
The speaker reacts personally and emotionally to the renewed allegations against Tariq Ramadan, framing the case as having a political dimension and comparing it to the DSK affair: long-known sexual behaviour resurfacing when convenient. The middle of the commentary retells accusers' testimonies—notably a woman referred to as "Christelle"—describing online contact, a Skype marriage, a hotel meeting, and allegedly extreme, degrading acts. The speaker questions the accusers' credibility, highlights their vulnerability or past ideological shifts, situates Ramadan as linked to Qatari influence in competition with Saudi Arabia, and predicts Ramadan will be publicly ruined though unlikely to receive a long prison sentence.
Bonjour mes amis, alors l'histoire Ramadan connaît un nouveau rebondissement et j'ai l'impression qu'elle va remplacer le Monopoly durant les semaines qui viennent parce que je pense qu'il y a beaucoup de choses, il y a beaucoup de tiroirs qui n'ont pas encore été ouverts. En tout cas, A titre personnel, c'est une histoire qui m'a choqué. Je vais vous dire pourquoi elle m'a choqué. Parce que j'ai grandi dans un environnement extrêmement islamisé, comme vous le savez, et je n'ai jamais placé une très grande foi dans l'intégrité des prédicateurs qui nous entouraient. Je savais que beaucoup parlent de religion d'un côté, mais on va dire qu'ils sont assez pervers d'un autre côté. Malheureusement, et ça, je ne sais pas comment l'expliquer, c'est qu'à chaque fois que des événements, même si cette perversité ou cette déviance a été amplement illustrée par beaucoup de faits divers dans le passé, à chaque fois qu'il y a une nouvelle pierre qui est rajoutée à l'édifice, je vis encore cela dans le choc. C'est très particulier, en fait. Je ne sais pas comment ça... Je suis sûr qu'en termes psychologiques, ça doit avoir un nom extrêmement épouvantable, mais vous voyez ce que je veux dire, c'est un peu ça. C'est un peu comme si... C'est un peu comme si tu as grandi dans une église qui a été touchée par le fameux scandale des abus sexuels. Et malgré tout, chaque fois que tu lis la news d'un prêtre qui a abusé d'un enfant, ça te rechoque encore. Je ne sais pas comment expliquer cela mieux au-delà. Enfin, Tarek Ramadan, cette histoire, je pense qu'elle a une dimension politique. Je ne veux pas la politiser par la force, mais je pense qu'elle a une dimension politique. Pourquoi ? Parce que les allégations sexuelles de son comportement sexuel, ça fait quand même bien, allez, on va dire 20-30 ans que ça dure. Je pense, à l'époque où ça a commencé, l'URSS était toujours là, était encore là. D'accord ? Le fait que soudainement aujourd'hui ça ressorte, c'est que moi je pense que c'est une sorte d'affaire DSK. DSK, son comportement au niveau sexuel était connu depuis toujours. C'est un secret de polychine. C'est la même chose pour Ramadan. où on a un intérêt soudain à le faire tomber, on l'utilise. Vous voyez ce que je veux dire ? Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas eu ça, on l'a inventé. Ce n'est pas cela. C'est que c'est des dossiers qui sont gardés sur chaque personne. Chaque personne, on connaît son point faible. On garde des dossiers. Et puis, au départ, pendant longtemps, on garde le silence parce qu'on a besoin que la personne continue à faire ce qu'elle fait. Ce n'est pas grave. Mais le jour où on a envie de la faire tomber, on utilise le dossier. Tout à coup, on découvre que bon, voilà. Tariq Ramadan représente l'islam du Qatar. Il faut comprendre que Tariq Ramadan, c'est le Qatar parce qu'il est comme cul et chemise. Je ne sais pas qui est le cul et qui est la chemise dans