
This is a YouTube video titled "Tensions USA Iran (affaire Qassem Soleimani)" created on January 5, 2020. The content is a monologue in French discussing the international tensions between the USA and Iran following the assassination of General Qassem Soleimani. The speaker reflects on geopolitical issues, the role of the US military-industrial complex, European instability, and broader historical and social themes. The video is a personal commentary rather than a dialogue or interview.
Bonjour mes amis, première vidéo de 2020, ça chauffe beaucoup sur la scène internationale. Je fais allusion à ces tensions entre l'Iran et les États-Unis. Il y a beaucoup de gens qui m'ont écrit pour me demander mon avis sur cette histoire de l'assassinat du général iranien Souleimani, je pense. Il s'appelait Souleimani. Je dois d'abord faire un aveu, un aveu d'ignorance. Contrairement à beaucoup de gens sur Twitter, contrairement à beaucoup de gens sur Facebook, Moi-même, je n'avais jamais entendu parler du général Soleimani il y a 48 heures. Littéralement, j'ai appris à la même seconde qu'il existait et qu'il était mort. D'accord ? Donc, je ne connais pas sa vie, je ne connais pas son actif, je ne connais pas plein de choses que je ne connais pas de lui. Par contre, il y a un truc qui me frappe quand même, c'est le privilège de l'homme blanc, pour commencer. Et c'est quand même extraordinaire que T'as Trump qui est capable d'envoyer une bombe sur un type. C'était pas en Floride. Le gars n'était pas en Floride, il était dans un pays étranger. Il envoie une bombe sur un étranger dans un pays étranger et puis il le traite de terroriste. Je veux dire, ça, c'est ça, c'est quand même un privilège de l'emploi. Parce que regardez, regardez, nous faisons des vidéos, moi et d'autres, nous faisons des vidéos sur l'islam, nous critiquons des fois certains aspects théologiques de l'islam. Et franchement, même quand on critique les partis qui incitent à la violence, qui incitent au djihad, qui incitent à l'assassinat, nous devons faire extrêmement gaffe, parce que le moindre écart est sanctionné. Au moindre écart, on nous bloque. Au moindre écart, on nous traite d'islamophobes. Alors que là, le gars, il te flash un musulman, enfin un groupe, ils étaient un groupe, qu'il ne menaçait même pas, à des milliers de kilomètres de chez lui, et puis il le traite de terroriste, et puis voilà. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est un peu... C'est... On va dire... Personnellement, je vous dis un petit peu mes penchants, mes orientations. Sur Trump, je suis réaliste. D'accord ? Je ne suis pas à genoux devant Trump. Je ne suis pas non plus... Je ne fais pas des phobies de Trump. Quand il fait un truc bien, je le constate. Quand il fait un truc avec lequel je ne suis pas d'accord, je le dis aussi. Par rapport à l'Iran, Par rapport à la population iranienne, j'ai beaucoup d'amitié et un a priori très favorable envers la population iranienne. J'ai un a priori très défavorable envers le régime iranien. Mais en même temps, au-delà de ces a priori, il faut réfléchir plus loin. Nous sommes en Europe. En Europe, on n'a pas pu faire face au terrorisme sunnite. On n'a pas pu faire face aux vagues de migration liées à la déstabilisation de la Libye, à la déstabilisation de la Syrie, auxquelles les différentes capitales occidentales ont joué un rôle. Vous prenez très officiellement Hollande, François Hollande, président de la République française précédent, il a quand même admis que des armes ont été livrées à Daech, des armes ont été livrées à des groupes terroristes, qui ont eu d'ailleurs une excellente presse, tout le monde a pu le constater. Rebelles modérés, c'était des sauveteurs face au boucher Assad. Résultat, on se retrouve dans les villes européennes, avec des milliers et des milliers de migrants qui débarquent pratiquement au quotidien. Et l'Europe fait quoi face à ce déluge ? On va faire quoi ? On va les répartir et leur donner des papiers. Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ? Voilà le truc. De sorte qu'aujourd'hui, vous prenez un pays comme la France. Il y a 48 heures, un converti, une religion que je ne vais pas citer, a demandé à des gens dans la rue Il était à Villejuif, comme par hasard. Villejuif, ce n'était pas la ville musulmane. Il a demandé aux gens de réciter des prières en arabe, et ceux qui étaient incapables de réciter des prières en arabe ont été égorgés, ont été tués au couteau. Donc, voici une république dite laïque, moderne, 2000 ans d'histoire documentée, puissance nucléaire, fait partie du G7, dans les rues, aujourd'hui, en 2020. On demande à des gens de prier en arabe, s'ils ne sont pas capables de prier en arabe, ils se font les gorgées. Ce n'est pas la première fois que c'est arrivé et je ne pense pas que ce soit la dernière. Voici où nous en sommes aujourd'hui. Ça signifie qu'on est incapable, en Europe aujourd'hui, on est incapable de faire face aux réalités de ce monde. On est incapable de faire face aux déstabilisations qui arrivent, même à des milliers de kilomètres de là. Aujourd'hui, on va les subir dans la rue, de sorte que Je suis extrêmement inquiet quand je vois Trump, qui va à l'autre bout de la planète par rapport à son pays, foutre la pagaille. Parce que le résultat net, parce que ces régions sont des régions extrêmement instables, et on a vu ces dernières années que chaque fois que par jeu politique ou par intérêt ou par vice ou autre, on a été intervenir là-bas. Qu'est-ce qu'on fait ? On obtient un retour de flamme sur la figure. Et je n'ai pas envie que ça arrive. Surtout que je sais que je vis sur un continent qui n'est pas capable de faire face à des déstabilisations autour. D'accord ? Donc ça, c'était un point que je voulais absolument faire passer. L'autre point, vous savez, je suis extrêmement Je vais vous le dire tel que je le pense. Si tu veux attaquer un type, tu veux attaquer un gars en disant je l'attaque pour son pétrole ou je l'attaque pour son argent ou je l'attaque pour augmenter les actions des compagnies d'armement américaines ou je l'attaque dans une vision impérialiste ou je l'attaque pour encercler la Russie ou autre. OK. Moi, je comprends ces discours. Je comprends ces discours. Les humains sont en train de se faire tuer, de tuer les uns les autres. Pratiquement, si tu prends l'image biblique d'Abel et Caen. Abel et Caen, ils étaient combien sur Terre à cette époque ? Il y avait la planète. Ils étaient cinq ou six personnes. C'est une légende. Mais bon, on se comprend. C'est une image. Ils étaient quelques-uns sur Terre. D'accord ? Ils n'étaient pas empilés les uns sur les autres dans des villes où il y a des millions d'habitants. Ils étaient quelques-uns sur Terre. Chacun aurait pu prendre un continent. Non, il a fallu que Kaan tue Abel. D'accord ? Donc, c'est une image biblique, mais qui nous dit que jusqu'à maintenant, ça continue. Ce que je n'aime pas, ce que je n'aime pas, ce que je n'aime pas, c'est quand quelqu'un tue l'autre en disant que l'autre était était un monstre, était un boucher, et puis que lui-même, le tueur, lui qui écrit l'histoire, lui qui est vivant, lui qui est dans son bureau, il l'a fait pour la justice, il l'a fait pour l'amour, il l'a fait pour la paix, il l'a fait pour sauver des gens, il l'a fait, il l'a fait. Ce discours-là, il y en a un qui est pur, il y en a un qui est dans la pureté de la race ou dans la pureté de l'être, et qui fait face à quelqu'un en face qui n'a pas le droit de vivre parce que lui représente quelque chose, une forme de vie qui n'aurait même pas dû exister sur Terre, ce discours, moi, il m'effraie. Ce discours, je ne l'aime pas. Ce discours, je n'y adhère pas. D'accord. Vous savez, nous sommes tous, pour rester dans les images bibliques, nous sommes dans cette région du monde soumis à ce commandement d'aimer l'autre, et d'aimer l'autre en particulier quand il est... d'aimer l'ennemi, d'aimer