
Éric Zemmour's presidential campaign faces scrutiny over a €300,000 loan that exceeds legal donation limits of €7,500 and revelations about his relationship with his 28-year-old campaign director. The speaker examines how these scandals test his appeal to conservative voters and the gap between intellectual credibility and candidacy viability.
Bonsoir mes amis. Vous savez, je suis très proche de cette droite conservatrice à angoisse existentielle. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c'est une droite qui... qui a l'impression que lorsqu'il y a une échéance électorale, qu'elle est en train de jouer pas seulement la carte d'un parti ou d'un candidat, mais elle est en train de jouer son existence. Ça veut dire que c'est une droite qui est extrêmement nerveuse, une droite qui est angoissée, qui a des peurs. qui sont le signe, malheureusement, de ces temps. Si vous regardez les médias ou vous allumez la télé pendant une demi-heure, vous allez constater qu'on distille la peur, qu'on distille la frayeur, la panique et qu'on encourage les gens à adopter ces attitudes-là. Donc, il ne faut pas s'étonner à ce que beaucoup de gens les aient adoptées. Alors, aujourd'hui on va parler de Zemmour. Alors vous savez une chose, il y a une chose importante. Zemmour c'est quelqu'un qui est très suivi par les gens qui ont la sensibilité que je viens de décrire et puis même des gens au-delà de cette sensibilité-là. Mais il y a une chose importante. C'est que l'exigence, l'exigence qu'on a d'un intellectuel, d'un journaliste qui semble épouser nos idées n'est pas la même qu'on a d'un candidat à la présidentielle qui dit vouloir incarner ces idées-là. Ça veut dire qu'en fait, le niveau d'exigence remonte, pas d'un cran, mais remonte énormément. C'est-à-dire que pour beaucoup de gens qui aujourd'hui écoutent le discours Zemmour en se disant « je vote pour lui ou pas », ou bien l'écoutent en se disant « j'ai de la complaisance envers ce qu'il dit », c'est des gens qui sont pas dans la même logique que le candidat lui-même. Le candidat, lui, est en train de jouer un autre coup d'éclat dans sa carrière. Il veut devenir président, il a un projet politique, il a une ambition, il a des idées, peu importe. Mais l'équation au niveau de la personne qui réfléchit à voter pour lui ou pas n'est pas la même. Elle ne se traduit pas de la même manière. Les gens sont très inquiets. Je tweetais il y a quelques jours et ça a été repris. des milliers de fois, ce qui prouve que ça a touché les gens, ça a touché une fibre sensible. J'avais écrit la veille des élections présidentielles, la veille de l'annonce du prochain président, voilà ce que j'ai dit. La veille de l'annonce du prochain président, faites vos valises. Si c'est Macron, quittez le pays, c'est fini. Ça a été repris des milliers de fois. Ça vous donne une idée des préoccupations des gens aujourd'hui. Les gens sont très inquiets. Ça veut dire qu'on ne va plus parler aux gens avec des problèmes de chômage, de croissance, de PIB, même d'Union européenne et tout ça. Aujourd'hui, les gens, ils ont des inquiétudes très spécifiques, très précises, mais vécues avec force. Si un candidat répand ces inquiétudes-là, ils se foutent pas mal du reste. Je connais plein de gens qui, si un candidat comme Zemmour, par exemple, était réellement prêt à incarner leurs idées et à les défendre et à mettre en pratique ce qu'ils professent, ils seraient prêts à voter pour lui, quand bien même il abattrait un homme sur les Champs-Élysées. Ça veut dire qu'après, les scandales, les critiques qui sortent à droite, à gauche, ne vont pas ou ne seront pas pour changer leur vision. D'accord ? Quand j'étais à Londres il y a quelques