
This is a French-language YouTube monologue (dated 6 December 2021) offering a critical analysis of Éric Zemmour's presidential campaign. The speaker argues Zemmour is shifting the debate rightward toward an extreme-right stance (party named "Reconquête/Reconquista"), uses rhetoric on immigration and national identity that the speaker finds incoherent and alienating, and warns this trajectory risks producing an "accident de train" electoral outcome that could benefit Macron.
Bonjour mes amis, j'interviens aujourd'hui en tant qu'observateur du paysage politique français et ce que je vais dire aujourd'hui représente mon analyse d'aujourd'hui. Nous sommes le 6 décembre 2021 et cette vidéo va représenter l'analyse de la situation telle que je l'aperçois à ce stade. Il se pourrait que d'ici la semaine prochaine ou dans deux mois, il y ait des changements qui rendraient peut-être caduques, dans une certaine mesure, les réflexions que je partage avec vous aujourd'hui. Mais je suis dans une logique extrêmement, par rapport à cette élection, je ne suis pas dans une logique partisane, vraiment. Je suis dans une logique d'observation et de partage sincère, je vous dis, comme ça me passe dans la tête. De toute façon, vous savez, nous vivons un temps de grand dévoilement, littéralement. Donc c'est vrai que je pense qu'on se doit de jouer carte sur table. Mon impression, avoir vu l'intervention de Zemmour à Villepinte, c'est une impression de gâchis, je ne vous cache pas. C'est une impression d'une campagne électorale qui se transforme doucement en accident de train au ralenti. Moi, vous savez, je n'ai pas envie qu'à Pâques 2022, Macron soit en train de chercher les lapins qui lui cacherait sa femme dans les jardins de l'Elysée. Le seul qui pourrait le battre, c'est Zemmour. Le seul qui pourrait empêcher cette éventualité, c'est Éric Zemmour. Le problème, c'est qu'Éric Zemmour, j'ai l'impression qu'aujourd'hui, il est doucement en train de vouloir plus peser sur la campagne électorale que de devenir président. Ça veut dire que pour lui, la campagne électorale va offrir une tribune, les caméras sont là, maintenant on ne peut plus le censurer comme avant sur les chaînes, quand il travaillait comme journaliste sur diverses chaînes. Là maintenant, c'est un candidat, il est là, les caméras sont obligées d'être là et de véhiculer son discours. Donc j'ai l'impression qu'il profite de cette tribune, non pas pour essayer de de rassembler, mais pour essayer de de droitiser le débat, pour essayer quelque part d'imposer un certain nombre de problématiques à la présidentielle. Ça veut dire forcer les différents intervenants, les différents candidats, les forcer à prendre position sur certaines thématiques qu'ils soulèvent. C'est tout à fait louable, absolument. Mais au fond, au fond, Ce n'est pas vraiment ce que j'attendais de lui. Quand j'ai vu son parti s'appeler Reconquête, Reconquista en espagnol. Reconquista, c'est quand même le cri de ralliement de la droite et de l'extrême droite. Ça veut dire que réellement, au lieu de partir sur une campagne de droite, moi je ne vois pas de campagne de droite. Moi je vois une campagne d'extrême droite. Le problème de l'extrême droite, c'est que ça fait toujours du foin, n'est-ce pas ? Ça fait toujours bouger un petit peu les gens sur les médias sociaux, ça remplit des salles, ça crée la polémique, ça génère des titres de médias, mais ce n'est pas quelque chose qui permet d'arriver à les liser malheureusement. C'est pour ça qu'aujourd'hui je suis hyper inquiet. C'est-à-dire que là, ce que je vois, j'ai l'impression que Zemmour veut occuper une sorte de... Il veut devenir une sorte de Jean-Marie Le Pen sur stéroïde. Ou sous stéroïde. Vous voyez le truc ? Ça veut dire qu'il va occuper une sorte de position qui était le fief classique du Front National de Jean-Marie Le Pen. Ce fief-là était