
This is a YouTube video titled "Vol Yeti Airlines 691 : Ce qu'on sait" created on January 16, 2023. The content is a detailed monologue in French discussing the recent crash of a Yeti Airlines ATR 72-500 aircraft in Nepal. The speaker analyzes the aviation safety issues in Nepal, the regulatory environment, the specifics of the accident including pilot experience and possible causes such as aerodynamic stall, and broader concerns about the accessibility of flights from banned airlines. The video serves as an informative commentary on the incident and aviation risks in the region.
Mes amis, bien le bonjour. Hier, un avion de type ATR 72500, un avion franco-italien de fabrication appartenant à une compagnie népalaise, Yeti Airlines, s'est écrasé lors de son approche. Des images spectaculaires ont circulé sur les réseaux sociaux. Et aujourd'hui, j'aimerais vous dire 2-3 trucs saillants par rapport à cette histoire. Tout d'abord, Ceci est la liste des compagnies interdites en Union Européenne. Cette liste là se trouve sur le site de l'Union Européenne et il y a toutes les compagnies népalaises dedans. Il n'y a pas une seule compagnie népalaise qui ne soit pas interdite en Union Européenne. Si vous regardez en bas, vous avez Yeti Airlines, vous avez la compagnie Yeti Airlines qui s'est écrasée et vous avez sur la lune au-dessus Tara Air, qui est en fait sa compagnie mère. Au Népal, il y a énormément de problèmes avec l'aviation. Ces interdictions ne sont pas arrivées par hasard. Il y a des problèmes avec les pilotes, leur formation, leur sélection. Des problèmes avec les contrôleurs aériens, comme déjà deux vidéos dans ce canal l'ont amplement illustré. Des problèmes avec les infrastructures. Il y a une vidéo qui arrive qui expliquera cela. C'est un pays, malheureusement, où l'aviation est très importante, ça veut dire tellement importante comme lien économique et social vital, que les autorités aériennes là-bas, les autorités de régulation, ne peuvent pas sévir de manière trop agressive, doivent toujours faire preuve d'une certaine retenue, d'une certaine modération dans leur action. de sorte que ceci va laisser énormément d'opérateurs qui sont en dessous des standards internationaux volés dans ce pays. Alors, une chose importante. J'ai vu qu'il y avait des Occidentaux qui étaient morts dans cet accident qui a fait à peu près 70 victimes. Le bilan exact n'est pas encore connu. Tout le monde est mort dans le crash, mais on ne sait pas encore combien il y avait de personnes à bord. Je disais que beaucoup d'Occidentaux sont morts dans ce crash, y compris des Français, y en a au moins un. Malgré le fait que les compagnies népalaises sont interdites d'exercer en Europe. Quand une compagnie est interdite en Europe, ça veut dire qu'elle n'a pas le droit de venir en Europe. Ça veut dire que les tours opérateurs scrupuleux ne sont pas censés, en tout cas en théorie, proposer à leurs clients en Europe l'achat de billets sur ces compagnies-là. Maintenant, le fait est qu'en ligne, ces compagnies opèrent très ouvertement, sans aucun problème. Et voilà, j'ai acheté un billet d'avion ce matin sur Yeti Airlines. Je suis au Royaume-Uni, cette compagnie est interdite ici aussi. Mais voilà, leur site opère sans problème. Donc là, si vous regardez, J'ai un billet valide pour Kathmandu le 5 février. Donc voilà, j'ai acheté un billet local, j'ai payé 38 dollars par carte bancaire et probablement le jour J, ils vont appeler mon nom à l'aéroport. Si vous souhaitez ce billet, je peux vous l'offrir gratuitement parce que je n'ai pas la moindre intention d'aller au Népal, en tout cas pas à bord d'un avion. Mais il faudra que vous me signez une décharge de responsabilité de 38 pages. Si vous faites des voyages vers des pays, peu importe sur quel continent, ça peut être en Afrique, en Asie, en Amérique, il faut faire gaffe. Ce n'est pas parce qu'un opérateur est disponible en ligne, ce n'est pas parce qu'il a un site internet. Cette compagnie-là, elle a une communication extrêmement moderne. Ils disent même que c'est la première compagnie zéro carbone. ou « carbon friendly » du Népal. Je ne sais pas comment on comptabilise les crashes dans le bilan carbone d'une compagnie, mais en tout cas, voilà, il y a une communication de ce type-là, nous aidons les orphelins, nous sommes ultramodernes et tout. Voici le billet, j'ai reçu le billet aussi par email, et si vous regardez leur service client, qui communique extrêmement bien par ailleurs, vous voyez qu'il signe au nom de Yeti Airlines, mais aussi de Tara Air, qui est la la compagnie, la compagnie mère. Donc on peut, on peut acheter vraiment des billets avec des compagnies dangereuses