jours, quand Zemmour était là, c'était il y a une grosse semaine, j'avais dit à des gens qui étaient très proches des cercles qui le soutiennent, en aparté, après la fin du meeting, je leur avais dit, vous savez, à ce stade, à ce stade de la campagne, je m'attends à deux choses, au scandale financier, et je l'avais exprimé de manière imagée sur le moment, nous étions entre nous, c'était en aparté, je leur avais dit l'histoire de queue. À cette époque-là, déjà, ils avaient répondu en disant non, non, non, il est hyper blindé. T'inquiète pas sur ce plan. Il y en a un qui m'a dit Mediapart a fouillé toute sa vie. Ils ont tout passé au crible. Il n'y a strictement rien. Tout est carré. Les finances sont carrées. Qu'est-ce qu'il y en a ? C'est pas son truc. C'est pas du tout son truc. Du genre, voilà, on va pas le trouver. C'est pas le genre qu'il va aller prendre un selfie devant une boîte d'échangistes, par exemple. Bon, en tout cas. Ce qui est étonnant, c'est que pendant qu'ils niaient, n'est-ce pas, et qu'ils défendaient leur candidat avec, dans son cas, un certain candeur, je dirais, qu'ils n'étaient pas feintes. C'était des gens très, très sincères. Déjà, le tout Paris savait que la campagne de Zemmour était enceinte. Ce n'est pas elle qui a annoncé publiquement, mais voilà. Elle a 28 ans, il a 63 ans. C'est sa directrice de campagne. Bon, c'est quelque chose qui fait partie, quelque part, du présidentiable français. Mais en même temps, le problème, c'est qu'il professe un discours très conservateur. Il veut séduire une France des fois très conservatrice, catholique, etc. Et donc cette France-là, c'est vrai que je ne sais pas comment elle va voir le candidat. Alors si j'avais été son avocat, j'aurais dit bon, il sort avec sa directrice de campagne, d'accord, mais en même temps, elle est majeure, ce qui est, de nos jours, honnêtement, comme on dit en arabe, « illa mar rahima rabbi ». Je vous assure que dans les milieux politiques, cet argument-là, n'est-ce pas, qui dans la vie de tous les jours s'entend, il va de soi, Mais je vous parle d'un milieu vraiment où c'est quelque chose d'extraordinaire. Donc c'est un argument qu'on peut avancer pour sa défense. Pour sa défense aussi, on va dire, c'est une femme. Parce qu'on aurait pu trouver autre chose, n'est-ce pas ? Parce qu'il y a plein de personnalités politiques, y compris de premier plan, voire même de très premier plan. sur lesquels il y a des questionnements à ce niveau-là. Alors, c'est vrai que quand on est chez le progressiste parisien, voire même londonien, ce genre d'argument que je viens d'avancer là est très mal reçu en général, parce qu'il dirait « et quand bien même, ça n'aurait pas été une femme et après ». Oui, mais je vous parle quand même depuis tout à l'heure d'une droite conservative, tournée vers les valeurs de la famille, tout ça. Donc, c'est vrai que le fait qu'il sorte avec une femme, déjà, plaide quelque part en sa faveur. Et puis, bien sûr, parce que là, on aurait pu aussi donner une plus grande dimension au scandale. Elle est française, n'est-ce pas ? Elle est française. Ce qui est déjà pas mal, parce que, imaginons, imaginons, n'est-ce pas ? Imaginons qu'il lui s'agit d'une migrante, par exemple, que Dieu ne plaise, c'est vrai que ça aurait pris des proportions bibliques à ce stade, n'est-ce pas ? En tout cas, l'histoire, je dirais que M. Zemmour, sur ce coup-ci, Ce qu'il a voulu faire, il a voulu protéger, c'est normal, il a voulu protéger sa campagne, il a été en justice, il a voulu obtenir une injonction contre Closer pour que l'histoire soit gardée, alors qu'en fait tout le monde le savait, et l'histoire était sortie déjà. D'accord ? T'es sorti. Ça se passe