déserté par Marine Le Pen et pour cause, parce qu'elle a réalisé, au bout d'un certain nombre d'échecs électoraux, que c'est un fief qui ne mène nulle part, c'est un positionnement sur le spectre politique qui ne va nulle part. C'est-à-dire qu'une fois que Zemmour aura contre lui tous les gens d'origine étrangère de France, leur famille, toutes les familles ayant une belle-fille ou un beau-fils une origine étrangère, d'origine étrangère. Il les aura contre lui. Une fois qu'il aura la gauche contre lui, qu'il aura toutes les forces progressistes ou dites progressistes, qu'il aura les médias qui sont quasiment tous de gauche, il va faire comment pour passer ? Vous voyez le truc ? Déjà, je disais dans la dernière vidéo qu'il se positionnait sur le plan politique, qu'il se positionnait comme quelqu'un qui est sur un no man's land, dans le sens où il y avait une incohérence intérieure dans son discours, c'est-à-dire que d'un côté il parle à une grande France unie, la réalité c'est que cette France n'existe pas, ça veut dire qu'il voudrait réunir, il voudrait faire une réunification de la France qui est divisée par mille frontières, mille frontières ethniques, religieuses, linguistiques, civilisationnelles même, Donc, il faudrait parler à toutes ces divisions de la France pour pouvoir les unir autour d'un projet commun. Mais à ce moment-là, ils devraient se positionner littéralement chef des tribus. Nous ne sommes plus à Paris, nous sommes en Libye et il y a des tribus et il va falloir leur parler pour leur dire j'ai un programme de réunification. Or, il parle à une France qui est de la manière dont il dont il la conçoit qui est unie. Elle n'existe plus, cette France. Ça, c'est le premier point que j'avais évoqué dans la dernière vidéo. Deuxième problème, et encore une contradiction interne à sa vision, c'est le fait que... il va dire, il va demander aux gens qui sont de diverses origines d'aller à l'église qui est au centre du village. Mais au centre du village, il y a un bordel à ce stade. Il n'y a pas d'église au centre du village. Le centre du village a été rasé il y a longtemps. Vous voyez le truc ? C'est-à-dire, si je veux élaborer par rapport à ça, je parle énormément à des Français, des Français qui sont Français aussi loin qu'ils puissent remonter leur arbre généalogique. Ça veut dire que leurs grands-parents et arrière-arrière-grands-parents étaient Français. Ces gens-là, aujourd'hui, se reconnaissent pas dans la France. Ces gens-là, souvent, ils me disent, je me sens étranger. Ce n'est pas la France dans laquelle j'ai grandi. A fortiori, ce n'est pas la France que mes parents m'ont léguée ou dans laquelle mes parents ont grandi. Vous voyez le truc. Donc, quand on a une France qui est complètement dissolue par un travail qui a été fait depuis des générations, depuis des décennies, comment on va aller parler à des gens qui viennent de débarquer ou qui ont débarqué depuis 10 ans ou 20 ans ou 30 ans, en leur demandant de s'assimiler à une France qui n'a plus aucune valeur. C'est une France qui n'affirme rien du tout. Vous voyez le truc ? Il faut d'abord faire ce travail. Il faut d'abord remettre l'église au centre du village. Une fois que l'église a été restaurée, qu'elle a été réhabilitée, on peut à ce moment-là demander aux gens d'aller à l'église, en ce moment. Ça ne sert à rien. D'accord ? Donc ce discours, il va sonner comment ? Moi je suis d'origine maghrébine, je peux vous dire comment il sonne. Il va sonner comme un discours de quelqu'un qui dit des choses complètement incohérentes et qui n'ont pas de sens. Je veux dire, deviens français. Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Que je change mon nom ? Tu veux que Fatoumata arrête de manger du manioc ? Tu veux qu'elle change sa fille ? Tu veux qu'elle change le nom de Karima, qu'elle transforme en Karen ? Qu'est-ce que tu veux en fait ? Qu'est-ce que tu veux qu'elle fasse pour qu'elle devienne française ? Zemmour, il n'y a pas très longtemps, juste pour vous donner une idée des valeurs, juste il n'y a pas très longtemps, Il affirmait sur les plateaux de télé que la République ou que la France se vit à visage découvert. Ok. Elle se vit à visage découvert la France ? Elle se vit à visage découvert aujourd'hui ? Ou bien visage découvert quand ça vous arrange ? Tu vois ce que je veux dire ? Aujourd'hui il n'y a plus de République. Il n'y a plus de France. Il n'y a qu'un système. Vous en êtes au passeport intérieur en France. Vous en êtes au passeport intérieur. Votre liberté a été vendue à des entreprises. D'accord. Alors, aller courir derrière Fatoumata ou Malika ou Karim ou Mohamed ou autre, ça ne changera rien. Ça ne changera rien. Ces gens vont percevoir le discours des émours comme un discours d'hostilité gratuite. Je veux dire, moi, J'habite au Royaume-Uni, d'accord. J'habite au Royaume-Uni. Je suis étranger, je n'ai pas le droit de vote en France. Mais j'aurais été français aujourd'hui. J'aurais été français, j'aurais immigré en France, je ne sais pas moi. Il y a 20 ans, il y a 30 ans, il y a une génération ou deux, est-ce que j'aurais adhéré à ce discours ? Absolument pas. Autant l'Africain, si tu veux, ou le rebeu, ou ce que tu veux, comme tu veux l'appeler, Autant nous sommes très sensibles à la droite des valeurs, mais pas vraiment à la droite des charters. C'est ça aussi. La droite des charters ou la droite des trains, enfin la gauche des trains, mais bon, c'est pas vraiment quelque chose qui va susciter l'adhésion. Donc je veux dire, Zemmour aujourd'hui, veut gagner son élection avec Jean-Pascal et Jean-Michel et Fernandel et encore des gens qui sont à la droite de l'extrême droite, des gens de la Reconquista, dont les mots-clés c'est la Reconquista, les mots-clés c'est la remigration, les mots-clés c'est le racialisme de base, je veux dire, Si on commence à aller dans cette direction, il risque de se retrouver dans un de ces charters. D'accord. Et franchement, je suis déçu. Je suis déçu. À ce stade, je suis déçu. J'aimerais bien qu'ils me surprennent bien la semaine prochaine. Je suis flexible. Je suis flexible. D'accord. Mais le problème, c'est que à ce stade, à ce stade, pour moi, c'est un accident de train. Changez-moi d'avis. Faites-moi changer d'avis. Dites-moi que je me trompe. Et la meilleure manière de me dire que je me trompe, c'est de me montrer que le soir du deuxième tour, il est annoncé président. Sauf qu'à ce stade, j'ai l'impression que le soir du deuxième tour, il mangera un plat réchauffé au micro-ondes devant la télé. J'espère juste qu'il aura la décence de ne pas danser sur Dalida, comme certains. Je suis dégoûté. Je suis dégoûté pour vous parce que je me dis que la France n'a pas de chance. Je me dis que les Français n'ont pas de chance. Parce que les valeurs... J'ai énormément d'amis qui ont des valeurs patriotiques, qui ont des valeurs françaises très fortes, parce qu'il en reste. Des valeurs traditionnelles, conservatives, conservatrices, si vous voulez. Et ces valeurs valent la peine d'être défendues. Ces valeurs ont de la place sur le spectre politique. Mais malheureusement, dès qu'il y a une tentative d'incarnation de ces valeurs-là, on arrive immédiatement à l'accident de train. Puis l'histoire de... Il y a aussi quelque chose que je critique un petit peu dans sa mentalité. J'ai l'impression qu'il vit dans une France coloniale qui a perdu ses colonies hier. Alors je peux comprendre. Et je vous le dis là, je vous le dis maintenant, moi j'aurais été, je n'étais pas là, je n'étais pas né à cette époque, j'aurais été contre, j'aurais été contre qu'on expulsa les pieds noirs de l'Algérie à l'indépendance en 1962. Et je comprends le désarroi, je comprends le drame familial et je comprends la mémoire triste que