Urgence médicale dans la Station Spatiale Internationale !

Dans cette vidéo en français, Aldo Sterone analyse le communiqué de la NASA annonçant qu’un membre de l’équipage 11 de la Station spatiale internationale (ISS) se trouve dans un état « stable », terme qu’il interprète comme potentiellement critique. Il décrit la composition actuelle de l’équipage (3 Américains, 3 Russes, 1 Japonais), la durée de leurs missions, et le fait que la prochaine rotation prévue n’est pas avant mai. Sterone explore les scénarios d’évacuation possibles, détaillant les deux capsules amarrées à l’ISS – une américaine pouvant atterrir près de la Californie et une russe visant le Kazakhstan – ainsi que la logistique au sol nécessaire. Il passe en revue les capacités médicales limitées à bord (soins de base, intubation possible, mais absence de chirurgien) et souligne les défis que représente la prise en charge médicale en orbite, surtout pour les futures missions de longue durée comme Mars. Enfin, il profite de l’occasion pour rappeler ses deux livres qui critiquent la politique et la narration autour du programme Apollo, appelant à une réévaluation des mythes de la guerre froide dans la recherche spatiale contemporaine.
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Mes amis, bien le bonjour. La NASA vient d'indiquer que l'un des membres d'équipage, l'équipage numéro 11 sur l'ISS, la Station Orbitale Internationale, a des problèmes de santé. Ils ont envoyé un communiqué extrêmement laconique qui le décrit dans un état stable. Stable, langage de tous les jours, veut dire entre la vie et la mort, veut dire que la personne maintenant a des paramètres qui ne bougent pas dans la mauvaise direction ni dans la bonne d'ailleurs. Mais que tout peut arriver. Alors, je ne sais pas si le terme stable a été utilisé en pensant vraiment ce qu'il veut dire, ou bien ça a été juste balancé par les services de communication. Mais en tout cas, le communiqué est assez inquiétant. Il ne dit pas de qui il s'agit. Ils sont aujourd'hui 7 dans l'ISS, l'ISS que vous pouvez traquer en ligne, qui tourne à peu près 400 km au-dessus de nos têtes, comme pratiquement toute l'exploration habitée. C'est une exploration qui se fait dans ce qu'on appelle LEO, c'est l'orbite basse terrestre. Je disais 7 dedans. On a une femme américaine et on a 6 hommes sur l'équipage. Sur les 7, on a 3 Américains, on a 3 Russes et un Japonais. Ils sont là depuis— si on regarde un petit peu depuis quand ils sont là, certains sont partis en novembre, ils sont là depuis à peu près un mois et demi, d'autres sont partis cet été, ils sont là depuis 5 mois. La rotation normale n'est pas prévue, la prochaine rotation de l'équipage n'était pas prévue avant le mois de mai. Donc là, ce qui peut se passer, ils disent qu'ils vont donner un, disent qu'ils vont donner une mise à jour dans les 24 prochaines heures. C'est assez, c'est assez unique comme situation. On pourrait potentiellement voir la première évacuation de l'histoire de l'espace. Il y a eu dans l'histoire de l'espace des astronautes qui étaient malades, qui avaient chopé la crève, qui avaient même des problèmes digestifs avec tout ce que ça peut, tout ce que vous pouvez imaginer, des aérosols parfois extrêmement nauséabond. Je veux dire, il y a pas de honte dans ces choses-là, on est entre nous, on parle. Je veux dire, il y a eu des situations extrêmement difficiles, mais aucune à ce stade dans l'histoire de l'exploration spatiale qui a justifié une évacuation urgente. Alors s'il faut une évacuation, la bonne nouvelle c'est qu'aujourd'hui il y a 2 capsules attachées à l'ISS, contrairement à la dernière fois. Rappelez-vous, il y avait cet homme, cette femme qui était venue Williams, vous vous souvenez, Williams et l'autre, le nom m'échappe. Ils étaient venus pour une semaine, ils sont restés énormément de temps. Ils ont été sauvés par, ils ont été sauvés par, par l'équipe d'Elon Musk, SpaceX. Mais sauf que cette fois-ci, on va pas dans une situation pareille. Cette fois-ci, ce qu'il y a, c'est qu'il y a 2 capsules qui sont branchées sur l'ISS et les 2 sont prêtes pour un départ rapide. Et une capsule américaine qui peut potentiellement atterrir au large de la Californie, et puis s'il s'agit d'un des trois Russes, parce qu'on sait pas de qui il s'agit, eh bien il y a une capsule russe qui, elle, irait plutôt vers le Kazakhstan. Elle serait récupérée là-bas. Mais il y a une possibilité d'évacuation. Ça signifie, s'il y a une personne qui est vraiment en danger, si elle est transportable bien entendu, ils pourraient la mettre dans la capsule et puis lui permettre de revenir sur Terre en quelques heures. Il faut aussi, il s'agit pas