
A French speaker maps radicalization as a staircase of factors—family, prisons, social media, imams—that push many people to 80% on a radicalization scale. From there, a small catalyst can tip them to terrorism. Security theater at train stations won't work; you have to drain the ideological swamps.
Bonsoir mes amis, j'ai un temps assez court pour faire cette vidéo. Donc je vais aller droit au but. Je voulais vous parler de radicalisation. Je voulais parler de ce problème de radicalisation tel qu'il est compris et en fait tel qu'il est en réalité. Alors le problème de radicalisation est compris comme ça. Je vous montre un petit peu ce petit schéma que j'ai fait. Donc on est en bas, on a zéro. Ça, c'est M, c'est là où on met en place ce qu'on appelle les musulmans modérés, n'est-ce pas ? Lui, il y a zéro niveau de radicalisation, ça signifie qu'il est contre la violence, contre le terrorisme, il est contre le djihad, il est contre l'État islamique, contre le califat, contre les excès en tous genres, n'est-ce pas ? Et donc lui il est à 0%, on serait à 0%. Et puis on a là la barre où c'est écrit T, que représenterait donc 100%. T c'est un terroriste. Et à 100%, il est prêt donc à passer à l'acte et tuer. Et donc, pour passer de 0 à 100, il faudrait qu'il y ait des mosquées, des sortes de mosquées, on va dire, où il y a des imams, des imams, comment on les appelle, des imams intégristes, qui façonneraient les esprits des gens pour les ramener donc de 0 à 100. Et donc on pourrait par exemple fermer certaines mosquées ou expulser certains imams et ça réglerait la problématique. Ou tout du moins ça la réglerait en grande partie. Parce que même les gens qui sont derrière ces solutions ne se font pas réellement d'illusions. Alors, je vous montre un petit peu la réalité sur le terrain telle qu'elle est parce que vous savez bien que Ce qu'on appelle le modéré, ça signifie le modéré par opposition à l'extrémiste terroriste. Celui qui ne commet pas des attentats, ça ne veut pas dire que nécessairement il est contre l'idée d'attentat. Ça ne veut pas dire qu'il n'a pas de sympathie ou de complaisance, voire même un soutien affiché pour les attentats. Vous savez bien, il y a des gens qui ne veulent pas participer à des actions terroristes parce que c'est pas qu'ils soient contre au fond mais juste que sur le moment ils préfèrent vivre et préfèrent faire autre chose mais c'est dans cette population là que vont se recruter les tueurs de demain et cette population malheureusement est extrêmement large alors je vous montre un petit peu comment ça marche je vous montre un petit peu ma vision du point de vue sécuritaire du terme tout simplement elle ressemblerait plutôt à ça d'accord donc on a On a ce qu'on appelle le modéré, n'est-ce pas ? Donc le modéré, lui, je le placerai à 80% sur l'échelle de radicalisation. Et puis vous avez le terroriste. Lui, il est à 100%. À 100, il tue. À 80%, il ne tue pas. Mais à 80%, par exemple, il est capable de siffler une minute de silence pour des victimes. Il est capable d'aller sur des réseaux sociaux et a affiché son soutien pour le terrorisme. Il est capable de pourrir la vie à ceux qui cherchent à lutter contre le terrorisme, contre les idéologies terroristes. Il est capable d'allumer un pétard six heures après un attentat, juste pour effrayer la population qui est déjà effrayée, et puis profiter un petit peu du reste de peur ou d'angoisse qu'il y a pour, à bas prix, au prix d'un pétard, Essayez de créer de la peur encore, vous comprenez ? Et des gens correspondant à ceux des étudiants qui même sortent des classes quand il y a des minutes de silence, des choses comme ça. C'est cela que j'appelle moi les modérés. Là-dedans, si vous voulez, ils ne sont pas prêts maintenant à tuer, en l'état, ils ne sont pas prêts à tuer, mais ils n'en sont pas loin. C'est-à-dire que Ils sont dans la zone des 80% environ et il ne leur faut pas grand chose pour aller vers le 100%. Et à ce moment-là, une fois qu'ils sont au 100%, il suffit que quelqu'un leur mette le marché entre les mains et c'est parti. Et ce qui se passe, c'est que c'est pour ça que très souvent, vous entendez parler les services de sécurité dire il s'est radicalisé très vite. D'accord. Pourquoi