l'histoire, mais avec les dirigeants du Qatar et les prédicateurs du Qatar et tout ça, il y allait régulièrement et puis il ne s'en est jamais caché. Et en même temps, c'est quelqu'un qui est devenu de plus en plus influent. Il murmurait aux oreilles d'un certain nombre de dirigeants européens. Il les rencontrait, il les consultait pour l'islam et tout. Donc, il peut être vu comme quelqu'un qui va porter en avant l'influence de l'islam du Qatar. L'islam du Qatar est en compétition avec l'islam de l'Arabie Saoudite. Il faut savoir que l'Arabie Saoudite et le Qatar, ça ne va pas très bien entre eux depuis quelques mois. L'Arabie Saoudite ne peut pas juste yémeniser le Qatar. Elle ne peut pas juste aller bombarder comme ils l'ont fait au Yémen, qui est un endroit oublié des dieux et des hommes. Il y a beaucoup d'intérêts financiers, il y a beaucoup d'enjeux. Ils ne peuvent pas juste aller le vitrifier comme ça. Par contre, effectivement, en termes d'influence, c'est vrai que l'agent d'influence par rapport à l'Arabie Saoudite, vu de l'Arabie Saoudite, Ramadan serait l'agent d'influence de l'islam du Qatar et de la politique du Qatar. Donc c'est vrai que Il peut être au centre d'une guerre entre le Qatar et l'Arabie Saoudite. Le jour où il a été mis en garde à vue, le Qatar l'a déclaré personna non grata. Ça signifie qu'il n'est plus bienvenu au Qatar. Je pense que c'est un move du Qatar dont le but est de le sauver, en quelque sorte, parce qu'il le déclare personna non grata en espérant que l'Arabie Saoudite va lâcher un petit peu l'accélérateur là-dessus. Mais ça n'a pas marché, c'était un peu trop tard. Donc, revenons sur l'affaire maintenant. Je pense qu'elle a une dimension politique. Pour moi, c'est une affaire DSK. Est-ce qu'il va faire de la prison, de condamner à 15 ans de prison et tout dans le cadre du code pénal français et tout ? J'en doute. Je pense que ça va finir un peu à la DSK. Mais si vous remarquez DSK, Il est sorti effectivement, finalement, mais il est sorti sali. Et puis, sa carrière politique et tout a été brisée, a été cassée. Il a été mis hors d'état de nuire. Je pense que pour Ramadan, c'est pareil. Je pense qu'il finira dehors, mais il n'aura plus l'aura qu'il avait avant. Il ne pourra plus aller dans les universités, il ne pourra plus avoir l'influence qui était la sienne, il ne pourra plus avoir porte ouverte chez les différents dirigeants européens et tout ça. Alors, revenons sur les faits. Il a été accusé par deux femmes de viol. Et quand je dis de viol, c'est comme ça que ça a été qualifié, mais je pense que c'est faute de trouver un meilleur mot. Je vous explique. Quand vous demandez... Quand vous demandez aux personnes... Je vais la faire avancer tout doucement. Voilà. Et en fait, Il y a deux femmes qui ont porté plainte contre lui. Et leur témoignage rejoint le témoignage que j'ai lu dans la presse suisse, à l'époque où il était enseigné en université en Suisse. Il était sorti, des filles ont déclaré qu'il était sorti avec elle. Et je me rappelle de plusieurs témoignages qu'il disait où la fille en question dit j'étais consentante. Donc elle est sortie avec lui de son plein gré pour avoir des relations sexuelles de la part de la fille qui était consentie. Mais en fait, elles ont subi des trucs absolument extraordinaires qui dépassaient leur entendement, qui dépassaient le cadre de ce qu'elle croyait avoir consenti pour. Dans le cadre de ces deux plaintes qu'il y a contre lui, nous sommes exactement dans la même catégorie. C'est des femmes qui ne disent pas, j'étais tranquillement en train de faire du jogging ou autre, il a débarqué, il a sorti un couteau, il m'a