UPS se prépare à la fin d’Amazon ? 20 000 postes supprimés !

UPS is cutting 20,000 jobs and closing 73 sites, partly because Amazon volumes that once made up 12% of its revenue are shrinking. The layoffs reflect broader pressures: US tariffs, trade tensions with China, and the West's long-term deindustrialization, leaving thin-margin logistics companies unable to absorb the hit.
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20,000
73
21,000
About 12%
Mes amis, bien le bonjour. UPS vient d'annoncer la suppression de 20 000 emplois. Juste en début de semaine, on parlait d'Intel Corporation, le fabricant des microprocesseurs, qui a décidé d'éliminer 21 000 emplois. Aujourd'hui, c'est UPS. Alors ça, je vous parle des grands. Mais il y a énormément de licenciements de bien moindre envergure qui n'arrivent pas dans les premières pages, mais qui sont devenus la caractéristique quotidienne et permanente de l'économie de ce moment. Alors, UPS annonce supprimer 20 000 emplois, elle va aussi fermer 73 sites, et il s'agit de quoi vraiment ? Parce qu'en fait, UPS, jusqu'à l'année dernière, faisait à peu près 12% de son chiffre d'affaires avec Amazon. on est en réalité dans une situation d'anticipation. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les dirigeants d'UPS misent sur l'effondrement de leur business avec Amazon. En d'autres termes, ils misent sur l'effondrement des commandes Amazon et ils ont déjà constaté, parce qu'ils le voient, Amazon ne va pas nécessairement nous donner les chiffres, mais sauf que UPS, voient leur carnet de commandes s'effondrer avec Amazon, prennent-les devant et décident donc de commencer à supprimer. Bien entendu, avec autant de personnes licenciées d'un coup, le marché ne sera pas en possibilité de les absorber. Si UPS supprime 20 000 personnes, on ne va pas les retrouver soudainement. Il y aura peut-être quelques-uns qui arriveront à aller chez UPS, DHL, TNT et d'autres, Mais le fait est que ces autres compagnies que je viens de citer sont également en train de souffrir de situations similaires et que donc ne sont pas spécialement en train de recruter, en tout cas pas des masses de gens, pas des dizaines de milliers de gens. En fait, la situation est la suivante, c'est que, il y a quelques jours, il y a eu des mots, il y a eu une sorte de... il y a eu une tension entre le PDG Jeff Bezos, le PDG de l'Amazon d'un côté, et Donald Trump, le président américain de l'autre. En fait, il s'agissait de quoi ? Jeff Bezos a eu l'idée, alors c'était une rumeur semble-t-il, d'afficher sur le site le prix des produits et le coût ou la surcharge sur le coût généré par les tarifs de Trump. En fait, c'était ça son idée. Alors, personnellement, sans prendre de posture politique partisane, en tant que consommateur, moi je suis très content quand il y a des mouvements pour la transparence des prix. J'aimerais bien voir le produit et puis me dire ça a coûté tant pour le transport, tant pour la fabrication, ça a coûté tant en énergie, tant en taxes, ça me permet de décider, ça permet de mieux décider, de savoir où on met son argent. Ça signifie que par exemple, je pourrais avoir tendance à orienter mon argent vers des produits où je vois qu'il y a plus de valeur qui est faite dans la fabrication, qui est partie dans la fabrication, que dans le transport. D'accord ? Des choses comme ça. Le patron d'Amazon ne voulait pas juste augmenter les prix, parce qu'il s'agit de ça. Il ne voulait pas juste augmenter les prix, brutaliser ses clients et passer de lui pour le père Fouettard, passer de lui pour le méchant. Ce qu'il voulait faire, c'est dire, ok, voilà, c'est l'administration Trump qui a causé ça, je vous le montre. Bien