Vous ne posséderez rien et vous serez heureux ! (Marx, Le Capital)

A French monologue on Marx's Capital examining the phrase "You will own nothing and be happy." The speaker explains Marx's concepts of surplus value and commodification of labor, arguing the slogan reflects capitalism's expropriation rather than Marxist policy.
Mes amis, bien le bonjour. Vous ne posséderez rien et vous serez heureux. Cette expression a été rendue populaire à l'époque du Covid même si en réalité elle date de bien avant. Elle est venue du WEF, le World Economic Forum, le forum économique mondial. Elle suggère quoi ? Elle suggère l'érosion, elle suggère la destruction du droit à la propriété privée. Alors quand on l'entend, bien entendu, il y a plein de gens qui disent c'est du marxisme, c'est du communisme, c'est je sais pas quoi. Mais il y a effectivement une levée de bouclier qui est toujours générée par cette sortie-là. J'aimerais vous en parler un petit peu aujourd'hui. On va aller peut-être dans certains détails techniques et historiques du communisme et du marxisme pour voir si elle vient effectivement de là. Cette vidéo se base sur un livre, un livre qui s'appelle Le Capital. Il a été écrit à Londres à la fin des années 1800 par Karl Marx. C'est un livre qui est très largement posthume. Pourquoi ? Parce que Karl Marx l'a écrit vers la fin de sa vie, enfin c'est l'œuvre d'une vie en réalité, mais à sa mort il n'avait pas fini complètement de, on va dire, de l'écrire et de le mettre au point. Donc il en a publié une partie avant sa mort, et après c'est un certain Friedrich Engels, un ami à lui, qui a continué justement de compiler ses manuscrits, ses notes et tout ça, et a fini Le Capitain. Le Capital est un livre énorme, un livre très difficile à lire. Il est épais comme ceci. La version Audible fait 109 heures, juste pour vous donner une idée. Il est plein de formules, il est plein de chiffres. Ce n'est pas un livre idéologique, c'est plutôt un livre d'observation économique. J'ai envie de vous dire, vous savez, je vais paraphraser Emerson, Emerson disait au sujet de Platon, toute philosophie n'est que du platonicisme réitéré. Toute philosophie n'est que Platon réitéré. On peut comprendre pourquoi il a dit ça quand on regarde par exemple le retour du platonicisme après notre ère. Pendant des siècles, il a influencé, on en parlera peut-être à l'occasion, le nouveau platonicisme ou le néo-platonicisme qui a été très très influent en Occident et même au-delà. Donc, moi j'ai envie de paraphraser Emerson et vous dire, toute économie n'est que Marx réitérée. Parce que quand vous lisez le ce gros pavé de Karl Marx, je l'ai lu probablement une dizaine de fois sur les douze derniers mois. Quand vous lisez le pavé de Karl Marx, qui est un grand sacrifice à lire, parce que quand on lit le Capital, c'est peut-être dix autres livres ou douze autres livres qu'on n'a pas lus. Mais c'est un livre technique, important, qui n'a pas pris une ride aujourd'hui. Voilà le truc. C'est que le Capital est tellement influent, c'est parce que les observations de Karl Marx étaient tellement précises, tellement pointues, que finalement aujourd'hui, à notre époque, elles n'ont pas pris une rite. Et pourquoi ? Elles n'ont pas pris une rite parce qu'elles parlent de quelque chose d'universel, quelque chose qui ne change pas, qui ne changera jamais. Elles parlent de lutte des classes. Lutte des classes, si vous n'aimez pas le mot, vous pouvez dire c'est le rapport de force. Alors, est-ce que c'est de Marx que vient cette idée qu'on ne possède rien et on est heureux ? Est-ce que c'est de lui que ça vient ? On va creuser et on va voir d'où vient le malentendu en réalité. Alors, premier malentendu que j'aimerais dissiper avant d'aller plus loin. Je ne parle pas ici de marxisme culturel. Marx est mort en 1888. Il n'a jamais parlé de marxisme culturel. Le marxisme culturel, c'est plutôt vers le début des années 