
A French-language YouTube monologue arguing that the Uber Files (≈120,000 leaked documents covering roughly 2013–2017) expose not merely an Uber-specific wrongdoing but a wider system of regulatory capture, rentier capitalism, and political collusion. The speaker alleges Emmanuel Macron played a central role (laws changed on Uber's behalf), contrasts highly regulated taxi-license systems with Uber’s market entry, and situates Uber alongside other scandals (Alstom, McKinsey, Panama Papers) and corporate practices (investments in lab-grown meat). The overall claim: democratically imposed organization often serves elites; the speaker calls for popular "désorganisation" as resistance.
Mes amis, bien le bonsoir. Vous savez, je vais vous avouer quelque chose. J'adore me réveiller le matin avec une mauvaise nouvelle concernant un président. Il y a quelques jours, je m'étais réveillé, j'ai regardé un peu Twitter au début. J'ai vu que le président Sri Lankais avait pris la fuite. et que sa résidence était envahie. Alors franchement, c'est quelque chose qui me donne de l'espoir, qui me dit, on a un futur, collectivement on a un futur. Alors j'ai regardé un petit peu les Français, vous savez, ça fait fantasmer ce genre de choses, il ne faut pas se mentir, chacun pour son sien. Et en fait, les Français disaient, il faudrait que le peuple s'organise, il faudrait qu'on s'organise pour qu'on se bouge, qu'on fasse quelque chose nous aussi. En fait, j'ai plus tendance à dire, et ça c'est je crois, si j'ai emprunté ça un petit peu à nos amis bookistes, c'est un petit peu une réflexion de blanc, n'est-ce pas ? Parce qu'en réalité, il ne faut pas que le peuple s'organise, il faut que le peuple se désorganise. Parce que la réalité, c'est que plus on s'organise, et ce qu'on appelle l'organisation, c'est une organisation qui est imposée par le système, qui est imposée, qui vient d'en haut. Je vous donne un exemple tout bête. La manifestation qui a déposé le président Sri Lankais, je peux vous garantir un truc, elle n'était pas déclarée en préfecture. Ce genre de manif, Elles ne se font pas le week-end et elles ne sont pas déclarées en préfecture. Elles se font un jour de semaine, elles sont complètement désorganisées, autant qu'on peut l'être, et elles atteignent un objectif qui est très intéressant. Contrairement aux manifs qui vont aller juste exprimer un mécontentement. Je veux dire, ils savent bien qu'on est mécontent, ils savent bien. Donc on va exprimer son mécontentement. C'est une sorte de soupape, ils nous laissent faire. Et puis c'est tout. Mais toute organisation aujourd'hui populaire est une organisation qui est contre-révolutionnaire quelque part, parce qu'elle est imposée par le haut. Elle joue le jeu du système. Vous comprenez ce que je veux dire ? C'est ça un peu le problème qu'on a. Alors à propos du jeu du système, j'ai vu aussi qu'il y a eu ce qu'on appelle les Uber Leaks ou les Uber Files. Alors il faut savoir une chose, il y a eu un leak d'à peu près 120 000 fichiers, emails, textos, scans, documents, etc. qui sont sortis de Uber. Alors ça correspond à une période datant de 2013 à 2017. Grosso modo, il y a de nombreux hommes et femmes politiques de premier rang ici au Royaume-Uni qui sont mouillés jusqu'au cou. Mais chez nos amis les Français, il y en a un qui arrive réellement en pole position. et c'est M. Emmanuel Macron. Emmanuel Macron, mouillé mais jusqu'au tronçon, avec ces gens, il leur faisait des lois sur mesure, en fait. Ça veut dire que ce système montre quoi ? Il montre Hubert qui va être en violation complète de la loi, parce qu'en réalité, regardez bien, regardez bien. Vous savez, moi je viens d'Algérie, je peux vous donner un exemple, mais cet exemple, vous l'appliquez à Londres, à Paris, à Genève, c'est partout pareil. Il n'y a pas un secteur plus régulé, plus bureaucratique que, je vous le donne en