
A person of immigrant background argues that being an immigrant doesn't mean supporting all migration. He criticizes unequal border treatment, warns that uncontrolled arrivals strain welfare systems, and says politicians who call for mass immigration without limits are irresponsible.
Questions this video answers
25 years
1990 census
Bonjour mes amis, j'ai fait une vidéo, j'étais au milieu et il y a une jeune femme qui a démarré une vieille Mercedes 300SL à côté. Elle faisait le bruit et la fumée d'un chalutier donc elle m'a ruiné complètement la vidéo, je dois la refaire. Alors en fait, tout d'abord j'aimerais présenter mes excuses pour la tenue. Cette vidéo n'était pas programmée. remarquez qu'il suffit d'un peu pour se sentir bizarre, se sentir un peu pas dans son élément. Alors je profite de cette tenue pour vous parler d'un truc, vous savez c'est une opinion très courante dans les pays du Maghreb que si tu voyages et que tu dois traverser la frontière avec un passeport écrit en arabe, ce qui en soit presque un crime, idéalement tu dois te raser, porter un costume et tout ça pour éviter justement d'attirer une attention malsaine des autorités sur toi voilà de sorte que très souvent tu arrives à des frontières où tu vas voir une série de de jeunes qui vont passer, tu vas voir des jeunes filles en shorts, tu vas voir des gars avec des t-shirts, d'autres avec des jeans déchirés, d'autres qui portent un gros sac, etc. Et puis, soudainement, t'as le pauvre maghrébin qui passe au milieu avec son costume, sa cravate, etc. Je veux dire, genre, je tombe, comment se veut, un cheveu sur la soupe, tu ne fais pas mieux. Et donc, voilà. Et généralement, il s'attirait avec cette tenue-là, il s'attire plus d'ennui qu'autre chose. Enfin, on dit au bled, là-bas, on dit qu'on te respecte si tu es bien habillé. Donc voilà, je suis bien habillé aujourd'hui. Enfin, je ne pense pas traverser de frontières, mais je peux vous dire, la prochaine fois que je traverse une frontière européenne, je refuserai de montrer mon passeport, parce que je respectais les frontières européennes tant que les pays européens étaient des sortes de territoires sur lesquels un certain nombre de peuples, représentés par des autorités, affirmaient une certaine souveraineté sûre, n'est-ce pas ? Maintenant, que... Les choses sont en train de partir en vrille. Je me demande même pourquoi on impose un visa aux Algériens, par exemple. Moi j'ai des amis, ils sont au cadre, ils aimeraient venir passer un week-end à Londres, à Paris ou à Francfort ou ailleurs. Et très souvent, ils doivent s'y prendre 6 mois à l'avance, ils doivent se rendre à une ambassade, prendre leur femme, prendre leur enfant avec, ramener des photocopies de passeport, des contrats de travail, bail à loyer, enfin plein de choses, des photos, des lettres de l'employeur, des lettres de référence, des lettres bancaires, etc. Pourquoi ? Pour passer un week-end dans une capitale européenne. Alors tout cela se justifiait peut-être à l'époque où il y avait encore une forme de souveraineté de ces pays-là. Mais aujourd'hui que des millions de gens peuvent débarquer sans même dire qui ils sont, sans même dire d'où ils viennent, sans même montrer le moindre document, je trouve que le traitement que nous subissons est un peu injuste parce que j'ai l'impression qu'il y a deux classes. Il y a la classe de celles qui veulent respecter la loi, enfin la classe des abrutis, des gens qui travaillent, qui payent des impôts, qui respectent la loi. Et puis, il y a la classe à côté, des gens qui peuvent passer, en fait. Ça signifie que t'as une sorte de frontière symbolique, avec une guérite, une sorte de... un flic avec un panneau HALT écrit dessus, et puis tu arrives avec tes papiers, et puis là, on te fait la jambon-œuf-fromage. Et puis, tout autour, il y a plein de gens qui passent, voilà, qui passent sans montrer rien à personne. Et voilà. Donc, c'est vrai que c'est un petit peu la vision que j'ai en tant qu'originaire de l'immigration légale. C'est un petit peu la vision que j'ai. J'ai l'impression d'être un petit peu... D'accord ? D'être un petit peu stupide, de respecter la loi. Pourquoi ? Pourquoi moi ? D'accord ? Ça, c'est un premier