1900. On est vers 1920, c'est ce qu'on appelle l'école de Frankfurt. Et l'école de Francfort n'a même pas utilisé la terminologie marxisme culturel. Donc, le marxisme culturel, c'est une expression qui est utilisée à mauvais escient et à plus d'un titre. On parlera peut-être à l'occasion de ça. Mais aujourd'hui, je suis dans le marxisme économique pur et dur. Alors, on y va. Dans son livre, le Capital, Karl Marx définit un certain nombre de doctrines et définit même le communisme. Il n'en est pas l'inventeur. Il n'en est pas l'inventeur, mais il est celui qui lui a donné ses lettres de noblesse. Il est celui qui l'a théorisé, qui l'a mis sur le papier avec une plume extrêmement puissante, éloquente et détaillée également, même si elle est, comme je l'ai dit en début de vidéo, relativement indigeste. Je vous disais que Karl Marx, il va définir le communisme. Et il le définit comment ? Il le définit comme étant la doctrine de libération du prolétariat. Alors, la doctrine de libération du prolétariat, c'est quoi le prolétariat ? Et de quoi veut-on le libérer ? Alors, il faut qu'on revienne vers ces années-là. Nous sommes la deuxième moitié des années 1800, et nous sommes à Londres. Karl Marx, lui, est allemand à la base, mais comme on n'appréciait pas les révolutionnaires en Allemagne, il a dû trouver refuge... au Royaume-Uni, à Londres, où il a fini sa vie, il a vécu les 30 dernières années de sa vie à Londres. Londres était, en ces temps-là, un endroit où on pouvait se cacher, trouver refuge quand on était pourchassé ailleurs pour ses idées ou ses prises de position politique. Rappelez-vous, par exemple, Charles de Gaulle. Charles de Gaulle, il était condamné à mort et il se planquait où ? À Londres. Maintenant, revenons à cette définition. C'est la doctrine de libération du prolétariat. Le prolétariat, c'est quoi ? Le prolétariat est né, toujours dans la vision marxiste, à partir de la révolution industrielle. Elle commence, grosso modo, en 1760, au Royaume-Uni, avec l'invention de la machine, de la machine à vapeur qui va remplacer le cheval. D'ailleurs, A l'époque, quand on parlait de machine à vapeur, on parlait en équivalent de chevaux qu'elle allait remplacer. Et on disait, cette machine fait 10 chevaux, 20 chevaux, et c'est devenu une unité de puissance qu'on utilise jusqu'à maintenant, dans les voitures, par exemple. Quand Karl Marx commence ses observations, nous sommes à peu près un siècle après le début de la révolution industrielle, qui a fait énormément de dégâts. Quel genre de dégâts ? Je vous raconte. Eh bien, elle a fait en sorte que beaucoup de gens, qui travaillaient de leurs mains, qui travaillaient peut-être par des méthodes artisanales, ont été écrasés. Ont été écrasés sous le joug d'une industrie qui naissait, qui avait droit aux machines. Et qui pouvait, si vous prenez par exemple, je n'en parle beaucoup, l'industrie du textile, la machine, on a grosso modo une machine à vapor, on a une transmission et on a un outil, et finalement l'arriver à expédier en très peu de temps, en quelques minutes, ce que fait quelqu'un à la main, un artisan qui travaille manuellement, pendant plusieurs heures, pendant toute sa journée. Donc ce dernier a été écrasé très rapidement, il a été écrasé et ne pouvait plus faire de la compétition face à la machine. La machine lui a pris son travail. Ceci... continue jusqu'à maintenant, dans le sens où, si par exemple vous êtes chauffeur de bus, si vous êtes chauffeur de bus, vous ne possédez pas les moyens de subsistance. C'est quoi les moyens de subsistance ? C'est le bus. Mais vous ne pouvez pas le posséder. Pourquoi ? Parce qu'il coûte 500 000 euros à acheter. Vous n'avez pas 500 000 euros. Vous ne pouvez pas acheter un bus et conduire vous-même. Donc vous travaillez pour quelqu'un d'autre qui possède le bus. Si ça se trouve, la compagnie de bus est achetée par un grand groupe financier qui, lui, s'en fiche de