comme ça souvent dans le tout Paris où il y a des choses que tout le monde sait. C'est un peu comme la fille de Mitterrand. Avant que l'affaire n'éclate dans les médias et qu'on lit ça en province, qu'on lit ça à l'étranger et tout. En général, le tout Paris le sait. OK ? Et il y a un moment, les histoires sortent toujours comme ça en fait. Il y a cette dynamique un peu particulière à la France où les histoires sortent. Tout le monde le sait, mais personne ne bouge. Un peu comme si c'était une sorte de secret de polichinelle. On va le garder entre nous jusqu'au moment où il y en a un qui va dire allez, je publie. En fait, il a tenté donc d'aller en justice. Et ça, c'est vraiment pas une... Ce n'est pas une manière de gérer ce genre de choses, parce que c'est trop tard, c'est sorti. À sa place, j'aurais peut-être appelé Paris Match et j'aurais fait une séance photo avec eux, parce que de toute façon, l'info est dehors, elle est déjà dehors, c'est fini. Donc à ce moment-là, ce qu'il faut faire, c'est essayer au moins de contrôler. faire un dérapage contrôlé, je veux dire, tu ramènes les médias, tu poses, etc. J'espère qu'il l'a fait, ce n'était pas la première fois que ça a été fait. Et puis comme ça, au moins, tu glamourifies ton truc, tu l'assumes en quelque sorte. L'autre problème, quand j'étais dans Calandre, Je leur avais dit à ce stade, parce que moi, vous savez, j'appartiens à cette mouvance sur le plan politique extrêmement cynique. En fait, j'ai une vision très Nietzschienne de la politique. D'accord ? Tout ça, moi, ça me fait rire. Vous savez, moi, le gars, le gars, vous savez, il fait ce qu'il veut. Intérieurement, je ne suis pas choqué. Intérieurement, moi, je ne suis pas en train de prétendre être choqué. Je ne suis pas choqué du tout. D'accord. Mais le truc, c'est que si je regarde la partie d'échec qui est en train de se jouer, c'est vrai que j'imagine, j'imagine les milieux vers lesquels s'adresse son message risque d'être un petit peu chamboulé par ce genre de nouvelles. L'autre histoire, elle a été publiée il y a deux jours, il y a bien deux jours, un peu plus, il y a trois jours. Attendez, dans tout ça, je perds presque le sens du temps, la mesure du temps. En fait, il y a un article du Point, n'est-ce pas ? Il y a un article du Point. qui est signé par un journaliste qui s'appelle Géraldine, Géraldine, je ne vais pas essayer de prononcer, Vosner, Vosner, oui, on dirait ça. En fait, c'est une histoire d'argent. Alors voilà, il y a une histoire, c'est que Zemmour, Zemmour, j'espère qu'il est, j'espère que vraiment, vraiment, il est blindé parce que le problème, je vous dis un truc, et ça, c'est général, ce n'est pas seulement lié à Zemmour, c'est que les élections françaises, quand les présidentielles s'approchent, les candidats doivent trouver des sources de financement. Ils doivent financer leur campagne. Le problème, c'est que le code ou le protocole qui gère ces financements de campagne n'est peut-être pas réaliste, n'est pas très réaliste par rapport, on va dire, aux dépenses qu'il faut engager pour obtenir une campagne. De sorte que si on regarde les campagnes de n'importe qui. Prenons par exemple Macron, si on regarde ses frais de campagne, on ne les regardera pas maintenant, bien sûr, parce qu'il est président. On les regardera après. Regardez... Regardez comment il s'appelle... Sarkozy, par exemple. Sarkozy, il est jusqu'à maintenant dans une tourmente liée à ses campagnes électorales. En fait, le truc, c'est que... Il est très facile de céder à la tentation, de se dire je veux l'argent, l'argent c'est le nerf de la guerre, il n'y a rien de mal à vouloir de l'argent, c'est normal. S'il n'y avait pas le