beaucoup portent en eux, quand ils s'en retrouvaient, chassés d'un pays où ils avaient vécu parfois pendant des générations. Ils ont perdu leur bien, ils ont perdu leur commerce, leur maison, ils ont perdu souvent même leurs amis, leur réseau social, la mode de vie. Je les comprends, je les comprends. Ils se retrouvent embarqués dans des bateaux qui viennent les vomir en France, où ils ont vécu dans une situation très difficile avec le rejet aussi de la part de la société française. Je peux comprendre, franchement. Mais ce n'est pas une problématique de 2021. Le français moyen, le français qui vit dans des bassins désindustrialisés, l'ouvrier, ces gens qui sont sur les quais du RERD à 6h du matin. Vous savez, moi j'ai pris le RERD à 6h du matin. Enfin 6h, on se comprend. 7h peut-être. J'ai pris le train. Le RERD dans le Nord. Y'a qui ? Il y a toutes les petites mains du capital. Il y a plein d'Africains, il y a plein de rebeux. C'est des gens qui n'ont pas de canal YouTube. C'est des gens qui ne viennent pas parler devant les caméras. Ce sont des gens qui, des fois, pour beaucoup d'entre eux, n'ont pas de représentation politique ou autre digne de ce nom. Mais ce n'est pas une raison non plus pour pour penser que toute cette France-là, la France des agriculteurs, etc. Il ne faut pas penser que cette France-là rêve de Reconquista. Ça n'a pas de sens. Et pour reprendre, vous savez, il a dit que les Arabes occupent l'Algérie. Personne n'occupe l'Algérie. Personne n'occupe l'Algérie. Il a dit qu'ils occupent l'Algérie depuis des siècles. L'Algérie des Berbères. Je vais vous dire un truc. Le mot arabe, quand il est utilisé en Algérie, ne veut pas dire arabe dans le sens saoudien. Les seuls arabes qui, en Algérie, travaillent à l'ambassade d'Arabie saoudite. Il n'y a pas d'arabe en Algérie. On divise la société en deux catégories. La société, sur le plan ethnique, l'Algérie, il y a des berbères, mais un mélange. Il y a de l'arabe, mais pas beaucoup. Parce que les arabes, quand ils sont venus, quand ils ont mené leur... leurs agressions à l'époque contre les différents pays du bassin méditerranéen, ils ne sont pas venus avec des masses d'Arabes. Ils étaient super armés, ils utilisaient aussi les uns contre les autres, ça veut dire que lorsqu'ils prenaient des jeunes d'un pays, ils vont les utiliser, c'est le phénomène de la boule de neige, ils remplissaient leur armée comme ça, de sorte qu'au final, il n'y a pas eu de vraie migration de masse des Arabes vers les pays qu'ils ont conquis. Il suffit juste de voir ce qu'ils ont conquis. Ils ont été jusqu'au confort de la Mongolie, ils ont été jusqu'en Inde, ils ont été en Espagne. Je veux dire, partant de la presqu'île arabique, ils n'étaient pas assez nombreux. S'ils voulaient faire de la conquête de peuplement, les Arabes n'étaient pas assez nombreux pour la faire. Donc, si on regarde aujourd'hui l'Algérie, mais c'est pas vraiment Combien même il serait venu en masse ? Comme il le dit lui-même, depuis des siècles. À quel moment il met la barre ? Admettons qu'à l'époque, qu'il y a des siècles, admettons qu'il y a des siècles, il y a mille ans, il y avait un million d'autochtones algériens vivants là-bas, en Algérie. et qu'ils ont vu le débarquement de 9 millions d'Arabes. Je dis n'importe quoi, d'accord ? Et qu'ils se soient retrouvés envahis à 1 contre 10, littéralement, ou 1 contre 9. D'accord, ok. Mais nous sommes 1 000 ans plus tard. On met la barre où ? Allons-nous revenir au déplacement de populations dans la préhistoire, il y a 15 000 ans, il y a 30 000 ans ? Allons-nous revenir aussi loin que cela ? Où est-ce que tu mets la barre ? Admettons même que les Arabes aient envahi l'Algérie à Milan. Tu vas les retrouver où, ces Arabes ? Ils sont morts il y a longtemps. Aujourd'hui, il y a une descendance. Il y a une descendance. Il y a un mélange de tout. Moi, je