
A French political commentator breaks down an RN official's confrontation with a veiled woman, arguing the real mistake was attacking an individual rather than addressing larger questions. He contends modern politics runs on images and viral moments, and frames the veil as a deliberate symbol Islamist movements use to test cultural power.
Bonjour mes amis. Vous savez, nous parlons de tranquillité quand la paix s'exprime dans la réalité. Ce croisement entre la paix et la réalité s'appelle tranquillité. J'ai passé quelques jours dans un endroit tranquille. J'ai mangé du cabillaud. Il n'y avait que ça au menu. Et je contemplais les arbres. Et en fait, là, je suis de retour parmi vous. Mais pour tout vous dire, l'argent achète la tranquillité. Mais ils n'achètent pas la sérénité. J'étais pas serein. La sérénité, c'est quand la paix s'exprime, on va dire au niveau spirituel. Alors, je suivais, je suivais un certain nombre de nouvelles venant de France et J'ai pas envie de rire, j'ai pas envie de rire parce que ça fait pas rire du tout. Cette histoire du voile, cette histoire du voile de cette femme voilée qui a été prise à partie par un élu Rassemblement National dans un conseil général. C'est une histoire, semble-t-il, qui n'arrête pas de faire des petits. Alors, qu'est-ce que je peux vous dire à ce sujet? Vous savez, juste comme ça, c'est une observation, entre guillemets ou entre parenthèses, c'est que il y a des millions de voiles en France. Il semblerait que d'année en année, il y en ait de plus en plus. Et quand je vois les difficultés qu'a la République, à gérer le problème d'un seul voile, d'accord ? Parce que cette histoire, elle est en train de dépasser en proportion, elle est en train de dépasser la révocation de l'édit de Nantes. Ça va, on va l'enseigner dans les livres d'histoire. Ça a pris des proportions gargantuesques. Il y a la dernière réaction de cette dame, Elle a dit qu'on lui a détruit sa vie. Alors effectivement, moi, j'ai regardé la vidéo et même plusieurs fois pour tout vous dire. Je pense que, indépendamment de ce qu'on peut penser sur le voile, effectivement, c'est une situation embarrassante. On peut même dire qu'elle a peut-être vécu, intérieurement, elle a ressenti un embarras extrême. Mais la situation ou l'expérience dans sa globalité tombe bien en deçà de ce qui pourrait justifier la destruction de vie. Il n'y a pas de vie détruite là-dedans. Maintenant, ce qu'on peut constater, et c'est aussi en général, c'est qu'on peut constater que très souvent l'islam va imposer à ceux qui les suivent, va leur imposer des fois un accoutrement très singulier. Par contre, il va leur offrir très peu de ressources spirituelles pour faire face aux difficultés de la vie quotidienne. C'est ça le problème. Bon, il y a eu d'autres réactions, comme par exemple la réaction de Zora Bitan, une réaction qui a fait le tour de la place, qui a dit que On a plus entendu parler de cet enfant qui a plongé dans les bras de sa mère en pleurant, en sanglotant. On a plus parlé de ces sanglots à lui que des sanglots des six orphelins causés par l'attaque terroriste de la préfecture de police de Paris. C'est vrai que sur la manifestation, les propos de Zorabitan sont absolument corrects. Par contre, ils ont Dans leur substance, il y a un élément qui peut en fragiliser la portée. En l'occurrence, nous vivons à l'époque de l'image. Nous vivons dans une époque qui est guidée par l'image, l'image facile en particulier. Si je peux vous donner un exemple, si je compare le monde d'aujourd'hui, notre monde d'aujourd'hui, au monde d'il y a, par exemple, 30 ans et plus, je dirais que... Il y en a qui peuvent le prendre mal, mais je dirais que nous sommes passés du livre, du roman, du texte écrit à la bande dessinée. On n'a jamais vu des philosophes ou des intellectuels ou un discours riches en contenu, s'exprimer à travers des bulles. Or, aujourd'hui, nous sommes dans une époque où plus personne ou de moins en moins de gens, pour être plus juste, sont en mesure de lire des livres. Et la réalité, c'est qu'ils sont en train de s'exprimer par des images, par des bandes dessinées. On a des images et on a une bulle au-dessus, avec deux, trois mots simples. Et c'est ce que le public retient. C'est très malheureux, mais c'est la réalité. C'est le monde dans lequel nous sommes arrivés aujourd'hui. C'est un monde de selfies, c'est un monde d'images, c'est un monde qui s'exprime. Il n'y a qu'à voir