code, c'est aussi normal qu'il y ait un code électoral qui régisse, qui encadre les financements, parce que autrement, s'il n'y avait pas cela, on aurait pu avoir un PXY qui vous envoie un candidat à quelconque, et qui le promeut avec un tel budget pharaonique que vous l'avez dans les affiches, que vous l'avez à la télé quand vous l'allumez, que vous l'avez dans votre journal quand vous l'ouvrez, ou que vous l'avez sur Internet quand vous ouvrez votre navigateur, et fatalement, n'est-ce pas, les gens sentent ce qu'ils sentent, la majorité des Français vont voter pour lui. D'accord ? Donc il y a des limites, elles sont là pour une raison. Par contre, ces limites sont tellement compliquées qu'en général, elles vont... encourager la transgression et en fait l'idée toujours la suivante c'est que Je prends l'argent maintenant. Imaginons que je sois candidat. J'ai failli dire que. Imaginons que je soive. Je viens de l'inventer. Alors imaginons que je soive un candidat à la présidentielle, n'est ce pas? Alors la tentation est la suivante. La tentation de dire tu sais quoi? De toute façon, je me fous complètement de la commission électorale et des histoires de comptes, de comptes électoraux et tout ça. Je fais ce que je veux, j'obtiens l'argent. De toute façon, au jour où ils commenceront à regarder dedans, je serai déjà président. Tout se passe bien. Et puis, bon, voilà quoi, on me laissera, on me foutra la paix pour cinq ans si ça se passe bien pendant dix ans. Et puis d'ici là, on aura coulé sous les ponts et il faudra encore dix ans de procédure. Franchement, on est en 2040. D'accord, donc c'est facile de céder à ce genre de à ce genre de tentation. Par contre, elles sont dangereuses. Et là, dans l'article du point, justement, il y a une histoire 300 000 euros dans l'article. Je n'arrive pas à comprendre si c'est un don ou un prêt. Non, c'est un prêt. J'imagine que ça doit être un prêt. Alors, le problème, c'est que l'article semble suggérer que c'est un prêt, mais il y a tout un chapitre sur les dons déguisés et tout ça. C'est-à-dire que c'est un prêt qui probablement s'est fait dans des conditions dans des conditions un peu abracadabrantes, et il a été consenti d'un prêt de 300 000 euros par un certain Charles Gave, une sorte de millionnaire français que je ne connaissais pas avant de lire l'article. Et en fait, il semblerait que ce gars soit revenu sur son financement. Donc il a dit oui, je ne peux rien avoir avec Zemmour et tout ça. Et en fait, c'est bizarre parce que 300 000 euros, quand on regarde, Si vous allez sur le site internet de n'importe quel candidat à la présidentielle, pour ceux qui sont déclarés tout du moins, vous voyez que la limite c'est 7500 euros. Vous ne pouvez pas donner à un candidat plus que 7500 euros. Là on a 300 000. Alors, bien sûr, il y a probablement des technicalités derrière qui font que oui, ça ne tombe pas dans la même catégorie. Mais le truc c'est que là, on a en une semaine, En une semaine, on a un scandale lié à une femme. Et comme je vous ai dit, il y a la circonstance atténuante que ce soit une femme majeure et française. Et en même temps, il y a des histoires qui commencent un petit peu à fumer là sur l'argent. Alors voilà, c'est tout. C'est une semaine de tourmente, je vais dire, pour Zemmour, on va voir un petit peu comment il va se refaire ça. Soit faire le dos rond et puis attendre que ça passe, en espérant que les journalistes parisiens n'ont pas tiré toutes leurs salves, parce que là, les bruits un petit peu qui remontent, un petit peu de cet environnement là, c'est qu'ils n'ont tiré que la moitié de leurs missiles. et que donc ils auraient assez de ressources pour que Zemmour remplace le Monopoly