viens d'Oran, l'Ouest algérien. Nous on est, dit, les Arabes d'Algérie. Un Arabe d'Algérie, ce n'est pas l'Arabe d'Arabie, ça vous dit ? On n'a rien à voir avec eux. On ne parle pas arabe à la maison, on ne parle pas l'arabe classique à la maison, on parle l'algérien à la maison. On ne vit pas dans des tentes et nous ne vivons pas à l'arabe. On n'est pas des bédouins, on n'a pas de chameaux, on n'a pas de puits de pétrole. D'accord ? On ne colonise rien du tout. C'est quoi la différence entre arabe en Algérie et berbère en Algérie ? Ethniquement, il n'y en a pas. Ethniquement, il n'y en a pas. La différence ? C'est que les berbères ont gardé... Le berbère, il a toujours sa grand-mère qui parle le kabyle. Ou qui parle d'autres langues de cette catégorie. D'accord ? Ou il le parle lui-même. Celui qu'on appelle arabe, lui, ça fait trop longtemps qu'il vit dans des villes éloignées de cette culture-là, il l'a perdu. C'est tout. Je vais quoi ? Je vais prendre un corse ? Je vais prendre un corse qui ne parle plus de Corse ? et je vais lui dire que tu colonises la Corse. On va prendre un Breton qui parle plus breton et lui dire que t'es plus breton parce que t'as perdu la langue. Oui, on a perdu la langue, oui. Ma grand-mère ne parlait pas l'arabe. Ma grand-mère, elle parlait l'algérien avec son accent local de sa ville, un accent algérien très régional, de telle sorte que quand je le parle à des gens qui viennent de... Ma grand-mère était de Mossaganem. Quand je parle, Le mostaganais, moi, des gens qui viennent d'Alger, ils ne comprennent pas. D'Alger, ils ne comprennent pas. Je ne vais pas le parler à la Mecque ou à Jeddah ou à Riyad. Ils comprendraient encore moins. Ce n'est pas de l'arabe. C'est un mélange d'arabe, d'espagnol, de berbère et plein de langues natives de cette région. On n'occupe rien du tout. Mais le problème, c'est que, je l'ai vu à Londres, Zemmour à Londres regrettait la perte de l'Algérie. Je veux dire, si tu te veux, tu te mets à dos, tout ce qui est d'origine maghrébine en France, continue sur ce chemin-là, continue sur ça. Il regrettait, il regrettait la perte du Canada par la France, la perte de la Louisiane, Je veux dire, le mec, d'accord, non seulement, je réalise aujourd'hui que non seulement il étudie l'histoire, c'est un féru d'histoire, mais il y vit, il est dedans. Tout ce qui s'est passé il y a même 10 000 ans, il a l'impression que ça s'est passé hier. Je veux dire, projette-toi en 2021, putain. Parlons-nous du langage de 2021. On a des problématiques. On a des problématiques qui s'appellent l'Union européenne, qui s'appellent l'hystérie collective, la perte des libertés. la corruption généralisée, la crise économique de dimension biblique qui va arriver. Je veux dire, l'histoire de la Reconquista, au moins que tu veuilles devenir, je ne sais pas moi, le président qui expulse au sens sénégalais, pourquoi pas ? Je vois d'ici une présidence, dans le cas plus qu'improbable vu de cette semaine d'ici décembre 2021, dans le cas plus qu'improbable, deviendrait président. Je veux dire, sa présidence se limiterait à expulser 200 Sénégalais dans 180, verront leur expulsion annulée pour faute de forme par un tribunal, et ils reviendront. Je veux dire, il faut arrêter, quoi. C'est... Je sais pas. Je ne sais pas. Je suis vraiment désolé, mais je suis déçu, parce que autant j'ai trouvé son intervention, lorsqu'il s'est déclaré candidat, j'ai trouvé émouvant. J'ai trouvé qu'il a utilisé des images qui me parlaient et qui parlent à beaucoup de gens. Autant son histoire de son histoire de Reconquista et la terminologie qui allait avec, genre les musulmans, s'ils veulent devenir nos frères, s'ils veulent devenir nos frères. Ils ne parlent pas de ceux qui rejoignent Daesh. Ils ne parlent pas de ces gens-là. Ils parlent des musulmans en général. Alors les musulmans, s'ils veulent devenir nos frères, ça