qui opèrent des avions qui ont peut-être des problèmes de maintenance, des problèmes de personnel à bord, etc. Sans aucun problème. Et puis là, Quelqu'un peut, muni d'un tel billet, prendre un vol depuis l'Europe, aller atterrir peu importe, Delhi, Calcutta, etc. Puis après, trouver des possibilités de continuation avec ce billet-là et là, s'exposer à des dangers mortels comme l'accident d'hier l'a illustré. Qu'est-ce qu'on voit dans l'accident d'hier, vraiment ? Alors, c'est très tôt pour spéculer, bien sûr. Il faut avoir les boîtes noires, il faut avoir des informations. Probablement, aujourd'hui, il y a un go-team du BEA français qui a dû partir pour le Népal pour aider aux investigations, parce que l'avion, l'ATR, avion de transport régional, d'où les lettres A-T-R, est un avion franco-italien, donc le BEA est anticipé de participer dans cette enquête. Mais ce qu'on sait, d'après ce qui a filtré dans les news d'un pays voisin, l'Inde, il disait qu'il y avait un commandant de bord qui semblait être très expérimenté, qui était instructeur sur ATR depuis très longtemps, qui a formé beaucoup de pilotes pour cette compagnie. Il y avait avec lui une femme qui était copilote, Cette femme était en formation, d'après ce qu'on a dit. Elle devait faire un certain nombre de routes avant de valider justement sa formation, selon les règles locales, qui me sont inconnues au moment où je mets sous presse. Et donc, il semblerait que c'était le dernier atterrissage qu'elle devait faire pour valider sa licence. Il y a une vidéo qui est sortie où on voit l'avion filmé depuis dehors. Une autre, l'avion filmé depuis l'intérieur, mais elle ne me semble pas authentique. Je doute à ce stade de l'authenticité de cette vidéo. Ça me semble un montage, la vidéo qui est prise de l'intérieur. Mais la vidéo depuis dehors qui a été authentifiée, on voit l'appareil arriver comme ceci, elle ne dure que 3 secondes en réalité parce que la personne qui filme sous le choc va écarter le téléphone et on ne voit pas le reste. Donc, ce qu'on voit, on voit un avion qui arrive lentement, il est cabré. Au ralenti, on arrive à visualiser qu'à un moment donné, il y a un léger cabrage en plus qui arrive et l'appareil part sur la gauche. Ce qu'on voit effectivement est un décrochage. Alors pourquoi il y a eu un décrochage ? Est-ce que l'avion était sous pilotage manuel, sous pilotage automatique ? On ne sait pas. Est-ce que les moteurs développaient toute leur puissance ou non ? Ça, on ne sait pas. On saura plus tard. Mais en tout cas, ce qui semble arriver, c'est qu'on a un avion qui est en déficit énergétique, qui est relativement bas, donc proche du sol. Il est cabré, il est lent. Et à un moment donné, quelqu'un tire sur le manche encore. Et l'avion lui part. Ce geste, ce mouvement est tout à fait normal. Quand un appareil décroche, par la suite, toutes les options sont possibles. Et typiquement, partir sur la tranche, sur une aile, semble être relativement commun sur les avions de ligne. Néanmoins, Un avion ne décroche pas juste comme ça. Il y a des signes avant-coureurs sans matérialiser, par exemple sur l'ATR, avec un vibreur de manche, donc il y a une vibration très forte, impossible à ne pas entendre, elle pourrait même être entendue par les passagers assis tout à l'avant, donc il y a une vibration très claire qui normalement incite à pousser sur le manche et à rajouter des gaz. Donc il y a celle-ci. Il y a aussi sur ces appareils un pousseur de manche, c'est-à-dire un dispositif qui va physiquement pousser le manche. Il faudrait que le pilote tire contre lui avec une force assez importante pour le contrer. Mais en général, c'est un système qui va pousser le manche pour dire il faut que l'avion maintenant baisse le nez. Le pousseur de manche est désactivé, semble-t-il, en dessous d'une certaine hauteur. 500 pieds, en dessous de 500 pieds, désactivé. De la vidéo, il est très dur de dire à quelle hauteur vole cet appareil. En tout cas, s'il était à 500 pieds, Si il était à 500 pieds en dessous, potentiellement le pousseur de manche est désactivé. Est-ce qu'il était fonctionnel ? Est-ce que les sondes qu'il utilise pour fonctionner étaient correctement alignées, correctement placées ? Il y a plein de choses justement quand on arrive sur ces accidents dans cette région du monde. On voit toujours que... On a un problème humain, mais ça, c'est le dernier maillon de la chaîne. Le pilote, c'est réellement le dernier maillon. C'est lui qui était là. C'est la cause la plus proximale, si vous voulez. Mais quand on remonte en arrière, on va trouver énormément de problèmes de maintenance, des fois plusieurs couches de maintenance, comme on a vu