celui qui est pauvre, celui qui est vil, celui qui est moche, celui qui est pauvre. L'idée, si vous voulez, c'est qu'on ne veut pas, parce qu'à cause de l'égo démesuré dans lequel nous vivons, dans cette région du monde aussi, c'est que nous avons oublié que peut-être celui, le vil, le pauvre, l'ennemi que nous cachons est peut-être à l'intérieur de nous, d'accord ? Et c'est cet ennemi-là, ce pauvre-là, ce vil-là, que nous serions prêts à rejeter, d'accord ? Que nous serions prêts à renier, même pas trois fois, mille fois, avant que le coq ne sonne le matin, d'accord ? Ou ne chante le matin. Et même si cet ennemi intérieur, ou ce moche intérieur, ou ce pauvre intérieur venait habillé sous les habits de Dieu lui-même, ou venait habillé sous les habits du Fils de Dieu lui-même, nous serions prêts à le rejeter. D'accord ? Et peut-être que nous devrions regarder en nous-mêmes avant d'aller vers des histoires simplificatrices, de traiter les autres d'eux, d'eux, d'eux, d'eux, jusqu'à arriver de manière ultime à traiter les autres de choses, ou de les déhumaniser à tel point de dire qu'ils n'ont pas le droit de vivre. D'accord, ça c'est un point important. Vous savez, si l'Iran avait frappé, avait fait exploser la voiture d'un général américain qui visitait le Mexique, l'Iran aurait été extrêmement mal placé en ce moment-là pour dire que c'était un terroriste. Je veux dire, attends, qui a la bombe, qui est mort, tu comprends ? Mais aujourd'hui, Celui qui est vivant écrit l'histoire. Mais en réalité, en réalité, ça a toujours été comme ça. Regardez, moi, je viens d'Algérie. Beaucoup d'Algériens sont très fiers d'avoir éjecté la France et ils disent nous sommes fiers et nous sommes algériens. Et puis voilà, et bien fait pour la France. Nous avons viré les Français. OK, c'est l'histoire qui a été faite comme ça. Mais si, par exemple, aujourd'hui, les rues algériennes portent le nom de qui? Portent le nom des gens qui ont aidé à éjecter la France. Mais imaginons qu'en 1962 l'histoire avait été écrite autrement. Imaginons que la France était restée jusqu'à maintenant. Les Algériens seraient fiers d'être quoi aujourd'hui ? Ils seraient fiers d'être français. Et puis les rues algériennes, il y aurait quoi sur les rues ? Il y aurait les noms des gens qui avaient participé à garder la France. Il y aurait les noms de Harki par exemple. OK, OK, je sais que beaucoup de gens n'aiment pas cette image. Je vous donne une autre. Imaginons que la France n'était pas venue en Algérie en 1830 et que les Turcs étaient restés. Les Algériens seraient fiers d'être quoi aujourd'hui ? Ils seraient fiers d'être Turcs. OK, je m'appellerais Mehmet et puis je servirais des bières à des touristes allemands sur des plages d'Oran et d'Alger et je serais fier d'être Turc. OK, c'est ça, c'est le... Je dis ça des Algériens, bien sûr, je les ai pris comme exemple. Mais c'est pareil pour les Français, c'est pareil pour les Suisses, c'est pareil pour les Finlandais. L'histoire s'écrit toujours a posteriori. Et en fait, une fois qu'elle est écrite par les gagnants, par les forts, par ceux qui ont le pantalon, par celui qui est mort, c'est celui qu'on ramasse à la cuillère, etc. Il paraît que c'est Général, on a trouvé que l'Alliance. Je veux dire, vous comprenez ce que je veux dire. C'est pas lui qui va écrire l'histoire. Il n'est pas en mesure de le faire. Donc elle est écrite toujours par les victorieux qui vont dépeindre Si vous remarquez, trouvez-moi une guerre injuste, s'il vous plaît. Cherchez dans l'histoire une guerre injuste, une guerre qui a été gagnée, pas une guerre injuste. Trouvez-moi une guerre qui a été gagnée par le camp injuste. Ça n'existe pas. Toutes les guerres ont eu un happy end. Toutes, sans exception. Toutes. Ça veut dire quoi? Alors, soit la guerre est une très bonne chose et que chaque fois la guerre rétablit la justice sur Terre, que c'est toujours le côté du bien qui gagne. Au bien, au bien, au bien. c'est peut-être