entendu, Trump l'a extrêmement mal pris parce qu'il a vu là-dedans un outil, une sorte d'outil de de destruction massive. Imaginez, il n'y a probablement pas un seul Américain qui vive dans une grotte qui n'a pas de compte Amazon, qui n'achète pas chez Amazon. Et puis, si chacun voit, parce que les Américains peuvent tout à fait, les gens, c'est pas que les américains seulement, tout le monde est comme ça, tous les gens qui votent sont comme ça. Je veux dire, on peut tout à fait saluer et applaudir des choses qu'on voit à la télévision. Ah, il a imposé un tarif sur la Chine, bien fait pour eux et tout. Maintenant, Si chaque jour qu'on va acheter, on paye son téléviseur 50€ de plus, on paye son câble réseau 1,50€ de plus, et que chaque fois qu'on clique, on voit qu'on est en train de payer plus, je peux vous garantir, bon, il y a toujours des gens de conviction qui disent « moi je m'en fous », mais je peux vous garantir que chez la majorité des gens, ça calme les ardeurs. Parce que le problème est le suivant, c'est que la réalité, si vous la regardez, si on dézoome et on regarde bien, les Américains, comme les Européens d'ailleurs, ont vu un réel effondrement de leur niveau de vie. Si on regarde bien, ça fait des décennies que les salaires n'ont pas bougé. Ça fait des décennies que les salaires ont pouvoir d'achat réel. Je ne parle pas d'une augmentation liée à l'inflation qui donne des chiffres plus grands, mais comme tout augmente, on n'a pas de pouvoir d'achat en plus. En réalité, on a une augmentation des salaires mais accompagnés des fois même plus rapidement par l'inflation, de sorte qu'au pouvoir d'achat réel on ne gagne rien. Mais alors comment on fait pour permettre aux gens de garder l'illusion de leur niveau de vie dans le temps ? Il y a deux outils. Premier outil, c'est effectivement le crédit, si on leur vend un crédit. acheter aujourd'hui, payer demain, utiliser des cartes, les paiements à tempérament, tout ça, et les gens sont endettés pour beaucoup jusqu'au tronion. Au Royaume-Uni, par exemple, un tiers des gens sondés par une compagnie énergétique ont déclaré que leurs finances sont hors contrôle. Ça signifie qu'ils sont profondément endettés. Ça c'est le premier point. Deuxième point, c'est par l'intervention de la Chine. En fait, ce qu'on fait, c'est que par le biais de la Chine, on peut leur vendre des produits qui restent à des prix accessibles. Voilà, c'est ça l'idée. C'est qu'on va aller chercher ces produits à l'autre bout du monde, dans des containers, on arrive en les vendant et moyennant cela, ils peuvent les obtenir à meilleur prix. Maintenant, s'il s'agissait de les fabriquer aux États-Unis ou de les payer à leur prix réel ou autre, Là, très vite, les gens vont déchanter. C'est ça un petit peu la situation. Donc, il semblerait qu'il y ait eu un appel téléphonique mouvementé entre Trump et Jeff Bezos, à l'issue duquel Amazon, semble-t-il, a renoncé à son idée, pour tenter qu'il y ait eu une idée au départ, renoncé à son idée d'afficher l'impact des tarifs Trump. Mais voilà, mais n'empêche que UPS, eux, voient les choses et se disent on ne veut pas investir là-dessus. Parce que de toute manière, comme ils l'ont dit, ce n'est pas très profitable pour eux de travailler avec Amazon. C'est vrai que c'est des missions, si tu veux, à très très faibles marges. C'est des marges extrêmement faibles. Donc au bout d'un moment, si en plus d'avoir des marges faibles, ça devient volatile, tu n'as plus envie de travailler. La valeur de chaque contrat, si tu veux, tout le monde, toutes les compagnies réfléchissent comme ça, elle ne dépend pas que de sa valeur absolue ou de sa rentabilité ou le profit que tu fais