pendant Noël, en particulier s'il y a un confinement, n'est-ce pas ? Donc, je ne sais pas. Moi, de toute façon, regardez, je rigole parce que moi, je suis tout simplement, je suis devenu cynique, vous savez, à force, à force. Vous savez, je vais vous dire la vérité, je vais vous dire tel que je le pense. Tout d'abord, premièrement, quand je juge Zemmour, Je suis très complaisant envers son message. Je suis très complaisant. Mais est-ce qu'il est capable de se soustraire aux influences? Est-ce qu'il est capable d'aller au bout de l'idée et de l'exécuter s'il avait la possibilité de le faire? Franchement, la partie signée comme moi me dit ne rêve pas trop. D'accord, donc ça, c'est déjà un premier point. Le deuxième point que je voulais vous dire. C'est que, vous savez, au Royaume-Uni, on a élu Boris Johnson sur un programme conservateur et on s'est réveillé avec un work, avec un écologiste extrémiste. Il va jusqu'aux États-Unis, il va parler à Biden et puis au lieu de parler de... je ne sais pas moi, d'accords bilatéraux par exemple, tiens, sur le plan économique, parce qu'avec le Brexit, c'est pas pour dire, mais on est un petit peu à la ramasse sur le plan économique. Des fois, comme je vous ai dit l'autre jour, on a des collapses de chaînes d'approvisionnement, de chaînes de logistique, on a plein de choses qui manquent et tout ça. Je veux dire, on aurait pu par exemple imaginer un accord transatlantique très ambitieux, par exemple, sur lequel il n'y aurait plus qu'à tabler. Non, le mec, il lui parle de réchauffement climatique avec les yeux béats. Avec les yeux béats, quoi. La face béate, comme ça. Je veux dire... Là, bon, il fait un degré aujourd'hui, ce soir. On vit un renversement de réchauffement climatique, ce soir. Malheureusement, il ne s'accompagne pas d'un renversement taxatoire. J'aurais bien aimé qu'on me rende mon argent. Mais bon, c'est pas grave. Mais pour revenir à The Moon, je dirais que... On va voir un petit peu... Comment il va survivre à ces scandales ? Ces scandales, moi je les attendais, honnêtement. Quelque part, il vaut mieux les avoir quatre mois avant les élections ou cinq mois avant les élections que de les avoir la veille, trois jours avant. Parce que là, l'histoire de la... Il y a quelque chose aussi. C'est-à-dire que bon, l'ananas est enceinte, c'est un peu trop délicat de tartiner dessus, je veux dire les... Les machins, les journalistes vont assez rapidement... Ils vont pas aller stresser une femme, une femme enceinte, n'est-ce pas ? Donc à un moment donné, ils vont devoir lâcher un petit peu. Une femme enceinte qu'ils traînent à ses bras, ça va plutôt déclencher peut-être un réflexe de sympathie, n'est-ce pas ? Un réflexe, oui, c'est une future maman, tout ça, ça va être une histoire sérieuse et tout. Donc c'est vrai que... On va voir. Ça peut aller dans un sens comme ça peut aller dans l'autre. Mais effectivement, là, il est confronté. Réellement, il commence à se confronter à la réalité, à la réalité du terrain et au et au ragot, au ragot parisien. Voilà, je voulais juste finir sur un truc. J'ai vu une image de lui. J'aimerais vous dire un truc. Quand je parle, parce que je sais qu'il y a beaucoup de Zemmouriste qui m'écoute. Je ne juge pas Zemmour en comparaison à Macron, je le juge juste en comparaison par rapport à un standard, par rapport à une idée que je me fais de la politique. Parce que ça serait insultant pour lui que j'en vienne à le juger par rapport à Macron. Vous me connaissez, moi je suis un anti-macroniste primaire. Ça veut dire que littéralement, je veux dire, n'importe qui est mieux que Macron. Donc si je commence à juger Zemmour par rapport à Macron, Ce n'est pas vraiment