vous, s'en fiche du bus, mais vous êtes en train de travailler pour lui. Pareil, si vous travaillez dans une usine, l'usine ne vous appartient pas, elle appartient à un groupe capitalistique qui a beaucoup d'argent, qui a des millions, et vous, vous êtes obligé d'aller vendre votre temps de travail, votre effort chez eux, parce qu'ils possèdent les moyens, ils ont le monopole des moyens de subsistance. C'est ce qui s'est passé lors de la révolution industrielle et c'est ce qui continue à se passer jusqu'à maintenant. C'est cet accaparement par les forces de l'argent, des moyens de production et des moyens de subsistance, forçant tout le monde à aller travailler au jour le jour pour gagner sa vie, mais sans pouvoir vraiment s'en libérer. Ce n'est pas possible, il faut trop d'argent pour pouvoir s'en libérer. Bon, on continue. Un des concepts essentiels dans la théorie marxiste, c'est ce qu'on appelle le surplus de valeurs. Le surplus de valeurs. Je vous raconte. Marx, on est vers la deuxième moitié des années 1800. Rappelez-vous, au milieu des années 1800, vers 1850 et quelques, on a l'abolition de l'esclavage aux États-Unis. Très important. Parce que Karl Marx va comparer, je vais vous le dire dans une minute, va comparer le prolétaire ou le salarié ou à l'esclave et voir un petit peu c'est quoi leur différence. Si vous voulez, le surplus de valeur c'est la chose suivante. Imaginons que vous travaillez pour un employeur et vous touchez 2000 euros par mois. Vous touchez 2000 euros par mois et vous travaillez du lundi au vendredi, 5 jours par semaine. Mettons que vous lui créez, à cet employeur, vous lui créez, si vous travaillez par exemple votre travail de 2 jours par semaine, lundi et mardi, chaque semaine, ou d'un mois créé pour 2000 euros de valeur. Voilà, 2000 euros de valeur ont été créés par un travail de deux jours par semaine. Maintenant, les autres trois jours, c'est quoi ? Les trois jours mercredi, jeudi, vendredi, vous faites quoi ? Qu'est-ce que vous faites là ? Vous êtes en train de travailler gratuitement pour la force du capital. Et donc, les forces du capital ont développé cette addiction pour leur surplus de valeur. En d'autres termes, elles ont développé une addiction pour le travail gratuit. Elles veulent que des gens travaillent pour elles gratuitement. Et donc, on va retrouver cette histoire jusqu'à aujourd'hui, où le surplus de valeur est une addiction. C'est l'ouvrier, c'est le travailleur, quand il donne ses heures gratuites, qu'il crée de la valeur pour le capital. Maintenant, il y a quelque chose de très important qu'il dit dans son livre. Il dit qu'en comparant ces forces de l'argent, en les comparant aux forces du travail, et c'est clair que dans son livre, la suprématie va directement aux forces de l'argent, les forces de l'argent écrasent les forces du travail. Vous regardez aujourd'hui, qui est payé le plus ? Le manager ou le travailleur ? Forcément, le manager ou le leadership est payé beaucoup plus que le travailleur. Ça veut dire que, clairement, on a une suprématie des forces de l'argent sur celle du travail. Mais il dit quoi ? Il donne une idée extrêmement intéressante. Il va dire que quand nous croissons en nombre, eux, ils vont croître en richesse. C'est très fort. Ça a été formulé dans les années 1800. Qu'en est-il aujourd'hui ? Est-ce que ça a pris une ride ? Regardez. Aujourd'hui, nous sommes un record en termes d'humains sur Terre. Nous sommes 8 milliards. Nous sommes 8 milliards, c'est un record. Jamais il n'y a eu autant d'humains sur Terre. Mais en termes de milliardaires, ne sommes-nous pas aussi dans des records ? Est-ce que c'est par hasard ? Est-ce que c'est quelque chose qui est arrivé juste comme ça ? En réalité, ce n'est pas du tout par hasard. En réalité, ce n'est pas juste une concomitance hasardeuse ou une concomitance qui est juste liée aux statistiques, non. c'est plutôt que notre monde est fondé, le