Trump ne Reviendra PAS : mon pronostic sur les élections présidentielles US

French-language YouTube monologue (Sept 2024) in which the speaker updates a prior forecast: Donald Trump will not return to the U.S. presidency and Kamala Harris is presented as the likely future president (to be inaugurated Jan 2025). The speaker supports this with comparisons to the 2020 result, notes on incumbency and campaign popularity (crowd sizes), a criticism of Trump’s running-mate pick (Vance) as politically damaging, and a demographic argument that a ‘‘white’’ ticket is increasingly unviable. The video closes with broader political-economic remarks describing a shift toward a state-enabled form of capitalism labelled "nouveau socialisme."
Mes amis, bien le bonjour. Il y a plusieurs années que je dis que Trump ne reviendra pas à la présidence américaine et aujourd'hui je fais cette vidéo pour mettre à jour un petit peu ma perspective et mon analyse par rapport à la candidature de Trump. Une chose importante dans l'analyse politique. Premièrement, il ne faut pas confondre entre ce qu'on veut et ce qui est, et la réalité. Exemple tout bête, vous me connaissez, je suis de tendance frexitaire, j'ai soutenu le Brexit et je soutiens la sortie de n'importe quel pays qui veut prendre son indépendance de l'Union Européenne. Néanmoins, je ne suis pas assez suffisamment naïf, je dirais, pour penser que le marché électoral français est prêt aujourd'hui à écouter les histoires de Frexit et qu'il voterait massivement pour un parti pro-Frexit. Ça viendra dans le temps, ça viendra dans le futur. Il y a un éveil, il y a une prise de conscience. Le chemin est long. Le Brexit au départ était donné perdant. Et finalement, voilà, on est post-Brexit maintenant. Pareil pour Trump. Le fait que je soutienne les idées de Trump ne veut pas dire que je pense naïvement qu'il va revenir. Donc aujourd'hui, alors que nous nous approchons de l'échéance électorale, début novembre, on saura qui sera le futur président américain et il prêtera serment en janvier 2025. Il sera parti pour quatre ans. Maintenant, aujourd'hui, après des années où je vous dis que Trump ne reviendra pas, je suis en mesure de mettre à jour donc ma prévision politique et je vous confirme, donc je persiste et signe que Trump ne reviendra pas. Et aujourd'hui, je dirais que même si au départ, quand j'en ai parlé, je disais Trump ne reviendra pas, ça semblait un petit peu hasardeux à l'époque, même si j'avais mes raisons. Aujourd'hui, ça devient de plus en plus clair que la présidente, le président américain si vous voulez, c'est Kamala Harris. Le futur c'est Kamala Harris, c'est clair. C'est même plus quelque chose qui est en train de se jouer raclette, c'est même plus une situation qui est en train de se jouer, on va dire, il y a photo, n'est-ce pas, comme on parle des fois dans les jeux, dans les courses de chevaux. Là, clairement, c'est elle qui sera gagnante. Je vais vous donner quelques raisons. Alors, premièrement, si on compare par rapport à la dernière élection qui a opposé Trump à Biden, il y a un certain nombre de choses qu'on peut, qu'on peut tirer, certaines leçons qu'on peut tirer. À l'époque, Trump a perdu face à Biden. On est d'accord qu'il est président, c'est Biden. Donc Trump a perdu face à Biden. À l'époque, Trump avait quoi pour lui ? Trump était très populaire, il était au sommet de sa gloire, il était à la Maison Blanche, et il faut savoir une chose, que le président sortant a toujours un avantage par rapport aux autres. Le président sortant, regardez, c'est pour ça que beaucoup de présidents américains, c'est presque la règle qu'ils fassent de mandat, parce que tout simplement, le président qui est à la Maison Blanche a du pouvoir, a de l'exposition, tout ça, qui font que il aura toujours un avantage par rapport à la compétition, forcément. Malgré cet avantage, Trump a perdu face à Biden. Si on regarde à l'époque, Trump remplissait des stades. Biden, on se moquait de lui si vous vous rappelez. Il se produisait dans des petites salles, des petites salles communales et tout ça. Et on montrait des fois même les sièges qui étaient placés en respectant la distanciation sociale, avec même des cercles blancs autour de chaque siège, pour dire que les salles étaient très clairsemées. Biden a gagné. Donc, gardons ça en tête. On arrive aujourd'hui. Aujourd'hui, On a Trump qui n'est pas à la Maison Blanche. Ça signifie clairement qu'il est désavantagé. On a Kamala Harris qui est à la Maison Blanche. C'est la