
A French-language YouTube monologue reacting to Zineb El Razoui's headline-making call for police to fire 'à balles réelles' at rioters. The speaker (a single narrator) contextualizes El Razoui as a Charlie Hebdo survivor who may be shaped by trauma, debates proportionality and rules of engagement, warns against France's social denial and the risk that shooting becomes normalized, and criticizes elite hypocrisy over immigration and social programs. The piece mixes anecdote, historical analogy (Normandy D-Day), and personal observation.
Bonjour mes amis je suis sorti tôt ce matin et puis j'arrive pas à rentrer chez moi parce que je suis encerclé dans bouteillage donc j'ai décidé de rester dans ce parking à attendre je préfère rester ici faire une petite vidéo et tout et rentrer plus tard alors il y a cette semaine une déclaration de madame Zinab Razoui pardon si je prononce incorrectement n'ayant pas la télévision vous savez donc Je ne sais pas comment certains membres de Nantes prononcent ça. Alors, elle a fait une déclaration, elle a fait une déclaration un peu fracassante. Elle a dit que les forces de l'ordre devraient tirer sur ces racailles qui ont brûlé, entre autres, le cirque l'autre jour, à balles réelles. Alors, le tout Paris, bien sûr, est extrêmement choqué. Je ne sais pas si le tout Paris est choqué par contre dans cette déclaration par le mot balle ou s'il n'est pas choqué par le mot réel. Parce que je sais que beaucoup dans l'establishment parisien ont un problème avec le réel. Parfois plus avec le réel qu'avec les balles. des balles ont tué, ont déchiqueté beaucoup de gens dans Paris. Et puis, il y a énormément aussi de crimes en France qui, tous les jours, des gens font face à cette haine quand ils se font massacrer par des couteaux réels, par exemple, suite à des regards, des cigarettes refusées ou la personne ne fume plus ou autre. Enfin, vous savez, je vais vous dire un truc. J'ai discuté avec beaucoup de militaires, de flics et tout ça, et quand il s'agit de règles d'engagement, il y a énormément de philosophies. On ne peut pas dire qu'il faut tirer à balles réelles ou autre dans telle ou telle circonstance quand on n'est pas du métier. Les gens qui font ce métier sont sur le terrain, ils savent. à apporter, en tout cas je suis très content qu'en Europe nous ayons cela, ils savent apporter une réponse graduée et proportionnelle, on va dire, à la menace qu'ils ont en face. Madame El Razoui, elle a du maintien de l'ordre, des conceptions extrêmement américaines. Et c'est vrai qu'aux États-Unis, la même histoire de ce chapiteau brûlé aurait fini avec facilement une vingtaine de morts côté manifestants, selon un bilan officiel provisoire. Moi, je ne suis pas du métier. Je ne sais pas à quel moment les forces de l'ordre utilisent leurs armes. Je n'ai pas la moindre idée. En tout cas, moi, ma philosophie sur ces choses là, c'est qu'il faut toujours défourrailler le premier. Mais le truc avec la France, c'est que beaucoup de gens vivent dans le déni. Madame El Razoui, je pense, je ne sais pas si elle a vécu dans le déni avant, je ne connais pas vraiment son histoire, mais je sais qu'elle a échappé à l'attentat de Charlie Hebdo. Je vous le rappelle, pour ceux qui n'étaient pas là, pour ceux qui n'étaient pas nés à cette époque, suite à une affaire de caricature, n'est-ce pas, des caricatures du prophète des musulmans, prophète des musulmans lequel est caricaturé de manière extrêmement libérale dans les textes musulmans. Mais cela dit, cette histoire avait commencé au Danemark, Et puis, certains journaux ont décidé de reproduire ces caricatures dans Charlie Hebdo. Et ça s'est terminé avec le massacre que vous savez. Elle, à ce moment-là, elle était au Maroc. Et donc, elle a échappé à ce massacre. Et je pense que ses collègues ont été tués et tout. Et je pense que c'est ceci qui a créé chez elle peut-être un rapport différent que vous et moi ne pouvons avoir aux armes et aux coups de feu et aux massacres, aux tueries et tout ça, parce qu'elle a survécu. C'est Asla, c'est une survivante. Et je pense dans son discours, moi, j'ai regardé quelques images d'elle. C'est vrai qu'il y a Il y a un côté PTSD. Elle est un peu PTSD quand elle parle. Par rapport à ces choses-là, il y a un côté stress post-traumatique. Donc, je comprends qu'elle puisse en arriver assez rapidement à des expressions ou à des images extrêmement, extrêmement fortes. C'est normal. Personnellement, je pense que cette histoire de Chapiteau qui a brûlé, ce cirque qui a brûlé, même si c'est un acte extrêmement détestable, il y a eu beaucoup de violence ce