monde capitalistique est fondé pour que la majorité travaille à enrichir une minorité, une ultra-minorité. Et donc, plus la majorité travaille et donne du surplus de valeur, du travail gratuit, façon esclave en réalité, et bien plus cette ultra-minorité va s'enrichir jusqu'à obtenir des quantités d'argent qu'elle ne pourra jamais dépenser de sa vie. Mais nous lui donnant, c'est notre monologue, c'est notre divinité, nous travaillons et nous mettons nos efforts et nous mettons en réalité ce qui devrait nous revenir collectivement, nous le donnant à une ultra-minorité. Maintenant, dans son livre, il compare l'esclave au prolétaire. le prolétaire et l'esclave. C'est quoi la différence entre eux ? La différence entre eux, c'est que l'esclave, lui, eh bien, il a un seul maître. Il a un seul maître. Voilà. Il est chez quelqu'un, et puis il travaille pour lui toute sa vie, ou bien il sera revendu à un autre un jour, mais voilà. Grosso modo, l'esclave a un seul maître. Le prolétaire, il en a combien ? Le prolétaire, il en a beaucoup, des maîtres. Le prolétaire doit à chaque fois aller se vendre et trouver et vendre sa vie de travail, la vendre par morceaux à des maîtres différents. même s'il admet que, sur le plan de la construction sociale, L'esclave, ou bien si vous voulez, le prolétaire, est une construction sociale plus élevée, plus évoluée que l'esclave. Mais en même temps, il vit dans une situation plus précaire. Parce que la situation de l'esclave est meilleure. L'esclave, par exemple, n'est pas touché par la compétition, la concurrence. Il n'y a pas de concurrence au niveau de l'esclavage. Il est là, il touche son argent, on ne va pas le virer parce qu'on n'a pas besoin de lui, par exemple. On ne va pas le dire part, on ne va pas lui dire... Il y a un autre qui prend moins cher. L'esclave, pareil, même si Marx ne le décrit pas clairement, il fait aussi du surplus de valeur. Il va travailler par exemple lundi, vendredi, chaque semaine pour donner à son propriétaire, pour lui donner l'argent enfin pour lui rembourser quelque part en valeur pas en argent mais en valeur ce qui va lui coûter donc parce qu'il a coûté il a coûté acheter être acheté c'est pas gratuit donc il va falloir que il rembourse son prix d'achat et puis aussi son prix de maintien parce que voilà il est nourri il est logé il est soigné tout ça donc mettons lundi, vendredi, il va redonner cette valeur à son propriétaire, qui est une valeur, si vous souhaitez, entre guillemets, vraiment légitime, parce que c'est ce qu'il a coûté, et puis les autres jours, il fait quoi ? ils donnent du surplus de valeur. Donc finalement, sous cet angle, il n'y a pas vraiment de différence entre le prolétaire et l'esclave, si ce n'est que le prolétaire est dans une situation beaucoup plus précoce, parce qu'il va subir les aléas, les aléas des saisons, les aléas des hauts et les bas des salaires, la compétition, tout ça. Une chose importante que dit Marx, une théorie qui n'est pas nécessairement de lui, elle est de Ferdinand Lassalle, quelqu'un qui était contemporain à Marx, mais Marx voulait énormément de choses qu'il dit, elles ne sont pas nécessairement de lui, il n'est pas le premier à les avoir dites, mais ce n'est pas quelqu'un qui va aller dans ses livres en commençant à citer les uns et les autres, mais on se comprend. il a dit, Ferdinand Lassalle qui est peut-être un peu moins gauche, moins révolutionnaire que Marx, il est plutôt socialiste, alors que Marx on est plus dans du communisme pur, il a dit, Ferdinand Lassalle, que le travail en tant que commodité, c'est une commodité qu'on peut trouver sur le marché, c'est comme du blé, c'est comme du pétrole, c'est comme du sable à construire, tout ça, c'est quoi l'évolution naturelle d'une commodité sur le marché ? C'est comment le marché gouverne le prix d'une commodité. Et ça on le voit jusqu'à maintenant. Le marché gouverne le prix d'une commodité en abaissant