi il ne faut pas écrire huit pages ? Parce que si tu écris huit pages, je te soupçonne d'avoir peut-être raconté des choses qui ne sont pas pertinentes. Je n'ai pas un problème avec les huit pages en elles-mêmes, en soi. Ce n'est pas les huit pages qui me dérangent. Ce qui me dérange, si tu as écrit huit pages, peut-être que tu as raconté ta vie et peut-être que ce n'est pas ce qu'on attend de toi. D'accord ? Tu n'as pas été assez synthétique, tu n'as pas été assez précis. Ce que tu as appris, tu as travaillé à la mitraillette. Travailler à la mitraillette, c'est quoi ? Il y a deux manières de travailler. Il y a le sniper qui va précisément viser son objectif. Il va tirer une seule balle qui atteindra son objectif. Et il y a la mitraillette. La mitraillette, c'est qu'il tire au hasard en espérant atteindre quelque chose. Donc, il faut éviter le CV mitraillette. Et le CV mitraillette ne marche pas bien. D'accord ? C'est pour ça que, oui, la longueur du CV est importante, mais elle est plus importante dans la précision de frappe, dans la chirurgicalité du CV, que dans sa longueur vraiment. OK, donc faute d'orthographe, il y a des sites qui disent oui, faute d'orthographe, c'est mortel et tout ça. Moi, je veux dire la réalité par rapport aux mots humains que j'utilisais plus tôt. La réalité, c'est que oui, c'est important. Oui, c'est important, mais je ne vais pas vous dire ce n'est pas important. Je ne suis pas en train de vous suggérer de foutre des fautes d'orthographe dans le CV. Ce n'est pas ce que je suis en train de dire. Mais ce que je suis en train de dire dans la réalité, c'est que numéro un, La plus grande partie des recruteurs ne sont pas nécessairement meilleurs en orthographe que le correcteur d'award. Ça veut dire qu'il ne faut pas faire d'erreur d'orthographe, mais combien même il y aurait une erreur d'orthographe ou deux, je ne suis pas sûr qu'il l'avérait. Ça, c'est le premier point. Deuxièmement, dans le domaine où moi je travaille, dans le domaine IT, c'est par exemple On cherche quelqu'un qui est très fort en programmation, par exemple en langage C, et on cherche cette personne désespérément. Puis nous arrive un CV avec 12 fautes d'orthographe, et puis même on les voit, mais on regarde que la personne a l'expérience et l'expertise dont nous avons besoin. On va peut-être se dire, on ne le recrute pas pour son français, le gars. D'accord ? Appelle-le quand même. Appelle-le quand même, j'aimerais le voir. D'accord ? Donc, il faut penser que vous avez des humains en face. Vous avez des humains en face. Et quand on a des humains en face, il ne faut pas réfléchir avec des normes comme ça figées, écrites sur la pierre. OK. Donc ça, c'est la première chose que je voulais vous dire. Deuxièmement, quelqu'un en particulier m'a dit que des fois il a eu des mauvaises expériences avec des recruteurs qui étaient trop durs, trop sévères, pas assez sympas, déstabilisants et tout ça et il voulait mon avis là-dessus. Alors je vais vous dire un truc, il y a deux cas. Il y a deux cas où tu arrives et tu sens que la situation est dure et que c'est peut-être en train de mal se passer. Premier cas, c'est un cas qui peut arriver où tu as accès, c'est un cas rare, j'espère qu'il sera rare dans ta carrière et dans ton parcours, mais c'est un cas où c'est un faux interview, c'est un faux entretien d'embauche, c'est-à-dire que c'est un entretien d'embauche qui ne va pas te recruter. Exemple, une fois j'ai eu un gars Donc dès le départ, il était glacial. Dès le départ, il était complètement… Je ne le sentais pas. Dès le départ, il faisait tout poids désagréable. Et quand j'ai commencé à creuser avec lui, lui demander un petit peu qui il était dans la compagnie, il m'a dit qu'il était contracteur. C'est un consultant pour la