mille, les licences de taxi. D'accord ? Les licences de taxi. En Algérie, il faut littéralement avoir quelqu'un qui a participé dans la famille, quelqu'un qui a participé à la guerre et qui est mort. Et justement, ces ayants droit, parfois ces enfants, sa famille, en reconnaissance de la part de l'État pour un ancien combattant, va donner les licences de taxi. Pour vous dire, littéralement, si aujourd'hui tu veux l'obtenir, il va falloir que tu reviennes dans le passé, que tu recrées ton arbre généalogique, que tu fasses faire des choses à tes aïeux pour que tu puisses mériter une licence. A Londres, il faut des examens médicaux, il faut des études, il faut des examens sur les routes, des examens sur la culture de Londres, des examens sur je ne sais pas quoi. C'est quasiment impossible d'obtenir une licence de taxi, mes amis. Nous sommes dans une économie dite libre. Alors en réalité, ce qu'on a et ça c'est le point si vous voulez très intéressant avec l'uberisation c'est quelque part nous sommes dans une économie de travail qui fait face à une économie de rentiers on est à une époque où le travail ne paye pas alors que le crime lui il paye vous voyez le truc on a des rentiers, prenez Uber par exemple on a des gens qui sont purement dans une logique de rente, qui ne travaillent pas, mais qui vont profiter d'un système qui a été imposé, donc un système qui n'est pas un système de marché libre. Au contraire, c'est un système de marché verrouillé à tous les niveaux par des lois, par des régulations, par des procédures, par des formalités, par une bureaucratie tentaculaire. Et dès que vous avez une bureaucratie tentaculaire, le seul moyen, le seul sésame, j'ai parlé des investisseurs qui travaillent à droite à gauche en Afrique, en Asie et tout ça, mais en Europe, c'est la même chose. Dès que vous arrivez sur un pays ou un terrain ou un marché où tout est verrouillé. Il vous faut quoi? Le sésame, c'est des politiques. Or, les politiques ont tout intérêt à verrouiller. Parce qu'ils savent qu'après, pour qu'on accède à l'économie, il faut qu'on passe par eux. Et ils deviennent donc les rentiers. Ils vont capter le travail des gens. On a en bas de l'échelle ceux qui travaillent pour Uber, c'est des miséreux. C'est la misère complète des gens payés à l'acte. Alors que si on regarde dans les strates supérieures, si on regarde les dirigeants de cette compagnie, si on regarde les politiques au passage qui se sucrent, qui peinent de l'argent pour faire avancer ce système-là, ceux-là, eux, c'est des nantis. C'est donc des rentiers. Alors, le mot-clé, je dirais, qui peut tremper dans l'histoire des Uber Files, il y a un mot-clé qui peut tremper. Et je vais vous dire lequel. Uber Files. Le mot auquel il faut faire gaffe, c'est le mot Uber là dedans. Parce que je vais vous dire un truc, mes amis. Si vous focalisez et la presse est en train de le faire. Je vais vous donner un truc. Une technique stratégique. Le chat est sorti du sac. Ces histoires d'Uber et tout ça sont déjà dehors. Ça veut dire quoi? Ça veut dire qu'elle va le pleurir. Ça veut dire qu'on peut tartiner dessus. Il y a un truc sur lequel on ne va pas tartiner. Passez le but. Le but, c'est un petit peu vous embobiner. Je vais vous dire quoi? Ce n'est pas un problème d'Uber. C'est un problème systémique. À tous les niveaux, ça se passe comme ça aujourd'hui. On peut ce qu'on fait au jour le jour. dans n'importe quel domaine, dans le domaine des transports, dans le domaine médical, dans le domaine financier, bancaire, ce que vous voulez. On a ce capitalisme de corruption et de connivence. Hyper régulation, corruption, passe droit. C'est le système. On peut vous obliger à consommer un produit que vous ne voulez pas consommer. Pourquoi ? Parce qu'une entreprise va par derrière sponsoriser un certain nombre de rentiers pour qu'il modifie la loi. La loi a été modifiée un peu partout, il