point. Le deuxième point que je voulais aborder avec vous, c'était un truc... C'est des sortes d'attaques que je reçois régulièrement ces derniers temps. Et elles m'ont réveillé sur une mentalité absolument... Je ne réponds pas à ces attaques. Par tradition, je ne réponds jamais aux attaques. Ça fait 7-8 ans que je fais des vidéos, ça fait 7-8 ans que je m'attaque, je peux vous dire qu'au bout d'un moment, ça ne te touche plus. Tu comprends ? C'est sincère. Mais cette forme d'attaque est très intéressante à répondre à parce que... Comment dirais-je ? elle va révéler une certaine mentalité. Alors je vous explique. Il y a des gens qui me disent, toi qui es d'origine immigrée, n'est-ce pas, t'es pas né en Europe, t'es un immigré, donc tu dois soutenir l'immigrant. Tu dois soutenir l'immigrant. Je vais essayer de déconstruire ce que peut comporter cette sorte d'invitation pour rester neutre. Ça fait 25 ans que je vis en Europe. Il y a des gens qui vivent en Europe depuis plus longtemps que moi. Il y a des gens qui vivent en Europe depuis des générations. Mais bon, soit prenant mon misérable cas, ça fait que 25 ans que je suis là. J'ai vécu plus en Europe qu'ailleurs. Numéro 2, j'ai partagé énormément de choses avec les Européens durant ces 25 dernières années. Des choses positives, des choses négatives. J'ai travaillé avec des Européens, je suis sorti avec des Européens, j'ai fêté avec des Européens, je me suis mis d'amitié avec des Européens, je me suis fait mal, enfin j'ai fait mal à des Européens, des Européens m'ont fait mal. Je suis tombé malade, on m'a soigné. J'ai sauvé la vie à des Européens, des Européens m'ont sauvé la vie. Je veux dire tout ce que 25 années de vie commune, destin commun peuvent comporter. D'accord, n'importe quelle personne qui a vécu un certain temps quelque part peut. Faire une liste comme celle que je viens de faire. Maintenant, maintenant. Que des inconnus. Que des inconnus se présentent à la frontière de l'or, n'est pas en masse. Je ne sais pas qui ils sont, je ne sais pas d'où ils viennent, pas la moindre idée de qui ils sont. Mais en fait, parce que je suis issu de l'immigration, je dois donc, je me dois d'abandonner 25 ans de vie commune ici, 25 ans de vie avec ces gens, je dois l'abandonner et je dois soutenir l'envahisseur. Vous comprenez ? Ça signifie que toute ma vie, Mais ça ne résume qu'à un seul terme. Tout ce que j'ai vécu ne résume qu'à une seule chose. Je suis issu de l'immigration. Donc le fait d'être issu de l'immigration devient ma nationalité, mon parti politique, ma raison de vivre, ma raison d'être, mon horizon, tout ça. Et dès que je vois des gens issus de l'immigration, même si c'est des Daesh, je me dois de les soutenir. Je n'ai pas d'autre vocation. Et ça, c'est absolument néfaste parce que beaucoup de gens, je sais que beaucoup de gens réfléchissent de cette manière-là et ce sont des gens qui se flinguent. Je vous donne quelques exemples. Prenons un exemple. Supposons que tu es noir, tu vis en Europe. Imaginons que ça fait la cinquième génération, tu représentes la cinquième génération dans ta lignée familiale. Ton père est venu, enfin, ton arrière-grand-père est venu, je ne sais pas, d'un endroit en Afrique en 1929, d'accord ? Ta famille a lutté pendant des décennies pour s'intégrer, pour obtenir des droits, pour faire partie de la cité, pour faire partie de la communauté, et ça n'a pas été facile pour eux, d'accord ? Et aujourd'hui, tu vas voir, tu vas soutenir bêtement des gens qui viennent d'Afrique, qui vont venir profiter de toute la lutte de ta génération de famille. D'accord ? Des générations de ta famille vont lutter pour que lui vienne arracher le fruit mûr, d'accord ? Et te cracher dessus. Parce que ce qui va se passer, c'est que si dans six mois, dans un an, on te prend un arrêt de bus où tu vas demander un travail ou autre, et on te prend pour quelqu'un qui a débarqué en barque il y a six mois, voici cinq générations de travail qui sont tombées à l'eau. Je vous donne un exemple avec les Etats-Unis. Avec les Etats-Unis, il y a des Noirs qu'on appelle, depuis un census, le recensement en 1990, ils ont créé un terme américain-africain. Les Noirs, qui rentrent dans cette catégorie