compagnie et que la compagnie avait chargé de recruter son remplaçant. Vous voyez le truc ? Ça veut dire que c'est un contracteur, donc généralement ils sont payés à la journée. La compagnie le trouvait trop cher, elle ne pouvait pas continuer à payer ce gars à la journée, c'est hyper cher ces consultants. Elle lui a demandé de trouver quelqu'un à l'année sur un contrat à durée indéterminée. Donc plus vite il trouve quelqu'un, plus vite il arrête de gagner de l'argent. D'accord, vous comprenez bien que c'est un entretien où il y a un conflit d'intérêts et donc c'est parti pour échouer. Et bien sûr, ça a échoué. Vous pouvez aussi tomber sur des gens et vous sentez que vous êtes sur un cas de clair de discrimination ou des fois, des fois autre chose. Des fois, par exemple, ça arrive souvent sur les boîtes américaines. Vous savez, des boîtes américaines ou autres, pas qu'américaines, mais des fois, l'entreprise demande à son team de recruter quelqu'un sur le marché et en fait, s'il n'arrive pas à trouver, la compagnie serait prête à sponsoriser un visa de travail pour quelqu'un. Parce que souvent, les autorités exigent, pour délivrer un visa de travail, exigent que la compagnie leur prouve qu'elle n'a pas pu trouver qui que ce soit sur le marché local. Donc tu peux trouver par exemple une boîte avec une équipe de gens, supposant qu'ils viennent de l'Inde par exemple, et puis ils ont un cousin à eux qu'ils aimeraient bien faire venir, mais il faut prouver qu'ils ne trouvent personne sur le marché. Donc qu'est-ce qu'ils vont faire ? Ils vont faire quelques entretiens, mais c'est des entretiens factices. Donc c'est des entretiens où des gens vont venir, qui sont en fait des dindons d'une farce, on va leur poser des questions, on va les noyer, et puis on va les casser, puis on va leur dire bon, merci, au revoir, et là on verra un email, nous avons le regret d'eux. Ça, c'est absolument abominable. C'est absolument abominable parce qu'on fait perdre à quelqu'un, quelqu'un qui est en train de chercher un emploi, qui n'en a peut-être pas sur le moment, qui est peut-être limité dans ses finances, son temps, tout ça, et on fait voyager la personne, on la fait venir, la personne a peut-être passé une nuit blanche, a peut-être passé des jours à s'enseigner sur la compagnie, à essayer de peaufiner sur son discours et tout. Puis la personne arrive, paf, il y a une gifle et elle part. Donc ça, c'est le côté, on va dire, abominable de la force, je dirais. Si vous sentez que vous êtes dans un cas comme ça, moi je vais être honnête avec vous. Si je sens, par exemple, le cas où le gars m'avait dit que je serais sans remplaçant, À l'époque, j'ai continué bêtement l'entretien. Aujourd'hui, je ne continuerai pas. Aujourd'hui, si je sens que je suis dans un traquenard, ce que je fais, je demande au recruteur s'il peut m'apporter un verre d'eau, créer une sorte de break. Est-ce que je peux avoir un verre d'eau ? C'est une demande très gentille, si elle est bien formulée, s'il n'y a pas de problème, très raisonnable. Il m'apporte un verre d'eau. je bois calmement mon verre d'eau et après je lui dis je retire ma candidature pour ce poste j'étais très content de vous rencontrer c'est un plaisir de vous parler, de parler assez professionnel et puis échanger et tout ça c'est bien mais après réflexion Et au vu de ce que je perçois aujourd'hui, je décide de retirer ma candidature pour ce poste. Sachant qu'une candidature, ou un entretien plutôt, c'est à double tranchant. C'est eux qui veulent savoir qui vous êtes, mais aussi vous qui voulez savoir qui ils sont. Ça m'est arrivé de dire non à une compagnie qui m'avait dit oui. Ça m'est arrivé d'aller vers un entretien, de sortir, de plus tard me dire oui, c'était bien, tout ça. Moi je leur dis oui, c'est