veut dire que comme ça, regardez, pour quelqu'un pour qui les mots sont importants, ça a beaucoup de sens. Les musulmans qui veulent devenir nos frères, ça veut dire que juste comme ça, ce n'est pas nos frères. Aux doubles nationaux, je dis que si ça ne leur plaît pas, nos portes sont grand ouvertes. double nationale, c'est national. C'est national. Absolument. Oui, monsieur, c'est national. Ma fille a trois nationalités. On n'a pas deux, on a trois. On est en 2021. On vit, on vit, on ne vit pas dans les années 60. C'est sympa, les années 60. Je n'ai pas vécu les années 60. Je n'étais même pas né. On ne va pas les recréer aujourd'hui. Le monde a bougé. Le monde a bougé. Je ne dis pas qu'il a bougé toujours dans le bon sens. Je ne dis pas qu'il a toujours bougé en bien, mais je dis qu'il faut faire le constat. Que ce monde a bougé, voilà ma fille a trois nationalités. D'accord. On ne peut pas dire notre porte est grande ouverte. Si le gars, il est si le gars est français, né en France. Mais il a, je ne sais pas moi. Il a un passeport algérien ou il a un passeport israélien ou il a un grand père irlandais, la nationalité irlandaise ou autre. Tu vas en faire quoi ? T'es pas français parce que t'as une autre nationalité ? Notre porte est grand ouverte. Tu veux expulser des français ? Je veux dire, là, c'est réellement aller à l'extrême de l'extrême droite. Et c'est un plan de looser. Moi, je vous dis comme ça, tel que je le pense. Vous me connaissez. Moi, je suis très conservateur. Je suis très de droite et tout ça. Mais ce discours est trop à droite pour moi. C'est trop à droite pour moi. Je suis désolé. En plus, c'est un discours de looser. C'est un discours de je vais me casser la gueule. C'est un discours de je dis ce que je pense. Et puis, voilà, j'emmerde tout le monde. Et puis, voilà. C'est tout. J'espère que j'espère que d'ici la semaine prochaine ou autre, il va s'humaniser un peu parce que pour le moment, pour le moment, pour le moment, non, pour le moment, il est en train de jouer l'épouvantail. Enfin, mes amis, c'est si ça continue comme ça, je vais vous dire le fond de ma pensée, vous dire quoi, j'ai pas. qu'il aille siphonner les plus ultras du Front National, que ce soit les ultras affichés, le facho de base, les ultras qui sont pas affichés mais des ultras un peu frustrés, qui trouvent que le Front National n'est pas assez dur pour eux, donc il peut les siphonner. siphonner à droite à gauche des gens qui pourraient se situer n'importe où sur le spectre, mais qui peuvent être séduits par une partie de son discours, qui sont emportés un petit peu par le phénomène. Résultat net, on se retrouve au deuxième tour avec Macron et Pécras. D'accord ? Voilà le résultat. Résultat net, si le camp national comporte, je ne sais pas moi, potentiellement, allez, on va dire 35% des voix, qui est suffisant pour remporter une présidentielle. Macron l'a remporté avec beaucoup moins que ça. On peut se retrouver avec, voilà, avec 20% pour Zemmour, 15% pour le Front National ou le Rassemblement National. Et puis voilà, d'accord ? Avec 21%, avec 21%, on a aussi 25% éternel, on a Macron au deuxième temps. Prochain candidat fait 21, fait 20,5. et il est au deuxième tour. A partir de ce moment-là, bon voilà, fini les haricots. Parce que Macron s'est tapé son premier mandat, vous allez le voir, deuxième mandat, sur stéroïdes. De toute façon, cette histoire va se régler très rapidement, je vous le dis tout de suite. Je ne suis pas en train de parler de quelque chose qui arrivera dans 10 ans. Là, ça va être super rapide. D'accord ? Là, on n'est pas en train d'investir. Là, on a l'hippodrome, C'est assez rapidement que ça va se régler. En quelques mois on saura. Merci mes amis et franchement j'espère revenir avec de meilleures nouvelles la prochaine fois. A très bientôt.
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