vice-présidente. Donc, aujourd'hui, Trump est moins populaire qu'il l'était à la dernière élection. Il est moins populaire, forcément. La dernière fois, il était à la Maison Blanche. Aujourd'hui, il ne l'est pas. Donc, forcément, aujourd'hui, clairement, il a moins d'influence, il a moins d'impact. Il n'est pas au pouvoir. Donc, il a moins d'influence que la dernière fois. Elle, par contre, a plus de popularité que Biden à l'époque. Vous voyez, Kamala Harris a plus de popularité que Biden. Alors que Biden avait en ces temps-là. Donc elle arrive à remplir des stades, elle ramène des gens. Alors au départ, au départ, il y a des pro-Trump qui ont commencé à dire, oui, mais tu sais, c'est soit du trafiqué avec l'intelligence artificielle, soit c'est des fausses images, soit elle ramène des chanteurs ou des célébrités et tout ça. Avec le temps, c'est quand même quelque chose qui est en train de se confirmer. C'est une tendance de fond qui est en train de se confirmer, où elle est en train de remplir des salles entières, des stades entiers. Donc, elle a une popularité très forte. C'est une nana qui est, quand elle parle, c'est une véritable cruche. C'est pas une personne intelligente, c'est une personne qui rit bêtement. Vous la voyez rire de manière niaise, elle rit comme ça, stupidement. Elle fait à la limite des accents de manière caricaturale. Mais n'empêche que cette stupidité rejoint, si vous voulez, le niveau moyen de l'électorat américain. Et donc à ce moment-là, elle parle plus à l'électorat américain que... J'ai pas envie de dire que Trump serait digne d'un prix Nobel, c'est pas ça. Mais je dirais que l'électorat américain goûte plus à ça. Il sent plus de proximité avec quelqu'un qui est du même niveau mental que la moyenne, on va dire, des électeurs. Donc forcément, ils sentent une proximité. Autre chose. Trump a confirmé son échec, et ça c'est l'erreur fatale de Trump, je vais vous le dire. Là où clairement, quand j'ai vu ça, c'est-à-dire qu'au départ moi j'avais fait ma prévision, j'avais fait mon pari sur le fait qu'il ne reviendra pas, mais bien entendu au fond de moi j'avais des doutes. Je me disais oui, il y a peut-être des situations qui peuvent venir, qui peuvent renverser la vapeur, tout ça. Mais quand il a choisi son colistier, quand il a choisi Vance, à ce moment-là, c'est comme s'il avait signé. C'est comme s'il n'avait pas envie d'être président aux États-Unis. Il n'avait pas envie d'être le prochain président. Vance, c'est la carte de l'échec, garantie. Je vais vous dire pourquoi. Les États-Unis, c'est un pays qui est ethniquement très divisé. Il y a beaucoup de tensions, d'ailleurs. Dans beaucoup d'États, comme la Californie, comme le Texas, comme le Nouveau-Mexique, je ne vais pas inclure Je ne vais pas inclure Tahiti qui est un état très particulier. Mais on va dire les Blancs sont en minorité. Les Blancs sont en minorité. C'est une minorité. C'est pour cette raison que si vous regardez bien ces dernières années, les candidatures présidentielles comportent toujours un angle diversité. Ce n'est pas par hasard. C'est pour qu'une majorité de l'électorat se sente représentée sur ce plan-là. Exemple, Kamala Harris est une femme, elle est d'origine indienne. Elle a pris quoi avec elle ? Elle n'a pas pris une autre femme. Elle a pris un homme blanc. Ce n'est pas par hasard ce choix, ce n'est pas anodin. Biden, c'est un homme blanc. Il avait quoi comme colistier ? Il avait une femme, Kamala Harris, une femme d'origine indienne. Vous voyez le truc ? Ces choix-là ne sont pas juste, ne tombent pas du ciel. C'est des choix qui tiennent compte des sensibilités de la société américaine et de l'électorat américain par rapport aux caractéristiques des uns et des autres. Trump en prenant avec lui Vance, c'est clair qu'il est en train de dire moi je veux une candidature blanche. Candidature blanche elle va nulle part dans un pays où dans de plus en plus d'états les blancs sont en minorité. C'est une candidature d'échec nécessairement. Donc, je disais que cette analyse que je suis en train de vous fournir ici, ne tient pas compte et se fiche pas mal, et elle est valable dans les deux cas, que vous soyez de ceux qui disent les élections américaines sont des élections qui ont été faites selon les règles, ou que vous soyez de ceux qui disent non, les élections ont été irrégulières, peu importe. Cette analyse tient dans les deux cas. Même si vous dites, oui, c'est vrai que Biden a battu Trump la dernière fois, mais c'était pas à la régulière. je peux vous