bien pour vous, pas pour moi, je ne souhaite pas continuer, merci, c'était très sympa, je vous remercie de votre temps et tout. Toujours rester professionnel, rester courtois, pas d'agressivité ni rien. mais dire qu'à cette occasion ou à ce moment dans ma carrière, après réflexion et tenant compte de tous les éléments que vous avez eu la gentillesse de me communiquer, je ne souhaite plus continuer dans ce processus. Comme ça, comme on dit en Algérie, je préfère que sa mère pleure que ce soit la mienne qui pleure. Tu comprends ? Parce qu'au moins, comme ça, parce que si tu continues, si tu te prêtes à un jeu pourri, si tu sens que les dés sont pipés, d'accord ? Voilà ce que je dis. Si tu sens que les dés sont pipés et que tu te prêtes encore au jeu, eh bien, ils vont se servir de toi. Soit ils ont besoin, par exemple, pour une autorité d'immigration ou pour justifier tu ne sais pas quoi, ils ont besoin de montrer qu'il y a eu des gens Donc le fait de garder ta candidature, ça va aller dans leur dossier. En plus toi, tu rentres chez toi, t'es brisé, t'es démoralisé. Imaginons que t'as un entretien dans deux jours, tu vas l'appréhender peut-être avec une attitude plus négative parce que tu ne sais pas ce qui s'est passé. D'accord ? Donc il faut faire super gaffe, il faut faire super gaffe aux pièges. Maintenant, il ne faut pas confondre entre les pièges Et entre les entretiens qui sont difficiles, ça peut arriver. J'ai la réputation d'être, quand je fais des entretiens, j'ai la réputation d'être difficile. Je pense, je pense, je ne cherche pas. Honnêtement, je ne cherche pas à être difficile. Je ne cherche pas à être difficile. Mais je pense que je le suis. Je pense que quand le candidat qui ne me connaît pas arrive dans la salle, me voit, qu'on commence à interagir, il me perçoit, je ne suis pas dans sa tête, je ne sais pas, mais je pense qu'il me perçoit comme le rebeu slash maghrébin coincé du cul. D'accord ? Sympa, oui, mais... sympa, cordial, prêt à tuer. D'accord ? C'est ce genre de perception. En réalité, pourquoi ? Je vais vous dire pourquoi. Je n'ai rien à cacher. Je vais vous dire pourquoi. Recruter quelqu'un ou apporter... Moi, je ne recrute pas directement les gens. J'apporte mon vote et je sais que mon vote pèse lourd. dans un sens comme dans l'autre. Donc c'est un vote qui va peser dans la balance. C'est déjà arrivé dans le passé, dans toute ma carrière, qu'on ait recruté des gens pour lesquels j'avais voté contre. Ça peut arriver. Mais c'est relativement rare. Généralement, si je vote oui pour quelqu'un, et ça vous permet de voir un peu comment ça marche dans une entreprise, si je vote oui pour quelqu'un, c'est pas une garantie qu'il soit recruté. Je vote oui pour lui, c'est bien. Il va progresser, il va parler à d'autres personnes. Et plus tard, entre guillemets, s'il ne merde pas, Et si chaque personne est OK, il finira par être recruté. Si je dis non, c'est vraisemblablement qu'il a échoué cette étape. Et donc, c'est de la probabilité pour qu'il avance vers d'autres étapes des entretiens et tout ça, parce que c'est des étapes aujourd'hui, c'est même plus une étape. Moi, je suis une seule étape là-dedans, parmi tant d'autres, vous comprenez ? Donc, c'est vrai que ça peut freiner sa progression. Alors, c'est une grosse responsabilité. C'est une responsabilité qu'à la base, je n'ai pas envie d'avoir. Elle est très difficile à porter. Pourquoi? Parce que dans mon âme et conscience, je suis en train de jouer un jeu terrible. Il y a quelqu'un qui arrive devant moi. J'ai de lui quoi? On me communique la veille de l'entretien. On me donne son CV, on me donne sa lettre de motivation. S'il a parlé à quelqu'un déjà, ce quelqu'un m'appelle pendant cinq minutes. Et puis, voilà, c'est tout ce que je sais de lui. Pas