le type de médias sociaux qui sont aujourd'hui en vogue chez les jeunes, comme Instagram et autres. Et vous allez voir qu'aujourd'hui, on n'écrit plus Twitter avec ses 140 caractères qui ont été augmentés récemment. est devenu déjà trop pour une jeunesse qui trouve 140 caractères un petit peu beaucoup. Parce qu'il faut les remplir. T'as un petit peu cet effet de page blanche et t'as rien à dire. Donc, un selfie, tu fais comme ça et tout ça, ça suffit. Donc, pour revenir aux propos de Mme Zohra Bitten, c'est que la fragilité de ces propos vient du fait qu'on a vu ce jeune homme pleurer au bras de sa mère, Il y a eu l'image, il y a eu la bande dessinée, mais on n'a pas eu l'image des six orphelins de la préfecture de Paris. Il n'y a pas l'image. Quand il n'y a pas l'image, ça n'existe pas. Et c'est pour ça qu'ils font très attention. Par exemple, si vous regardez les médias, des fois, ils vous montrent des morts, des fois, ils ne vous les montrent pas en fonction de l'orientation qu'ils veulent donner, justement, à vos sentiments, aux sentiments du public en général. Par exemple, on sait qu'en Allemagne, il y a eu des Il y a eu, pas en Allemagne, c'était en Turquie, un passeur a mis son enfant dans une barque, il lui a pas mis de gilet de sauvetage ni rien du tout, il est exposé à des risques, on a un problème de parentalité ici en réalité. La barque s'est renversée, l'enfant est mort, malheureusement, donc c'était réellement un accident de barque, un accident de parentalité, un manque de jugement des parents, et malheureusement, Il y a beaucoup d'accidents similaires dans le monde tous les jours et il y a un vrai effort d'éducation à faire sur ces choses-là. Cela dit, l'enfant mort, son image a été mise en scène, a été circulée, a été mise sous le nez de millions de gens. Elle a même été publiée en première page. C'est quand même assez rare que les médias publient la photo d'un enfant mort en première page. Et moyennant quoi, l'Allemagne a ouvert ses frontières et a laissé des millions de personnes à l'entrée. Dont en partie, on le sait bien maintenant, étaient des criminels, des terroristes et tout ça, et ça causait des morts. Mais les images de ces morts-là n'arriveront pas aux premières pages. Donc effectivement, sur la foi d'un mort, et ce mort était dans le passé, il ne s'agissait pas de le sauver, il était déjà mort, on ne pouvait plus rien faire. On a sacrifié, on a offert en holocauste un certain nombre d'européens qui ont payé de leur vie, souvent dans des conditions atroces, qui ont payé de leur vie le prix de cette folie politique. Et voilà, on ne les a pas vus. Donc c'est pareil. C'est pareil, effectivement, on pleure pour ce qu'on voit. Et dans ce cas-là, effectivement, il y a eu un point qui a été marqué par les islamistes, évidemment. Donc, ce point a été marqué, si je viens vers ce point qui a été marqué, je dois dire qu'il a été marqué par l'entremise de l'élu du rassemblement, national. Ce n'était pas son intention. Son intention n'était pas d'aider les islamistes. Mais en pratique, c'est ce qui s'est passé. Il faut comprendre le bonhomme. Le bonhomme est en France. Il est excédé par un certain nombre de comportements. On a un chef de l'État qui parle de, nous voulons éviter, je cite, la guerre civile. Donc il y a de vraies tensions qui sont palpables sur le terrain. Surtout pour les gens qui se trouvent, on va dire, aux lignes de front, qui ressentent plus la chose, la chaleur que ceux qui sont en arrière. Parce que si vous pouvez prendre une guerre, même une guerre aussi violente que la deuxième guerre mondiale, les gens qui ne sont pas sur la ligne de front, qui sont un petit peu loin, certains, ils n'ont rien vu venir, ils n'ont rien vu passer. Mais la guerre est vécue, on va dire, au point de fracture. Et ces élus qui vivent au point de fracture font toujours face à des revendications communautaires incessantes, à des manifestations communautaires, à des problèmes. Et puis au bout d'un moment, ils deviennent excédés. En plus de cela, pensez que le voile très mauvaise réputation en ce moment il ya des femmes par exemple en iran qui sont en train de manifester et La justice iranienne est en train de distribuer des peines de manière très libérale, des peines de l'ordre de 10, 15, 20 ans, on a entendu. Des peines à deux chiffres, mes amis. Et ce n'est pas des peines où on n'est pas en France. Quand on lui donnera 10 ans à la femme, elle ne va pas sortir