Troubles en Nouvelle-Calédonie : Macron éclate la France !

French-language YouTube monologue giving a first-person commentary and partial eyewitness-informed account of violent unrest in New Caledonia (May 2024). The speaker describes shootings, explosions, looting and fires, reports gendarme deaths, and situates the crisis in the long-running independence dispute: recalling 1980s violence and the 1988 Ouvéa incident, explaining the three-referendum framework (2018, 2020, attempted 2021), noting narrow vote margins (roughly 56% then ~53% for staying with France), a 1994 voter-eligibility cutoff, demographic divisions, economic reliance on nickel, and criticizing President Macron’s handling as exacerbating instability. The tone is informal, concerned, and partly polemical.
Questions this video answers
2018, 2020, and a contested 2021 referendum (boycotted by independentists).
About 56% (2018) for staying with France; about 53% (2020) for staying with France.
Residents present on the island since 1994 (1994 cutoff).
Around 240,000–250,000 people.
The Ouvéa (Ouvert/Ouvéa) hostage crisis in April 1988, with gendarmes and about "une vingtaine" of locals killed (speaker’s phrasing).
Mes amis, bien le bonsoir. Je viens commenter les événements tragiques de Nouvelle-Calédonie et je vous donne un petit éclairage d'après les contacts que j'ai sur place. Si vous souhaitez me contacter d'ailleurs, si vous êtes dans la région, vous êtes originaire de la région et vous souhaitez me contacter, je donne mon WhatsApp sur le commentaire épinglé dans le descriptif de la vidéo et vous pouvez me laisser des messages et me donner votre version quand beaucoup de gens de la région sont en train de la donner. Alors, que se passe-t-il aujourd'hui ? Qu'est-ce que je peux vous dire ? Il y a des tirs, il y a des explosions, des pillages, des incendies. Et on est même arrivé à Mordome avec deux gendarmes qui sont morts. Il y a un qui a été tué et un autre qui est mort dans un accident dans sa caserne. Un tir qui est parti. l'attention est réellement à son comble. Et le problème, c'est que la vie des habitants commence à être durement affectée. C'est-à-dire qu'il y a des images avec des magasins en train d'être incendiés, des colonnes de feu qui s'élèvent. C'est une petite île, il n'y a pas des masses de magasins. Et puis, on va après voir que les magasins qui restent, Il y a des queues formidables, des files d'attente pour que les gens aillent acheter de la nourriture là-bas. Vous voyez le truc ? C'est en train un petit peu de tourner au vinyle. Ça vient d'où cette histoire ? C'est quoi le fond, l'arrière-plan un petit peu de cette histoire ? C'est une histoire d'indépendantiste, vous aurez pu le deviner. C'est de l'indépendantisme. La Nouvelle-Calédonie est une île qui se trouve au-delà de l'Australie. Ça signifie, si vous comparez par rapport à la France métropolitaine, c'est plus loin que Sydney pour aller à Nouméa, par exemple. C'est extrêmement loin. Donc, pour maintenir une forme de cohésion ou une forme de continuité territoriale, bonne chance. Maintenant, si on revient à Pour parler de ces troubles, il faut revenir un petit peu en arrière. Très rapidement, je ne vais pas vous faire un cours d'histoire, j'en serai incapable, mais je vous donne quelques événements saillants. Durant les années 80, il y a eu des troubles sur place. qui étaient des troubles liés à des demandes indépendantistes. On peut le comprendre, on peut le comprendre. Généralement, quand on a un territoire avec une île qui se trouve à l'autre bout du monde, forcément, les gens, historiquement, vont commencer à se sentir, ils ne font pas partie, ils n'ont rien à faire là-dedans, tout ça, et ils commencent à développer des revendications indépendantistes. Voilà, je ne les commente pas, juste je