grand chose. Des fois, je vais sur son LinkedIn regarder. Bon, il va marcher, il va entrer dans la salle ou au téléphone ou autre. Et puis, j'ai très peu de temps pour connaître cette personne. On a une demi-heure, on a une heure, on a une heure et demie. Ce n'est pas important, mais très peu. On ne connaît pas des gens, on ne peut pas connaître des gens en si peu de temps. Voici ma responsabilité. le gars ou la nana cherche du travail, il veut progresser dans sa carrière. Ou bien cette personne est peut-être dans la merde, cette personne a peut-être perdu son job il y a six mois et je suis le trentième interlocuteur dans sa démarche de recherche désespérée d'emploi et que cette personne va rentrer à la maison, va aller vers son épouse, vers ses enfants, peut-être avec une bonne nouvelle ou peut-être avec une mauvaise nouvelle. Je fais partie de ce processus-là. Vous pensez que c'est facile ? Croyez-quoi, c'est du foutage de gueule ? Je suis en train de m'amuser, là. D'accord ? Je suis en train de rigoler, ça me fait rire. D'avoir cette responsabilité. Voilà. Le moteur qui fait que je ne suis pas le type le plus sympa de la Terre quand j'ai un entretien. Il y a aussi autre chose. L'autre côté. L'autre côté, j'ai quoi ? L'autre côté, j'ai une entreprise. J'ai des gens qui sont là. Des gens qui font du travail. J'ai envie de pouvoir leur faire plaisir et leur dire, on a quelqu'un. J'ai envie de leur dire ça. Il y a quelqu'un qui arrive. Il est bien. J'ai parlé à cette personne. Je vous garantis qu'il est top ou qu'elle est top. D'accord ? Imaginons un team de personnes surchargées, des personnes qui ont beaucoup de projets, qui ont peut-être du retard. C'est des personnes qui attendent de moi une bonne nouvelle. Donc quand il y a un recrutement, un processus de recrutement, Ce n'est pas pour ramener des gens et les envoyer balader. C'est réellement pour les recruter. Mais encore, faut-il recruter la bonne personne ? Tu n'as pas envie de recruter la mauvaise personne. Tu n'as pas envie de recruter quelqu'un. Puis après, quand tu poses la question plus tard aux gens avec lesquels ils travaillent, quand ils te disent « Ouais, mais bon, putain, depuis qu'il est venu, fouteur de merde, il n'est jamais là, toujours en retard, On passe notre temps à... Et c'est des trucs authentiques, ce que je suis en train de dire. On passe notre temps à corriger derrière. Le mec, s'il travaille pendant 2 heures, ça veut dire que c'est 20 heures de travail derrière lui pour nettoyer les pots cassés. Tu comprends ? Ces gens-là, je dois aussi les garder dans ma tête, dans mon cœur, dans ma conscience, quand je fais cet entretien. Alors voilà la responsabilité. C'est pour ça que je ne suis pas le rebeu sympa dans un entretien. Donc la personne arrive, bonjour, oui, voilà, merci, asseyez-vous. Vous voulez un verre d'eau ? Je propose le verre d'eau. J'attends pas qu'on me le demande. Je propose toujours le verre d'eau. Et après, il y a un entretien qui s'engage. C'est très artificiel. Il y a un entretien qui s'engage et au fur et à mesure, je me construis une idée de la personne. Alors, des fois, je vous donne un exemple où la personne m'avait regardé pensant que j'étais vraiment un monstre. C'était un recrutement qui se faisait devant un collège, un collège, un groupe si vous voulez, de personnes. Le gars arrive et il devait faire une présentation. Il devait faire une présentation technique, il avait un sujet libre. Il devait faire une présentation et les personnes qui étaient là posent des questions sur la présentation. D'accord? Et puis, il y a d'autres responsables moins techniques qui sont là pour écouter, prendre des notes et tout ça. OK. Le gars arrive, il rentre dans la salle. Il ouvre son ordinateur comme ça, très sympa, on le met à