Un an d'Expatriation : je vois les choses autrement !

In this French‑language vlog, Aldo Sterone shares his reflections after a week living in the United Kingdom, juxtaposing his recent expatriate experience in Mauritius and Africa with the current British political and economic climate. He opens with a humorous anecdote about meeting King Charles, describing a bizarre conversation with former US President Donald Trump about hypothetical language outcomes if historical wars had unfolded differently, and mocking the leaders’ tendency to reduce massive conflicts to linguistic quibbles. Sterone then moves to a series of policy observations that he finds absurd: a rumored ban on washing machines (purportedly for climate reasons), the UK’s soaring 30‑year gilt yields approaching 6 %, and the way borrowed funds are allegedly funneled to large corporations rather than genuine social welfare. He critiques a forthcoming rent‑control law, arguing that its compliance burdens will cripple small landlords while mega‑landlords with extensive legal departments will simply pass costs onto tenants, thereby reinforcing corporate dominance. Throughout, he emphasizes a growing sense of detachment gained from his year in Mauritius, which gives him a “distance” that lets him view British society with a mix of amusement, criticism, and appreciation for the weather, food, and the freedom to drive a powerful car. The video concludes with a brief promotion of his book “Le Titan,” which uses the Titanic metaphor to explore themes of exploration and loss.
Chapters
Mes amis, bien le bonjour. J'ai vu hier le roi britannique Charles. Tu sais, Charles, il semblerait qu'il n'arrive même pas à mettre le dentifrice sur sa brosse à dents, que chaque matin il y a quelqu'un, il y a un butler payé pour tartiner le dentifrice sur la brosse à dents. En tout cas, je l'ai vu parler de géopolitique. Plus on vit, plus on voit des choses. Et ils parlaient avec Trump de qui aurait parlé quelle langue. Trump a dit si l'Amérique n'avait pas, n'était pas intervenue durant la Deuxième Guerre mondiale, eh bien les Britanniques seraient en train de parler, je crois, allemand. Et puis après, auquel le roi a répondu par plaisanterie fine que s'ils étaient pas intervenus précédemment, 2 siècles en avant, eh bien ce qui serait passé si les Britanniques n'étaient pas intervenus auprès de, au auprès des Américains, n'est-ce pas, qui étaient pas encore Américains, qui étaient des proto-Américains, eh bien, les États-Unis aujourd'hui seraient en train de parler français. Alors tu vois, ça, c'était juste avant de commencer à appeler à la Troisième Guerre mondiale, juste avant que le roi Charles n'appelle à une Troisième Guerre mondiale et tout ça. Alors tu vois ce qui est drôle dans l'histoire, parce que tu regardes ces gens qui dirigent, qui sont finalement les héritiers des gens qui ont dirigé précédemment les peuples, eh bien, tu les regardes et ils transforment des guerres comme Deuxième Guerre mondiale, 80 millions de morts à travers le monde, eh bien, ils transforment ça en une sorte de querelle linguistique, tu vois. Ils résument ça en des histoires qui aurait parlé anglais, qui aurait parlé français ou allemand, ou je dirais qu'aujourd'hui plutôt qui aurait parlé ourdou, quoi. C'est peut-être, c'est peut-être ça la grosse question. Mais en tout cas, oublions les sujets qui fâchent parce parce que ça, c'est un sujet qui peut assez facilement fâcher. En tout cas, je suis ici au Royaume-Uni, je te dis, depuis quelques jours, et je regarde le pays avec un regard nouveau quelque part. Parce que quand je suis parti en Afrique, là je te parle d'expérience, c'est une expérience émotionnelle, j'aurais pas pu la prévoir. On peut pas prévoir ces choses-là, on les vit et après on voit ce que ça donne. Alors Ce que je peux te dire, c'est qu'aujourd'hui j'ai de la distance, j'ai vraiment de la distance par rapport à ce qui se passe. Tu me diras oui, mais bon, tu es là depuis une semaine, si tu restes 6 mois, tu seras en train de dire autre chose. Possible, possible, voilà. Mais je regarde le pays aujourd'hui, je regarde ces folies. Comme par exemple, juste avant que je mette