déclare que ça existe. Maintenant, À l'époque, ça avait culminé avec une prise d'otages en 1988, en avril, dans une grotte, la grotte d'Ouvert. Il y a eu une prise d'otages, intervention des gendarmes, et ça a fini dans un bain de sang. Les otages ont tous été libérés, mais il y a eu des gendarmes qui sont morts, et je crois presque une vingtaine de locaux qui ont été tués. Donc, ça a quand même... Il y a eu quand même pas mal de morts. Donc, à cette époque, Des négociations étaient entamées, attention, qui ont débouché au départ sur un référendum, référendum qui a été boycotté, donc on oublie celui-là. Mais la France garantissait trois référendums à la Nouvelle-Calédonie, garantissait trois référendums d'indépendance. Alors attention, les référendums ont commencé en 2018. ce qu'il devait selon les accords de l'époque avoir lieu, je crois, entre 2014 et 2018. Mais le premier référendum de la série 2-3 a lieu en 2018. C'est quoi le but ? C'est quoi le but du jeu ? Alors je vous raconte comment sont organisés ces référendums. Donc la question est simplement posée, oui ou non. Vous voulez quitter, vous voulez avoir l'indépendance ou rester au sein de la République française ? C'est simple comme question. Si les gens votent majoritairement oui, majoritairement pour quitter, pour quitter la France, et bien immédiatement, l'île commence ses procédures pour devenir indépendante. Point à la ligne, il n'y a ni autre référendum ni rien. Maintenant, si les gens votent pour rester au sein de la France, et bien pour satisfaire les exigences des indépendantistes, on va se dire ok, ce n'est pas la fin du monde pour vous, si vous avez raté ce référendum, vous avez le droit d'appeler un autre. Donc encore deuxième référendum qui a eu lieu. Alors il y a eu un référendum en 2018. Ceux qui voulaient rester dans la France ont gagné à peu près à 57%, en fait 56% et des poussières. Les indépendantistes ont donc appelé un deuxième référendum qui a eu lieu en 2020, comme les accords le rendant le droit. Ce référendum arrive et là les gens votent 53% pour rester au sein de la République française. Donc vous voyez que là ils ont grillé deux cartouches parce que au bout de trois référendums c'est terminé, au bout de trois référendums où chaque fois les gens votent pour rester, l'histoire s'arrête là, c'est fini. on a une population qui est divisée, comme le résultat le montre. En 2020, on se retrouve avec ces comptes 3%, 47%. C'est une division pratiquement, si vous prenez les gens au hasard, la moitié pense qu'il faut rester, la moitié pense qu'il faut partir. Et en fait, la population même de l'île est extrêmement, extrêmement divisée. C'est à dire que si vous regardez sur le plan ethnique, vous avez les les locaux des océaniens qui sont là depuis longtemps, vous avez des gens qui sont venus de métropoles qui sont là forcément depuis moins longtemps, vous avez des asiatiques, des chinois, tout ça, il y a énormément de... il y a une histoire de melting pot sur place. Maintenant, vous voyez que... il y a eu une érosion. Il y a eu une érosion. Ça signifie, si on compare de 2018 à 2020, quand même, il y a pratiquement 4 points en faveur, cette fois-ci, de l'indépendance. Donc, on est passé de 57% ou 56% et quelques à 53% et quelques. Donc, le prochain référendum qui a été demandé, c'était pour 2021. Sauf que là, il arrive en plein Covid. Il arrive en plein crise sanitaire. les indépendantistes ont appelé à bricoter ce référendum. Alors, l'autre camp dit oui, mais ils n'étaient pas sûrs de gagner. Ils pensaient qu'ils allaient perdre. Alors parce que, est-ce que la direction, est-ce que le mouvement allait se confirmer dans le sens où voilà, ceux qui veulent rester auraient fini à 49%, donc cette fois-ci, l'île devient indépendante ? Ou bien peut-être que... Ça aurait