ce qu'il paye pour jusqu'à ce qu'elle atteigne son prix de revient. C'est ça l'idée. C'est pour ça que des pays par exemple qui ont voulu investir sur l'industrie lourde, au lieu d'investir, par exemple, au lieu de fabriquer des... Moi, je sais que même par rapport à mon pays d'origine, je regarde, à l'époque où les pays occidentaux étaient en train d'investir sur des ordinateurs, fabriquer des Macintosh et tout ça, chez nous, on avait des usines, modèles et tout ça, et on fabriquait des rails. C'est quoi le prix d'un rail ? Le prix d'un rail, tu vas finir par le vendre à son prix de revient. Ça signifie qu'il ne va pas te créer de valeur. Tu vas prendre combien il t'a coûté et c'est finalement ce que le marché va t'offrir. Si on considère sous cet angle que le travail est une commodité, et bien la commodité travail finit par se vendre à son prix de revient. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'elle finit par se vendre au prix de subsistance du travailleur. On lui donne pas de quoi se réaliser au-delà de... Au-delà de quoi ? Au-delà du minimum nécessaire pour qu'il puisse continuer à se sustenter, avoir un toit sur la tête, à se chauffer et revenir le lendemain pour travailler. Voilà ce qu'on lui donne. ce qu'on appelle le SMIC, par exemple. Il prend juste de quoi survivre. Et aujourd'hui, de plus en plus de gens sont même poussés en dessous du niveau de survie, ce qui veut dire qu'en réalité, les forces du capital sont en train d'extraire de ces gens plus de valeurs qu'ils les payent pour, en réalité. Beaucoup plus de valeurs encore, jusqu'à compromettre l'existence même du prolétaire. Mais comme il y en a beaucoup, on se dit, de toute façon, je lui prends en 10 ans de travail, je lui prends pour 20 ans de travail, je le dégrade, je le détruit, et je ramène d'autres. Il y a 7 problématique aussi, qui est largement évoquée dans le livre du Capital. Maintenant, si on continue dans cette lancée, Marx explique à de nombreuses reprises que l'esclave est dans de meilleures conditions. de vie que le prolétaire. Parce que l'esclave, lui, a sa vie assurée. Le prolétaire, non. Le prolétaire a sa vie assurée en tant que classe. Il y aura toujours des prolétaires. Mais le prolétaire individuel, lui, si on n'a pas besoin de lui, ben on le vire et puis il peut aller crever. Il peut devenir SDF, il peut devenir alcoolique, il peut avoir sa santé détruite, ne pas pouvoir manger, on s'en fiche. Les forces du capital le détruiront et ramèneront d'autres parce que les prolétaires n'existent que sous forme de classe. On va aller plus loin. Maintenant si on regarde l'esclave, comment il fait pour se libérer l'esclave ? Et c'est là où vous allez voir le méga malentendu. Comment il se fait pour se libérer l'esclave ? L'esclave se libère en abolissant le droit de propriété qui est l'esclavage. C'est quoi l'esclavage ? L'esclavagisme c'est quoi ? C'est un droit de propriété sur des humains. Qu'est-ce qu'il fait l'esclave pour se libérer ? Il va abolir ce droit de propriété. Il ne va pas abolir le droit de propriété de manière générale. Il va abolir un droit de propriété particulier, qui est celui de l'esclavage. Quand ce droit a été aboli, ce n'est pas qu'on a été vers les propriétaires esclavagistes, on leur a dit, on vous donne de l'argent et vous les libérez, ou on vous compense, ou on dédommage. Parce que ce système de dédommagement existait depuis toujours. L'esclave avait toujours la possibilité, dans certaines circonstances, assez précaires, de payer pour acheter sa liberté, de venir affranchir, il avait des papiers, il devait les montrer quand il circulait. Oui, mais quand l'esclave a réussi à abolir le droit de propriété appelé esclavagisme, on n'a dédommagé personne. Les esclaves pouvaient, s'ils le souhaitaient, partir et puis c'est tout. Personne n'allait leur demander des papiers ou des justificatifs ou des certificats d'affranchissement. Maintenant, comment