digne. Il y a un truc que je n'ai pas aimé, c'est quand il a été à Marseille, n'est-ce pas ? Et on sait qu'à Marseille, le sang est chaud, comme on dit. Il y a une femme qui lui a fait un doigt d'honneur. Il a répondu, lui, par un doigt d'honneur. Et ça a fait le tour de la place. en lui disant un truc du genre bien, bien profond, avec sa nana à côté qui rigole. Bon, ça nous rappelle un peu le pauvre con de... C'est qui le pauvre con ? C'était... C'était Sarko, à moins que Sarko ne soit au Karcher. Je veux dire, toujours est-il que ce n'est pas des formules, ce n'est pas des formules ou des images qu'on aimerait voir chez un présidentiable. C'est... Ça montre quelque part qu'il a perdu ses nerfs. Franchement, bon, il l'a fait une fois, J'espère que c'est la dernière parce que franchement, ce genre d'image, ça casse la crédibilité très très rapidement. Alors, il y a des gens qui disent, oui, les médias ont falsifié la réalité parce qu'ils n'ont pas montré l'image de la femme faire le doigt d'honneur, ils l'ont montré que lui répondant au doigt d'honneur. Alors oui, c'est vrai. C'est vrai d'un côté. Mais sur le plan journalistique, je vais vous dire un truc. Une inconnue lambda dans les rues de Marseille qui fait un doigt d'honneur, ce n'est pas une nouvelle, ce n'est pas une news, tu ne verras jamais ça sur un journal. Un présidentiable de l'intérieur de sa voiture qui fait un doigt d'honneur, fut-il en réponse à un doigt d'honneur lancé par une anonyme ? C'est une nouvelle, ça dit quelque chose. Ça montre le gars qui sort de ses gants, parce que lui, on l'apprécie plus quand il est sur le plan des idées, sur le plan intellectuel. Alors répondant comme ça du tac au tac avec un doigt d'honneur, est-ce qu'on aurait envisagé Chirac faire ça ? Est-ce qu'on aurait envisagé Mitterrand faire ça par exemple ? Et comment il vivrait ? La contrariété, si un jour elle était apportée, non pas par une passante marseillaise, mais par un président russe par exemple, un président chinois, un président américain, si jamais il était aux fonctions suprêmes du pays. Donc, c'est vrai que l'image... Alors c'est vrai que ça fait cool sur Twitter, sur les médias sociaux, oui, il a bien fait, t'as vu, ok. Mais quand il s'agira réellement d'élire leur président, les gens vont garder une image, et cette image, consciente ou subconsciente, sera le composite de beaucoup d'événements qui seront oubliés en apparence. Tout ça, c'est des événements. C'est des événements qui se mettent en place, qui vont faire construire une image mentale, une idée, de sorte que le jour des élections, l'électeur aura peut-être oublié réellement quels sont les éléments qui ont formé cette image mentale, mais il l'aura dans sa tête, cette image-là. Et ce genre deux réponses, même si sur l'instant ça fait peut-être rire les copains, c'est vrai que deux, trois coups comme ça encore et ils passent à un chiffre dans le sondage. Enfin, je ne sais pas. Moi, je suis un observateur, je vous ai dit. Je suis devenu assez cynique, en fait. Je n'ai plus vraiment de... Je n'ai plus vraiment froid en la politique, en réalité. Je vous laisse mes amis, n'est-ce pas? Je vous laisse. Et puis... Et puis je reviendrai la prochaine fois. J'ai plein de vidéos que je prépare sur plein de sujets. C'est pour ça que vous me voyez moins souvent parce que je fais des vidéos que je prépare un peu plus. Pas celle-là nécessairement. Celle-là correspond à des interrogations que j'avais dans la tête ce soir. Mais j'ai d'autres vidéos que je prépare. D'accord? Je vous laisse mes amis et on se retrouve quand on se retrouve. Bonne nuit et tout de bon, comme on dit en Suisse.
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