le côté gagnant qui écrit toujours l'histoire en disant le côté du bien a gagné, et le bien c'est moi, d'accord ? En réalité c'est ça, c'est que toutes les guerres qui ont servi à redessiner des frontières, qui ont servi à changer des cours de la marche de l'humanité, à le dévier ou le changer ou autre, des petites ou des grandes guerres je parle, Finalement, finalement, elles ont été gagnées par le compte du bien. Voilà, ça, c'est important. Et donc, je vois cette rhétorique aujourd'hui encore chez les Américains. Et je vais vous dire un truc. À l'époque des élections américaines, j'avais soutenu Bush, Trump face à Hillary Clinton. Franchement, si je devais revenir en arrière, je soutiendrais personne. Et les prochaines élections, je soutiens personne et je touche plus à la politique américaine. Je ne vais plus me mêler dans le sens, pas ne pas commenter ou analyser ou autre, mais dans le sens de ne pas avoir la naïveté de croire qu'un candidat est meilleur qu'un autre, qu'un candidat suivra un autre chemin que l'autre. J'ai l'impression que les présidents américains sont une façade pour un système plus puissant, pour un système d'État profond, pas nécessairement très profond des fois, de groupe d'intérêt, de groupe de pression. et que le locataire de la Maison Blanche est obligé de satisfaire tout le monde. Donc là on a Trump qui aujourd'hui est obligé de satisfaire la partie, on va dire l'aile conservatrice de son, pas nécessairement de son électorat. Ce n'est pas l'électorat moyen. Je ne parle pas de l'Américain qui va voter. Je parle de l'Américain qui finance. Je parle de l'Américain qui détient des actions dans des sociétés d'armement et tout. Et il a besoin, il a besoin de lancer une guerre. Il ne peut pas, lui, échapper à cela. C'est un déterminisme aux États-Unis parce que le business model de l'armée américaine n'est pas le même que celui de l'armée suisse ou de l'armée française ou autre. Les armées de tous les pays du monde sont conçues pour protéger ces pays. Donc l'armée française protège la France, l'armée suisse protège la Suisse, l'armée algérienne protège l'Algérie, et ainsi de suite. C'est des armées qui sont conçues pour ça. L'armée américaine n'est pas conçue selon ce business model. L'armée américaine est une entreprise parce que OK, le coeur lui-même est une organisation publique, mais il y a tellement d'entreprises sous contrat avec l'armée américaine que tu peux parler d'un conglomérat militaire ou industriel. Et ce conglomérat, il a besoin de travailler. Il a des investissements en cours. Il a des millions de gens qui travaillent pour et donc. Il n'est pas là pour défendre les États-Unis. Ce n'est pas son but, ce n'est pas sa manière de travailler. Il a besoin constamment d'avoir des guerres pour pouvoir continuer à investir. En réalité, c'est l'argent imprimé par les États-Unis, c'est l'argent des contribuables qui doit, par le biais d'une guerre qui n'est finalement qu'un prétexte, arriver dans les poches des grands financiers qui tiennent, qui sont derrière ces entreprises. C'est une véritable industrie de guerre. Il y a des gens qui se réveillent le matin pour aller à la guerre, pour aller travailler. Le gars, il va au bureau, il est dans le contexte d'une guerre. Tout le temps, tout le temps, tout le temps. Et ça, ça ne s'est pas arrêté, ça ne s'est pas démenti, pratiquement, depuis la Deuxième Guerre mondiale. Sans arrêt, une guerre après l'autre, une guerre après l'autre, quand ce n'est pas plusieurs en parallèle. Et ça, ce n'est pas une chance, ce n'est pas un hasard, ce n'est pas une malédiction, c'est une politique. C'est quelque chose de voulu. Vous prenez d'autres pays dans le monde, Ils ont des fois été impliqués dans des guerres, mais ils ont eu des périodes de paix. Et si je regarde l'ancien monde, je ne parle pas d'aujourd'hui, il y a eu des époques jusqu'à un millénaire sans une seule guerre. Mais aujourd'hui, ça devient éternel. Et en plus, si vous