le prolétaire se libère ? Comment le prolétaire se libère ? Le prolétaire se libère, d'après Marx, en abolissant la propriété privée. En abolissant la propriété privée. Alors, est-ce qu'on en est à la... Est-ce qu'on en est à... Vous... Vous ne posséderez rien et vous serez heureux. Est-ce qu'on en est là, avec Marx ? Non, pas vraiment. Pas vraiment. Je vous raconte. Regardez, par exemple, aux Pays-Bas. J'ai vu tout à l'heure l'idée d'un projet qu'ils sont en train de mettre en place. C'est, par exemple, interdire ou gens de posséder une voiture et avoir une seule voiture collective, c'est le collectivisme qui arrive, avoir une seule voiture pour trois foyers et en fait ils doivent la partager, la booker, comme ça la réserver en ligne, la partager. Ça c'est un projet pilote, plus tard ce sera probablement une voiture pour dix foyers. Donc vous voyez que le droit le droit de propriété par exemple sur des véhicules est en train d'être éliminé. Et puis progressivement, plein de droits, peut-être qu'un jour ils auront une cuisinière pour 5 foyers, ils auront une cuisinière collective, des toilettes. Moi quand j'étais étudiant, j'ai vécu dans un endroit où on avait des toilettes, n'est-ce pas ? J'étais dans des conditions, je ne vais pas crier que j'étais dans des conditions néo-marxistes, mais on avait les toilettes sur le couloir. qui était partagé entre différents locataires. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc le droit à la propriété des toilettes, même s'il existait dans la loi, eh bien, je ne pouvais pas l'exercer, je ne pouvais pas aller fermer les chiottes et dire ça c'est à moi. Vous comprenez ? Donc, maintenant, dans le livre de Karl Marx, il prévoit cette attaque. Il prévoit de dire, ah oui, voilà, ils veulent abolir le droit à la propriété et tout. Et lui, il s'en défend comment ? Il s'en défend comme ceci. Il dit, mais nous les marxistes, il ne dit pas nous les marxistes, il ne parle pas comme ça, mais il dit, on n'a pas besoin d'abolir la propriété privée. Pourquoi nous allons l'abolir ? Elle est déjà abolie pour la majorité des gens. Elle est déjà abolie. La majorité des gens ne possède rien à cause des forces du capital qui abolissent la propriété pour la majorité. pour qu'elle existe que pour une ultra-minorité. Que l'existence même de la propriété, et de la propriété à outrance, comme je le décrivais en début de vidéo, pour une oligarchie, pour un minimum de gens, n'est que le résultat de son abolition pour la majorité, pour la masse. C'est exactement ça. Ça signifie, ce que nous sommes en train de voir aujourd'hui, avec cette abolition de la propriété, nous ne sommes pas en train de voir un système néo-marxiste ou un système communiste qui se met en place. Nous sommes en train de voir le capitalisme arriver à sa quintessence d'expropriation. Parce qu'avant de parler ouvertement de l'expropriation, il en parlait de manière couverte. D'ailleurs, pareil, dans le livre « Le Capital », vous allez voir, quand il parle de guerre des classes, il dit des guerres parfois ouvertes, parfois couvertes, parfois qui mènent à la victoire. de l'une ou de l'autre, des castes en conflit, parfois ça mène à leur destruction mutuelle. Et c'est peut-être vers ça où nous allons aujourd'hui, peut-être vers la destruction mutuelle. Donc, par des moyens couverts de la réglementation, de la taxation, d'un système de dettes érigée, un système de fonctionnement national, La majorité des gens, prenez la majorité, ne possèdent rien déjà. C'est pas qu'ils ne possèderont rien dans le futur, ils ne possèdent rien. La majorité des gens possèdent plus de dettes que d'actifs. Ils achètent une voiture, voilà, ils ont 30 000 euros de dette. Ils achètent un appart, ils ont 250 000 euros de dette. Voilà, ils sont à moins de 300 000 euros. Après, si on prend tous leurs actifs, si on prend le dessus de lit en dentelle, on prend la mobilette, on prend l'ordinateur, encore