dessus. C'est pas ça. Imagine tu as un client. Ce client t'arrive à faire une marge de profit avec de 2%. C'est pas bon. Mais mettons que le client te garantit, si tu dis écoute, Je sais que tu ne fais pas une grande marge, mais je te garantis, je te garantis que tu vas avoir chaque année une commande au moins temps. Voici les commandes. Et après si pendant des années c'est stable, alors quelque part toi tu t'adaptes, tu te dis bon, c'est pas grand chose que je gagne avec, j'ai une marge faible, mais en même temps j'ai de la visibilité. Je te raconte une autre. Tu as un client, une marge extrêmement faible, et là, il rentre dans une zone de volatilité. Ça signifie que d'ici l'année prochaine, il peut diviser par deux, par exemple, ses commandes et te laisser dans une situation délicate. Parce que toi, vu qu'il commande beaucoup chez toi, qu'il y a beaucoup de commandes qui passent par chez toi, tu t'es adapté en créant une infrastructure, en recrutant des gens et tout, mais tu as une faible marge. Si jamais il venait à baisser brutalement ses commandes, il va te laisser avec des bâtiments sur plus, des machinons sur plus, des employés en surplus, et tu ne pourras jamais compenser vu que tu as de faibles marges. Tu vois ce que je veux dire ? Un contrat en général, s'il est stable, on arrive à accepter des marges plus faibles dessus. Si c'est un contrat qui fait du olé olé, qui monte, descend, fait n'importe quoi, on ne peut l'accepter que sur du marge élevé. Donc ce qui s'est passé entre UPS et Amazon, c'est ça, c'est qu'il y a une augmentation de la volatilité sur des contrats à marge extrêmement faible. Dans ce cas-là, UPS dit franchement, on préfère pas prendre le risque avec eux, on coupe tout. C'est ce qui est en train de se passer. En tout cas, pour finir, par rapport à ce qui est en train de se passer aux Etats-Unis, la situation est assez délicate, mes amis, parce que Trump, ce qu'il voulait faire, c'était « j'augmente les tarifs, je crée des barrières douanières de plus en plus chères, de plus en plus coûteuses, pour forcer la production à revenir aux Etats-Unis ». Oui, mais ça, c'est facile à dire, mais en pratique, tu le fais comment ? Parce que tu regardes les Chinois, Ils ont une économie d'échelle monstre, énorme. Là où les États-Unis veulent, par exemple, je sais pas moi, ils veulent aller dans l'Idaho, le Texas ou autre et ouvrir une usine pour fabriquer des câbles réseau. C'est bien sympa ça. Mais la Chine à côté, quand elle fabrique des câbles réseau, c'est pas pour les États-Unis seulement, c'est pour la planète entière. Donc ils arrivent, à en fabriquer de telles quantités qu'ils ont une économie d'échelle que tu ne pourras jamais obtenir à l'échelle d'un pays, n'est-ce pas ? C'est ça aussi. Autre problème, aux États-Unis, ils n'ont plus de techniciens spécialisés. Parce que rappelez-vous, je l'ai dit des millions de fois, quand une industrie déménage, délocalise, part, ce que l'Occident fait depuis des décennies, il y a des générations qui font ça, c'est pas seulement l'usine, la machine qui part. C'est le savoir-faire qui s'arrête là, les flux d'investissement, la propriété intellectuelle, tout ça. Tu laisses partir un objet aujourd'hui, 20, 30 ans plus tard, il a évolué, mais pas chez toi. Le pays vers lequel tu l'as délocalisé maîtrise aujourd'hui la technologie, à tel point que ce que tu as délocalisé chez lui il y a des années, en termes de technologie, de valeur ajoutée, tout ça, ça ressemble vraiment à... t'as délocalisé un truc rudimentaire chez lui, tu vois ce que je veux dire ? Et maintenant, lui te vend un truc de pointe qui t'impressionne et tu pourras pas le fabriquer, tu vois ce que je veux dire ? Donc, il