travaille dans l'illégalité totale, Hubert. Macron, il leur disait oui, on va changer la loi pour vous arranger. Demain, n'importe quelle autre entreprise, dans n'importe quel domaine, Hubert ou autre chose, peut acheter sur mesure des lois et vous imposer de consommer quelque chose, vous interdire de consommer une autre. C'est un système aujourd'hui qui marche comme ceci. Le capitalisme de marché, c'est fini, il est mort. Il est mort il y a longtemps. Ça fait des décennies que c'est comme ça. Aujourd'hui, il n'arrive plus à le cacher avec les médias sociaux et tout. Ça se voit de plus en plus. Mais c'est dans cette situation que nous le trouvons aujourd'hui. Capitalisme de corruption et de connivence. Exemple tout simple. Je vous donne juste un exemple tout simple. On a Bill Gates qui a investi sur cinq, cinq entreprises qui fabriquent des succès d'années de viande. Je suis garé dans un supermarché, je peux aller vous en ramener. Ça ressemble à un truc bizarroïde comme ça, qui ressemble à. Il ressemble à rien du tout, en fait, coloré comme ça. qui n'a aucun sens, qui n'a pas de marché, ne serait-ce que j'ai donné un exemple. Regarde, j'ai des amis de toutes sortes d'orientations culturelles, religieuses, etc. Et certains, certains, je n'ai pas honte de le dire, sont végétariens. Le végétarien, il mange quoi? Ils mangent des recettes basées sur, ils mangent beaucoup de salades, ils mangent des recettes basées sur des légumes. Ils ont souvent d'ailleurs, ils ont une panoplie de recettes absolument extraordinaires qui permettent de valoriser les produits végétaux. Ils ne vont pas manger. un faux steak fabriqué à partir de je ne sais pas quoi, à partir d'insectes ou à partir de plantes ou de soja ou je ne sais pas quoi. Ça ne les intéresse pas. Je vous donne un autre exemple. Prenez les juifs et les musulmans. Ils ne mangent pas de porc. Je suis sûr que si vous allez leur présenter une côte de porc, mais vous leur dites attention, cette côte de porc contient 0% de porc, mais nous avons réussi par la chimie, par le génie génétique, par le bricolage, par n'importe quoi à fabriquer une côte de porc qui ressemble à une côte de porc, qui a le goût d'une côte de porc, mais je vous garantis qu'il y a zéro porc dedans. Est-ce qu'elle est cachère ou pas? Est-ce qu'elle est halal ou pas? la majorité écrasante et je parle de 99,9999% des juifs et des musulmans vont trouver ça dégueulasse. Ils ne vont même pas s'en approcher. Vous voyez le truc, c'est ça. Donc. Le succès d'année, le succès d'année de viande. Il n'est pas là pour parler aux juifs et aux musulmans ou là pour parler aux végétariens. Il ne consommerait pas. Il est pour qui ? Il est pour personne. Il est dans un no man's land. En plus, ses produits sont tous aussi chers que la viande réelle. C'est techniquement, si on prend le plan, si on prend le business model, si on prend la description de produit, il est fait pour échouer. Oui, mais une fois qu'il a investi, monsieur, tout de suite commence à appeler. Alors il appelle dans les faits, des appels. C'est un ça n'a pleure. Il arrive comme ça dans les médias. Il fait des appels. Il appelle. Il appelle à le monde riche. Il appelle le monde riche. Vous, même si vous êtes smicard, vous êtes riche pour lui. T'es blanc, t'es smicard. Tu vis en Occident, t'es smicard. Peu importe. Pour lui, c'est Il faut arrêter de consommer la viande pour manger des succès d'année. On imagine tout de suite la prochaine étape. La prochaine étape, il va aller parler à ses relais dans le système politique. Il risque d'obtenir l'interdiction, la taxation de la viande, voire rendre obligatoire les produits de ces entreprises. Vous voyez, c'est comme ça qu'ils font aujourd'hui. C'est ce mécanisme-là qui se répète à l'infini. Donc quand vous regardez des gens comme par exemple Macron, Macron ne travaille pas pour vous. Macron, il est dans une logique