très vite? Parce que si vous pensez qu'il part de zéro à 100, effectivement, le chemin est lent et effectivement, vous pouvez pas vous attendre à des radicalisations fulgurantes. Par contre, quand beaucoup sont dans cette zone où ils sont assez proches de ce qu'il faut pour passer à l'acte, effectivement, la radicalisation est très rapide. Ça peut prendre quelques semaines. Il suffit de rencontrer ce qu'on appelle un catalyseur qui va rajouter ce petit bout, ce petit chouïa qui manque pour le ramener là où il faut. L'idée c'est qu'on pense qu'ils vont de là à là par le truchement d'un imam radical. En fait c'est beaucoup plus compliqué que ça. Je vous montre le cheminement vers les 80%. Le cheminement vers les 80% il serait plutôt fait comme ça. Il est fait en escalier. Alors, chaque case va représenter une avancée vers le haut, une avancée vers plus de radicalisation. J'ai mis en premier F, la famille. La taille des cases ne représente pas nécessairement leur proportion réelle. dans la radicalisation. Par exemple, là j'ai mis la famille semble représenter 20% ici ou 10% ici. Il faut savoir que là, la taille de ces cases va vous créer la différence entre les histoires individuelles de chaque terroriste. C'est pour ça qu'il est très dur de trouver un schéma, on va dire, que vous pouvez coller à tout le monde parce que la taille de ces cases, d'accord, va varier. Certains, La famille compterait peut-être à 50%, dans d'autres, la famille compterait à 0%. Ceux, par exemple, qui viennent de familles qui n'étaient pas à la base, même pas musulmanes, ceux qui sont convertis, par exemple. Vous ne pouvez pas dire que sa famille a joué un rôle dans sa radicalisation islamiste, parce que sa famille n'était même pas musulmane à la base. Donc la famille, vous lui mettrez zéro. Par contre, il y aura d'autres éléments qui rentrent en compte. dans lesquelles vous allez pouvoir retrouver une justification de leur chemin de radicalisation. Donc, par exemple, j'ai mis les réseaux sociaux, j'ai mis les médias. Vous savez, les médias, je ne parle pas de TF1 ou de France 2, je parle d'aujourd'hui. Vous savez qu'il y a des chaînes satellitaires qui émettent un petit peu depuis partout dans le monde et qui racontent ce qu'elles veulent. Elles ne passent pas par le CSA. Vous comprenez ce que je veux dire ? Vous n'allez qu'avoir ces petites antennes qui fleurissent un peu partout. Et ce que ça vous permet de capter, c'est assez, assez ahurissant. Alors donc, il y a les familles. Donc, il y a des familles que je vous ai dit ça déjà plusieurs fois. Il y a des familles qui sont comme des sectes apocalyptiques. Donc, tu vas faire quoi? Tu vas leur enlever les enfants? Tu vas fermer la famille? Comment? Comment tu vas faire ça? Ce n'est pas traité par l'histoire des imams radicaux. Alors bon, bien sûr, il y a les imams radicaux qui jouent un rôle, mais il ne faut pas. penser qu'ils sont l'alpha et l'oméga, ils font partie, on va dire, de tout un mécanisme. C'est pour ça que c'est un mouvement extrêmement puissant qui commence vraiment, je pense, le plus souvent il commence dans l'enfance. Pour moi, la famille joue un rôle absolument important là-dedans. Donc, ça peut être aussi des passages en prison qui peuvent rajouter une case de radicalisation, ça peut être Ça peut être énormément de choses comme ça qui, chacune, vient rajouter une couche à la personne. Et à la fin, vous allez obtenir justement la personne qui est radicalisée à 80% et ça peut être une personne qui a 15 ans. Ça n'a pas besoin d'être une personne extrêmement âgée. Ce chemin peut se parcourir extrêmement vite. Il suffit que la personne grandisse dans l'environnement qu'il faut et puis fréquente 2-3 sites web et rencontre 2-3 personnes et puis c'est fini. D'accord ? Donc c'est pour ça que c'est extrêmement difficile de lutter contre parce que vous avez énormément de canons qui travaillent contre vous et en fait les français si vous voulez les systèmes français s'est fait vraiment entuber complètement parce que la france a ouvert si vous voulez ont ouvert une boîte de Pandore en quelque sorte. Ça signifie qu'ils se sont mis dans un système qui est porté par des gens, des gens qui peuvent se déplacer au milieu de toi, qui parlent