été 51% pour rester et là c'est terminé. On vote plus, le référendum et la Guadeloupe restent au sein de la France. Les indépendantistes ont appelé à boycotter le référendum et il a été boycotté par eux. Donc les autres ont voté et je crois que le score a été de l'ordre de 90% et quelques pour rester parce que c'est seulement le camp qui veut rester au sein de la France qui a voté. Vous voyez le truc ? Donc, il y a une série de référendums à ce sujet. Maintenant, une autre histoire à considérer. Si vous allez vivre, imaginons un Français aille aujourd'hui, quitte Paris, ou Lyon, ou Grenoble, peu importe, et il aille vivre, il aille s'installer avec sa famille, ses enfants, en Nouvelle-Calédonie. Il n'aura pas le droit de voter dans ces référendums. Il aura le droit de voter, par exemple, pour les élections présidentielles françaises. autre, mais pas ces élections qui déterminent le sort de l'île. Pourquoi ? Parce que tout simplement, les indépendantistes ont exigé cela lors des accords de Matignon. C'était de dire que seulement les gens qui sont sur l'île depuis 1994 et avant ont le droit de voter. Ceux qui viennent après 1994 n'auront jamais le droit de voter. Aussi longtemps qu'ils vivront sur l'île, n'ont pas le droit de voter dans ces référendums. La raison pourquoi ? Parce qu'ils avaient peur d'une histoire de remplacement. Ils avaient peur qu'on le ramène ou qu'on l'encourage. Ils avaient peur que, par exemple, le système parisien ou le régime parisien, si vous souhaitez, eh bien, qu'il encourage par des incitations fiscales ou tout autre mécanisme, encourage des gens massivement à partir depuis la métropole et aller s'installer en Calédonie, sachant que c'est une petite île, que la population est de l'ordre de 240-250 000 personnes. Donc, il aurait pu, par ce mécanisme-là, obtenir des milliers de personnes, qui sont favorables à rester dans la France et, à ce moment-là, pouvoir perturber le résultat des référendums, sachant que le résultat est serré, comme vous avez vu. Donc, si vous arrivez à prendre 5 000, 10 000 personnes, vous les envoyez depuis la métropole, vous les envoyez à Nouméa et environ, c'est clair que ces personnes vont majoritairement voter pour rester dans la France. Et donc, pour les indépendantistes, vous voyez cela comme c'est foutu. On ne pourra jamais obtenir l'indépendance. Le problème a été compliqué, si vous le souhaitez, par Macron. Je vous raconte. Si vous prenez un petit peu de la distance par rapport à ce qui se passe en Nouvelle-Calédonie, vous remarquez que Macron a des problèmes en Afrique, par exemple. Remarquez la posture de la France en Afrique depuis l'arrivée de Macron. Énormément de pays sont devenus hostiles à la France et ont tourné le dos à la France. Ils ne veulent plus avoir rien à faire avec ce pays. remarquez qu'il a un problème par exemple avec la Russie, avec la Biélorussie. Donc, il a maintenant un problème avec la Calédonie. Je veux dire, c'est soit lui, soit les autres. Soit tout le monde le déteste, soit lui c'est le président parfait et tout le monde le déteste. Soit le gars ne sait pas y faire, soit le gars il est nul en communication, il est nul en diplomatie, il est nul peut-être même en histoire et géographie. On se rappelle en 2017 quand il a dit que la Guyane était une île. Je veux dire, c'est pas une erreur que, par exemple, François Mitterrand aurait faite, peu importe ce qu'on pense de François Mitterrand, ou Charles de Gaulle, ou autre. C'est des gens qui connaissaient quand même le pays sur le bout des doigts, connaissaient sa géographie, connaissaient son histoire. Donc vous imaginez, ce gars, il arrive au pouvoir, et il fâche tout le monde. Il fâche plein de pays, plein de peuples, à travers la planète, ne veulent rien vouloir, ou ne veulent rien savoir de ce gars. Alors