seulement de balancer la capsule qui, elle, peut revenir assez rapidement, il s'agit aussi de préparer préparer les équipes au sol qui pourraient la, qui pourraient effectivement la récupérer une fois qu'elle tombe. C'est cette logistique qui pourrait prendre quelques heures de plus. Sur l'ISS, ils ont un peu d'équipement médical. Ça signifie ils ont de quoi soigner une rage de dents, de quoi faire un pansement, une blessure, gérer les, gérer on va dire les bobos classiques, petits, voire même des bobos de taille moyenne. Ils leur est même qu'ils soient capables d'intuber quelqu'un et de le mettre sous oxygène et tout. Mais bon, là on commence à toucher à du lourd, là il faut des anesthésistes, faut des médecins sérieux et tout. Ils en ont au sol, bon ben le problème c'est qu'ils peuvent toujours aiguiller depuis avec sur la fréquence, mais c'est pas, c'est pas si simple que ça. Même si chaque personne qui va sur l'ISS a été entraînée pour pouvoir donner des, faire des gestes médicaux parfois assez, assez compliqués. Je ne sais pas, je n'arrive pas à voir. Je regardais le profil des gens qui sont là, je ne vois pas de chirurgien ou de médecin, quelqu'un dont c'est vraiment le métier. Donc là, on est plutôt sur des profils plutôt techniques. Donc on va essayer de suivre, j'espère vraiment de tout cœur, j'espère que cette situation va se dénouer positivement, soit que la personne soit ramenée soignée sur Terre, soit que demain ils nous disent c'est bon, on on a failli avoir peur, tout est rentré dans l'ordre. Mais c'est vrai que là, le problème avec l'ISS, avec les missions habitées à longue distance, on parle aujourd'hui d'aller sur Mars, c'est des missions qui sont longues. Or, on a beau sélectionner les humains, on a beau leur faire passer des examens médicaux, que veux-tu, on voit là choisir des gens qui sont forts, sportifs, tout ça. Tu regardes les astronautes Apollo, malgré qu'ils aient traversé des des zones de radiation et tout ça, on dirait que ça les a, ça a été une fontaine de jouvence pour eux. Beaucoup, beaucoup sont morts à des âges canoniques et certains courent toujours jusqu'à aujourd'hui, juste pour dire. Donc ce que je veux dire, c'est que c'est un défi, un challenge très particulier pour les missions spatiales habitées de longue durée, que ce soit l'ISS, voire des missions interplanétaires, c'est que comment tu fais si jamais tu as quelqu'un qui connaît des ennuis de santé, t'en fais quoi? Autant sur Terre, tu appelles une ambulance, elle est là en 3 minutes, tout ça, voilà. Mais quand tu es dans l'espace, le moindre petit problème se multiplie, se complique et tout ça. Donc on va voir, moi je vous tiendrai au courant sur ce canal s'il y a quelque chose de nouveau. Prochaine mise à jour dans 24 heures, nous dit la NASA. Avant de partir, je vous rappelle, je vous rappelle mes livres parce que je suis un observateur de la NASA. J'ai pas de grief contre la NASA, mais certaines des choses qu'ils ont réalisées durant la guerre froide, pour moi, sur le plan purement scientifique, il y a pas de politique là derrière, pose des problèmes. J'avais écrit un livre qui avait suscité quand même pas mal de problèmes, pas mal de soucis, c'est celui Apollo, l'imposture Apollo. Alors maintenant, j'ai récidivé, tu vois, il y en a deux maintenant. Récidiver les questions interdites. OK, le dossier est en train de s'épaissir. Le deuxième, je vais plus en profondeur, je réponds aux questions qui ont été suscitées par le premier. Donc voilà, encore une fois, rien contre la NASA, d'accord, mais il y a des choses politiques qu'il faut dénoncer. Il y a des choses qui ont été commises durant la guerre froide. Et puis c'est notre devoir, c'est le devoir de tout un chacun par honnêteté intellectuelle d'aujourd'hui. Nous sommes loin de tout ça, nous sommes en 2026, nous sommes loin de l'émotion de l'époque, des tensions de l'époque, enfin croit-on. Et il est peut-être grand temps de tourner la page de ces choses-là. Quand vous regardez ici sur le, dans ce livre-là, le deuxième tome, vous réalisez que même la nouvelle génération de techniciens de la NASA et de chercheurs de la NASA commence à sortir des études où on tient pas compte des apports d'Apollo. On commence à plus vraiment les considérer, mais aller de l'avant et juste les mettre entre parenthèses parce que statistiquement, c'est des choses qui sortent complètement de ce qu'on sait et on repart à zéro sur une page blanche. C'est ce que tout le monde devrait faire sur plein de sujets d'ailleurs, pas seulement celui-là. Merci mes amis d'avoir regardé cette vidéo jusqu'ici et on se voit dans la prochaine. [MUSIC] [MUSIC]
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