regardez, les Américains ont bougé vers un système où ils ont défini des guerres non gagnables. Ça signifie que des guerres sans objectifs clairs, des guerres avec des objectifs extrêmement vagues, pas précis, où l'ennemi n'est pas clairement défini ou autre. Et en réalité, c'est des guerres qui sont faites pour s'éterniser, s'éterniser, s'éterniser. Et c'est beaucoup d'argent, c'est énormément d'argent. L'Américain moyen, lui, l'Américain de base, celui qui a une petite maison avec un petit terrain vert et un drapeau américain devant, lui est conditionné, lui est conditionné à donner son enfant le voir partir avec un joli uniforme, le voir revenir dans une caisse avec un drapeau et une médaille, et puis avoir sa photo au-dessus de la cheminée, ou bien le voir revenir avec une jambe en moins ou un bras en moins et aller être soigné dans des hôpitaux pleins de rats et tout ça, il y a eu des scandales énormes sur ces hôpitaux où ils soignent les vétérans, ou bien le voir revenir peut-être sain de corps mais pas nécessairement d'esprit, D'accord ? Et ils ont cette malédiction-là au niveau de leur société. Alors aujourd'hui, c'est l'Iran. Demain, ça serait le Tadjikistan, ou ça serait le Liban, ou ça serait n'importe quel pays, ou ça serait l'Égypte, ou ça serait le Maroc, ou l'Algérie, ou le Sénégal. Pour le moment, ils ont trouvé que c'était l'ambiance, et je veux dire, les pays musulmans sont assez faciles. Il suffit de les accuser, comme par exemple hier, le vice-président Pence, le vice-président américain, Il a dit que l'Iran était impliqué dans le 11 septembre. Là, je dois dire à nos adversaires gauchistes, que je critique souvent, je dois leur accorder un point, qu'il y a du crétinisme à la Maison Blanche. C'est vrai qu'ils ont traité souvent Trump et Pence de crétins. Mais là, voyant que Pence confond entre les chiites iraniens et les saoudiens qui pilotaient les avions du 11 septembre, et accuser les Iraniens parce qu'il ne peut pas accuser les Saoudiens parce que c'est les copains de son boss. Je veux dire, là, ça confine vraiment à quelque chose d'assez inusité, on va dire dans la politique. En tout cas, en tout cas, à ce niveau-là, je peux comprendre. J'ai failli dire, je peux comprendre que je n'aurais pas dû ne dire pas ça. J'ai failli dire, j'aurais compris que Ségolène Royale sorte un truc de cet acabit là, mais je trouvais extrêmement méchant pour elle. Je me suis dit non, ne dis pas un truc comme ça parce que finalement, c'est un coup facile. D'accord, c'est facile, mais je m'occuperai d'elle en temps voulu. Cette ambassadrice d'épaule avec ses histoires et tout ça. En tout cas, revenons à nos moutons, à nos bourricots plutôt. C'est... Qu'est ce que vous voulez? C'est la suite. Nous sommes dans une continuité, tout simplement, d'actions impérialistes, belliqueuses, initiées par les États-Unis. Il n'y a rien de nouveau réellement sous le soleil. Mais ce qui m'inquiète réellement, peut-être dans une vision égoïste, c'est les répercussions qu'on va avoir en Europe, parce que j'aurais souhaité que Trump aille faire ce merdier à côté de chez lui, qu'il aille le faire au Mexique. Pardon les Mexicains qui écoutent, mais j'aurais voulu qu'il aille le faire près de chez lui. Mais en fait, non, il vient le faire de ce côté-là du monde. Lui est protégé par deux océans de chaque côté. Par contre, le merdier humain, le merdier social, le merdier économique va frapper de plein fouet l'Europe qui est pratiquement à moitié à genoux, qui a déjà un pied par terre. Vous savez, je vais vous dire un truc et je pense que je vais finir sur ça. Je suis extrêmement inquiet pour les pays européens. J'ai choisi l'Europe comme terre d'asile, mais je constate que ces pays sont en plein déclin. Et peut-être je vais... Contrairement à ce que disent des gens comme... C'est un ami, Pierro San Giorgio, par exemple, quand il parle du collapse de la civilisation occidentale, des fois, il le définit comme un événement, alors