sous presse, juste avant que j'appuie sur rec, j'ai vu qu'ils vont interdire les les machines à laver, machines à laver le linge. Je sais pas pourquoi, j'imagine pour des raisons climatiques. J'ai même pas tout lu. Je crois qu'ils veulent qu'on revienne à la planche, tu sais, une planche, la grosse bassine en métal, et puis le morceau de savon, le savon de Marseille, tu sais, là, les mamans d'antan avec le bébé accroché sur le dos comme ça, qui est bercé par le mouvement du savon sur la planche. Ouais, c'est peut-être vers ça qu'ils veulent revenir, je sais pas. Mais en tout cas, je m'en fous complètement. Tu vois, c'est la différence par rapport à avant, c'est ce que je cherche à te dire. Parce que des nouvelles stupides comme celle-là, dans un pays qui a perdu complètement la tête, c'est le quotidien. Je vais dire, c'est même pas le quotidien, on peut en trouver une toutes les 4 heures, des décisions. Tu sais que le pays, par exemple, est en train d'emprunter à près de 6% les obligations d'État britannique à 30 ans sont à presque 5,8%, sont en train d'aller à 6%. C'est littéralement du précédent. Et cet argent-là est pris tel quel et versé en aide sociale. C'est faux, pas versé en aide sociale. C'est pas, c'est pas comme ça qu'il faut voir les choses. Si je te dis ça C'est vrai, c'est vrai, oui, ça sera vrai, mais il y a un élément important qui manque dans l'équation. En fait, si tu veux, ici tout est fait pour les grands, n'est-ce pas? On va par exemple écraser le petit magasin pour favoriser Amazon, par exemple. Et puis toutes les— si tu regardes pratiquement toutes les lois qui sont passées, tout ce qui existe là est fait pour les grands. Et pour écraser les petits. Alors dans le cadre dont je te parle, aide sociale, tu imagines que des gens ne travaillent pas, tu imagines que c'est des gens qui ne bossent pas et puis qui, bon ben voilà, touchent l'aide sociale. C'est pas vrai en fait. Une bonne partie des travailleurs dans ce pays sont éligibles aux aides sociales parce qu'ils sont payés au lance-pierre, de sorte qu'en fait ce qui se passe c'est que les gens vont bosser par exemple dans un supermarché ou un hangar, un truc comme ça. Et ce qui va se passer, c'est que leur employeur les paie et puis le contribuable finance, bien, emprunte pour financer le reste du salaire. Donc en fait, on est en train de compenser la masse salariale de ces entreprises pour leur laisser plus d'argent, plus de profits pour leur actionnariat et pour leur PDG. Des entreprises qui vont payer 100 millions par an à un PDG, nous on va leur payer des milliers et des milliers de salariés qu'ils n'auraient pas pu, qu'ils n'auraient pas pu avoir s'ils auraient dû les payer au vrai prix, d'accord? Donc eux ils paient la moitié et nous on paie la moitié. Ça c'est beaucoup plus équilibré. Une loi arrive demain pour te dire, 1er mai, une loi arrive demain. Tu sais ce qu'elle va faire cette loi? Elle va faire ce que je vais te raconter. Elle va encadrer les loyers, elle va encadrer la location, réguler le marché locatif. Honnêtement, honnêtement, je ne vais pas arriver pour être ultra hostile à cette loi. Ce n'est pas nécessairement mon but. Il y a peut-être chez certains de ces signataires, il y a peut-être une volonté de sortir le Royaume-Uni de l'ère victorienne en donnant un peu de droit aux locataires. Oui, mais, mais c'est une loi qui va rendre la location tellement compliquée que beaucoup de propriétaires ne vont pas louer. Parce que ça devient un risque énorme de louer. Si tu loues, tu oublies un papier, tu oublies juste un truc, un document énergétique, machin, 2 ans, 3 ans plus tard, le locataire peut porter plainte contre toi. Tu lui rembourses l'intégralité des loyers plus une compensation, plus une amende, plus les frais de justice. Donc louer devient un risque énorme, OK. Alors attention, ça s'applique jusqu'au loyer de 10 000 livres sterling par mois. Au-delà, ça s'applique pas. Ça veut dire tout simplement tout ce qui est château, tout ça, hôtel particulier, c'est appartement ou maison individuelle à Londres, grand standing, tout ça, ça s'applique pas. Ça veut dire que tout simplement on va appliquer ça à la population de