violée. Ce n'est pas ça. Ce n'est pas cette vision d'épinal qu'on a souvent du viol ou ce viol très classique, très traditionnel qu'on connaît où quelqu'un va forcer une femme qu'il ne connaît pas ou qu'il connaît, mais qui va la forcer à des relations sexuelles alors qu'elle n'est pas consentante. Ce n'est pas ça. C'est des femmes qui, à la base, sont consentantes pour des relations sexuelles, mais elles vont obtenir bien plus que ce qu'elles ont consenti pour. C'est ça, en fait, l'idée. Je vous raconte. Le témoignage le plus net, le plus clair, c'est celui de cette femme qui se fait appeler Christelle, je pense. Alors, c'est un témoignage très intéressant. Elle raconte qu'elle est Elle est, juste pour vous situer rapidement, elle est d'origine, on va dire, chrétienne, elle est catholique. Et puis, à un moment donné, elle a un accident de voiture, elle se casse une jambe, en fait, elle en perd presque l'usage et elle circule avec une canne. Et elle se retrouve, je pense, désocialisée suite à cela. Vous savez, c'est très normal des personnes, suite à une séparation, un divorce, un accident, une maladie, un changement comme ça brutal dans ma vie, peuvent se retrouver diminués psychologiquement, affaiblis, désocialisés, ça arrive. À ce moment-là, comment ça s'intéressait à la communauté musulmane ? Parce qu'il faut savoir que l'islam a cet avantage-là, c'est qu'il est extrêmement communautaire. Il y a beaucoup de gens qui étaient seuls à un moment donné de leur vie, une fois qu'ils se convertissent à l'islam, ils vont soudainement se retrouver entourés. Ils sont invités, des gens viennent chez eux, ils rencontrent ce côté, on va dire, l'oukoum de l'islam parce qu'il y a une communauté qui te soutient et tout, qui n'hésite pas après à te faire des choses abominables, comme on va le raconter. Mais le truc, c'est qu'il y a ça, il y a ce côté-là. Et ça l'a attiré. Elle a commencé à lire les hadiths, comme elle dit, elle a lu le Coran, tout ça. Je pense qu'il a échappé à son attention, durant cette lecture, le rôle réservé à la femme dans cette idéologie. Donc, à un moment donné, elle dit qu'au hasard des échanges d'emails avec le groupe dans lequel elle était en ligne, elle rentre en contact avec M. Tariq Ramadan, s'ensuit, une histoire qui va durer des semaines ou des mois d'échanges électroniques. Et à un moment donné, elle se marie avec lui sur Skype. Il y a une sorte de mariage orphie qui se fait sur Skype. Je vous dis que l'institution du mariage est en très mauvaise posture, que ce soit chez les musulmans, comme je viens de vous le dire, ou bien chez les non-musulmans pour des raisons que je n'ai pas envie d'évoquer maintenant. Pour vous dire qu'elle s'est mariée avec lui sur Skype. Ça signifie que lui voulait faire les choses, on va dire. Il voulait être carré, non-obstance qui va suivre. Il voulait quand même être carré côté religion. Tout blindé, tout bétonné, c'est toujours une bonne chose. Alors. Elle vit une sorte de rêve, parce que je vous l'ai dit déjà dans la dernière vidéo, j'ai évoqué le caramadan. C'est quand même beaucoup de femmes dans les milieux musulmans, pardon. Beaucoup de femmes dans les milieux musulmans sont extrêmement amoureuses de lui, elles le trouvent séducteur, elles le trouvent beau, elles le trouvent attirant, tout ce que vous voulez. Donc, pour elle, elle est tombée sur l'alpha musulman, elle est tombée sur le top, le gros lot en quelque sorte. Et à un moment donné, elle va le rencontrer dans un dans un hôtel où il donnait une conférence. Souvent, une conférence arrive dans les hôtels, des salles et tout ça. Et la conférence était entre autres sur la Palestine. Je