récemment un accident au Pakistan où il y avait trois maintenances. à différents moments, sur le même moteur, par différentes personnes, et tout était boucherie. De sorte qu'à un moment donné, le moteur est tombé en panne, l'hélice a refusé d'aller en drapeau, causant à la fin le crash de l'appareil. Donc on peut se retrouver sur des séquences infernales, où chaque personne qui touche un avion pour une maintenance, va empirer la situation. Et quand on arrive à la fin, ben voilà, on a le pilote qui est là avec un appareil, bon. On ne le sait pas encore, c'est la pure spéculation par rapport à des choses assez récurrentes dans cette région du monde. La compagnie Yeti Airlines a été créée à peu près 24 ans, mais elle a eu pas mal de crashs depuis, y compris des crashs mortels. Sa compagnie mère, la Tara Air, a également à son actif un certain nombre de crashs. Donc si on prend ce groupe-là, rien que ces deux compagnies ont écrasé déjà pas mal d'avions, surtout que C'est pas des grandes compagnies. Yeti Airlines, elle a 5 ATR en tout. Ça flotte, ces 5 ATR. Bon, 4 depuis hier soir. Donc, très peu d'avions, finalement, mais énormément d'accidents. Une partie des accidents, il faut le dire, à leur décharge. Une partie des accidents sont liés à la difficulté, on va dire, du terrain. On a le Népal, beaucoup de montagnes, une météo qui varie très rapidement, des infrastructures, à cause justement du niveau de vie là-bas, ce n'est pas des États extrêmement riches qui vont développer des infrastructures au niveau international parfois, donc ces gens volent entre des aéroports où beaucoup de pilotes occidentaux refuseraient de voler. Donc forcément, voilà, le risque est là. Ils volent à un niveau de risque beaucoup plus élevé. Mais ce qu'on voit hier, honnêtement, et je dis ça, je sais que je spécule complètement. Je sais, ne reprenez pas ce que je dis. Si vous êtes journaliste ou autre, ne reprenez pas dans votre papier ce que je suis en train de dire maintenant. Ça m'a l'air, pour être honnête, ça a l'air d'un vol à faible énergie suivi d'une perte de contrôle. Ça a l'air d'un décrochage. Potentiellement, on peut imaginer la pilote qui est en train d'apprendre sur cet appareil là. L'instructeur peut-être qui est occupé par autre chose. Et là, elle ralentit trop. On est en dessous de 500 pieds, donc le pousseur de manche ne va pas se manifester. Le vibreur de manche qui aurait pu la réveiller, réveiller l'instructeur, peut-être qu'il n'était même pas fonctionnel, peut-être que sa sonde était incorrectement réglée ou autre, donc il ne s'est jamais manifesté. Et à un moment donné, elle voit qu'elle est trop basse sur le plan, elle tire sur le manche et paf. Et là, c'est parti. Malheureusement, ce genre d'accident, cette forme-là qu'on a vu dans la vidéo, est un grand tueur dans l'aviation générale. Il y a énormément, énormément de pilotes de l'aviation générale qui arrivent très lent et puis ils voient qu'ils ne sont pas sur le plan, ils tirent le manche et après il y a un virage et ils tournent un petit peu le manche, rajoutent du facteur de charge sur l'avion, donc braque le manche, tire un petit peu et puis bam, ils partent. C'est un tueur énorme dans l'aviation générale, dans l'aviation privée. Mais malheureusement, On peut voir cela dans des cas extrêmement rares ou marginaux sur des appareils de ligne comme la Terre. En tout cas, on verra d'ici un an, deux ans, trois ans, le rapport d'enquête sera disponible et puis je referai une vidéo en bonne et due forme pour parler de cet accident. Merci en tout cas d'avoir suivi jusqu'ici et puis faites hyper attention à vous. Contrôlez ce que vous êtes en train d'acheter, ce que vous consommez en ligne. Regardez, l'Union Européenne interdit un certain nombre de médias russes. Eh bien, ils ne sont pas accessibles. Ils ne sont pas accessibles depuis énormément de fournisseurs d'accès Internet. Ils ne sont plus accessibles. Pourtant, des compagnies aériennes interdites, parce qu'elles sont dangereuses, elles ont déjà tué du monde et vont tuer dans le futur, et bien celles-ci, leurs sites sont accessibles et on peut même utiliser une carte bancaire et tout, de type Visa ou Mastercard ou Amex ou autre, et puis payer chez ces compagnies-là sans le moindre souci. De sorte qu'on a l'impression que le contrôle du narratif lié à la guerre avec la Russie est beaucoup plus important que de sauver des vies humaines en essayant d'avoir un dispositif de warning ou d'avertissement ou autre par rapport aux gens qui vont consommer chez ces compagnies là. Merci en tout cas d'avoir suivi jusqu'ici et puis on se voit dans une autre vidéo.
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