manière générale, mais pas, pas à l'ultra-classe. L'ultra-classe, elle, elle sera exemptée de cette loi. Tu vois, une loi comme ça pour les uns, une une loi pour les autres. Mieux encore, c'est quoi le but? Le but vicieux. Alors le but en apparence, c'est qu'on va améliorer la situation des locataires. Et peut-être dans une certaine mesure, on va un peu l'améliorer. Oui, c'est vrai, je vais pas nier cela. Mais attention, le but réel de la loi, quand tu le regardes, et ça c'est l'esprit des lois dans ce royaume, c'est que Ça va devenir tellement une usine à gaz réglementaire que finalement, quand tu prends Jean-Pierre qui sort avec Caroline, eh bien, ils vivent dans l'appart ou le studio de Caroline. Et Jean-Pierre, son appartement est vide, mais il ne pourra pas le louer. C'est trop compliqué, il prend trop de risques. Donc, il va le laisser vide. Que va-t-il se passer pour Jean-Pierre? Il ne pourra pas toucher la valeur. La valeur, il ne pourra pas la prendre. Donc en fait, tout ce qui est fait là pour détruire la valeur pour les petits. On va lui dire laisse ton appartement vide et ne le loue pas. Que va-t-il se passer? Quand tu prends ces grosses boîtes, ces méga boîtes qui vont posséder 5 000, 10 000, 20 000 logements, elles ont quoi? Ah ben, elles ont un département de conformité, elles ont des avocats payés à l'année, elles ont des juristes, elles ont des spécialistes, elles ont des étages entiers dans des tours en verre à Londres de gens qui sont juste là pour faire de la conformité. Et tu sais d'où qui paiera leur salaire? Le locataire. On va lui rajouter sur le loyer, on va lui mettre la partie conformité. Et ceux-là, aucun problème. Pourquoi? Parce que ceux-là ont une économie d'échelle, là où Jean-Pierre avec son studio, lui, pourra pas. Tu vois, c'est ça l'idée. C'est toujours, toujours ici détruire le petit pour favoriser le grand, détruire l'épicerie pour favoriser Amazon. Voilà, donc tu vois, je voulais juste te dire, maintenant je le vois mais avec détachement parce que maintenant ce n'est plus ma vie. Je pourrais même vivre ici, tu sais, mais ça me toucherait pas, ça ne me toucherait pas vraiment. Faites comme vous voulez, vivez comme vous voulez. Moi, je suis là, je regarde, je me sens un peu vivre en parallèle. Je sais pas comment te dire, j'ai l'impression qu'il y a une vitre. Alors tu me diras, il y a vraiment une vitre, je suis dans une voiture où il y a une vitre, mais en fait, je sens qu'il y a une vitre entre moi et cet environnement. Et c'est peut-être parce que j'ai vécu à l'île Maurice pendant un an que ça me qu'aujourd'hui j'ai cette distance. Voilà ce que je voulais dire, j'ai cette distance avec les choses, tu vois. Autrement, j'apprécie être ici, autrement vraiment je suis très content d'être là. Il fait beau, les gens sont agréables, ils sont sympas, la nourriture est bonne. Franchement, je retrouve ma voiture, ça me manquait un petit peu de conduire une voiture puissante. C'est vrai que c'est un plaisir, c'est quelque chose qui me manquait, d'accord, parce que je roule dans une petite voiture à l'île Maurice parce qu'il y a pas beaucoup de grandes voitures là-bas, c'est très limité, c'est une île, c'est normal, tu vas à Singapour, tu vas dans les îles, etc., tu n'as pas le marché automobile, n'est pas aussi, ne sera pas aussi large, quoi. Enfin, ils vont les interdire ici de toute manière, je pense qu'un jour on va inverser tout ça, voilà. Mes amis, je vous laisse, je vous laisse. Merci de m'avoir écouté jusque-là, c'était un plaisir de partager avec vous. Je vous rappelle, je rappelle mon livre Le Titan. Le Titan, c'est ces gars qui sont partis, qui sont partis vers le Titanic pour aller explorer, pour aller voir de près. Ils n'ont rien vu, ils ont vu que le noir, ils ont plongé dans une eau qui est comme du café. Puis ils ont fini. On a donné une boîte à chaussures à leurs parents, à la famille. La famille a reçu, on a gratté le fond marin, on a trouvé un peu d'ADN si tu veux, on a mis ça dans une boîte, on a donné à la famille. Ouais, c'est terrible comme histoire. On se voit dans la prochaine, mes amis. À très bientôt.
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