répandre exactement la même chose que Kamala Harris battra à 30 cette fois-ci, mais ce ne sera pas à la régulière. Mais que vous pensez que les choses se feront à la régulière ou pas à la régulière, dans les deux cas on arrive à la même chose. On arrive à Kamala Harris à la Maison Blanche en janvier. Maintenant, peut-être qu'on va essayer d'en tirer une sorte de consolation. Kamala Harris, c'est la tentation socialiste pour les États-Unis. C'est la tentation d'aller socialiste. Pas vraiment socialiste, j'aime pas le mot, j'aime pas vraiment le mot. J'ai fait une vidéo très longue quand j'étais en Turquie pour expliquer un petit peu ce que je pense de tout ça. C'est vrai que des gens disent socialiste, mais OK, je vais utiliser le mot, mais c'est vraiment très improprement. En réalité, c'est du capitalisme mourant qui est en train de devenir du socialisme, une forme de socialisme. Il n'y a rien de social là dedans. Ce n'est pas social en réalité, mais le capitalisme, une fois qu'il devient mourant, la seule chose dont qui lui permet un peu de se prolonger, pas de survivre éternellement, mais de gagner un peu de temps, c'est comme le marché, ses caractéristiques du marché occidental, il est saturé, c'est pas comme les marchés des pays émergents. Les pays émergents, c'est des pays où tu as le consommateur qui n'est pas encore équipé. Et donc, mais il a de l'argent pour consommer, ce qui fait que quand tu lui vends des climatiseurs, des ordinateurs, des connexions Internet, des voitures, des jacuzzis, machin, il va venir les acheter. Il est demandeur de ça, parce que c'est un consommateur en plus qui a été privé de consommation pendant très longtemps. Il a pu l'avoir à la télé, mais il n'a pas pu y accéder. Et maintenant que son pays est émergent avec une augmentation du PIB et tout ça, il veut consommer. Ce n'est pas le cas de l'occidental. L'occidental, tu ne vas pas lui vendre du chauffage, il en a. Tu ne vas pas lui vendre de la clim, tous les occidentaux qui avaient envie d'avoir de la clim, ils en ont. Tu ne vas pas lui vendre de l'eau courante à la maison. Ce n'est pas possible, il en a. Donc la seule manière, c'est par exemple, avec la régulation, faire de ce qu'on appelle l'obsolescence légale, ou l'obsolescence réglementaire. Tu vas prendre les voitures, tu dis on n'arrive plus à vendre les voitures, ok. Ben on va interdire les voitures, on fait intervenir l'État. On interdit les voitures, et puis après on leur vend des voitures électriques. Et puis après on interdit les voitures électriques et on leur vendra autre chose. Ça a été fait avec le diesel. Le diesel, il y a 10 ans, était considéré comme le sauveur de la planète. Il recevait des labels écologiques, l'État encourageait les gens à l'acheter et tout. C'est encore une fois mélange entre l'État et l'industrie et la finance et les forces de l'argent. Donc c'est ça ce qu'on appelle le nouveau socialisme. Vous l'appelez le nouveau socialisme. Ce n'est pas vraiment un socialisme. C'est juste le capitalisme. Quand il arrive à la fin, il a besoin de l'État qui vient l'aider pour lui fournir des consommateurs captifs. Voilà, j'arrive pas à vendre des chauffages, et bien qu'est-ce que je fais ? Je demande à l'État de les interdire et je vends des pompes à chaleur, voilà. Et quand les pompes à chaleur seront vendues et que tout le monde en aura, je les interdirai et je vendrai autre chose. Vous voyez ? C'est ça, c'est ce que les gens perçoivent comme étant du socialisme, mais ça ne l'est pas vraiment, c'est du capitalisme mourant, en fait. Donc, voilà mes amis, je disais qu'avec Kamala Harris au pouvoir, Et avec le système, on va dire, nouveau socialiste qui se met en place, n'est-ce pas ? On comprend ce que veut dire néo-socialiste. Eh bien, ça coulera à l'Amérique beaucoup plus vite. Les États-Unis couleront beaucoup plus vite. En coulant beaucoup plus vite, probablement, ça ramènera un petit peu la paix sur Terre. Parce que franchement, tant qu'ils ont du cash, tant qu'ils ont la capacité de s'endetter, Ils préfèrent... Et malheureusement, c'est terrible ce que je vais dire. Ils préfèrent, au lieu d'investir sur leurs enfants, d'investir sur leurs infrastructures, tout ça, ils préfèrent investir dans la guerre. Ils sont partis là-dedans. Et seul un enfoncement final dans une misère profonde, leur permettra de retrouver leurs priorités, de se recentrer sur leurs priorités. Voilà, mes amis. Je vous laisse et on se voit dans une prochaine vidéo.
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