vous imaginez... Est-ce qu'on va s'attendre à autre chose de la part des gens qui sont en Calédonie ? Donc en réalité, ce qu'on peut dire aujourd'hui, c'est que Macron est en train de menacer la stabilité ou l'intégrité territoriale de son pays. Parce que c'est très simple, ça arrive très souvent comme ça. Regardez en Afrique, on a eu un armement de guerre extrêmement grave, des guerres de gens qui voulaient faire sécession, des guerres d'indépendantistes et tout ça, et parfois ça a même fini par des indépendances. C'est que quand on a un pouvoir central qui est vermoulu, qui est pourri, qui est corrompu, qui est au tas, que se passe-t-il ? Les gens, forcément, reviennent ou se replient, on va le dire dans le sens positif du terme, se replient sur une identité propre, cette identité sera exacerbée, et finalement, ils vont dire, nous, on n'a rien à faire avec ces gars. Nous, on ne veut rien savoir, on ne veut plus rester là-dedans. Vous voyez, c'est ça, c'est-à-dire qu'ils réalisent que la barque est en train de couler et puis ils veulent effectivement se tirer de là. Alors bon, personnellement, je vais me garder quand même, je vais me garder à commenter sur les histoires d'intégrité territoriale des uns et des autres. Donc je ne suis pas ici pour dire qu'il faut ou il ne faut pas voter pour ou contre. Néanmoins, j'ai ma petite idée, je peux la partager avec vous. Et s'il y a des gens qui sont contre, vous pouvez venir changer mon avis. Je vous parle comme ça très respectueusement. C'est que j'ai l'impression qu'une nouvelle Calédonie, et je comprends encore une fois les gens qui sont remontés contre le pouvoir central à Paris, je comprends très bien. Il y a même des gens qui habitent à Paris qui sont remontés, donc je veux dire, c'est normal. C'est que j'ai l'impression qu'une île aussi loin, aussi isolée, En termes de production, elle a le nickel qui sert pour les batteries, entre autres choses, quoiqu'il paraît que c'est une île minière. Il paraît qu'il a quand même dégringolé le cours du nickel. C'est une île minière. D'ailleurs, les locaux ont une certaine prédilection pour les mines. Je pensais à l'histoire d'Ouvéa, avec laquelle j'ai ouvert la vidéo. Quoi qu'Ouvéa, ce n'était pas vraiment une mine, c'était une grotte. Mais bon, on se comprend, vous savez. Il y a des choses qui font partie des fois de la culture locale. Mais ce que je cherche à dire, c'est qu'il y a tout. Il y a tout pour faire un autre Haïti. Oui, il y a tout pour que ça devienne un autre Haïti. J'ai peur qu'avec les violences et tout ça, on arrive à deux camps qui finissent par se tirer les uns sur les autres, se détester, tout ça, et puis causer du... causer du désastre dans une île qui est quand même extrêmement petite et extrêmement isolée. Il ne faut pas beaucoup dans un endroit pareil pour... Vous savez, c'est pas le 9-3. Si tu es, je ne sais pas moi, tu es dans le 9-3, tu peux tout brûler. Puis bon, le lendemain, ils envoient les gens de la voirie, nettoie et tout. Puis après, les abribus, on va les remettre en place. Les assurances payent et tout. Ça s'arrête. Il y a pas mal d'incendies et tout ça. dans certains quartiers chauds en France en France métropolitaine bon ça va c'est des dégâts mais après on efface tout et on recommence une île aussi loin je veux dire voilà quoi c'est c'est pas c'est pas évident c'est pas c'est pas évident voilà c'est ce que je voulais vous dire merci mes amis de m'avoir écouté jusque là encore une fois vous pouvez me contacter sur le numéro de téléphone je l'ai pas ici avec moi mais Je le donne sans arrêt et je vais vous l'écrire dans le commentaire épinglé. Merci mes amis d'avoir écouté jusqu'ici et on espère que le calme et que la paix régneront. Voilà. A très bientôt.
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