proprement, sont en fait, et normalement, les Noirs qui sont venus dans le contexte de l'esclavage, les Noirs dont la famille est venue dans un contexte d'esclavage. Ces gens-là, ils ont souffert, ils ont construit l'Amérique avec leur sang, ils ont obtenu l'indépendance, ils ont obtenu des droits, ils ont obtenu le fait de vivre en tant qu'individus reconnus à part entière. Et qu'est-ce qui se passe ? Il faut savoir que la majorité des Noirs que vous rencontrez aux États-Unis, sont identifiés comme américains d'origine africaine ne sont pas des américains d'origine africaine sont des noirs qui ont débarqué durant les 30 40 dernières années ils ont débarqué d'afrique ils ont débarqué des caraïbes etc ça signifie et c'est ceux là qui posent le plus de problèmes aux états unis pas les noirs qui sont là depuis des générations vous comprenez par contre tout le monde assimile parce que c'est l'État qui le veut, parce que l'État a créé une seule catégorie. Ils ont fait exprès de brouiller les pistes pour que tout le monde soit mélangé dans le même bac, d'accord ? Le noir qui a souffert, qui a construit le pays, et le noir qui est débarqué hier sont exprès, par le flou étatique voulu, sont mélangés dans la même catégorie, d'accord ? Donc, pareil, si t'es, je sais pas si t'es d'origine arabe ou t'es n'importe quoi, ce qui va se passer c'est que cette immigration ne va pas aller dans ton intérêt. Alors, si tu es quelqu'un qui travaille, si tu es contribuable, l'équation qui s'applique à toi, c'est l'équation de tout pour tout le monde. Ça signifie que tu vas devoir payer pour ces gens de ta poche. Tu vas donc les faire passer en priorité par rapport à toi et pas seulement par rapport à toi, par rapport à ta famille, par rapport à tes enfants, par rapport à tout ce monde. Deuxièmement, si tu vis des services sociaux et d'allocations, etc., il faut savoir que le poids qui va arriver sur les services sociaux va les faire éclater. Je vais te dire un truc. En Europe, on imprime l'argent. Aux États-Unis, pareil. On imprime l'argent pour sauver les banquiers. On n'a jamais imprimé d'argent pour sauver des gens qui ne peuvent pas payer leur loyer, ne peuvent pas payer leur bouffe ou qui ne peuvent pas se soigner. Donc là, tu peux vraiment te rassurer. Si le système éclate, Tu vas le payer. Tu vas payer toi. Ce n'est pas les riches qui vont le payer. Les riches continueront toujours à aller vers leurs clinics privés, continueront toujours à envoyer leurs enfants vers des écoles privées, mais c'est toi qui vas le payer. Tu es tout en bas de l'échelle. Ça, c'est un point qu'il faut vraiment considérer. Deuxièmement, si tu vis en Europe, légalement, peu importe depuis combien de temps tu vis, si tu es intégré socialement en Europe, considère-toi comme plus chanceux que plus de 90% de l'humanité parce que pratiquement partout dans le monde, il n'y a pas de gratuité des soins, il n'y a pas de services sociaux, il n'y a pas d'hôpital public, etc. Dans la majorité du pays. Juste parce que beaucoup de gens vivent en Europe, qu'ils y soient nés ou pas, ont l'impression que tout ça, c'est acquis, n'est-ce pas ? Ils ont l'impression que leur façon de vivre est quelque chose de relativement normal partout dans le monde. Ce n'est pas vrai. Je te donne un exemple. Je connais des gens, ils ont fait un accident dans un pays du Maghreb. Je ne vais pas dire lequel, ce n'est pas l'Algérie, mais je ne vais pas dire lequel. Tu sais ce qui s'est passé ? Ils ont fait un accident de voiture. Il y a quelqu'un de leur famille, ils étaient en vacances, il y a quelqu'un de leur famille qui a dû prendre un sac d'argent, qui a dû aller changer des euros, etc. au marché noir, et il a dû prendre l'avion et aller chez eux pour leur apporter l'argent pour qu'ils se soignent. Ceux qui étaient dans leur chambre, ceux qui pouvaient encore marcher, y compris un qui était dans le coma et qui venait de sortir du coma, endus, sortir et dormir dans une voiture qu'on leur a prêté. Ils ont dû dormir dans une voiture dans le parking de l'hôpital parce qu'il n'y avait pas de quoi payer. Et ça, c'est le cas pratiquement. Aux États-Unis, c'est pareil. En fait, il y a énormément, je vais dire pas énormément, l'humanité