pense que je ne vais pas commenter plus que ça. Malgré la tentation que j'ai de commenter un petit peu sur comment la Palestine est utilisée littéralement pour baiser les gens. Vous l'avez compris, je pense. Et ce cas va l'illustrer de manière extrêmement graphique. Alors, on n'en dit pas plus. Alors, elle dit, toujours dans son témoignage, Elle est en train de discuter avec lui au lobby de l'hôtel. Et puis après, il sent qu'il y a trop de regards sur eux. C'est tout à fait normal, tout à fait logique. Jusque là, il est connu. J'imagine que beaucoup de gens qui viennent assister à la conférence passent la nuit à l'hôtel et commencent à les voir et tout. Les gens jazz, vous savez, les gens sont comme ça. Ils parlent beaucoup de nos jours. Ils viennent même en ligne faire des vidéos, discuter. Alors. À ce moment là, il lui dit mon temps à la chambre, on sera plus tranquille et elle va l'accompagner à la chambre. Alors. Jusque là, je pense que la nana, ça fait très longtemps qu'elle connaît le gars, qu'elle discute avec lui. Il y a une romance claire entre eux. Elle accepte un mariage, même futile, un mariage sur Skype. C'est un mariage quand même. Un jour, on se mariera par correspondance. Je veux dire, t'envoies la demande et on te répond comme quoi t'es marié. Et puis, elle vient le rencontrer dans son hôtel et elle décide de monter avec lui dans sa chambre. Donc, si vous voulez, si vous voulez, si j'étais jury, assis comme ça dans un tribunal, il est raisonnable pour moi de penser qu'il y a une attente, une possibilité de relation sexuelle, je pense, dans la tête des deux. Mais en fait, ça va au-delà de la relation sexuelle. Alors, elle dit qu'elle est dans la chambre, elle est sur le lit, Comme par hasard. Elle est assise sur le lit. Elle masse sa jambe. Je pense qu'elle avait constamment mal à la jambe. C'est normal. Et elle dit soudain, il est arrivé et était comme un monstre. Alors moi, j'aime pas la soudaineté de l'histoire parce que vous avez remarqué que depuis que je vous raconte depuis le début, on va crescendo. Personne n'a été choqué par l'évolution de l'histoire. On est crescendo depuis le début. Et soudainement, là, il y a une sorte de falaise, une sorte de coupure brutale dans le narratif, dans l'histoire. Quelqu'un m'a dit n'utilise pas le narratif, c'est un anglicisme. OK, il y a une coupure brutale dans l'histoire. Et on arrive soudain, le gars, il reçoit un message. Je pense. C'est personnel, je n'étais pas là, mais je pense que la victime a omis un certain nombre de détails qui auraient, peut-être à son sens, montré qu'elle avait un consentement pour des relations sexuelles normales. Peut-être qu'il y a eu des préliminaires ou des trucs comme ça. Mais elle, elle ne veut pas dire parce qu'elle a peur de, on va dire, de lui donner des arguments pour sa défense. Donc elle dit qu'elle était juste assise sur le lit, puis soudainement, il arrivait à échanger. Je n'aime pas la soudaineté de la chose. Toujours est-il que là, on s'en suit à des relations sexuelles extrêmement brutales, une attaque sexuelle très, très brutale, semble-t-il, qui finit par... Là, c'est très scabreuse ce que je vais vous dire. Vous bouchez les oreilles des enfants, mais c'est allé partout dans le journal. Je suis étonné que c'est par des prédicateurs extrêmement musulmans qu'on arrive à raconter ces histoires en public. Il a mis... à la fin de la chose, il la met dans la baignoire et il va uriner dessus. Ce genre de pratique, je pense, si la vidéo de la scène avait été enregistrée et postée en ligne, il y a énormément de sites de vidéos X qu'il aurait retiré, qu'il aurait modéré, qu'il aurait censuré. Juste