au bout de 3 ans. Elle va sortir au bout de 10 et elle sera brisée parce que c'est des bagnes qu'ils ont là-bas. Ce n'est pas des prisons avec téléphone et Internet. C'est vrai que là-bas, en Iran, si je reviens en Iran, oui, il y a des femmes qui portent le voile de leur propre chef. Prenez par exemple ces femmes de la police, la Sharia, qui vont frapper d'autres femmes ou invectiver d'autres femmes dans la rue parce qu'elles ne portent pas correctement le voile et tout ça. Ces femmes-là, elles portent le voile de leur propre chef et elles vont même le défendre, effectivement. Mais cela dit, est-ce qu'elles ont le bon rôle dans cette histoire ? Je laisse chacun juge. Mais on a un homme qui est excédé et qui voit ce voile et c'est à ce moment là pour lui, c'est le voile de trop. Et donc il va s'attaquer à cette femme. Et c'est une erreur politique. Politiquement, c'est une erreur parce qu'on ne peut pas s'attaquer à une personne. Je comprends le phénomène et tout ça. Je suis 100% d'accord avec ce bonhomme. Je lui signe un chèque en blanc. Par contre, s'attaquer à une personne, on prend toujours un risque énorme parce qu'il suffit après que la nana vienne et tu dises voilà, je suis en France depuis 30 ans. je nettoie les culs des vieux, ou bien je subis une chimiothérapie, je suis à peine en train de m'en sortir, ou bien j'ai fait 5 TS dans ma vie parce que j'ai un mari violent, et tout ça. Tu ne peux pas savoir le background de cette personne. Je dis n'importe quoi, moi je ne le connais pas. Mais tu ne peux pas savoir le background. Donc tu attaques une personne comme ça, et après tu as un retour de feu, et ça dépasse complètement ce que tu avais imaginé. Maintenant, je finirai sur ça je pense. J'ai envie de dire aux politiques, à ceux du Rassemblement National ou à d'autres, en particulier peut-être à ceux du Rassemblement National, il faut essayer de sortir de l'instinct, de cet instinct de réaction épidermique. cet instinct toujours de réagir et faire monter en flèche des choses très particulières. Il faut toujours aller, ne pas focusser sur le particulier, plutôt travailler sur le général. Mais il faut sortir de cet instinct de réaction épidermique et essayer de développer une conscience de lutte civilisationnelle. Si cette conscience était développée et construite, elle aurait d'elle-même suggéré des moyens de lutte autrement plus efficaces que ceux qu'on a vu déployés de manière extrêmement malheureuse lors de cet incident. Donc, mes amis, je vous laisse. Je vous laisse sur cela. Mais juste entre nous, moi, à titre personnel, je peux vous dire que Les organisations islamistes, si vous regardez dans le monde islamique, en Égypte, en Iran, en Arabie Saoudite, vous pouvez même aller vers le Maghreb, en Algérie, si vous voulez. Vous remarquez que les islamistes ne transigent pas avec le voile. Dans les pays qui tombent sous leur coupe, sous leur gestion, beaucoup de choses peuvent être négociables. On a des débits de boissons en Algérie, on vend du vin en Algérie. On peut en trouver même dans certains pays orientaux. Les islamistes peuvent des fois fermer les yeux sur un certain nombre de choses qui sont contraires à l'islam. ils en font une obsession et il n'est pas négociable. Aucun pays qui tombe sous la coupe de l'influence islamiste ne peut négocier le voile. La France ne peut pas faire exception, c'est tout. Donc, le voile pour eux, c'est la mesure de leur pénétration et de leur influence dans une société. Et c'est une valeur, c'est quelque chose de facile à mesurer. Parce que si t'es en train de travailler sur un pays, parce qu'eux ils travaillent, Vos présidents, ils travaillent sur quoi ? Vos politiques. Vos politiques se projettent sur un horizon de cinq ans, sur un horizon de trois ans, sur l'horizon d'un mandat. Voilà où se projettent vos politiques. Et ils font face à un ennemi qui, lui, se projette sur des générations, se projette sur mille ans. Vous voyez qu'on n'est pas, on ne parle pas de la même chose. On est dans une lutte inégale. Les islamistes, eux, Ils vont travailler sur des générations et le voile leur permet de savoir de manière très précise c'est quoi leur degré d'influence dans une société. Tu peux t'asseoir. Je vais vous raconter une histoire, je vais vous raconter quelque chose en revenant à la Deuxième Guerre mondiale. Vous savez, durant la Deuxième Guerre mondiale, les Japonais ont eu une idée. Ils ont eu une idée et cette idée était