n'y a pas de techniciens, ils n'ont pas formé de gens. Les gens qui travaillaient là, il y a 20 ans, 30 ans, avant qu'on délocalise les usines, ne sont plus là, c'est terminé. Ces gens ont pris leur retraite, ont fait autre chose. D'autres n'ont pas été formés à leur place. Donc tu fais comment pour délocaliser ? Rajoute à cela l'énergie, rajoute à cela les réglementations. écologiques et autres étouffantes aux Etats-Unis, même si avec Elon Musk et Trump, ils ont réduit un petit peu la charge, mais elle est toujours là. On ne peut pas juste faire comme ça et tout éliminer. Ça n'a pas été éliminé. Rajoute la taxation américaine. Les Etats-Unis, ce n'est pas un parallèle fiscal non plus, tu vois ce que je veux dire ? Alors qu'en Chine, les fabriques reçoivent des subventions, il y a du dumping, tout ça. Il n'y a pas moyen, tu ne peux pas faire la compétition avec ces gens pas prêts à t'avoir flingué pendant 30 ou 40 ans. Je pense que vous vous rappelez tous, pour ceux qui ne se rappellent pas tout le monde, ceux de moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Mais moi, quand j'étais enfant, je me rappelle des Radio Grunding, je me rappelle de Blow Punk, je me rappelle de Thompson. Vous voyez ce que je veux dire, on se rappelle, vous pouvez donner d'autres remarques qui vous reviennent à... Je me rappelle à la cuisine, on avait des trucs de chez Seb, S-E-B, n'est-ce pas ? Je me rappelle de toutes ces choses-là. Le problème, c'est que c'est où aujourd'hui ? Ça a été délocalisé, à l'époque. C'est parti ailleurs. Ça a été complètement vidé de sa substance. Certaines de ses marques n'existent plus. Mais le savoir-faire est parti. Mais alors attention, ce qu'on fabrique aujourd'hui en Chine, c'est pas avec le savoir-faire qui a été pris à l'époque. Ils ont développé par-dessus, ils ont fait de la recherche, du développement, tout ça. Donc aujourd'hui, ce qu'ils nous proposent, alors que nous on s'est arrêté à l'époque où on a délocalisé. À l'époque où on a délocalisé, c'est là où la technologie, c'est là où le fil technologique s'arrête. Aujourd'hui, on voit un fil technologique qui arrive en Chine, et là on est, mais c'est pas possible, ils sont dans une autre planète les gars. Et on est dépassés, voilà la situation. Donc refaire la guerre aujourd'hui économique, et vouloir nous réindustrialiser, et dire on va ramener les choses et tout ça, je veux dire, je dis pas que c'est impossible dans l'absolu, c'est possible. Mais ça prendra 20-30 ans quoi. Il faut commencer déjà à former les jeunes, il faut déjà déclencher de nouvelles passions, de nouvelles vocations pour ces choses-là. Il faut réinvestir, il faut, il faut, il faut. C'est pas parce qu'on arrive avec un stylo, on signe un décret, on met un tarif, que soudainement, ils vont commencer à pousser des industries aux Etats-Unis. C'est beaucoup plus compliqué que ça. Voilà, mes amis. Merci pour ce message. Et rappel, partenaire de ce canal, c'est un ami du canal, plus qu'un partenaire, c'est Keylus. Si vous habitez en France, il peut vous aider. Si vous sentez que Vous stagnez dans votre travail, ça n'avance pas. Si tu sens par exemple que ton job est en risque, tu peux te faire virer. Ou bien si tu as perdu ton travail, Ils peuvent t'aider, ils font même du coaching face à face, un à un, avec une seule personne, et en fait c'est payé entièrement par Pôle Emploi. Donc regarde, ils ont même le livre Toxic qui est derrière moi. Donc c'est plus qu'un partenaire, c'est vraiment une sorte d'amitié très solide. Voilà mes amis, je vous laisse le lien dans le descriptif de la vidéo, et on se voit dans une prochaine. A très bientôt.
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