à supposer que l'ordinateur n'est pas payé par carte de crédit, vous voyez bien que dans la balance, ils sont largement déficitaires. ils sont dans le négatif. La majorité des gens ne possèdent rien. Et aujourd'hui ce qu'on a, on a le système capitalistique qui arrive à sa quintessence, il a la spoliation maintenant. La spoliation, il va directement. Il ne se cache plus. Ce n'est plus de manière couverte qu'il le fait, mais de manière ouverte. Ça signifie maintenant qu'il va dire non, vous ne posséderez rien. On va continuer l'expropriation et le droit à la propriété privée est remis en cause. A savoir que dans le système définie par Marx, c'est ce qu'il appelle la propriété bourgeoise, la propriété des forces de l'argent qu'il remet en question. Ça signifie que, par exemple, il dit que cette usine, au lieu qu'elle soit la propriété d'un fonds financier et que les gens travaillent dans des conditions proches de l'esclavagisme pour le fonds financier, pour qu'ils lui donnent de l'argent et qu'ils distribuent des bonus, L'usine est rachetée par l'État, ou reprise par l'État, ou même nationalisée s'il le faut. Il ne limite pas les moyens par lesquels cette expropriation peut arriver. Ça signifie, la prendre manu militari fait partie aussi des options qui sont sur la table dans un système marxiste. Et par la suite, elle devient collective. dans le sens où il n'y a personne qui est là pour travailler, pour enrichir un autre. Les gens sont là, gagnent leur argent et rentrent chez eux. Mais bon, on a vu qu'en pratique, malheureusement, en pratique, ce système-là n'a pas donné des résultats extrêmement brillants. Il a donné énormément de boat people, il a donné énormément de réfugiés, il a donné énormément de guerres civiles. Donc, autant sur le papier, il y a une certaine beauté à ce que dit Marx, il y a une certaine rationalité, il y a une certaine logique, Mais on est forcé d'avouer que dans la pratique, ce n'est pas un système qui a fonctionné. Mais d'un autre côté, le compliment, on peut le mettre parallèlement avec le... On peut le renvoyer vers le capitalisme également. Ça signifie, il a fait mine de fonctionner, mais il fonctionne de manière non pérenne. Parce qu'il fonctionne en dépensant plus qu'il n'y en a. Il fonctionne en grillant de l'argent, en endettant des générations, et puis en se polluant la terre, en se polluant d'autres peuples, et puis finalement quoi ? Finalement, il n'est pas pérenne. Finalement, Tohuttar, il s'effondre. Tohuttar, il collapse sur son propre poids, et puis voilà, et on finit avec une masse de gens qui sont endettés, qui ne possèdent rien, et qui sont au service d'une ultra-oligarchie de milliardaires qui leur donnent des leçons de morale. Vous voyez le truc. Donc au final, même si Le système communiste a collapsé de manière assez spectaculaire et assez rapidement. Le système capitaliste est en train de suivre. Ne me dites pas que les États-Unis sont une économie pérenne, par exemple. Ne me dites pas que l'euro est une monnaie pérenne aussi. Regardez ce qu'on dit Charles Gave. Il l'explique avec beaucoup de talent et de détails. C'est une monnaie morte, c'est une monnaie qui existe artificiellement. Le dollar pareil, il existe artificiellement. D'ailleurs les mouvements de dédollarisation aujourd'hui à travers le monde, suite à la politisation, à l'armement du dollar, sont en train de faire en sorte que les États-Unis sont en train d'étouffer aujourd'hui. Je voyais une femme dire le poivron est à 5 dollars. Il était à 2 dollars récemment, il est à 5. Demain il sera peut-être à 8, 9, 10. Comment ils font ? Vous voyez ce que je veux dire ? Il y a un collapse également du système capitalistique parce que, justement, c'est un système spoliateur par nature. Ce que les Occidentaux ne vont pas, et je vais peut-être finir sur ça, ce que les Occidentaux n'ont pas vu, c'est que le système capitalistique est spoliateur par nature, mais