que moi, je le définirais plutôt comme un processus. C'est peut-être la différence qui est entre lui et moi. Et c'est une différence qui tient sur un détail. D'accord, c'est juste nous parlons réellement d'un détail. C'est un processus, un arbre qui meurt dans la forêt. Si un arbre meurt dans une forêt, tu viens le matin, tu ne vois rien. L'arbre continue d'être un arbre. mais il va se dégrader progressivement. Progressivement, une partie de son feuillage ne sera plus là. Ses branches vont commencer à dessécher, il va commencer à se fissurer, il va commencer... Mais la mort, c'est réellement l'instant où il est mort. À l'instant où il est mort, il est récupérable, c'est fini. Mais il va mettre un bon moment, il rentrera dans un processus de déclin. J'ai l'impression que l'Occident est mort dans le passé et que nous sommes aujourd'hui dans un processus de déclin. Vous allez voir qu'on vit plutôt sur des acquis, des acquis historiques, Mais la qualité de vie est en train de revenir en arrière, la qualité de l'art, la qualité des métiers, l'économie. Des entreprises ferment, des entreprises qui étaient là depuis 200 ans sont en train de fermer, puis des métiers disparaissent, sont exportés à l'étranger. On a aujourd'hui une culpabilité qui fait que l'Occidental n'ose plus exister, n'ose plus se reproduire, n'ose plus poser son empreinte sur le sol. D'accord ? Hier, la semaine dernière, Un tribunal, ici la justice britannique, a reconnu le véganisme comme une forme de religion, comme une forme de caractéristique protégée. D'accord ? Aujourd'hui, tu critiques un végétarien, ça serait un discours de haine. Et ça, ça a été initié par un type, par un occidental qui, un blanc, ça c'est pas que lui, qui ne voulait pas prendre le bus pour aller au travail parce qu'il avait peur que le bus, en roulant, tape ou tue des mouches ou des moustiques. Donc, il ne voulait pas prendre le bus. Je veux dire, moi, je te conseille un truc. J'espère qu'il n'y a pas des étudiants qui nous écoutent là. Mais si t'es psy, si t'es psy, je veux dire, juste prépare ta reconversion dans d'autres choses parce que pratiquement tous les dérangements possibles, tous les dérangements mondiaux possibles et imaginables sont en passe de devenir une normalité. Juste ferme tes livres parce que bientôt même la schizophrénie, les délires paranoïdes et tout seront considérés comme juste un état de conscience original et non orthodoxe. C'est tout. Il n'y a plus de fou, il n'y a plus de détraqué, il n'y a plus rien. Il n'y a que des gens intolérants, il n'y a que des gens qui stigmatisent, il n'y a que des gens qui ne comprennent pas l'autre. C'est tout. Et puis même le détraqué qui prend un couteau, qui te tue, ben écoute, t'as qu'à ne pas stigmatiser. Si tu ne stigmatises pas, ça n'arrive pas, ces choses-là. Enfin, voilà mes amis, je crois que j'ai tout dit. J'espère qu'il y avait un fil conducteur à cette vidéo, parce que j'ai l'impression que ça partait dans tous les sens, mais vous m'avez compris quand même. Parce que des fois, même si on comprend pas chaque chose ou chaque chose, on a du mal à voir où elle s'inscrit dans l'image. Mais quand on prend la totalité, on comprend mieux. Je crois que ces choses-là doivent être analysées sous l'angle de la totalité. Il ne faut plus focusser sur un événement en particulier, mais il faut dézoomer parce que quand on te prend un événement comme ça, les médias et tout ont tendance à te le mettre dans la figure comme ça. Tu ne vois rien en fait, tu ne vois rien du tout parce qu'on va te le mettre sous la figure. Mais je t'invite à dézoomer, dézoome, dézoome, dézoome, dézoome. Prends l'histoire sur une plus longue période de temps et tu vas voir Un certain nombre de phénomènes qui se répètent, tu vas voir un certain nombre d'histoires surannées, répétées, répétées, répétées sans arrêt. Voilà mes amis, je vous laisse et puis je reviens une autre fois.
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