la suivante. Si on prend des ballons météorologiques, on met des bombes incendiaires sur les ballons et on les lâche du Japon. Sachant que les courants dominants sur le Pacifique Nord vont donc vers l'Est, d'Ouest en Est, il est possible que ces ballons météo montent, traversent le Pacifique Nord et arrivent aux Etats-Unis et puis brûlent des endroits aux Etats-Unis. L'idée est un peu hardie, mais on ne peut pas savoir si elle marche ou pas. On va regarder sur une carte traverser le Pacifique Nord, ce n'est pas si évident que cela. Donc, qu'est-ce qu'ils ont fait, les Japonais ? Ils en ont lancé, ils ont lancé des milliers de ces ballons-là avec des objets incendiaires, avec des bombes incendiaires. Quelques jours plus tard, ces ballons, emportés par, justement, les jet streams de la région, ont commencé à tomber aux États-Unis. Une grange a brûlé par là, un champ par ceci, et puis il y a eu des incendies qui ont commencé à se déclarer. Et ça c'était juste les ballons de test. Si les japonais avaient pu savoir que leur système marchait, s'ils avaient pu obtenir un retour, un feedback, Bien sûr, ils auraient non seulement continué leur attaque, mais en plus, ils auraient pu l'améliorer en se disant on a lancé telle date, c'est arrivé à telle date, etc. Donc, ils auraient pu améliorer leur système et les États-Unis auraient été bombardés continuellement par des objets incendiaires. À l'instant où les premiers ballons ont commencé à tomber. les américains ont immédiatement compris la rationnelle des japonais. Ils ont compris que les japonais étaient en train d'agir à l'aveugle, sans savoir si leur histoire marche ou pas. C'est une histoire, c'est une méthode d'attaque qui n'avait jamais été tentée auparavant, donc les japonais n'avaient aucun moyen de savoir. Leur seul moyen de savoir si ça marchait ou pas, et d'optimiser leur tir, c'était si les américains le leur disaient. Les américains ont une idée de génie, ils ont fait un blackout complet sur ces incidents-là. Il n'y a pas eu une seule ligne dans la presse américaine sur ces incendies et ces attaques. C'était silence radio, absolu. Donc, les japonais ont lancé, lancé, lancé des ballons, puis au bout d'un moment, ils ne voyaient rien. Regardez les médias américains, il n'y avait rien. Donc ils ont commencé à se dire, ça ne marche pas. On ne sait pas pourquoi, mais c'était un petit peu longshot. C'était un pont un peu trop loin. Ça ne marche pas. Qu'est ce qu'on fait? On arrête. L'ennemi a toujours besoin d'un marqueur. Il a besoin d'un marqueur ou plusieurs marqueurs pour savoir de toute pénétration de son attaque. Alors l'ennemi. On peut essayer de voir de loin combien de mosquées salafistes il y a, par exemple. Mais ce n'est pas évident à calculer. Je sais qu'il y en a plusieurs milliers en France, mais plusieurs milliers, ça ne veut rien dire. C'est de ces vagues. Alors qu'il suffirait de s'installer dans un coin de rue, voir quand t'es sans femme et voir combien s'envoient aller. Et ça te dit, à ce coin de rue-là, dans cette zone-là, dans cette ville, dans ce quartier, c'est quoi le retour, quel est le retour de l'influence des prédicateurs. Et donc, cette soumission progressive permet justement aux islamistes d'avoir une mesure parfaite. Et ils peuvent faire une mesure chaque mois ou chaque an ou chaque cinq ans ou chaque dix ans et de se dire voilà à quelle vitesse nous sommes en train d'évoluer. Et tôt ou tard, en France, on arrivera un petit peu comme en Algérie, où on arrivera à des femmes non musulmanes qui n'ont pas le choix que de se voiler parce qu'à un moment donné, pour avoir la paix, ce sera la seule option. Mais je vous le dis encore, les islamistes ne négocient pas cela et c'est pour ça qu'on voit aujourd'hui énormément de forces dites progressistes en France qui semblent avoir absolument intégré cela et se lèvent et défendent le voile. Parce que sachant que le maître qui est en train de les prendre d'une main de fer, d'une poigne de fer, ne discute pas cet objet là dans qu'est-ce qu'ils font ils disent toute résistance est inutile et puis on va voir même les islamistes qui s'engagent là-dedans et se disent le voile c'est quand même un marqueur de libération de la femme un marqueur de laïcité enfin je vous laisse mais je vous laisse mes amis je vous laisse c'est sur cette Je viens de décrire une sinistre soumission. Mais voilà. À bientôt, mes amis.
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