les autres peuples qui ont été spoliés le savent. Les peuples. Les peuples ailleurs, chez qui on a envoyé des grandes entreprises de prédation. Eux ont vu la spoliation. Ils l'ont vue droit dans les yeux. On n'a pas besoin de leur dire. Mais lui, l'occidental, du moment que ça se passait loin, lui, il n'a pas vu. Mais par la suite, vous prenez juste des... Vous allez dans un magasin, vous allez prendre les étiquettes, les trucs fabriqués au Cambodge, fabriqués au Laos, fabriqués au Vietnam, vous croyez dans quelles conditions c'est fabriqué ? C'est des conditions d'esclavagisme. Donc, cette spoliation qui se fait, spoliation du travail, de l'effort, spoliation de l'écosystème, d'autres pays, de leurs ressources naturelles, on a financé les dictateurs pour qu'ils restent sur place, pour que et puissent vendre aux forces de l'argent des matières premières à un prix abordable. Regardez, la Farge, ils ont été condamnés parce que dans leurs habitudes des forces de l'argent, la Farge ont été condamnées parce qu'en Syrie, ils ont payé des terroristes, ils ont payé Daech pour qu'ils leur foutent la paix, ils laissent travailler tranquillement. Vous voyez le truc ? Donc ils n'hésitent pas à rentrer en commusion avec les pires barbares pour continuer à se faire de l'argent. Ça, les peuples qui vivent loin le savent. Les peuples qui subissent un dictateur sanguinaire pendant 30 ans parce qu'il est soutenu par des grosses boîtes, Les peuples qui subissent du terrorisme et voient les terroristes s'acheter des pick-ups, s'acheter des armes modernes parce que l'entreprise listée au CAC 40 est en train de leur donner du cash chaque semaine, eux ils le savent. Mais comme si en Occident on ne l'avait pas vu. Sauf qu'aujourd'hui, ces forces sont en train de se polir en Occident même. Aujourd'hui, elles se polient au Royaume-Uni, elles se polient en France, elles se polient en Suisse, et elles opèrent leur destruction de la même manière. Vous voyez ? Donc c'est aussi un système qui est en train de s'effondrer. Donc, pour résumer et pour finir, l'histoire de « vous ne posséderez rien et vous serez heureux », c'est purement capitalistique. Parce que le capitalisme, la spoliation justement des classes travailleuses, Le travailleur... Quand je vous dis de classe travailleuse, vous pensez à quoi ? Pensez à des riches ? Non, pensez à des pauvres, forcément. C'est la spoliation de la masse, de la masse, pour nourrir une ultra-minorité. Pas les nourrir, pas les nourrir, j'exagère les nourrir. C'est même pas pour qu'ils achètent du pain, c'est pour qu'ils achètent le futile. Ça signifie, ils sont capables de te priver du chauffage, ils sont capables de te priver d'un appareil médical, ils sont capables de te priver d'une prothèse, d'une paire de lunettes, pour s'acheter une bouteille de champagne avec laquelle ils vont se doucher, qu'ils ne vont même pas boire. Ils vont l'ouvrir et puis la jeter sur des groupes de prostituées en dansant et puis voilà, elle partira à l'égout. Tu vois ce que je veux dire ? C'est la forme capitalistique justement qu'on est en train de voir, la spoliation de la masse du nécessaire, de l'essentiel pour financer à l'oligarchie ses lubies, ses fantaisies. Vous voyez ? Le futile, financer le futile. Ça, c'est vous ne posséderez rien et vous serez heureux. Le parallèle marxiste, c'est plutôt la classe oligarchique qui ne possèdera rien et qui sera détruite. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc on n'est pas dans un projet marxiste quand on dit ça. On est juste dans la quintessence capitalistique qui est vers sa phase finale, la spoliation ouverte. Merci mes amis d'avoir regardé jusqu'ici. Si vous voulez que je peux vous en parler plus de cette histoire de marxisme, Le livre est comme ça, il y a à boire et à manger. Merci mes amis, on se voit dans une prochaine vidéo et restez révolutionnaires.
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