de retour sur l'investissement. Il a investi pour être là et aujourd'hui, il est en train de renvoyer l'ascenseur. D'accord ? Travaille pas pour vous, c'est fini. Quand vous regardez, il a déjà été impliqué dans le scandale Alstom, il a été impliqué dans le scandale McKinsey, des milliards donnés, c'est littéralement une gizia coloniale donnée, parce que, vous savez, des consultants, des gens qui viennent pour du conseil ou autre, ils reçoivent des prestats, quelques milliers d'euros, quelques dizaines de milliers d'euros. Regardez juste les scandales qu'il y a eu en France, les scandales. Quand l'establishment français, donne une mission de consulting à l'épouse d'un ministre, un ex-ministre, un sénateur, un député, un ex-machin, et que ça arrive dans le canard enchaîné, on parle de quels chiffres ? Honnêtement, on parle de quels chiffres ? 45 000 euros par là, 80 000 euros par là, 35 000, 18 000. Voilà de quoi on parle. McKinsey ne parle pas de millions, ne parle pas de centaines de millions, ne parle pas de millions, parle de milliards. C'est pour ça que c'est plus un transfert de richesse, c'est plus une gizia coloniale qu'une mission de consulting ou qu'un abus sur une mission de consulting ou une surfacturation. Scandale Alstom, je disais. Scandale McKinsey. Aujourd'hui, le scandale Uber. Et demain, ça sera quoi encore ? Quelle entreprise demain, ça sera ? Quelle entreprise américaine ? Quelle entreprise chinoise ? Biden, il a vendu, il a pris le pétrole. Aujourd'hui, c'est un petit peu, c'est un peu dur d'en tenir le prix à la pompe. Ça vous donne une idée un petit peu comment il marchait derrière. Biden a prélevé un million de barils des réserves stratégiques américaines qui sont les réserves de derniers ressorts et il a vendu à une entreprise chinoise. Pourquoi? Parce que son fils a investi dedans. Le truc, Comme disent les républicains, c'est impeachable, ça signifie que ça, ça pourrait l'emmener vers un impeachment. Monsieur Trump, il a passé toute sa présidence d'un procès d'impeachment à l'autre, pour des histoires farfelues créées de toutes pièces, dont pas une seule a tenu la route. Alors que là, on a un truc béton, on a de la trahison, on a quelqu'un qui travaille, qui est en collusion avec une entreprise étrangère, avec un pays étranger, une puissance étrangère. Oui ben voilà, théoriquement on devrait l'impeacher pour ça. Ça va glisser puis on passe. On a aujourd'hui, que ce soit en France, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, au Canada, en Belgique, on a des dirigeants qui travaillent pour pour des intérêts étrangers et des intérêts qui n'ont rien à voir avec les intérêts de leur peuple. Et le problème, c'est que quand quelqu'un est prêt à vous vendre pour son intérêt personnel, il est capable de tout. C'est-à-dire que, quelque part, il s'en fiche le dégât qui arrive sur votre gueule. Si pour chaque euro que lui, il gagne personnellement sur un compte à Panama, Panama Papers, c'est aussi un scandale qui a éclaboussé Macron et plein d'autres, chez vous et chez nous et partout. Si pour un euro qui arrive sur son compte à Panama, vous, vous perdez 10 000 euros. Vous croyez que ça va le bloquer ? Pas du tout. Lui, il s'en fiche. Sans lui dire, engage le pays dans une guerre, tu as un million d'euros sur canapé. Il va le faire. Même si la guerre coûtera des milliards au pays, il s'en fiche. L'importance de qui lui, il a gagné son argent. Et c'est pour ça que ces gens là sont très dangereux. Parce qu'ils travaillent pour leur gueule, ils travaillent pour eux mêmes. Enfin, voilà, mes amis, j'espère jusqu'à un jour, il y aura un peu de désorganisation qui permettra de libérer d'autres peuples. Mais à ce stade. C'est je ne sais pas. Je vous laisse mes amis, je vous souhaite une très bonne nuit. Et je reviens... Je reviens une autre fois.
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