ta langue, mais toi tu ne parles pas leur langue. Quand tu vas dans leur cité, on te voit comme une mouche sur le lait, on va dire. Et tu es complètement en train de lutter de manière inégale. D'accord ? Tu es en train de lutter de manière inégale contre ces choses. Donc, franchement, Ça, c'était juste un petit schéma. Cette vidéo aurait pu prendre deux heures pour détailler réellement les mécanismes, les sous-mécanismes de ces choses-là. Mais au-delà de tout ça, au-delà de tout ça, quand même, je pense que les attentats de Paris étaient des attentats, c'était juste une ouverture, c'est juste, on va dire, un début. Je ne sais pas comment vous dire à ce qu'il va falloir, comme disait votre ministre de l'Intérieur ou Premier ministre, il faut s'y habituer, n'est-ce pas ? C'est assez dingue de sortir ça, ça montre complètement l'incapacité, on va dire, de gérer ça. Mais je comprends son incapacité de gérer, parce que je dois dire à sa décharge, à la décharge de votre ministre de l'Intérieur, que ce n'est pas lui qui a créé ce merdier pendant 40 ans. Ça signifie, lui, il est arrivé dans une situation qui était déjà assez avancée, il a rajouté sa couche, comme tout le monde. Mais il y a un phénomène qui fait que tu ne peux pas nommer une personne et dire celui-là est responsable. Mais il y a une responsabilité collective qui fait que, bon, voilà, maintenant, maintenant, c'en est là. Comment s'en sortir, sincèrement ? Sincèrement, je ne sais pas. D'accord ? Sincèrement, je ne sais pas. C'est... J'ai entendu parler, ils veulent mettre des portiques dans les gares. Dans les gares. Ils iront massacrer les maternels. Ils iront massacrer celui qui ne peut pas se payer des portiques de sécurité. Tu comprends ? Tu es en train de lutter contre une forme contre une menace très particulière, très spéciale, et il faut réfléchir de manière très spéciale. Jusque là, la France n'a pas réfléchi de manière très spéciale, donc je ne m'attends pas... des autorités françaises, parce que soudainement, ils vont devenir, ils vont se surpasser. Si je compare leurs performances sur les 40 dernières années, je ne m'attends pas à une performance meilleure sur les 40 années à venir. Vous comprenez, c'est un petit peu ça ce que je cherche à dire. Donc, s'ils mettent des portiques dans les gares, bon, ils vont flinguer ceux qui ne peuvent pas se payer de portique. Et puis, vous savez, en Algérie, ce qu'ils faisaient, ils arrêtaient des gens sur des routes nationales, ils arrêtaient des bus, ils massacraient tout le monde. Je veux dire, tu fais quoi ? Tu vas mettre une portique à l'entrée de chaque national ? Je veux dire, la surenchère sécuritaire technique par porte, par machin n'ira nulle part et voué à l'échec. Tu vas dépenser la moitié de ton PIB juste pour pouvoir t'installer et manger une pizza. Cette pizza, tu vas peut être la payer 15 euros la pizza, mais tu as peut être payé 10000 euros juste pour la sécurité autour. Ce n'est pas un système viable à long terme, mais en tout cas, je vous dirais un truc. Quand on est envahi par les moustiques, il faut faire une chose. Il y a d'abord se protéger contre les moustiques eux-mêmes, avec des fenêtres, ce qu'on appelle des frontières, poser des frontières pour se protéger contre les moustiques. Il y a le deuxième élément, c'est se débarrasser des moustiques qui sont rentrés, déjà. Et puis le troisième élément, qui est lui peut-être le plus puissant, le plus fort, le plus jouable à long terme, c'est se débarrasser, c'est on va dire assécher les marécages dans lesquels poussent les moustiques. Donc si je compare ça au terrorisme, il faut assécher les marécages, il faut assécher les marécages idéologiques sur lesquels poussent les terroristes. Et le marécage idéologique malheureusement, C'est un marécage extrêmement composé, c'est pas un marécage simple. C'est un marécage qui est très compliqué et qui est au-delà de la maîtrise, on va dire, du responsable politique moyen ou du flic moyen. Voilà. Je vous laisse mes amis, c'est juste une pensée que je voulais partager avec vous. J'aurais voulu construire une vidéo plus longue, plus construite même. Je vais m'arrêter là parce que je dois partir en fait.
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