vit à ce rythme. L'humanité vit comme ça, c'est normal. Donc, ce qui va se passer avec ce système-là, c'est que on va tous les rejoindre. On va les rejoindre de cette façon-là. Ça signifie, on va, d'ici très peu de temps, on va éclater le système social. En France, vous allez éclater la Sécu, éclater la CMU, éclater la CAF, éclater tout ce que vous connaissiez jusqu'à maintenant. Donc même si vous êtes étrangers, même si t'es étranger, ou bien t'es dans la misère, ou t'es sur la ligne de pain, et tu vis de ce genre de choses, si on les éclate, Ah ben t'es nu. Tu comprends ? T'as une main devant, une main derrière. Ils vont pas imprimer l'argent pour te sauver la gueule. C'est ça ce que je cherche à transmettre. Donc moi, par exemple, je vis ici. Mon statut social c'est quoi ? Je suis un travailleur contribuable. Et qu'est-ce qui se passe ? Je suis censé soutenir les gens qui vont venir phagocyter tout le fruit de mon travail. Voilà, je suis censé les soutenir. C'est... C'est dingue tout ça. Et je vais vous dire un truc. Il y a une mentalité que j'ai remarquée. C'est une mentalité extrêmement mauvaise aussi. C'est une mentalité, une sorte de revanche arde colonialiste, dans le style, oui, les Européens, ils ont tué les Indiens d'Amérique. Les Indiens d'Amérique, c'est un petit peu, j'allais presque dire que c'est comme les Palestiniens. Chaque fois qu'on a besoin, on les sort. Donc, ils ont tué les Indiens d'Amérique. Maintenant c'est normal, c'est normal qu'ils se fassent remplacer, c'est normal qu'ils se fassent écraser, c'est normal qu'ils se fassent nettoyer ethniquement, parce que eux ils l'ont fait, donc c'est normal que je le fasse. Cette mentalité revancharde, c'est une mentalité qui se dit, tant mieux pour les Européens. Et là on va trouver des gens qui ne souhaiteraient pas des réfugiés pour le Maroc, pour l'Algérie, pour la Tunisie, etc. mais qui les souhaiteraient pour la France, pour l'Allemagne, pour l'Autriche, pour l'Angleterre. Parce qu'ils rêvent de voir ces pays tomber. Le problème, j'aimerais vous dire un truc, C'est que dans nos pays, on va l'essayer depuis avec son couvercle, mais dans nos pays, on ne fabrique même pas une aspirine. De sorte que si un jour ce monde occidental que vous voyez ici s'écroule, je peux vous dire qu'on ne survivra pas six mois après. D'accord ? Parce qu'on devra aller chez nos guérisseurs et chez nos charlatans à Rokia pour nous soigner. Vous comprenez ? Il faut bien comprendre un petit peu la logique qu'il y a dans ce monde. En tout cas, Je dis cela tout en pensant quand même qu'il y a un drame humain qui est en train de se jouer. Il faut bien me comprendre. Je ne suis pas en train de dire qu'il n'y a pas de drame humain. Non, il y a un vrai drame humain. Mais vous savez, vous demandez à un pompier, un secouriste, un médecin urgentiste, la première règle du secourisme, c'est quoi ? C'est de ne pas prendre de risque soi-même. C'est de ne pas se mettre dans une situation pourrie soi-même. S'il faut aider des millions de gens qui débarquent, là c'est pas, on va aider personne. Là on va aider les 100, 200, 300 premiers milles qui vont arriver et puis après on aura tout qui va s'écrouler et puis c'est tout. C'est pour tout le monde, d'accord ? Et je trouve les hommes politiques européens absolument irresponsables parce qu'ils sont en train de créer des appels d'air, sachant pertinemment qu'ils ne peuvent pas offrir une vie d'essence à ces gens. Ils savent pertinemment, ils le savent d'avance, que même les gens qui sont venus là, beaucoup n'ont pas de travail, beaucoup n'ont pas de domicile, beaucoup ne mangent pas à leur faim, beaucoup doivent choisir, des retraités doivent choisir entre se chauffer et manger l'hiver, d'accord ? Ils savent, et malgré tout, ils lancent des appels d'air en disant on peut accepter des millions de gens, venez, venez, venez. Ils savent bien que ça ira nulle part, ils savent bien que ça ira au désastre. Mais voilà, ils le font de manière irresponsable. Je ne sais pas pourquoi. Ne me demandez pas. Je n'ai pas la moindre idée pourquoi. Enfin. Voilà, je vous laisse mes amis et puis on se voit se voir un autre jour.
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