soir-là. Je pense qu'ils tombent en deçà de ce qu'il faut pour ouvrir le feu. Par contre, je sais que je m'inquiète personnellement, je m'inquiète personnellement qu'un jour, ouvrir le feu les uns sur les autres devienne la norme en France. C'est ce que certains expriment sous la terminologie, on va dire, guerre civile, qui a été utilisée très récemment par Macron. C'est quelqu'un qui est au sommet de l'État, qui a peut-être une vision qu'on cache à des gens comme vous et moi, nous sommes obligés d'inférer, nous sommes obligés d'observer un certain nombre de news et tout ça, puis essayer de recomposer un puzzle que certains n'ont pas envie qu'on voit. Mais je suis inquiet, je suis inquiet depuis très longtemps par rapport à ces choses-là, parce qu'il y a un tel déni en France que j'ai l'impression que lorsque la guerre civile française commencera, longtemps après qu'elle ait commencé, beaucoup de gens seraient encore dans les dénis et ne penseraient pas qu'elle a déjà commencé dans le passé. Je vous rappelle un truc, un détail de l'histoire, un détail sans jeu de mots, bien sûr. Lorsque le débarquement de Normandie du 6 juin 44 a eu lieu, il a été précédé par un certain nombre d'opérations de mystification de la part des alliés pour tremper les nazis, les tremper sur le lieu et le jour du débarquement. Ces opérations de mystification avaient tellement bien marché que longtemps après que le débarquement eut commencé, beaucoup de gens dans l'hierarchie des nazis ne croyaient pas qu'il avait commencé et pensaient que s'il devait avoir lieu, c'est quelque chose qui aurait eu lieu dans le futur. D'accord ? Il n'y croyait pas, à ce point. Alors que l'essentiel des dispositifs alliés était en train de parcourir à toute vitesse les routes françaises, beaucoup de nazis et non des moindres, disait que c'est pas vrai, que c'est juste une opération de mystification le 6 juin 44 et on va voir le vrai débarquement bientôt. D'accord ? Jusqu'à ce qu'ils aient eu les troupes, l'essentiel des troupes américaines et canadiennes et autres sous leurs fenêtres. Là c'était un peu trop tard. De sorte que ce que je cherche à vous dire c'est le danger Le danger, c'est la vision en tunnel. Les Allemands, dans ce cas-là du débarquement, avaient une vision en tunnel parce qu'il y a des choses qu'ils n'avaient pas envie de voir, parce qu'ils n'étaient pas prêts à faire face à un débarquement d'une telle ampleur. Ils auraient pu y faire face s'ils avaient su l'heure, le jour, le lieu. Ils auraient tout concentré en un seul endroit. Ils auraient pu repousser un débarquement. Comme dit la Bible, veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour ni l'heure, ils étaient enfermés dans une vision en tunnel. Je ne peux pas y faire face, donc ça ne va jamais arriver. C'est un petit peu comme ce que nous sommes en train de vivre en France. Puisque cette éventualité, on ne pourra pas y faire face, Alors, on essaie de voir ailleurs, on essaie de se dire ça ne va pas arriver. Il y a cela, plus il y a beaucoup de gens en France et ailleurs qui ont un problème de continuité mentale. On part toujours du principe que notre expérience mentale est un fil continu. En réalité, elle n'est pas si continue que cela. Elle est interrompue par des trous de mémoire. Il y a beaucoup de gens qui oublient déjà le passé, qui oublient les expériences amères du passé. Je ne parle même pas, je ne suis même pas en train de redescendre à 44, je suis en train de parler juste des dernières années, les attaques qu'il y a eu, les terrorismes qui a frappé la France et tout ça. Et il semble que celui-ci, a déjà été éliminé de l'équation et on a aujourd'hui la France qui est un pays qui va envoyer des jets privés chercher des djihadistes et leurs familles depuis des zones comme la Syrie et l'Irak. Enfin c'est terrible cette histoire mais Madame El Razoui avait commenté, je pense, de façon qui ne peut être que maladroite, puisqu'elle-même ne fait pas partie des forces de l'ordre et n'a pas l'expérience de terrain, n'a pas l'entraînement de terrain. Je vous dis, j'ai des amis militaires ou autres, dont certains sont engagés sur beaucoup de fronts extrêmement chauds, et quand ils parlent de règles d'engagement, moi je les écoute, c'est tout, je peux poser des questions, mais c'est pas à moi, il ne m'appartient pas de dire où et quand il faut ouvrir le feu sur qui que ce soit. En particulier aujourd'hui, vous savez, nous vivons dans une époque où honnêtement, la définition, du dictionnaire. Je prends un dictionnaire aujourd'hui, je vous ramène un Larousse, un Robert ou ce que vous voulez. Et je vous lis