l'aise. Et là, il dit, voilà, J'aimerais vous parler aujourd'hui, j'ai choisi un sujet, un sujet que vous connaissez. Je travaillais pour une boîte qui fabriquait des systèmes de stockage de données. Et il disait stockage de données primaires. Et il disait, je vais vous présenter quelque chose que vous connaissez. Et paf, à l'image, il montre un de nos produits, un des produits de la compagnie. OK. Il est à la 30ème seconde de sa présentation. À la 30ème seconde de sa présentation, je dis « objection » comme ça, fort. Ça a choqué tout le monde parce qu'on n'attend pas d'objection au bout de 30 secondes. Littéralement, au moment où il a montré l'image, il dit « objection ». Il m'a regardé. Les gens, même les gens qui étaient de mon côté normalement, étaient un petit peu scandalisés quand on s'est regardé comme ça. « Qu'est-ce qu'il y a ? » J'ai dit, j'aurais préféré au lieu de nous présenter un produit que nous connaissons j'aurais aimé que vous nous présentiez quelque chose que nous ne connaissons pas alors après c'est parti en brouhaha lui oui je sais pas moi j'ai préparé ça tout ça je lui ai dit je suis pas convaincu voilà je suis resté là alors j'ai passé pour un monstre et je m'en rends bien compte d'accord pourquoi j'ai fait ça parce que Dans le panel qui était là, il y avait quelqu'un qui était expert dans ce produit. Et ce quelqu'un qui est expert dans ce produit ne prend pas de prisonniers. Quand il pose des questions, il y va à fond, il t'éclate. Et ce produit-là était très mal documenté dans les documents disponibles publiquement. Ça veut dire que ce gars, au moment où il a montré cette image, j'ai compris comment ça allait se passer. Et finalement, j'ai retiré mon objection, j'ai dit écoute, Il n'y a pas de soucis, vas-y, j'accepte. Go for it. Il a fait sa présentation. Il y avait plusieurs erreurs liées à des mauvaises données qui sont disponibles dans le public. Il a commencé à répondre aux questions. Le gars qui est expert dans ce produit a éclaté de questions. Il a défoncé dans les règles. Il a répondu faux, il s'est emmêlé les pinceaux, tout ça. Il est parti la queue entre les jambes, il n'a pas eu le job. Parfois le gars qui est coincé, il est peut-être aussi fair play. Tu comprends ? Il y a ça aussi. Il ne faut pas toujours... C'est un moment de tension. C'est un moment de stress pour tout le monde. C'est un moment de stress pour le candidat. Mais il ne faut pas croire que le recruteur est là dans une promenade de santé. Pour le recruteur, c'est aussi un moment de stress. C'est pour ça que tu peux... Et je te dis, c'est un recrutement humain. Donc tu peux percevoir que le recruteur, face à toi, et peut-être tout aussi flippé que toi, voire plus flippé que toi. Parce que toi, c'est quoi ? Toi, après tout, tu es là, tu as peut-être balancé des CV partout, tu as peut-être, je ne sais pas moi, cinq ou six opportunités d'aller faire ton pitch et peut-être te faire recruter ou pas. Ce recruteur, si ça se trouve, ça fait un an qu'il lutte avec son département de finances pour obtenir une position, il vient de l'obtenir. La prochaine, ce sera peut-être dans un an ou deux, il n'a qu'une cartouche. Il fait le mauvais recrutement et il est foutu. Il faut comprendre qu'il y a un stress aussi de l'autre côté. Il faut tenir compte de cela. Il faut rassurer. En tant que candidat, il faut rassurer. Tu as dit que tu as une compétence ? Rassure-moi sur cette compétence. Montre-moi que tu es là vraiment. C'est ça le truc. Rassure-moi. Aide-moi à t'aider. C'est ça un peu l'idée. Voilà, j'espère avoir un petit peu aidé à clarifier les idées de certains. Et puis, si vous avez des questions sur cette thématique ou une autre, n'hésitez pas à m'écrire. A bientôt mes amis.
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