pour vous dire, en fait, la personne va se retrouver au centre de pratiques sexuelles. D'ailleurs, j'ai du mal à appeler ça sexuel. Pour moi, c'est une abomination. Ça n'a rien à voir avec la sexualité. Mais bon, disons pratiques sexuelles, pour le moment, extrêmes, qui sont sur la domination, qui sont sur l'utilisation comme en cas d'urine et tout ça. Elle se retrouve, et je pense que c'est à cela que faisait allusion les filles ou les étudiantes qui étaient sorties avec lui, qui se sont retrouvées exposées à ce genre de choses. Elle disait, j'étais consentante, mais j'ai eu des choses, et certaines ont eu peut-être la pudeur de dire les choses aussi clairement. Vous savez, moi, pour les étudiantes en question, Je vous dis, même si je ne pense pas qu'elles ont mérité ce qui leur est arrivé, j'étais personnellement étudiant pendant longtemps. J'étais nourri de grecs et de latins, je vous l'avais dit. Nourri de grecs et de latins et j'ai failli mourir de faim, comme pour paraphraser Jules Valès. Mais toujours est-il que ça me... J'ai du mal, je me rappelle l'étudiant que j'étais, je savais que certaines filles couchaient avec des profs pour obtenir de très bonnes notes pendant que nous autres étudiants nous passions de nuit blanche à étudier. C'est vrai que j'ai du mal à avoir, on va dire, une pitié sincère, une sympathie sincère pour ce que ces filles ont subi. Vous comprenez ? Coucher avec le prof, c'est bien, mais au moins, et la décence, ne pas venir après, tenter de jouer sur notre fibre morale, jouer sur le fait que nous soyons des gens honorables et vouloir obtenir notre sympathie en racontant que tes turpitudes n'ont pas fonctionné comme tu l'aurais voulu. Tu vois ce que je veux dire ? C'est ça un peu. C'est un peu comme ça que je le perçois. Je suis désolé, ça a l'air un peu dur quand je le dis, mais c'est un peu ça mon sentiment par rapport à ça. Tu ne peux pas aller taper le prof et après dire que ça s'est mal passé. Parce que si ça s'était bien passé, je suis sûr que tu ne serais pas venu nous le dire. Enfin, nous vivons dans un monde un peu bizarre. Alors, cette femme qui s'appelle Christelle, dit qu'elle s'est sentie extrêmement mal par rapport à ce qui s'était passé. Et il lui aurait dit, écoute, ne lui berbite pas parce que ce n'est pas bien pour la cause, la cause palestinienne. C'est vrai que ce que je vous ai dit tout à l'heure de manière un peu graphique est justifié à plein de niveaux. Le truc, pourquoi je dis que ça va finir comme l'affaire DSK, parce que les deux femmes qui ont porté plainte contre lui, les deux étaient jusqu'à un certain point consentantes pour des relations sexuelles à la base. Ça, c'est le premier point. Deuxièmement, la première, il y a très peu de temps, était une salafiste extrême. Et aujourd'hui, elle est une féministe extrême. Elle est passée du... du fantôme complet, du voile et tout ça. Elle est passée à veste en cuir et tout, et je vais faire tomber le gars qui, à l'époque, était le gourou de ce que j'étais. C'est vrai qu'un témoin pareil, quand il arrive devant un jury, imaginons qu'il ne s'agit pas de Ramadan ni de quoi que ce soit, que je suis juste un jury assis comme ça. Si l'avocat de la Défense me présente comment le témoin était il y a deux ans et que je vois ce changement radical dans l'attitude du témoin, ce témoin-là ne va pas être vu comme quelqu'un de stable. D'accord ? Parce qu'il y a des changements extrêmes, rapides, fluctuants dans la vie de la personne. Elle est comme ça aujourd'hui, elle était comme ça hier, je ne sais pas comment elle sera demain. C'est vrai que la parole d'une telle personne est en général placée entre