la définition d'hommes et de femmes et je la diffuse en ligne, elle peut tomber sur le coup de la loi. Elle peut tomber sur le coup de la loi, la définition du dictionnaire d'hommes et de femmes. Tu peux te faire arrêter pour crime de haine si tu fais ça. Je te défie, prends le Robert, va lire la définition d'hommes et de femmes dans la rue, tu vas voir, tu tiendras pas très longtemps. Donc c'est vrai que C'est vrai que des fois, les évidences sont dites, mais nous sommes dans un monde qui vit dans le dogme, il vit dans une expérience mentale qui n'a rien à voir avec la factualité, qui ne recoupera jamais ce qui se passe dans la réalité. Mais c'est pas eux qui payent. Je vais vous donner un dernier exemple pour la route et après je partirai. Je parlais à quelqu'un ce matin qui m'a dit que près de chez lui, il y avait un centre, un centre de vacances qui était utilisé par des comités d'entreprise, qui était utilisé pour envoyer des enfants d'ouvriers, pour envoyer des... des gens qui étaient à l'aide sociale et autres pour permettre à des enfants qui normalement ne partent pas en vacances de partir en vacances. Ce centre a été utilisé pour loger des migrants. 27 familles de migrants, ou 30 familles de migrants, constituées, n'est-ce pas, de 90 hommes. Mais c'est des familles, parce que tu ne peux pas savoir. Parce que si ça se trouve, toi tu vois 90 hommes en termes d'expression de genre, mais si ça se trouve, une partie d'entre eux sont quand même des femmes, contrairement à ce que tu peux croire ou voir à travers un œil réactionnaire, Et donc, ils forment des familles tout à fait normales, et puis le reste, c'est des enfants. Même s'ils ont l'air d'avoir 30 ans, ça se trouve, c'est des ados. À moins qu'ils aient une identification d'âge qui est inférieure à leur expression d'âge. Voilà, donc 90 mecs, n'est-ce pas, peuvent tout à fait former 30 familles. Je ne vois pas pourquoi ils ne pourraient pas. Et en fait, ces familles-là ont donc saccagé le centre, n'est-ce pas ? Ils ont tout détruit. et moyennant cela, ça a empêché les enfants qui d'habitude pouvaient venir en vacances dans ce centre-là, ça les a empêchés donc de venir. J'aimerais que vous constatiez quelque chose dans toute l'histoire. J'aimerais que vous constatiez quelque chose. Les enfants de qui n'ont pas pu venir ? Les enfants de qui ? C'est pas les enfants des acteurs, c'est pas les enfants des chanteurs, c'est pas les enfants des célébrités, c'est pas les enfants des politiques. Ceux-là, ils ne vont pas dans des centres de vacances sociaux, n'est-ce pas ? Ceux-là, ils vont avec leurs copains et tout ça dans des endroits extrêmement chers, extrêmement sélects et tout. Une bonne partie même de ceux que je viens de citer partiraient avec vos propres déniés à la base. Et donc, ça prive qui ? Vous voyez, qui donne les leçons ? Qui arrive à la télé donner des leçons ? des nantis, des privilégiés, viennent donner des leçons d'accueil de l'autre, à qui ? À des gens dont les enfants ne pourraient même pas partir en vacances si ce n'était pas l'État qui leur ouvrirait un centre de vacances sociales. Et puis à écouter, à vouloir écouter ses donneurs de leçons, ce n'est pas toujours les mêmes qui payent. Donc lui, il te parle de mixité sociale alors que ses enfants vont dans des écoles privées. Il te parle de préserver la planète et de manger des cafards alors que lui voyage en jet privé. D'accord, il oublie son téléphone portable, il envoie, il envoie un Boeing littéralement capable de transporter 200 personnes le chercher. OK, c'est ça, mais ce n'est pas ce qui parle. Ceux qui parlent, ceux qui payent ne sont pas les mêmes. Il faut faire très gaffe. Donc, tu dois toujours réfléchir à tes propres intérêts. Quand tu vois quelqu'un qui passe à la télé. Moi, je n'ai pas de télé, mais c'est un truc comme ça, une sorte de, une sorte de boîtier avec un écran. Puis tu as des gens qui viennent parler. Ils viennent des fois te donner des conseils, mais réfléchis. Est-ce que ce qu'ils sont en train de te dire de faire va dans le sens de tes intérêts ou pas? Parce que pour eux, c'est gratuit de venir parler, de se faire bien voir entre eux et tout. Mais est-ce que toi, c'est quelque chose qui est dans ton intérêt? Ça, c'est autre chose. C'est à toi de réfléchir. Enfin, avec cette anecdote, je pense que je vais essayer de prendre la route. Merci d'avoir été là. J'aimerais parler plus longtemps, je sais, j'ai envie de parler plus longtemps, mais je pense qu'il serait bon que je m'arrête là et que je rentre chez moi. À bientôt mes amis.
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