guillemets. La deuxième personne est officiellement vulnérable. C'est une personne qui souffre vraiment, j'ai lu son témoignage. Il y a une vraie souffrance, une souffrance authentique, c'est vrai. Mais en même temps, il y a une vulnérabilité. Et en général, la vulnérabilité, généralement, elle va à l'encontre de la crédibilité. C'est ça, le truc, c'est qu'elle a été... Elle est partie dans une histoire. Elle a... Elle était mal. Elle a eu une sorte de miroir aux alouettes. Elle a suivi cette histoire-là. Finalement, ça s'est mal passé. Elle a été soumise à des relations sexuelles extrêmes, dégradantes, alors qu'elle s'attendait à une romance, ou elle s'attendait à des relations qui soient dans la continuité de la romance en question. Donc, on peut facilement imaginer son amertume. De sorte que je pense personnellement qu'une fois devant un tribunal, avec un vrai juge, de vrais avocats et tout ça, le problème qu'il y aura pour l'accusation, c'est que cette accusation va reposer sur des témoins extrêmement volatiles. Un premier témoin qui est volatile, qui n'a même pas voulu l'affronter lors de la garde à vue. Donc l'affrontera-t-elle dans un tribunal ? Confirmera-t-elle ses dires face à lui ? Parce qu'à un moment donné, il va falloir... Il faut descendre dans l'arène, dire les choses tout en restant crédible. Il faut savoir que la personne qui dit qu'elle a été violée et la personne qui est là aujourd'hui face au tribunal ne sont pas les mêmes. A l'époque il y avait une salafiste et aujourd'hui il y a une féministe. Donc c'est vrai que si la féministe regarde ou juge la vie de la salafiste qu'elle était à l'époque, c'est vrai qu'il y a énormément d'éléments pour lesquels elle va avoir un jugement différent que ce qu'elle était à l'époque. Sauf que le jugement va se focaliser sur ce qu'a fait la salafiste, pas sur ce qu'en pense la féministe aujourd'hui. Alors que la féministe d'aujourd'hui pense que la salafiste a eu des relations dégradantes ou des relations qu'elle n'aurait pas dû avoir ou qu'elle a été manipulée ou autre, moi je veux bien. Sauf que c'est un jugement a posteriori de quelqu'un qui a changé de dimension intellectuelle, qui a changé de positionnement, qui a changé d'échelle de valeur. Donc c'est vrai qu'un tel témoignage, plus la volatilité du témoin qui est changée beaucoup comme ça, c'est vrai que ça laisse un peu sur sa faim. L'autre témoin qui est quelqu'un de vulnérable, officiellement vulnérable aussi, c'est vrai que Il y a des jours où cette lumière tient une demi-heure et d'autres où elle s'éteint toutes les cinq minutes. Donc, je disais que l'autre témoin va être également dans la même... va traiter également de la même manière. C'est vrai que... C'est vrai que l'histoire, la façon dont je la vois, je peux me tromper bien sûr, on verra, on verra dans les prochaines semaines, dans les prochains mois, L'histoire, pour moi, risque de finir comme celle de De Asca. Il peut finir dehors, ou il peut finir avec peut-être une peine d'amende, ou une peine réduite, ou des dommagements à payer aux femmes en question, ou autre. Mais je ne le vois pas faire 15 ans de prison, si vous voyez ce que je veux dire. Par contre, sa carrière en tant que porteur de l'islam du Qatar et tout ça va se terminer. Maintenant, ça ne veut pas dire que l'islamisation de l'Occident sera ralentie pour autant, non. C'est un des perdus qui se sont retrouvés. Les prédicateurs, il y en a à l'appel. Il y en aura d'autres. Enfin, je vous laisse mes amis. Merci d'avoir été là. Je reviendrai demain ou après-demain pour un commentaire hebdomadaire de news. A bientôt.
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